jan
11

Je reprends la rédaction de mon blog que j’avais du interrompre lors de la préparation, plusieurs fois interrompue, puis du tournage, plusieurs fois reporté, de LA PRINCESSE DE MONTPENSIER, libre adaptation écrite avec mon complice et ami Jean Cosmos de la nouvelle de Madame de La Fayette (appelée Madame de la Facette dans le Berry Républicain). Les acteurs en sont Mélanie Thierry, Lambert Wilson, Grégoire Leprince-Ringuet, Gaspard Ulliel, Michel Vuillermoz.

Ce blog sera moins fourni que d’habitude. Une préparation, un tournage sont des moments trop absorbants, trop excitants, trop épuisants pour pouvoir se livrer à des explorations cinéphiliques débridées. J’ai vu peu de films, regardé moins encore de DVD durant les semaines de tournage.  Un peu plus durant la préparation même si les incertitudes ne constituaient pas le climat le plus propice pour apprécier des œuvres.

the night of the hunter projectAvant tout, je voudrais signaler quelques CD de musiques de films, notamment une tentative originale, personnelle et audacieuse. Et réussie. Quelques musiciens de jazz français viennent d’arranger et d’interpréter la musique de LA NUIT DU CHASSEUR de Robert Mitchum, musique dont la BO est introuvable à ma connaissance (a-t-elle fait l’objet d’un disque ?). Voici la présentation du CD :
En 1955 sortait sur les écrans La nuit du chasseur (the night of the hunter), unique réalisation de l’immense acteur britannique Charles Laughton. La musique en était signée Walter Schumann. Le guitariste Pierre Fablet propose aujourd’hui une nouvelle version, aux accents jazz et rock, de cette bande originale superbe et intemporelle. Une approche sonore et musicale à la fois respectueuse et inventive, sous la forme d’un concert pour lequel Pierre Fablet s’est entouré de cinq musiciens d’exception et complices.

Pierre Fablet (Guitares) – Daniel Paboeuf (Saxophones) – David Euverte (Claviers, samples)  – Régis Boulard (Batterie)  – Jac Intartaglia (Basse)  – Jérôme Bensoussan (Trompette)

THE NIGHT OF THE HUNTER PROJECT – Un album Editions – Harmonia Mundi

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déc
18

UN-HOMME-EST-MORTCommençons par une curiosité, une bande dessinée de Kris et Etienne Davodeau éditée par Futuropolis, UN HOMME EST MORT. Rien à voir avec le film de Jacques Deray. Il s’agit de la reconstitution du tournage d’un film militant de René Vautier réagissant à chaud à la demande de la CGT sur la mort d’un responsable syndical très populaire, Edouard Mazé, tué à Brest le 17 avril 1950 lors d’une manifestation réprimée à coups de mousquetons. Cette manifestation faisait suite à des semaines de débrayage, des journées d’union nationale pour la paix en Indochine. Il y eut 14 grévistes blessés, 12 plus légèrement mais aussi 24 gendarmes et 9 CRS. Vautier filme les réactions, l’enterrement dans des conditions de bricolage insensé. Son équipement est tellement précaire qu’il ne peut pas enregistrer le son et donc va utiliser un poème d’Eluard comme commentaire. Le film projeté dans les réunions syndicales, en plein air, partout ou l’on peut prendre un drap. On le montre même à Eluard. Quand le magnéto casse, Vautier ou un camarade récitent le poème. Jusqu’à ce que le film tombe en loque. Personne n’ayant pensé à faire de copie, il rejoint le purgatoire des œuvres disparues. Kris et Etienne Davodeau nous donnent  l’occasion enfin de le découvrir, en images et de rêver sur ce que furent ces moments de lutte.

ENCORE HENRI CALEF

LES CHOUANS d’Henri Calef qui est sorti en dvd, mérite d’être vu. Comme très souvent chez Calef, les séquences d’ouverture sont fortes, originales, avec de vrais partis pris esthétiques dans le choix des extérieurs, des éclairages, la dramaturgie des cadres qui renforcent l’âpreté, la noirceur du propos. Sans oublier l’utilisation de la profondeur de champ, le recours constant, plutôt rare à l’époque, à des plans très larges avec des amorces dramatiques qui confèrent une force réelle aux premières séquences. Je n’ai qu’un lointain souvenir du roman de Balzac dont Spaak et Calef inversent, parait-il, le sens. Ils se réfèrent, se nourrissent de la période qu’ils viennent de vivre et la guerre civile qu’ils évoquent fait penser aux affrontements entre les résistants et les miliciens. On est du côté de JERICHO. Mais ils parviennent à garder une certaine complexité, évitent les équivalences faciles et les règlements de compte.

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déc
09

QUEBEC

Histoire de rappeler CONGORAMA, les documentaires de Pierre Perrault et LES BONS DEBARRAS de Francis Mankiewicz.

GAZ BAR BLUESEt GAZ BAR BLUES écrit et réalisé par Louis Bélanger, moins percutant que POST MORTEM, confirme le talent d’un réalisateur que l’on s’obstine à ignorer en France. Cette chronique douce amère de la vie d’une petite station service, extrêmement bien jouée, abonde en détails touchants, cocasses ou pittoresques : le fils cadet, fasciné par la destruction du mur de Berlin qu’il regarde à la télévision, se rend en Allemagne pour photographier l’événement. Là, écoeuré par l’exploitation commerciale de l’événement, l’esprit de lucre qui règne en maître, il veut créer une association pour la Reconstruction du Mur et se fait expulser. Détail amusant, le film se passe à Québec mais fut tourné à Montréal

AUSTRALIE

UN PETIT SALUT A ROLF DE HEER

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