Musique, films français et raretés

11 janvier 2010 par - DVD

Je reprends la rédaction de mon blog que j’avais du interrompre lors de la préparation, plusieurs fois interrompue, puis du tournage, plusieurs fois reporté, de LA PRINCESSE DE MONTPENSIER, libre adaptation écrite avec mon complice et ami Jean Cosmos de la nouvelle de Madame de La Fayette (appelée Madame de la Facette dans le Berry Républicain). Les acteurs en sont Mélanie Thierry, Lambert Wilson, Grégoire Leprince-Ringuet, Gaspard Ulliel, Michel Vuillermoz.

Ce blog sera moins fourni que d’habitude. Une préparation, un tournage sont des moments trop absorbants, trop excitants, trop épuisants pour pouvoir se livrer à des explorations cinéphiliques débridées. J’ai vu peu de films, regardé moins encore de DVD durant les semaines de tournage.  Un peu plus durant la préparation même si les incertitudes ne constituaient pas le climat le plus propice pour apprécier des œuvres.

the night of the hunter projectAvant tout, je voudrais signaler quelques CD de musiques de films, notamment une tentative originale, personnelle et audacieuse. Et réussie. Quelques musiciens de jazz français viennent d’arranger et d’interpréter la musique de LA NUIT DU CHASSEUR de Robert Mitchum, musique dont la BO est introuvable à ma connaissance (a-t-elle fait l’objet d’un disque ?). Voici la présentation du CD :
En 1955 sortait sur les écrans La nuit du chasseur (the night of the hunter), unique réalisation de l’immense acteur britannique Charles Laughton. La musique en était signée Walter Schumann. Le guitariste Pierre Fablet propose aujourd’hui une nouvelle version, aux accents jazz et rock, de cette bande originale superbe et intemporelle. Une approche sonore et musicale à la fois respectueuse et inventive, sous la forme d’un concert pour lequel Pierre Fablet s’est entouré de cinq musiciens d’exception et complices.

Pierre Fablet (Guitares) – Daniel Paboeuf (Saxophones) – David Euverte (Claviers, samples)  – Régis Boulard (Batterie)  – Jac Intartaglia (Basse)  – Jérôme Bensoussan (Trompette)

THE NIGHT OF THE HUNTER PROJECT – Un album Editions – Harmonia Mundi

Le cinéma de Georges DeleruePour les admirateurs de Georges Delerue – dont je suis –  le prodigieux Stéphane Lerouge vient de faire sortir un coffret INDISPENSABLE, LE CINEMA DE GEORGES DELERUE qui comprend la musique des longs-métrages de 1962 à 1992, des courts-métrages de 1961 à 1990 et les films de télévision. Beaucoup de partitions très rares, de L’AMOUR A LA CHAINE de Claude de Givray (joli thème) au très intéressant MISTER JOHNSON de Bruce Beresford, de RAPTURE à SALVADOR.

roman_polanski_wanted_and_desiredEt puis il convient de signaler en priorité la sortie du passionnant documentaire consacré à Roman Polanski : ROMAN POLANSKI WANTED AND DESIRED de Marina Zenovich. Voilà un film, honnête, nullement apologétique, documenté qui remet les choses en place sans jamais excuser l’acte commis par Polanski. Il détaille simplement les dérapages de l’enquête et les manigances du juge, donne longuement la parole à la victime et à son avocat. Le voir aurait évité à bien des journalistes, bien des chroniqueurs, à bien des hommes politiques comme Benoît Hamon, à des internautes de dire ou d’écrire des conneries parfois honteuses. Rappelons juste un point : le juge qui s’acharna contre « ce Polak dont il voulait avoir la peau »  se vit retirer le dossier pour irrégularités.

FILMS FRANÇAIS

La sortie de quelques films français magnifiques est un bon moyen de rappeler les œuvres précédentes de leurs auteurs. Bonne occasion de mentionner des films dont je n’ai pas parlé dans les précédentes chroniques.

J’ai adoré A L’ORIGINE de Xavier Giannoli et l’ai écrit dans le JDD mais j’avais aussi beaucoup aimé ses films précédents, LES CORPS IMPATIENTS et QUAND J’ÉTAIS CHANTEUR que j’ai envie de revoir.

Envie de revoir aussi REGARDE LES HOMMES TOMBER de Jacques Audiard après le choc causé par UN PROPHETE. J’ai gardé le souvenir d’un film noir original, excitant, magnifiquement interprété et dialogué.

Je me suis replongé dans CŒUR un des plus beaux Alain Resnais avant de voir LES HERBES FOLLES, l’un des rares films vu durant mon tournage.

L’autre était le magnifique RAPT de Lucas Belvaux, magistrale et décapante relecture d’un fait divers qui donne peut être son meilleur rôle à Yvan Attal. Ne pas oublier la magnifique Anne Consigny. Donc, j’ai mis près de mon lecteur sa trilogie : UN COUPLE EPATANT / CAVALE / APRES LA VIE – Coffret 4 DVD.
Je me souviens avoir beaucoup aimé CAVALE et UN COUPLE EPATANT.

Le concert - afficheJe viens de voir LE CONCERT de Radu Mihaileanu qui remporte un immense succès malgré une critique étrangement teigneuse que les spectateurs ont du parcourir d’un derrière distrait comme disait Henri Jeanson. Signalons donc le coffret qui comprend 2 DVD : VA, VIS ET DEVIENS / TRAIN DE VIE (film que j’aime tout particulièrement). Salut Radu.

Je vais aussi de me précipiter sur le coffret Nicolas Philibert que vient de sortir les Editions Montparnasse. 4 films (dont un inédit, NENETTE, dont la version longue est prévue au cinéma courant 2010), de très nombreux compléments et un livret de 20 pages

Et de la même veine, toujours aux Editions Montparnasse, un autre coffret consacré à un grand documentariste :   DENIS GHEERBRANT L’ARPENTEUR. J’avais adoré LA VIE EST IMMENSE ET PLEINE DE DANGERS qui n’existe hélas qu’en VHS, par ailleurs quasi introuvable et voudrais revoir APRES, UN VOYAGE DANS LE RWANDA.
Extraits : www.editionsmontparnasse.fr/titres/denis-gheerbrant-l-arpenteur

FILMS UTRA RARES

Durant la préparation pour oublier les problèmes financiers, l’attitude des banques et les reports du tournage, j’ai visionné quelques films dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils sont rares. Il faudrait même trouver un autre terme, un autre adjectif. Ce sont des films qui n’existent quasiment pas.

Ce qui est plus qu’injuste pour le premier, BACKDOOR TO HEAVEN, histoire et mise en scène de William K Howard, film vraiment curieux malgré une trame somme toute traditionnelle et une conclusion trop imposée et théâtrale. Une théâtralité pourtant remise en cause dans le traitement de chaque scène, dans la manière de diriger les acteurs, de leur faire dire les répliques, d’imposer une atmosphère d’accablement, d’inéluctabilité. Dès l’ouverture, j’ai été surpris, touché par le ton très contenu, très rentré du récit. Un ton qui impose d’emblée le sentiment qu’il est quasi impossible pour le héros, pour les personnages, de s’en sortir (le jeu impressionnant de retenue de Jimmy Lydon y est pour beaucoup). Et cela sans cris, sans grandes déclarations. Au contraire Howard contient les affrontements, fait parler les acteurs souvent plus bas que d’habitude comme s’ils étaient tous épuisés à force de se battre. Le personnage du shérif échappe ainsi à tous les stéréotypes. Tourneur admirait Howard. Et l’on ne peut s’empêcher de penser à la diction si peu projetée des acteurs tourneuriens (la musique évidemment contredit cette ambition). On est à l’opposé de la dénonciation fracassante de JE SUIS UN EVADÉ. Pourtant la narration est souvent très rapide, très elliptique (le hold-up, l’évasion, le procès) et le constat souvent féroce et presque brechtien. Mais sans véhémence et l’on en retient surtout cette atmosphère de sobre mélancolie jusque dans la quotidienneté poignante de certains détails. Howard applique même ce traitement au  personnage du banquier qui reste cependant le moins bien écrit et le moins bien joué. Et on peut regretter le traitement final du personnage principal que joue fort bien Wallace Ford. Van Heflin lui impose déjà une sobriété qui deviendra  son atout principal. À DECOUVRIR ABSOLUMENT.

C’est Dave Kehr qui me l’avait signalé en dépit de la qualité moyenne du DVD (Alpha Video, très peu cher). Kehr pense que c’est un film à restaurer d’urgence. Ce serait la dernière production indépendante tournée au Studio Astoria à New York ?

The Silent RaidersL’autre titre encore plus obscur est SILENT RAIDERS, premier film écrit, co-produit, joué et réalisé par Richard Bartlett. J’avais déjà mentionné ce réalisateur, découvert lors des projections organisées par le Nickel Odéon pour son attachant, élégant et  original (pas dans l’histoire qui démarquait UN HOMME EST PASSÉ, dans le traitement) JOE DAKOTA. Et pour MONEY, GUNS AND WOMEN, western sans violence. Je l’avais même rencontré aux USA et il s’était défini  à la fois « comme un chauffeur routier et un disciple du Christ ». Ce qui étayait les préoccupations morales et religieuses que nous avions repérées dans ses films. Et que l’on retrouve dans les westerns que j’avais chroniqués : SILVER STAR et LONESOME TRAIL sortis en double programme par VCI (sans sous titres).
C’est à VCI que l’on doit de pouvoir enfin voir SILENT RAIDERS, histoire de commando durant la seconde guerre mondiale. Dire que le film est fauché est une litote. On se croirait presque chez Ed Wood. Il n’y a quasiment aucun élément de décors en dehors d’une rangée de barbelés guère redoutables et du bâtiment allemand qu’il faut absolument détruire, une vague cabane en bois, censée déjà faire office un nid de mitrailleuse. La vision de la campagne normande est assez originale. Les personnages progressent sur un sol aride, rocailleux, truffés de maigres arbustes. Pas la moindre vache, pas la moindre prairie. Pour compenser cette absence de moyens, Bartlett  place sa caméra derrière ces branches, ces quelques feuilles, multiplie les amorces et les gros plans. Et finit par donner un certain charme à l’entreprise qui s’appuie sur les mêmes débats moraux qui constitueront la trame de tous ses films (sauf ROCK PRETTY BABY). Le sergent Jack (et non pas Zack comme dans J’AI VECU L’ENFER DE CORÉE) ne veut pas tuer. La violence l’écoeure et ses hommes se demandent s’il sera à la hauteur de sa tache.

Le charme s’évapore dès qu’entre en scène la « french girl » que joue, si l’on peut dire, Jeannette Bordeaux (sic), personnage calamiteux.

Le film est ponctué par une ballade sirupeuse qui ne colle absolument pas avec les images et bénéficie d’une musique d’Elmer Bernstein (l’une de ses partitions qu’il DUT composer quand il était sur une semi liste noire, après celles de SATURDAY’S HERO, film à découvrir, et de Sudden Fear). Les amateurs reconnaîtront des accords percussifs qu’il réutilisera dans COTE 465.

J’ai finalement vu dans une pulsion masochiste I DREAM OF JEANNIE d’Allan Dwan (Alpha Video). Les couleurs sont abominables (je suis sûr qu’elles ne devaient pas être formidables dans la copie 35 ) et le transfert accentue la dominante bleuâtre, typique du trucolor, le procédé bichrome de Republic Pictures . L’interprétation est abyssale et je recommande spécialement la scène où Stephen Foster est censé détruire ses partitions. Elle mérite d’être étudiée au Conservatoire d’autant qu’elle est suivie par une course cormanienne dans un marais tout bleu, envahi par le brouillard lui aussi bleu  Le scénario d’Alan le May est totalement plat et inerte. Mais on peut entendre nombre de superbes chansons, toutes des classiques depuis My old Kentucky Home jusqu’à Oh Susanna et bien sûr I dream of Jeannie. Dwan recrée les spectacles des « minstrels ». J’aurais aimé savoir si ces scènes possèdent ne fut-ce qu’un soupçon d’authenticité, dans les danses, la manière dont le spectacle est réglé. Dans le film, on abuse du play back qui n’est pas toujours synchrone. Surtout quand la caméra filme un batteur énergique et qu’on ne l’entend pas sur la bande son. Qui a vu ce film en dehors de Dave Kehr (critique en charge des DVD dans le New-York Times), qui me dit que c’est le plus faible des Dwan musicaux et que les autres sont meilleurs ?

Commentaires (182)

 

  1. Catherine dit :

    Bonjour Mr Tavernier, par pur plaisir je poste ce lien vers des captures d’écran :

    http://www.american-buddha.com/illumcine.letjoyreign2.8.htm

    C’est une de mes scènes préférées de « Que la Fête… », et je voulais vous demander si la bande musicale complète d’Antoine Duhamel et Philippe d’Orléans est disponible sur le marché ??

    Merci

  2. Martin-Brady dit :

    A propos de Lucas Belvaux, il est sûrement avec Cédric Kahn, le cinéaste français dont j’attends le plus d’un nouveau film. Je viens de voir 38 TEMOINS, bon ok je me suis un peu ennuyé lors de la 1ère partie sur la vie de couple des deux héros, mais on arrive vite à quelquechose de crucial dés que Attal revêt son uniforme d’officier de marine pour aller faire sa déposition. Avec les deux longs cris horribles de la « victime » lors de la reconstitution, toute une société se retrouve en accusation, ça paraît bateau mais seulement dans ce commentaire pas quand on le voit sur l’écran. Chacun a ses raisons pour ne pas avoir appelé le 17: méprise, somnifères, indifférence et sûrement aussi souci de sa propre sécurité: à savoir que si le monde s’étrangle dehors et que je néglige de faire le geste pourtant sans risque d’appeler la police, je renforce mon sentiment de sécurité.
    En fait, faire un film qui met en accusation la société dans laquelle on vit, c’est périlleux, on risque vite le ridicule ou la prétention, et de se casser la gueule, faut faire des pointes et avoir de l’assurance!
    Je comprends que Belvaux en appele à Lang dans le bonus, ça m’a l’air évident, et qu’il parle de point de vue moral (il cite Ford aussi, comme inspiration), je vais me précipiter sur RAPT. Ah! Il est loin le petit facteur émouvant et naïf de POULET AU VINAIGRE!
    Au fait un film cousin de 38 TEMOINS, à part FURIE ou LIBERTY VALANCE? L’APPAT, mais je n’irai pas plus loin, respectant le désir de nôtre hôte!

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Martin Brady
      Vous avez raison, c’est un beau film, responsable et RAPT est encore plus fort. La responsabilité n’est pas un thème très à la mode, très prisé des élites comme le dit Jean Claude Michea

      • Martin-Brady dit :

        A Bertrand Tavernier: je viens de voir RAPT, le film est incroyablement serré et canalisé dans une sobriété draconienne! Pas de gras! Mais je le trouve un peu inférieur à 38 TEMOINS, en ce sens que ce refus même de complaisance ou de sensationnalisme amène Belvaux en deçà de son sujet. Après le mot « Fin », je reste sur ma faim, le mot secret « Calypso » aurait pu ouvrir sur autre chose, mais Belvaux déteste tant mettre les points sur les « i » qu’il est trop discret aussi. « Calypso » aurait pu être pour Graff le symbole de la porte vers une nouvelle vie, avec un développement sur la façon dont qqn peut se retrouver prisonnier de son rôle social. Mais ça l’est peut-être, de façon suggérée après tout… J’hésite à dire ça devant tant de talent… Attal lui-même trouvait un meilleur rôle dans 38, plus fonctionnel, plus pragmatique. Grand film quand même.

        • Ballantrae dit :

          Belvaux l’air de rien construit une très belle carrière: c’est un cinéaste « responsable » , le terme a été utilisé plus haut, et un cinéaste doté d’une éthique très solide ce qui engendre des parti pris esthétiques très nets,lentement mûris même si invisibles pour qui cherche un style très ostentatoire.Que Lang et Ford soient cités ne m’étonne guère tant les deux cinéastes réussissaient la gageure de concevoir des films à la signature reconnaissable sans pour autant que des tics d’auteur ne les caractérisent.
          La trilogie était déjà très intéressante mais La raison du plus faible avait signifié un saut qualitatif important notamment pour ce qui touche à la gestion de l’espace.Rapt m’a semblé sec, aigu et sans la moindre fioriture avec un boulot impressionnant des acteurs.38 témoins marque encore des points supplémentaires dans sa conception visuelle et sonore, instillant un malaise surréel au sein de la réalité la plus quotidienne: le récit pourrait se perdre en route, s’éclater mais il s’avère aussi serré que le dessin très tenu de Rapt, Belvaux est un vrai narrateur.
          38 témoins m’apparaît comme l’un des plus beaux films français de l’année avec le Resnais malheureusement snobé par le public et une partie de la critique sans oublier les réussites de Jacquot, Podalydès, Audiard ou Carax ( même si les dithyrambes délirants lus ou entendus me semblent assez incongrus…et c’est un amoureux de Mauvais sang qui parle!).
          Une expo photo passionnante des repérages de Belvaux a eu lieu cet été au Festival photographique de Lectoure (32): essayez de vous renseigner pour savoir si elle circule ailleurs.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Ballantrae
          J’aime dans RAPT ce ton sec, aigu et la manière dont sont montrés les policiers.

        • Ballantrae dit :

          Belvaux dialogue aussi l’air de rien avec de grands cinéastes comme Rosi ou Bellochio car il réussit à mettre en forme très rigoureusement des questions socio politiques qui (dé)structurent notre temps: quid de l’acceptation de la déchéance sociale? d’un système où l’apologie de l’individualisme roi s’accompagne étrangement d’un mépris absolu de la personne? d’un monde où on peut oublier aisément qui on est à moins de raccrocher brusquement avec le réel?
          Comme le dit justement Martin Brady il est loin le petit facteur de Poulet au vinaigre et de qqs autres films français de la fin des 80′ En tt cas je suis persuadé que L Belvaux est un homme intègre et talentueux qui n’a pas fini de nous offrir de beaux films.

        • Martin-Brady dit :

          A Bertrand Tavernier: à ce sujet, le flic en chef du nom de Paoli est joué par un acteur expérimenté avec une longue carrière derrière lui: Michel Voïta. Je n’arrivais pas à retrouver où j’avais vu cette allure étonnante, croyais l’avoir déjà vu dans un autre Belvaux mais en cherchant j’ai retrouvé que c’était il y a 2 ans dans un tvfilm sur Arte: il s’agissait de LA BELLE VIE de Virginie Wagon avec Valérie Donzelli (LA GUERRE EST DECLAREE). Il y jouait le rôle d’un grand ponte des finances plumé par par son assistante Donzelli, un grand ponte qui ressemble tout à fait au rôle de Graff dans RAPT d’où ma confusion! Si ce dernier film est rediffusé un jour, ne le loupez pas!
          Ce Michel Voïta, il est redoutable, on ne l’oublie pas quand on l’a vu une seule fois!

        • Martin-Brady dit :

          D’autre part, André Marcon, acteur plus effacé, s’affirme dans la durée du film et se fait redoutable quand avec obstination, rigueur et une goutte de considération pour Graff, lui explique avec patience que celui-ci n’a plus sa place dans le groupe. Glaçant.

        • Martin-Brady dit :

          pour continuer avec Belvaux, je me fais ma rétrospective, ne voyant aucun film dans l’actualité, et viens de dévorer les deux parties des PREDATEURS, le tvfilm sur l’affaire Elf: j’ai avalé ça en me demandant si j’avais raison de rire à certaines sorties. Ce film qui enfile les scènes de conversations en bureau est passionnant. Et ces acteurs: Nadia Kibout absolument habitée par son personnage pas très glorieux de femme plaquée avec vulgarité et brutalité par son mari, femme sacrifiée, certes coupable mais avec des airs de Jeanne d’Arc face au juge, Michel Ruhl EST Chirac, Pascal N’Zonzi EST Bongo, Nicole Garcia EST Eva Joly, et Aladin Reibel en Le Floch-Prigent… ce qui me fait penser qu’il n’est pas utile que certains acteurs ressemblent physiquement réellement à des personnages existant, ainsi pour Ruhl-Chirac, ou Garcia-Joly: d’ailleurs Nicole Garcia n’a même pas jugé utile de chausser les mêmes lunettes typiques… A comparer avec le Chabrol, qui en est le contraire, mais a des accents communs avec celui-ci: le Chabrol que Joly a détesté, en se plantant complètement sur ce qu’est le cinéma, à mon avis. Vite, revoir LA RAISON DU PLUS FAIBLE!

  3. Olivier Douarre dit :

    Re, pardon biensûr d’avoir oublié nos 3 compositeurs oscarisés (en plus de Delerue) : Francis Lai, Maurice Jarre et Michel Legrand. Mais nous avons eu tellement de grands compositeurs français pour l’écran !!!

  4. Olivier Douarre dit :

    Bonjour,
    à propos des musiciens de films français et sans vouloir être exhaustif, il me semble que plusieurs compositeurs de premier plan manquent cruellement à l’appel des divers commentaires :
    1) François de Roubaix, l’autodidacte de génie disparu à 36 ans, à l’âge même où l’on découvrait Ennio Morricone !
    2) Serge Gainsbourg, qui signa bien plus de b.o. que d’albums de chansons. De fort belles musiques qualitativement bien supérieures au films dédiés. A noter que dans les « Coeurs verts » (1966), on découvre le thême musical de ce qui deviendra 2 ans plus tard « Je t’aime moi non plus  » (version censurée avec Bardot).
    3) Michel Magne, le plus prolifique compositeur des années 60 et génial créateur du studio d’enregistrement au Château d’Hérouville.
    4) Vladimir Cosma, trop injustement cantonné musicien de comédies tant il est vrai qu’il s’accapara pendant 20 ans le genre et Philippe Sarde, les films dramatiques. Son travail sur « Le Bal » avec constamment sur le dos Scola et son compositeur attitré Trovajoli, reste un véritable tour de force. Enfin, ses succés n’ont jamais altéré son humilité et le profond respect pour ses confrères.
    5) Alexandre Desplat, notre grand compositeur d’aujourd’hui, qui fait aussi une belle carrière aux USA. Ses compositions pour tous les films de Jacques Audiard sont passionnantes.
    Pour conclure, un grand bravo pour l’éloge qui est fait de Georges Delerue. Mais quelle tristesse qu’il se soit tué à la tâche aux Etats-Unis.
    Enfin, un grand MERCI à Stéphane Lerouge qui exhume avec un profond respect et une mine de renseignements toutes les partitions rares et introuvables dans sa collection « Ecoutez le cinéma ».

  5. Emmanuel Massarotti dit :

    Juste un petit mot pour vous remercier tous. Ce blog est une mine d’or, culture, bien sûr, mais esprit surtout.
    Je vous approuve, amoureux de la Nouvelle-Vague, Georges Delerue est bien sûr dans le top 5 des compositeurs du cinéma toute époque et pays confondus. Aucun doute, alliance d’inspiration et de grande maîtrise technique, à l’aise dans tout style, imitateur-repreneur, je ne peux tarir d’éloge sur ce grand compositeur.
    C’est un compositeur « tout-court », sa musique est magnifique, à écouter même sans images défilantes, n’en déplaise à nos 60% d’activité sensorielle, ces 30%-là me suffisent parfois.
    Voilà pour aiguillonner un peu les amoureux-fous de cinéma que vous êtes (et que je suis aussi).
    Je voulais juste rappeler à nos mémoires un autre immense compositeur un peu passé dans l’oubli des plus jeunes générations.
    Pourtant il fut le patron de la « Sainte-Sacem » qui succèda au colossal Arthur Honegger. Tempo’a Mo’is, dirait la vigie dans Astérix & Obélix…
    J’ai connu d’abord le nom de Georges Auric par quelques très jolies pièces composées pour les enfants pianistes. Depuis mes 8 ans j’aime à entendre ou lire son nom, signe de plaisir certain.
    Citation copié-collé d’un bloc de musicologie pour qui veut en savoir plus :
    http://www.musicologie.org/Biographies/auric_georges.html
    « Dans les années 1915-1921, il fréquente Stravinsky, Apollinaire, Radiguet, Braque, Picasso, Léon Bloy, Jacques Maritain. Jean Cocteau, Erik Satie, et devient le membre le plus actif du «Groupe des Six». En 1918, Cocteau lui dédie Le Coq et l’arlequin. »
    C’est un maître, et prolifique.
    Une technique d’écriture sans failles, notamment celle de Lola Montès, Max Ophüls, où, sans sa musique, il est probable que l’étourdissement, la féérie n’auraient pas été si complets. Les « trois petites notes de musique » jouées par Liszt à Lola dans le carosse surdimensionné sont bien plus subtilement trouvées qu’on l’imagine, si « naturelles » et si lisztiennes en réalité !
    Des collaborations avec Diaghilev, Cocteau, Delannoy, Allégret, Clouzot, Wyler, Preminger, Dassin, Huston, l’Arbre de Noël de Terence Young pour verser une larmichette mélo, et l’inexorable Grande Vadrouille de Gérard Oury…je me demnade si De Funès singe Auric à l’Opéra ??? (c’est TRèS mauvais!)
    Quoiqu’il en soit, une oeuvre nombreuse, exigeante et sans frontière.
    Peut-être est-ce une musique moins facile à retenir, aux mélodies moins évidentes que celles de Delerue.
    Mais avec ces deux-là, nous avons (pardon, c’est irrésistible) des Georges bien déployés…
    Merci Maître Tavernier pour votre érudition et votre sens critique affûté.
    Et merci à vos partenaires de blog.
    Un musicien, bien sûr…

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Emmanuel
      Merci. Bien d’accord Ne pas oublier Jaubert, Ibert, Grunewaldt, Kosma

      • minette dit :

        Et Georges Van Parys.

      • Cela fait maintenant bien longtemps que je n’ai pas eu le temps de venir posément visiter votre blog. Entre temps maître Corneau est allé rejoindre Fritz Lang au Panthéon de mes réalisateurs fétiches disparus….
        J’ai visionné beaucoup des films que vous conseillez, mention spéciale pour « La Nuit Du Chasseur » avec mon père de 81 ans qui en a versé une larme de nostalgie. La musique de Walter Schumann est très bien conçue et jouée. Un excellent après-midi de dimanche. ( DVD BMG avec une image peut-être trop propre ? trop pixelisée?)
        Des quatre noms de musiciens que vous citez, un seul m’est inconnu et suffit à exciter ma curiosité gourmande : Grunewaldt.
        J’en profite pour citer un de ceux qui me plaisent au-delà de la raison, c’est toatalement subjectif : Eric Demarsan. Voilà c’est fait. Il ne ma semble pas voir souvent son nom en générique, ces temps-ci. C’est triste pour un compositeur de beaucoup de bandes-son très réussies. Comme si une image lui était resté collée de pop électrico-symphonique inutilisable aujourd’hui ? Il sait pourtant composer plein d’autres musiques cet homme-là ! (Pourvu qu’il ne lise pas, je ne voudrais pas le vexer, c’est avec amitié que j’écris)
        Merci pour la suggestion Grunewaldt et bravo pour votre cinéma
        Portez-vous bien.
        Emmanuel,
        qui comme tout le monde, rêve de faire du cinéma, enfin, de la musique de cinéma, ma compagne me dit que j’en fait déjà, du cinéma…

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Emmanuel
          Eric Demarsan a travaillé récemment entre autres avec Guillaume Nicloux et de manière très efficace. J’en profite pour rappeler UNE AFFAIRE PRIVÉE et CETTE FEMME LÀ, deux films bourrés de talent et d’invention. Sans oublier LA CLEF

  6. Cher Bertrand Tavernier,

    Fin novembre 2009, je vois passer sous mes fenêtres de la rue Haute St Maurice à Chinon un cavalier qui a le visage et la prestance de Lambert Wilson…

    Je relis la « Princesse de MLontpensier » de Mme de La Fayette et j’en éprouve le sujet et le style bien plats car si loin de nous (mais peut-être ai-je tort). Je me dis qu’avec le talent qu’il a, Bertrand Tavernier saura sans doute trouver les ingrédients nécessaires pour en faire un film excellent et bien pimenté (la nuit de la St Barthélémy, quand même… Marlowe avait traité le sujet et c’était extraordinaire avec Patrice Chéreau au TNP à Villeurbanne il y a bien longtemps !)

    Je rencontre Bertrand Tavernier sur le tournage pendant quelques secondes et je lui souhaite de nous faire un bon film. Je le remercie ici de ce qu’il a répondu à ma préoccupation du moment sur l’Iran, mais j’en suis toujours au même point. Laissons cela de côté pour le moment…

    Par contre, les peuples de l’Iran, qui est l’une de mes préoccupation permanente, sont plus que jamais dans le malheur et je dois demander à nouveau une aide, purement morale, à Bertrand Tavernier, mais d’une importance extrême pour mener à bien ce qui est en cours sur cette question dans la petite ville où j’habite et le département. Je dois m’en expliquer avec lui, d’où la nécessité d’une lettre.

    A quelle adresse dois-je lui envoyer, dans quelques jours, un petit dossier que je ne souhaite pas confier à un courrier électronique ? Celle de la SACD, rue Ballu à Paris, permettra-t-elle une remise rapide de la lettre ?

    Merci de me faire tenir une réponse, par téléphone : Jean SANVOISIN, 02 47 93 19 28 ou par écrit : 51, rue Voltaire 37500-CHINON ou par mail : jehan42@wanadoo.fr

    Bien à vous, Jean Sanvoisin

    (Je suis sûr que votre film va me réconcilier avec la La Fayette, mais je préfère quand même Tristan l’Hermite et les auteurs « baroques » du 17e. Ah ! Cyrano !).

  7. jerome perrault dit :

    Cher Bertrand,

    Il existe un CD de La Nuit du Chasseur édité par BMG en 2003, où Charles Laughton nous conte l’histoire de Davis Grubb sur la musique de Walter Schumann. L’enregistrement dirigé par Schumann lui-même date de 1955.
    La narration de Laughton renforce encore plus le caractère de conte pour enfants terrifiés et émerveillés de La Nuit du Chasseur. On se croirait dans Pierre et le Loup!

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Jerome : Merci de l’info qui est précieuse

      • Ballantrae dit :

        Le coffret La nuit du chasseur chez Wild side comprend ce précieux CD : Laughton est un conteur qui semble faire émerger tt le film par sa seule voix.
        Les rushes des DVD sont passionnants pour mieux comprendre la méthode Laughton: je reviendrai sur ce coffret plus que précieux, indispensable!!!

  8. Raymond BLAIN dit :

    S’agit-il du blog de Monsieur Tavernier ou de JJ Manzanera ?

    Et moi, « inconnu » vous m’avez, d’autorité sucré mon message au sujet du scandaleux doublage de TLJ !

    Why my god ?

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Raymond
      Je n’ai rien sucré du tout mais ce blog n’est pas le lieu adequat pour parler de mes films. Je l’ai créé pour parler des films des autres. Mais pour ne pas avoir l’air de me défiler, je ne trouve pas que le doublage de TLJ est scandaleux, loin de là. L’acteur qui l’a doublé et que j’ai choisi est un comédien magnifique, Jean François Stevenin, qui a travaillé toutes les inflexions pour retrouver autant qu’on peut le ton, les accents, les intentions d’un acteur qu’il vénère. Ce fut un travail d’admiration et d’amour mais qui, par la force des choses, de la différence des langues, de l’obligation du synchronisme, ne reflete pas l’original.

    • Cher blogueur vraisemblablement « énervé »,
      je ne prétends absolument pas me substituer à B Tavernier (ce qui serait bien prétentieux de ma part!!!) mais il me semble que ce blog est un lieu d’échanges fabuleux.
      Vous avez peut-être la chance de vivre dans une grande ville où vous pouvez rencontrer des cinéphiles aussi divers qu’en ce lieu virtuel, je n’ai plus cette chance!!! Désolé de vous avoir importuné par mes propos qui ne reflètent jamais qu’un amour aussi immodéré que réel pour le cinéma: je ne prétends absolument pas « envahir » cet espace mais échanger. Essayez vous aussi! A côté des interventions magistrales de B T, notez les commentaires passionnants de Augelmann, Mario, Pierre, Damien doussin et j’en passe… autant de présences virtuelles qui me nourrissent personnellement!!!
      A bon entendeur, salut!

  9. Raymond BLAIN dit :

    Erratum : Je voulais écrire « Dans la BRUME électrique »

    bien évidemment !!!

  10. Raymond BLAIN dit :

    Bonsoir, Monsieur Tavernier.
    Je viens de tomber sur « Dans la lumière électrique ». J’ai 63 ans, je suis un fan de Tommy Lee Jones, mais aussi de Claude Giraud, bon comédien, mais essentiellement génial par sa voix à deux registres (dur à faire comprendre). Quand Robert Redford n’a pas été doublé par lui, quelle déception !

    Et là, patatras : scandale ! Que je sache, il n’est pas décédé ! Qui vous a autorisé à mépriser ainsi le public français ? Que TLJ joue dans un film français n’est pas courant, non ? Et vous n’avez rien trouvé de mieux que de massacrer le doublage ! Honte à vous et toute l’équipe !
    Je suppose que vous allez me dire que cela n’a pas dépendu de vous !
    Je ne vous croirai pas !
    Je ne vous remercie pas !

    Bonne nuit et mauvaise conscience à vous… C’est honteux !

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Raymond,
      Je détestais la voix de Giraud pour le TLJ de DANS LA BRUME. Trop policée, trop stylée. Je ne sentais jamais ni le poids des années, de l’alcool, des drames vécus par Robicheaux. J’avais été déçu par le doublage de 3 Enterrements. Et j’ai préféré Stévenin en accord avec le directeur du doublage. Comment osez vous parler de mépris…La version doublée de 3 Enterrements est médiocre, il n’y aucun son d’ambiance, ni air, ni vent. Celle de Dans la Brume inclut tout les éléments de sons directs formidables de Paul Ledford, ses sons seuls, ceux de Larry Blake. Ce sont mes choix pour dynamiser la version et trouver des acteurs qui conviennent à l’original. Je crois avoir prouvé depuis 30 Ans n’être pas trop maladroit dans ce domaine et avoir eu des idées de distribution assez originales. Et j’adore Jean François Stevenin.
      On ne reparle plus de cela
      Mais je dois dire que votre première réaction consiste à dire qu’on a sucré votre message. Je l’ai dit et redit : je suis en travailler, de mixer un film et je n’ai pas le temps de lire les messages. Désolé de n’avoir compris à quel point votre opinion était importante et qu’il fallait y répondre dans l’urgence sinon le monde s’arrêtait

      • Cher Bertrand,
        Ne vous agacez plus avec nos messages: je sais ou plutôt j’imagine les difficultés inhérentes aux finitions d’un film juste avant Cannes… vous avez besoin de tout votre temps, de toute votre énergie pour nous offrir un beau film!!! Inutile de publier ou de répondre, ce message n’a pour seul but que vous encourager et vous remercier pour tout ce que vous donnez avec une générosité épatante!
        Bon courage à vous et « m…. » pour le palmarès!

    • Pourquoi tant d’agacement? Voyez tout simplement le film en VO!

  11. Damien DOUSSIN dit :

    Je pense que vous ne manquerez pas d’en parler dans une prochaine chronique mais je ne peux m’empêcher de parler du triptyque de Raymond Depardon « Profil Paysans » sorti chez arte video (« L’approche », « le quotidien », « la vie moderne »).
    Cet ensemble documentaire constitue un véritable chef d’oeuvre et est sans aucun doute le film le plus personnel de son auteur à ce jour.
    Quelle pudeur, quelle simplicité d’approche vis à vis de ces paysans sortis d’un monde que l’on ne connait plus ou que l’on se refuse à reconnaître : Une France profonde, étroitement liée à son passé mais croyant encore malgré tout dans un avenir somme toute difficile.
    Quelle fluidité dans les mouvements de caméra, dans les choix plastiques (le Depardon cinéaste habite en permanence avec le Depardon photographe).
    Quelle émotion qui naît parfois de quelques plans (l’enterrement de Louis Bresse selon le rite protestant dans le premier volet, l’ombre de Raymond Privat à la fin de « la vie moderne »), d’une phrase (« pourquoi me filme t’il » demande une passante, « parce que vous êtes là » lui répond la vieille agricultrice).
    Depardon a réussi une fois de plus à capter ce qui semble parfois incaptable dans nos sociétés contemporaines, reines du faux semblant, de l’apparence : la vérité. La vérité de ces hommes et ces femmes, jeunes ou vieux, avec leur quotidien, leurs doutes, vivants souvent de manière précaire mais avec passion au milieu d’une nature belle et capricieuse.
    Enfin au-delà du thème central du film, Depardon tourne un film sur le temps. Tourné sur 10 années, on perçoit durant près de 5 h de visionnage le déroulement de la vie des protagonistes du film (décès, mariage, chômage, retraite, naissances, santé déclinente). Somme de travail énorme dans sa préparation, « Profils paysans » nous offre selon moi le meilleur film jamais tourné sur le monde paysan en France.
    Merci et bravo à Raymond Depardon.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Damien, vous me coupez l’herbe sous les pieds. Je crois avoir d’ailleurs signalé les films de Depardon dans une précédente chronique. Je n’ai rien à ajouter à ce que vous écrivez.

      • Damien DOUSSIIN dit :

        Cher Bertrand, désolé de vous avoir coupé l’herbe sous les pieds mais je ne pouvais m’empêcher de vous donner mon sentiment à chaud juste après la vision de ces films ! Vous aviez parlé dans votre chronique de décembre 2009 de l’autre coffret Depardon sorti chez Arte que je n’ai pas encore pu visionné mais dont j’avais vu certains films (« 1974, une partie de campagne », « 10e Chambre, instants d’audience »)

  12. minette pascal dit :

    Je me souviens d’avoir souffert du jeu inexpressif de Stuart Whitman, mais le fait que vous aimiez ce film m’exhorte à le revoir…

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Minette, Stuart Whitman n’est pas le meilleur acteur du monde mais il est pas mal dans ce film, mieux que dans ses autres films à l’exception d’un curieux Guy Green. Et Richard Boone, Anthony Franciosa, Edmond O Brien sont exceptionnels. Mais les vedettes du film sont les scénaristes, les talentueux Clair Huffaker et Joseph Landon et Gordon Douglas (voir le dossier dans Positif)

  13. Agnès dit :

    Mille excuses,j’aurais dû taper mon commentaire dans votre dernière chronique.L’enthousiasme,sans doute….

  14. Agnès dit :

    Je sais où je vais et Un conte de Canterbury:deux moments de pur bonheur.Merci,Monsieur Tavernier,c’est grâce à votre enthousiasm e à transmettre votre passion pour ces deux hommes de talents,Powell et Pressburger,que je viens de passer des instants de…Je ne connais pas de mot assez fort pour exprimer ce que j’ai ressentis.Vous avez mon éternelle gratitude.La biographie de M.Powell est tout aussi passionnante
    Très cordialement

  15. goossens dit :

    Bonjour à tous,

    je me réjouis de revoir la collection « westerns de légende » qui semble être repartie sur de bons rails.
    En tout cas j’en ai l’impression vu le prochain cru du mois de mars ( si tout va bien). Tenez-vous bien:
    -L’attaque de la malle poste.
    -Rio Conchos.
    -La dernière Caravane.
    Hathaway, Daves et Gordon Douglas dans la même fournée! Que du bonheur!
    Alors Mr Tavernier, je viens seulement de voir « l’homme au fusil » de R. Wilson ainsi que votre commentaire en bonus..Vous doutiez semble-t-il sur l’auteur de la musique du film en parlant d’Elmer Bernstein dans vos commentaires. Vous aviez bien raison d’avoir marqué une hésitation puisqu’il s’agissait d’une musique signée Alex North, célèbre auteur de musique de films américains dont le célèbre SPARTACUS de Kubrick. D’ailleurs,à y voir de plus près son style est vraiment très reconnaissable…Bien à vous.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A goossens
      Pardon pour l’erreur je venais de voir deux dvd avec une musique d’Elmer >Bernstein. J’ajoute à votre liste le méconnu BARQUERO de Gordon Douglas

    • minette pascal dit :

      Je ne sais pas si Alex North est un grand compositeur mais je lui en veux un peu de gâcher « Les Cheyennes » de John Ford . Son manque d’à propos et d’inspiration empêchent certaines scènes d’être appréciées à leur juste valeur.

      • Bertrand Tavernier dit :

        A Minette Pascal
        Alex North comme tous les grands compositeurs a commis sa part d’erreur (sur ordre du studio, du producteur et a eu parfois la main lourde. Mais on lui doit de vraie réussite pour Kazan, Huston entre autres, sans oublier la magnifique musique de L’AVENTURIER DU RIO GRANDE. Je lui préfère Bernard Herrman ou Jerry Goldsmith. Et parmi les français qu’on sous estime souvent le génial Maurice Jaubert dont aucune musique n’est ratée,Joseph Kosma, jJacques Ibert, Jean Jacques Grunenwald sans oublier les Delerue, Sarde. Mais il n’y a pas que la musique qui est loupée dans les Cheyenne, une bonne partie de l’interprétation et de la réalisation sont tout aussi discutables

        • minette pascal dit :

          Comme l’intermède « Dodge city », qui tente peut-être de détendre le climat mais qui traîne en longueur et laisse un sentiment de cheveu sur la soupe. Et puis les faux Indiens peu crédibles ? Malgré tout, la grandeur du sujet méritait une musique inspirée. Même si à contrario, une musique géniale ne peut guère sauver un mauvais film ( Rio Conchos, par exemple,où c’est le film qui gâche la partition de Jerry!)

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Minette pascal
          La je ne vais pas être d’accord avec vous. J’adore RIO CONCHOS que j’aime même un peu plus à chaque vision tant pour l’excellent scénario (et dialogue) de Clair Huffaker et Joseph Landon que pour la mise en scène inspirée, inventive de Gordon Douglas. Les premiers plans avec ces recadrages subtils à la grue, l’utilisation très intelligente de l’espace et du paysage sont dignes de Walsh. Les qualités de Douglas culminent dans la longue scène de l’attaque de la cabane, admirablement bien découpée, se servant des accidents de terrain pour dynamiser un plan un cadrage. Gordon Douglas est un metteur en scène à redécouvrir dont j’ai déja défendu de nombreux films (voir le dossier dans Positif)

  16. Damien DOUSSIN dit :

    J’ai commencé à visionner « Drums of fu Manchu » de WHITNEY que vous présentez sur le dvd de bach films. Malheureusement si vous aviez découvert le film en salle dans une belle version restaurée, ce n’est pas le cas de la version Bach films (assez floue avec des noirs baveux). C’est d’ailleurs peut-être la seule copie disponible en France ?
    En tout cas il faut bien admettre que c’est décevant pour l’un des meilleurs sérials de WHITNEY d’autant que par exemple, la copie du Dick tracy est bien meilleure (et datant de la même époque). Reste tout de même le plaisir de découvrir un film rare…

    Je n’ai pas acheté « jungle girl », « zorro rides again » et « sos coast guards » de peur d’avoir une indigestion de sérials ! Personnellement, en conseilleriez vous un tout particulièrement ou sont-ils plus ou moins dispensables (d’après LACOURBE, Whitney a réalisé de bien meilleures suites à « Zorro » et « Jungle girl ») ?

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Damien
      Que puis je dire. J’avais à demandé à Bach films de s’assurer de la qualité des copies. JUNGLE GIRL est une bonne copie mais le film est assez palot Les dvd de Whitney sortis en zone 1 chez VCI sont souvent de bonnes qualités. Vous avez raison : on peut avoir une indigestion de serial dont les meilleurs sont ceux de Whitney surtout les 3 DIABLES ROUGES, ZORRO ET SES LEGIONNAIRES, G MEN CONTRE DRAGON NOIR et un DICK TRACY. Referez vous à l’ouvrage indispensable de Jean Pierre Jackson qui les recense tous

  17. Emmanuel dit :

    M.Tavernier bonjour,

    membre actif du ciné-club François Truffaut d’Avallon, je me permets de vous signaler que celui-ci a désormais son blog : http://cineclubavallon.canalblog.com/ où vous figurez en bonne place puisque vous êtes notre président d’honneur. J’ai mis en lien votre DVDBlog si vous n’y voyez pas d’inconvénient. Ce sont souvent les films qui m’incitent à lire les livres dont ils sont l’adaptation et ainsi j’ai découvert avec bonheur l’an passé les romans de James Lee Burke grâce à votre « brume électrique ».
    Merci !

    E. Fleury

  18. Cédric Janet dit :

    Monsieur Tavernier,
    comme ce n’est ni l’endroit ni le moment, j’en profite pour vous dire que je me délecte à la lecture de « Pas à Pas dans la brume électrique ». Le film, puissant et contemplatif, a régalé mes yeux. C’est tout ce que j’aime, que la caméra accompagne les vieux héros, fatigués et désabusés, au sein des terres anciennes où rôdent les esprits séculaires.
    J’espère bien vous rencontrer à l’occasion de la sortie du dernier né.
    Bien à vous, Cédric du mag BRAZIL.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Cédric
      Merci mille fois. Faisons ma pub je signerai ce livre à l’Astrée 69 rue de Levis de 19 à 20 heures le 16 février

      • Pardonnez-moi (j’espère que vous serez indulgent avec une galeriste presque lyonnaise!) de faire ma pub moi aussi pour vous remettre en mémoire mon message du mois dernier:
        « J’ai moi aussi découvert votre blog récemment et je souhaite vous faire partager l’un de nos récents coup de coeur artistiques: il s’agit de la jeune peintre Aurélie Bauer, qui a été l’élève de François Boisrond (lui-même, fils de…) aux Beaux Arts de Paris.

        Elle est, elle aussi, passionnée de cinéma américain des années 40 et 50 et elle décrypte les liens entre peinture et cinéma. Elle a « dissèqué » dernièrement « REAR WINDOW » et « NORTH BY NORTHWEST » d’Hitchcock, sous la forme de 120 toiles (pour chaque film!) de petit format.

        Elle travaille actuellement sur le film de Douglas Sirk « WRITTEN ON THE WIND » à propos duquel elle entreprendra la même démarche que sur les films d’Hitchcock.
        L’objectif étant, cette fois, de repérer les cadrages proches de ceux de certains maîtres anciens (Poussin…), de travailler sur la lumière en utilisant le noir comme dans ses précédentes toiles et d’analyser la peinture de paysage qui se traduit ici par la peinture de décor en studio; ceci complété par un travail sur l’icône grace à la présence de Lauren Bacall.

        Si cette démarche vous intéresse, je vous invite à jeter un oeil sur ce lien http://www.galerie-elizabethcouturier.com/artistes_oeuvres.php?art=7
        qui vous donnera un petit aperçu de son travail. »

        Bien cordialement…et bravo encore, pour l’ensemble de vos actions!

        Elizabeth Couturier

  19. BARBARO dit :

    Cher Bertrand,je suis trés heureux d’apprendre que LA MARQUISE DE MONTPENSIER soit enfin réalisé !…et de découvrir ce blog passionnant grace à 2 « questionneurs » JJManzanera, un ancien membre actif du ciné-club et notre dernier invité (ESPION(S) , Nicolas SAADA !
    Avez-vous eu connaissance du documentaire de Nicolas et Thierry Jousse sur les musiques de films de 1965-75 ? Je vous l’enverrai volontiers au cas où …
    Avec toute l’amitié fidéle de l’équipe du ciné-club F.Truffaut d’Avallon !

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Barbaro
      Merci mais je vous corrige : c’est la PRINCESSE DE MONTPENSIER que je viens de tourner. Elle a gravi les échelons du monde nobiliaire. Son père n’était que marquis.
      Et je ne connais pas le documentaire de Nicolas et Jousse.

      • BARBARO dit :

        Je suis désolé de mon erreur « nobiliaire » , décidément,je ne mérite pas le titre que vous m’aviez décerné à Beaune, de  » Sire d’Avallon » ! mais un grand merci pour votre réponse ! et je vous ferai parvenir , comme promis le dvd du documentaire de Nicolas et Thierry Jousse , avec un grand plaisir ( à Little Bear ? ) Merci pour tant de passion ! Jean-marie

  20. Deux infos pour les amoureux de Night of the hunter:
    -la brillante analyse de sa musique par Jean Pierre Berthomé se trouve dans le positif n°389-390 de juillet aout 1993 et s’intitule « Deux voix dans la nuit » (le dossier spécial musique dans lequel il s’insère comporte deux entretiens très riches avec Bernstein et Stanley Myers)
    -le petit volume de yellow now sur le film de Laughton reste inoxydable: Charles Tatum y construit une analyse intéressante, jamis pédante laissant sa part à la rêverie du lecteur en s’immisçant entre les photogrammes (rassemblés non sous forme linéaire mais par recoupements de motifs) et on trouve quelques précieux documents tels un mémo de Laughton à Agee, le scénariste ( a propos , il faut lire les articles de cette belle plume critique rassemblés dans Sur le cinéma aux éd cahiers du cinéma et bien sûr découvrir si ce n’est fait Louons maintenant les grands hommes), un entretien avec S Winters, le fac similé d’une lettre à Lillian Gish s’ouvrant par « Dear little iron Butterfly » (!!!!).

    • c’est très bien, mais comment retrouver cet exemplaire de positif ?
      merci pour m’avoir fait voir ce superbe film
      et par conséquent larmoyé mon vieux padre
      best regards

      • Ballantrae dit :

        N’étant pas épuisé (si je me réfère à l’index de 2007!), vous pouvez le commander sur leur site ou sur papier libre à l’adresse usuelle.
        Si vous êtes comme moi un inconditionnel de Night…, lisez aussi un autre texte publié dans positif n°596 (oct 2010) sur les décors toujours par JP Berthomé.Son titre: « des ilôts de lumière dans la nuit » (p 90).

  21. Damien DOUSSIN dit :

    En feuilletant par hasard la revue « Cinéma » (à laquelle d’ailleurs vous avez collaboré) juste vous signaler un dossier sur les compositeurs de musique de film dans le n° 89 de « Cinéma 64 » avec une interview très intéressante de DELERUE sur son oeuvre (à la date de 1964) et ses méthodes de travail. Les revues de cinéma se sont-elles beaucoup interessées au travail de Delerue ?

  22. Agnès dit :

    Monsieur Tavernier,pourquoi les films « Les 4 plumes blanches » de,pardonnez moi si je me trompe,Zoltan Korda,et « Thé et sumpathie » avec Deborrah Kerr,n’existent pas en dvd et si on peut espérer un joue leur éventuelle édition?
    Bien à vous
    Agnès

    • Bertrand Tavernier dit :

      Agnes
      Je vous avais répondu. J’ai un disque laser des 4 Plumes Blanches (dois je dire que je préfère les 3 lanciers du Bengale) aux belles couleurs…Peut être n’ont ils pas renouvellé les droits des livres ou de la pièce ?

  23. Olivier dit :

    J’ai vu « La Grande Menace » de Gordon Douglas à la Cinémathèque française, moins intéressant et prenant que le T-Men de Mann, très proche thématiquement et tourné l’année d’avant, avec le même Dennis O’Keefe.
    Et également « Le Club des trois » de Tod Browning, un film magnifiquement drôle, avec un Lon Chaney campant un ventriloque inoubliable et surtout un Harry Earles, acteur âgé alors de 23 ans et qui dans certains passages paraît vraiment avoir les traits du bébé qu’il est censé incarner dans certaines scènes du film (vraiment bluffant !!). David Bennent avait un beau modèle ! C’était une copie avec les cartons anglais, non sous-titrés, sans musique aucune. On entendait les moindres petits bruissements dans la salle, les rires bien-sûr ainsi que les moindres petits bruits provenant de la cabine de projection. J’aime beaucoup ce genre d’expérience partagée.

  24. Damien DOUSSIN dit :

    J’ai exploré un peu plus en avant le coffret Allan Dwan de Carlotta avec deux de ses westerns : « Tornade » et « La reine de la prairie » qui malgré des budgets dérisoires arrivent à divertir le spectateur et même si ce ne sont pas les meilleurs films de Dwan de cette époque.
    On pourrait les qualifier de westerns « tranquilles » avec une dimension rousseauiste dans la communion des personnages avec la nature (la belle scène nocturne d’attaque des indiens dans « la reine de la prairie » ou la scène finale dans les montagnes enneigées de « Tornade »). Ajoutons à cela le message humaniste et non manichéen du deuxième : un des rares films des 50’s (avec « la flèche brisée ») où l’héroïne s’allie avec un indien contre des trafiquants de peaux.

    Dans la catégorie « films divertissants, rien de plus », Jacques Lourcelles, dont on vente son dictionnaire du cinéma, voulait réhabiliter certains films avec Elvis Presley qu’il listait. Sur ses conseils, j’ai découvert « GI Blues » de Taurog et « Roustabout » de John Rich. Le premier est assez plaisant (malgré un début peu encourageant)avec de bonnes chansons et la copie du DVD Paramount est excellente. Par contre « Roustabout » m’a paru ennuyeux avec des effets faciles et pour le coup une composition peu crédible de Presley (à signaler l’interprétation de Barbara Stanwyck qui semble un peu perdue dans ce film). La copie du dvd (avec une photo vantée par Lourcelles de Lucien Ballard) est bonne sans être exceptionnelle… J’avais bien aimé par contre « Viva Las vegas » de Sidney (sorti chez Warner video dans une très bonne copie mais non compatible 16/9).
    Je sais que vous ne goûtez pas vraiment ce genre de film mais la découverte offre parfois de bonnes surprises (même s’il ne faut pas être trop exigeant dans ce domaine)

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Damien
      Je n’ai pas eu le temps de revoir les Dwann dans la version Carlotta. Je crois avoir dit du bien de PASSION, film tranquille que j’aime assez. Pas revu la REINE DE LA PRAIRIE qui me paraissait banal. Il y a des Presley visible dont FLAMING STAR mais la plupart de ses films me paraissent rudimentaires sauf un ou deux dont VIVA LAS VEGAS et j’aime mieux acheter les CD

  25. Damien DOUSSIN dit :

    Je pensais vous voir au festival Premiers Plans. Malheureusement, j’étais indisponible tout le W-end. Cela aurait été malgré tout sans doute difficile de parler de nos cinéphilies entre vos diverses interventions… J’espère que votre séjour à Angers a été intéressant. Peut-être sera t’on amenés à se revoir si vous repassez dans le Maine-et-Loire.

  26. Agnès dit :

    Cher Monsieur Tavernier
    Je viens de découvrir votre plus que passionnant blog,je suis très intéressée par ce qu’on appelle à tort les « vieux » films mais mes petits moyens m’obligent à des choix drastiques quant à mes achats de dvds.Si vous avez un tout petit peu de temps à perdre auriez vous l’immense gentillesse de m’indiquer quels sont les films indispensables à voir pour la période allant grosso modo fin années trente à fin années soixante et qui concerne les cinémas américain et anglais.Je profite de ce message pour vous dire un très grand merci,c’est en parcourant votre blog que vous m’avez donné l’envie de lire « Amis américains »,ouvrage absolument remarquable.J’apprécie infiniment votre enthousiasme et vous voir parler des films de Powell et Pressburger est un pur bonheur.Encore merci à vous

    • Bertrand Tavernier dit :

      Chère Agnès, je ne peux répondre à votre demande. Cela me prendrait un temps pour composer les listes, vérifier que les films existent encore, choisir entre un classique et une oeuvre méconnue. Et pour moi, tous les bons ou grands films sont indispensables de LA SPLENDEUR DES AMBERSON à l’AURORE en passant par les Michael Powell, Renoir, Ophuls, Becker, Hitchcock, Ford Mon blog et mes livres répondent déjà pas mal à votre question. Sur Amazon et dans certaines boutiques, on trouve des dvd soldés à des prix intéressants

      • Stéphane Lerouge dit :

        Merci de votre commentaire sur Delerue. Dans la collection Ecoutez le cinéma ! chez Universal Music, j’ai conçu un grand nombre de rééditions autour de ce compositeur, dont le coffret 6 CDs évoqué par Bertrand. Effectivement, avec Jarre et Legrand, Delerue est l’un des compositeurs de la Nouvelle Vague qui a le plus écrit pour le cinéma anglo-saxon, d’abord anglais puis américain : Clayton, Russell, Huston, Zinnemann, Dassin, Nichols, Cukor, Jewison, Oliver Stone… Amusant que vous évoquiez Delerue et le western : nous préparons actuellement l’édition de la bande originale des Cavaliers (The Horsemen)qui, quoi qu’en dise Frankenheimer, transpose des thèmes classiques du western dans un contexte afghan. Grandiose et épique, la partition de Delerue emmène les images de Claude Renoir vers des territoires encore plus vastes…

      • Agnès dit :

        Merci infiniment d’avoir pris un peu de temps pour me répondre et mille pardons,j’ai réalisé un peu tard qu’il vous serait impossible de choisir tel ou tel film,vous avez absolument raison,ils sont tous quelque part indispensables.Je vais suivre le conseil que vous avez eu l’extrême gentillesse de me donner et continuer à parcourir votre blog,véritablement INDISPENSABLE à tout cinéphile qui se respecte.Un grand merci à vous

    • ikwig dit :

      A tous ceux intéressés par les films de Powell & Pressburger, je signale la parution récente au Presses universitaires de Rennes de la thèse de Natacha Thiéry intitulé « Photogénie du désir » qui couvre la période prolifique du duo de 1945 à 1950. A bon entendeur, salut.

      • Cela est alléchant mais vous serait-il possible si vous l’avez lue entièrement d’en dire plus?
        Quelle est la problématique? Quelle est la méthode d’analyse? Le travail est-il illustré par des documents?
        Merci de répondre.

        • ikwig dit :

          Je ne me suis pas encore procuré l’ouvrage, mais je connais des articles de l’auteur dont le travail repose beaucoup sur l’étude de l’esthétique des films. De plus, la collection PUR est assez bien faîtes et l’avis de BT est à mon avis celui d’un connaisseur…

      • Ce livre est tout à fait remarquable

        • Je suis en train de lire le travail admirable de Natacha thierry Photogénie du désir et ne peux que le conseiller vivement à tous les blogueurs amoureux du cinéma de powell:
          -le plan en est à la fois exhaustif et très personnel et original quant au choix de l’angle d’attaque (je cite la 4ème de couverture « la mise en csène de la puissance du désir, dont les personnages féminins sont la cible mais aussi et surtout la source, fait émerger fantômes et fantasmes. dans sa circulation entre l’écarn et nous, le désir est la substance de la photogénie powellienne. »
          -les films sont commentés avec précision et ne sont jamis un prétexte pour se mettre en valeur
          -l’écriture allie rigueur argumentative,richesse inforamtive et élégance stylistique
          -l’ouvrage comporte de nombreux photogrammes très judicieusement choisis et rappprochés (un peu le même esprit que chez Yellow now)
          -il est brillamment préfacé par le formidable Raoul Ruiz (dont je n’ai pas encore vu le dernier opus si alléchant, ne pouvant « monter » à Paris ces temps-ci!!!
          Bref, de la belle ouvrage complémentaire du travail éditorial des DVD de l’institut Lumière et des deux autobiographies chez actes sud.
          Illico,nous avons revu avec ma femme Black narcissus toujours aussi enchanteur, visionnaire et beau à tomber!
          Question 1: je n’ai pas saisi s’il vous a été donné de rencontrer aussi emeric pressburger?
          Question 2: (là aussi, j’ai peut-être « mangé » l’info)Powell travaillait-il avec des story board?
          Question 3: comment a été tournée la dernière scène avec le rideau de pluie qui fait disparaître soeur clodagh aux yeux de M Dean? Je suis sidéré par la manière à la fois naturelle et expressive dont la nature épouse confusément le trouble des deux personnages, brouille la vue du « héros » (fin très différente de celle du roman de rummer godden et pourtant narrativement proche puisque tous deux finissent sur le départ des religieuses: inversion absolue même puisque nous finissons ici sur dean qui n’est plus objet de désir mais sujet tandis que le roman s’achevait sur les pensées et regrets de clodagh).

  27. j.etienne dit :

    monsieur Tavernier,
    j’apprécie beaucoup les films de Powell et Pressburger.
    Y aura-il une édition dvd de « la renarde »dans la superbe collection de l’institut lumière ?
    Je pourrai me consoler avec l’édition anglaise dispo sur amazon mais elle coûte quand même plus de 60 euros!
    Sur youtube on trouve la scène finale (la mort de Hazel)
    amputée de quelques plans.
    J’en profite pour vous dire que « 50 ans de cinéma américain  » est devenu mon livre de chevet.

  28. minette pascal dit :

    Quelle bonne idée de publier sur George Delerue. Quand j’étais petit, je pouvais le reconnaître avant qu’il apparaisse au générique. Cette façon, par exemple, de nous plonger à la seconde dans n’importe quel siècle de l’Histoire. Je viens de tomber sur sa musique d’une vieille série française: « Thibaud les croisades » et je me demande comment le Western, entre autres, a pu se passer de lui, comment les Américains ne se sont pas jetés sur ce génie.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Minette pascal
      Mais il a composé la musique de beaucoup de films américains comme vous pouvez le découvrir dans ce magnifique coffret

      • minette pascal dit :

        Mr Tavernier, L’avez-vous souvent rencontré ? Pourriez-vous nous dire un mot de l’homme qu’il vous a paru être ?

      • minette pascal dit :

        Oui, mais je regrette qu’il n’ait pas composé pour le Western. Je viens de voir pour la première fois : »Cent mille dollars au soleil » qui me confirme qu’il avait cette fibre…

  29. Bertrand Tavernier dit :

    J’ai pris votre avis en compte Olivier

  30. Bertrand Tavernier dit :

    A Olivier :
    J’essaie de le faire. Je vais passer plus de temps à répondre qu’à écrire un nouveau blog

  31. Cyrille Bray dit :

    Bonjour Mr Tavernier,

    Avez-vous vu « Contes de l’âge d’or » de Cristian Mungiu ? 4 contes (d’environ 20 mn) qui se déroulent sous l’ère de Ceaucescu. C’est drôle et farfelu. Il se joue encore au cinéma « Le Panthéon » à Paris.
    Merci pour vos précieuses informations.
    Bonne journée…et bon montage.

  32. Damien DOUSSIN dit :

    Vu hier soir en salle le « Straw Dogs » de Sam Peckinpah au festival Premiers plans d’Angers dans une belle copie. Film connu et reconnu dont la dernière 1/2 heure est à flux tendu.
    L’interprétation est à la hauteur de ce film considéré un peu comme l’équivalent de « Délivrance » en Cornouailles…
    Cela me permet de vous signaler l’absence étonnante d’une bonne édition de ce film en zone 2 contrairement au travail qu’avait fait critérion en zone 1(tout comme l’absence en DVD zone 2 d' »Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia »).
    Appel donc à des éditeurs français potentiels (wildside ou Carlotta)pour combler cette lacune…

    • Bertrand Tavernier dit :

      Bien que ne partageant pas votre enthousiasme en ce qui concerne Straw Dogs, je souscris à votre demande

      • Damien DOUSSIN dit :

        Je crois que vous n’êtes pas non plus un grand fan du jeu de Dustin Hoffman… Le scénario de « Straw dogs » est certes plein de facilités et même cousu de fil blanc sur une bonne partie du film mais l’atmosphère surréaliste de la fin (notamment ces effets de brouillard qui semblent s’intégrer à la folie générale) m’a semblé efficace… On sent malgré tout la tension qui a pu se dégager d’un trournage assez peu serein (Peckinpah malade se soigant par l’alcool).

    • Damien,
      Alfredo garcia existe en Z2 chez MGM mais s’avère dénué du moindre bonus contrairement au traitement accordé à Dundee,Pat Garett et billy le Kid, Wild bunch ou encore Ride the high country: c’est bien dommage pour un film de cette importance et de cette beauté que j’avais souvent à l’esprit lors de la découverte du Trois enterrements de TL Jones!
      Je suis très heureux-même si Straw dogs n’est pas mon préféré- de croiser le chemin d’un autre admirateur de Peckinpah et vous conseille vivement si ce n’est déjà fait de découvrir Iron cross, à mon sens l’un des meilleurs films de guerre jamais réalisés où la stratégie du chaos selon Sam est synonyme d’antimilitarisme et in fine d’humanisme. Le retour de Steiner dans les lignes allemandes est une séquence que je revois fréquemment avec une sidération toujours intacte.

      • Bertrand Tavernier dit :

        D’accord Jean Jacques pour IRON CROSS et les 3 ENTERREMENTS

      • Bertrand Tavernier dit :

        D’accord avec les deux admirateurs pour déplorer le manque de bonus pour Alfredo garcia, l’un des meilleurs Peckimpah avec COUPS DE FEU DANS LA SIERRA

      • Bertrand Tavernier dit :

        Iron Cross est un des Peckimpah les plus sous estimés et l’un des meilleurs

      • Damien DOUSSIN dit :

        Tout à fait d’accord avec Jean-Jacques et Bertrand Tavernier sur IRON CROSS que j’ai pu voir et qui est un des tout meilleur Peckinpah. Suite en 1979 bien moins réussie mais assez plaisante : « LA PERCEE d’AVRANCHE » de McLaglen avec Richard Burton, Robert Mitchum, Curd Jürgens (film d’ailleurs assez rare passé à la télévision en VF il y a une quinzaine d’année et je pense non sorti en DVD : mais il vaut mieux rester sur IRON CROSS)

    • Olivier dit :

      Bonsoir, je me permets d’apporter une petite précision à ce que vous dites : « Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia » est bien sorti en DVD Zone 2 chez MGM (Même copie que la zone 1 chez le même éditeur). Cordialement, O.

      • Damien DOUSSIN dit :

        Merci Olivier de cette correction. Il s’agissait bien entendu d’absence d’une bonne édition zone 2 du film « apportez moi la tête… »

    • Harry Lime dit :

      Apportez-moi la Tête d’Alfredo Garcia existe en zone 2. Vous pouvez le trouver à 4,99 euros chez Mediadis ou à un prix similaire chez Price Minister (sauf erreur, c’est même moi qui propose le meilleur prix !)

  33. Cyrille Bray dit :

    Bonjour Mr Tavernier,

    Avez-vous vu « Contes de l’âge d’or » de Cristian Mungiu ? 4 contes (d’environ 20 mn) qui se déroulent sous l’ère de Ceaucescu. C’est drôle et farfelu. Il se joue encore au cinéma « Le Panthéon » à Paris.
    Merci pour vos précieuses informations.
    Bonne journée…et bon montage.

  34. Henri GUIEYSSE dit :

    Bravo pour ton blog , Bertrand, que je découvre avec beaucoup d’intérêt. Je ne sais pas si tu as déjà parlé de la sortie de deux dvd de films devenus rares à voir : VOYAGE SANS ESPOIR de Christian-Jaque (1943) dans la collection Jean Marais chez SNC : mi-mélo mi policier dans une atmosphère nocturne assez expressioniste,dans une copie superbement restaurée , avec des seconds rôles parfaitement campés : Louis Salou, Lucien Coëdel, Brochard entre autres. Un film tourné pendant l’occupation, à redécouvrir. Et puis GARE TERMINUS (STATION TERMINUS ) de Vittorio de Sica (1953) malheureusement dans une version amputée de 20 mn sur une durée originale de 90 mn. Ce film était passé au cinéma de minuit de FR3 il y a une dizaine d’années environ. Coproduit par David O’Selznick c’est un superbe mélo se passant dans la gare de Rome, grouillant de personnages pittoresques dont l’extraordinaire Paolo Stoppa , avec une interprétation admirable du tandem Jennifer Jones- Monty Clift.

  35. Mario dit :

    Je suis très hereux que vous dédierez une cronique à Allan Dwan qui est un des ces grands metteurs en scene qui (comme les Henry King, Fleischer, De Toth, Freda, Matarazzo tant aimés par les macmahoniens ou, en déhors de la France, les memes Sacha Guitry et Marcel Pagnol) meriteraient beaucoup plus d’attention chez les cinéphiles et, surtout, les editeurs de DVDs ou les organisateurs de festivals. J’ai d’autre facon réellement decouvert sa vraie grandeur grace à des gens comme vous et Jacques Lourcelles, meme si j’ai eu la chance de voir SILVER LODE à la télevision italienne quand j’étais garçon et il était encore possible de de voir des films pareilles. Je n’ai pas encore pu acheter le coffret Carlotta qui a l’air d’etre magnifique mais j’éspère que vous citeriez dans votre cronique quelques films inédit et peu connu que vous avez découvert depuis la dernier edition de votre “bible”. Je vous rémercie de m’avoir fait connaitre l’existence de BACK DOOR TO HEAVEN qui est un de ces joyaux cachés à l’interieur de la production hollywoodienne classique plus indigent qui n’auraient possibilités de sortir de l’oublie prèsque total s’il n’y étaient des cinephiles boulimiques comme vous! C’est la joie de découvrir de telles titres méconnus, outre le plaisir pour l’énthousiasme et l’elegance de votres descriptions qui font de ce blog une des mes plaisirs “internautiques”. De plus, pour renforcer le propos d’un internaute qui m’a precedé dans ce domaine, j’aimerais lire un jour un 50 ANS DE CINEMA AMERICAIN sur d’autres cinematographies, surtout sur le cinéma francais dont vous seriez prodigue de précieuses renseignements. Par example, je ne connais absoluement rien de LE DIABLE SOUFFLE, que vous avez cité auparavant parmi les reussites de Gréville! Entre parenthèse, qu’est-ce qu’en est-il des AMIS EUROPEENNES, dont j’avais lu dans une interview désormais daté? Je me permet enfin de signaler que les photos des croniques anciennes ont disparu et, en considérant la beauté de ce blog qui l’emporte aisément sur 99 % des livres de cinema q’on publie aujord’hui, elles mériteraient d’etre remises a jour!

  36. Damien DOUSSIN dit :

    Je viens de visionner « Regarde les hommes tomber », premier film de Jacques Audiard, de 1994 dont vous avez conseillé la vision. C’est une oeuvre, personnelle, originale et surprenante. L’interprétation est impressionnante (à commencer par celle, excellente, de Jean-Louis Trintignant dans un personnage à contre-emploi de ses rôles précédents : Audiard mentionne d’ailleurs qu’il a eu beaucoup de mal à rentrer dans son rôle).
    La réalisation et le scénario annoncent « Un prophète ». C’est une mise en abîme des personnages, évoluant dans la société, en vase-clos. ils ne peuvent qu’aller jusqu’au bout, jusqu’à un point de non retour. (voir le personnage émouvant de Simon tout en ambiguïté, joué par Jean Yanne, qui par amour pour son ami policier tué par le duo Kassovitz-Trinitignant va décider de le venger).
    Je vous laisse donc à la re-vision de ce beau film noir contemporain où l’humour est loin d’être absente. « Regarde les hommes tomber » pourra en dérouter certains (un film flirtant parfois avec le fantastique de manière plus implicite que dans « Un prophète ») confirme l’originalité d’un cinéma français de qualité et d’un grand réalisateur.

  37. nicolas saada dit :

    Cher Bertrand, la musique de « Night of the hunter » est sortie en cd en france il y a une dizaine d’années. Effectivement, mélange de voix-off et d’extraits de la très belle musique.
    A signaler chez FSM, la sortie du score intégral de BULLITT de Lalo Schifrin, une vraie merveille.
    J’ai déjà signalé la sortie en grande-Bretagne du rarissime NOOSE d’Edmond Greville, dans une très belle copie.

    • Bertrand Tavernier dit :

      Merci Nicolas, je reconnais bien là le cinéphile passionné. Jez vais parler de NOOSE dans un prochain blog consacré en partie au cinéma anglais, aux films que j’ai pu voir. De Gréville on a aussi sorti le mineur PORT DU DESIR (scène sous marine de Louis Malle) qui contient deux bonnes scènes bien dirigées où l’on retrouve le Gréville de MENACES, LE DIABLE SOUFFLE

      • Poutrain guillaume dit :

        Bonjour, Bertrand,
        j’ai revu hier avec plaisir l’Horloger de St-paul en DVD.
        Juste une question: dans le bonus, Philippe Noiret dit que sa seule crainte était « que tu fasses un film de cinéphiles avec des références »,
        ce qui n’est pas le cas. Toutefois, l’ouverture du film (l’enfant qui regarde par la fenêtre du train, ne serait-ce pas un hommage au merveilleux début du film de Bergman, Le silence?

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Guillaume
          Merci de vos compliments. La première scène (la petite fille est ma fille Tiffany) est une idée de Jean Aurenche et je ne pense pas qu’il ait été influencé par Bergman…Mais je le répète ce blog n’est pas là pour faire la promotion de mes films bien que je ne puisse pas vous interdire d’écrire ce que vous en pensez

    • Catherine dit :

      Bonjour Mr Saada

      Est-il possible d’espérer une suite à votre belle compilation « Nova fait son cinéma/01 » ??

  38. Toujours dans le domaine musical, j’aurais voulu savoir ce que vous pensiez du … Barbe bleue de Powell qui m’intrigue au plus haut point car cette oeuvre de Bartok me sidère à chaque écoute. Quand on voit le génie de Red shoes ou de Tales of Hoffman, cela ne peut que fasciner. Ce film a t’il déjà été diffusé en France? J’ai repensé à cette oeuvre invisible en entendant B Jacquot sur F Culture émettre l’hypothèse d’un filmage de cet « opéra » (j’ai été un peu injuste avec B Jacquot: sa Tosca est très réussie).

    • Bertrand Tavernier dit :

      Le film de Powell est très interessant. Il est bloqué par des questions de droits que l’on espère résoudre. Je l’ai fait projeter au Club des auteurs de la SACD et plusieurs festivals l’ont montré donc on peut espérer un dvd. Bonne occasion pour rappeler les coffrets Powell sortis par l’Institut Lumière et notamment le très sous estimé A CANTERBURY TALE

      • Questions certainement idiotes:
        1)N’y aurait-il pas moyen que vous- avec l’aide éventuelle de scorsese- consacriez un ouvrage à M Powell? Je rêve d’une somme à la Kubrick/Ciment sur l’auteur de Blimp et Peeping tom.
        2)Vous semble t’il pertinent que les lecteurs compulsifs de 50 ans de cinéma américain (et je crois que nous sommes nombreux) s’adressent en masse via une pétition à Omnibus pour que l’éditeur se décide à vous laisser entreprendre un 60 ou un 70 ans de cinéma américain? Bouquins/ Laffont ne serait elle pas une collection plus sérieuse pour comprendre quelle chance signifierait une édition augmentée? Votre travail avec JP Coursodon est exemplaire à de nombreux titres notamment pour le choix de la « stratification » des regards sur un film, sur un cinéaste… je ne pense avoir jamais vu cela ailleurs.
        3)Pour vous, quels sont les meilleurs dictionnaires (en français!) consacrés au cinéma français, au cinéma italien , au cinéma japonais? Je serais preneur pour vos conseils éclairés!

        • Bertrand Tavernier dit :

          Encore >Jean-Jacques
          1) J’ai beaucoup écrit sur Powell et avant de faire un livre sur lui, je voudrais pouvoir tourner deux ou trois films si on me le permet. Mes ecrits sur le cinema, c’est de l’école buissonnière
          2) Nous songeons à ré éditer 50 ans sur le même principe qu’AMIS AMERICAINS. Ailleurs si on peut. Omnibus n’a jamais répondu à nos lettres

        • Cher Bertrand Tavernier,
          Je ne voulais pas vous harceler par mes questions, désolé si vous l’avez ressenti ainsi.
          Je suis sûr que vous réaliserez plus de deux ou trois films même si l’énergie nécessaire pour préparer et élaborer une oeuvre est immense… donc , vous avez raison: d’abord les films, ensuite la « récréation » ou « l’école buissonnière » via l’écriture et l’exercice d’admiration, d’hommage, de critique!!!
          Quant à la réédition augmentée de 50 ans …, c’est une bonne nouvelle qui plus est si vous faites miroiter qu’elle pourrait s’apparenter à la magnifique réédition illustrée et augmentée de Amis américains!!!
          C’est promis, je ne vous embêterai plus maintenant avec des « demandes » d’ordre éditorial!!!

        • Bertrand Tavernier dit :

          a JJM
          Ps vous ne m’embetez pas. C’est une question de temps

        • Vous allez voir: vous allez trouver un rythme de croisière à la Eastwood ou à la Allen et la décennie qui s’ouvre va nous surprendre souvent en découvrant vos nouveaux films!
          Ce serait un comble qu' »on » ne vous permette de tourner que 2 ou 3 films ces temps-ci après l’enchaînement Conan- ça commence aujourd’hui- Laisser passer- Holy lola- Dans la brume… et La Princesse…!!!
          Après, les avertissements de P Ferran sur l’état de la production en France m’ont beaucoup inquiété… et j’espère qu’on ne va pas inéluctablement vers cette disparition du « cinéma du milieu », ce serait gravissime… et malheureusement dans l’air du temps (je suis enseignant en lettres et pourrais voir des analogies entre le sort réservé à la culture et celui qui s’annonce pour l’éducation).
          Ce message plus personnel donc non recevable sur le blog ne vous aura pas -je l’espère- trop importuné. Bon courage: nous sommes nombreux à aimer sincèrement votre travail et à savoir quelle place unique vous occupez dans le payasage cinématographique!

        • Bertrand Tavernier dit :

          Merci de tout coeur. J’espère que vous aimerez LA PRINCESSE. Le montage du film a été éprouvant. On a du arrêter 4 fois la préparation et couper dans le budget mais le filma été tourné dans l’enthousiasme et la passion.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A J J
          Comme disait deja Henri jeanson, les cinéastes français ont souvent tourné des grands » films malgré »… Belle expression et je l’ai pleinement revécu ces dernières années

        • Larry Dewaële dit :

          Je ne vais moi non plus pas trop insister sur cet aspect des choses, mais comme je l’avais déjà écrit il y a quelque temps, ce serait une excellentissime nouvelle si vous arriviez à mener à bien l’entreprise d’actualisation de 50 ans… Tous les amateurs, nombreux, de ce maître ouvrage meurent de savoir ce que vous avez à raconter sur les grands auteurs et films des 15 dernières années. J’imagine l’énorme travail que cela représente, et ne peux que comprendre que vous préfériez passer temps et énergie à réaliser des films. Mais quel plaisir ce serait… on ne peut que vous y engager aussi chaudement que chaleureusement. Le temps d’actualiser le tout, cela fera 70 ans: cela tombe bien, non?

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Jean-Jacques M
          J’ai deja beaucoup écrit sur Powell. Je penserai à un livre quand je ne pourrai plus réaliser de film
          Nous pensons à une nouvelle édition de 50 ans mais cela demande deux ans de travail
          Difficile de répondre à cette question : Il y a le Lourcelles, livre magnifique et personnel, qui comprend des notules très utiles et très incisives sur beaucoup de films français.et italien Le Larousse plus classique. Le Lacourbe sur le cinéma anglais. Et des livres épars de Pierre Billard sur le cinéma français, Aldo tassone sur Kurosawa…Liste non close

        • Cher Bertrand Tavernier,
          J’ai trouvé un message très gentiment envoyé par votre collaborateur de l’Institut Lumière auquel je vais répondre de suite mais ce sera pour lui dire:
          -que je possède les deux volumes autobiographiques de Powell (vous m’en enviez d’ailleurs dédicacé un lors de votre présentation formidable de Laisser passer à Périgueux)
          -que je possède tous les DVD de Powell édités par l’Institut
          -que j’attends les suivants (Les contes d’Hoffmann dans une meilleure édition que celle qui existe… et …Barbe bleue!!!)
          -que je saurais être patient en attendant votre somme vers …2025, quand vous vous résoudrez à l’écrire après une belle série de films!!!!
          Merci en tout cas pour le message et encore bravo aux activités de l’institut lumière que je côtoierais volontiers si je n’étais aussi loin de Lyon désormais!
          Bonne soirée!

        • Bertrand Tavernier dit :

          OK

        • C’est bien ce qu’il me semblait: peu de dicos sur des cinématographies « nationales ». Le Lourcelles est bien sûr une référence et ensuite , il faut glaner ici et là soit dans des monographies (Tassone bien sûr!) soit dans des revues (Positif of course).
          Il est un critique dont j’aime beaucoup tout le travail: c’est Michel Chion qui outre son formidable boulot sur le son a écrit de brillants ouvrages sur Tati, Lynch, Kubrick (avec celui-ci etle Ciment, on est paré) et m^me un petit ouvrage sur La ligne rouge de Mallick (a propos , qu’avez-vous pensé des deux derniers opus de ce magnifique poète à la fois très américain et presque asiatique dans sa sensibilité animiste? La ligne rouge et Le nouveau monde m’ont bouleversé durablement en attendant Tree of life…)

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Jean jacques
          Pardon pour le retard, j’ai beaucoup aimé la LIGNE ROUGE, tout comme LA BALLADE SAUVAGE et la première partie, si forte, du NOUVEAU MONDE. J’ai eu l’impression que le film se détériore ensuite et que ses partis pris tournent à vide. Il y a des trous énormes dans le tissu narratif comme si Malick avait abordé le projet avec une moitié de scénario

  39. En parlant de BO, j’ai acquis chez MGM, Heaven’s gate de David Mansfield: l’une des BO les plus marquantes de ces vingt dernières années sachant faire oeuvre originale tout en incorporant des musiques populaires (lors de la sublime scène du dancing avec les patins à roulette) ou en évoquant par des variations des musiques connues (lors de la scène du bal). Le jeu d’échos entre morceaux crée une équivalence évidente à l’oreille pour les rimes visuelles orchestrées par Cimino: circularité, danses, mouvements ascendants/descendants, attente dirigée vers le hors champ,etc… Rappelons que le violoniste du dancing est D Mansfield himself. Je me demande ce qu’est devenu ce musicien talentueux qui semble ne pas avoir beaucoup travaillé hors de la filmo de Cimino, ne réussissant pas la mue d’un Howard Shore qui, bien qu’intimement associé à Cronenberg, a su faire de belles partitions ailleurs (chez Scorsese,Desplechin, Jackson et l’une de ses plus belles concerne-ça arrive souvent- un film qui ne la mérite pas: The cell de T Singh…par son syncrétisme, elle tutoie en étrangeté celle de N Rota pour Le satyricon de Fellini).

  40. Michael Rawls dit :

    If I may elaborate on my earlier remarks on In the Electric Mist: in the authentic Tavernier version I felt enveloped in the miasma (« an atmosphere which tends to deprave or corrupt ») of the Louisiana bayou from the very beginning and I did not feel that I had fully emerged from the mist and mire at the end. Tbe American version largely blows the atmosphere out the window and ends with a ludicrous character round-up which attempts to see that everything (in Elliott Gould’s line from Altman’s film of The Long Goodbye) is « all zipped up like a big bag of shit. » Michael Rawls

    • Bertrand Tavernier dit :

      no comment mais ces propos ne tombent pas dans l’oreille d’un sourd comme disait Prévert des soldats de Fontenoy

  41. sonatine dit :

    Intervention rapide pour signaler la nouvelle série de David Simon, le génial créateur de The Wire – au sujet plus qu’alléchant!

    La bande annonce :

    http://www.youtube.com/watch?v=4jH_KkUyZsw&

    Simon is collaborating with Eric Overmyer again on Treme,[50] a project about musicians in post-Katrina New Orleans.[34] Overmyer lives part-time in New Orleans and Simon believes his experience will be valuable in navigating the « ornate oral tradition » of the city’s stories.[34] Simon also consulted with New Orleans natives Donald Harrison Jr., Kermit Ruffins, and Davis Rogan while developing the series.[51] The show will focus on a working class neighborhood and will be smaller in scope than The Wire. The series is expected to begin airing in 2010.
    Treme is named after a particular New Orleans neighborhood that is home to many of the city’s musicians.[50] Simon has stated that the series will explore beyond the music scene to encompass political corruption, the public housing controversy, the criminal-justice system, clashes between police and Mardi Gras Indians, and the struggle to regain the tourism industry after the storm.[52] One of the principal characters in the pilot script runs a restaurant.[51] The series will film on location and would potentially provide a boost to the New Orleans economy.[52] Simon expects that casting will mirror that of The Wire in using local actors wherever possible.[51]Wendell Pierce, who had previously played Bunk Moreland on The Wire, is attached to star in the series.[53]

  42. Michael Rawls dit :

    I see several other people have beaten me to the punch in informing you of the availability of the « …Hunter » soundtrack but I can recommend a wonderful source for same: dustygroove.com., a great independent record store in Chicago which has no end of soundtracks Italian, French, and American as well as jazz,pop, blues, etc. I’d also like to inform any interested parties that the Vol 2 Columbia Noir set including Pushover and In a Lonely Place appears to have been indefinitely postponed and that the box which appears beside your review of Dwan’s « I Dream of Jeannie » in fact contains the Barbara Eden television show of that name. Oh, and Alpha video also has watchable copies of Ulmer’s Strange Illusion, a Lawrence Tierney film called The Hoodlum which features Tierney’s brother as Tierney’s brother, and Corman’s Wasp Woman. I much preferred the TF1 DVD set of In the Electric Mist to American travesty of same. Naturally. Michael Rawls

    • Bertrand Tavernier dit :

      Think you for the infos. Many people have reacted to my little text. Thank you for what you say of DANS LA BRUME ELECTRIQUE

      • N.K dit :

        Speaking of « In the elctric midst… » Mr Tavernier, je ne saurais assez vous remercier d’une part, pour votre magnifique film et d’autre part, pour m’avoir ouvert la porte vers les pages de James Lee Burque, que je ne cesse de dévorer depuis, passant du coup une partie de mes journées et de mes nuits en Louisiane…

        • Bertrand Tavernier dit :

          A NK
          Merci de vos éloges. Il y a un très beau portrait de James Lee Burke dans les bonus du dvd sorti par TF1 et je lui rends un grand hommage dans PAS A PAS DANS LA BRUME ELECTRIQUE

  43. Pierre dit :

    Allez, encore une rareté bien gratinée à réserver aux cinéphiles compulsifs, masochistes ou simplement curieux (mais les trois ensemble peuvent aider à digérer cette galette peu royale) : le nanar international « Madigan’s millions », une production Sid Pink italo-espano-américaine réalisée en 1966 (et avec les pieds) par un certain Stanley Prager, pseudonyme de Giorgio Gentili qui fut un des assistant d’Aldrich sur « Sodome et Gomorrhe », comme Sergio Leone. Mais Gentili devait alors sans doute servir d’assistant fournisseur de sandwiches et de café sur le plateau du péplum tant « Madigan’s Million » est une calamité abyssale.

    Cette guignolerie fut tournée en Espagne et à Rome avec une distribution bigarrée : une vieille gloire hollywoodienne cachetonnante (Cesar Romero, qui n’a pas une ligne de texte), un acteur fellinien peu regardant (Franco Fabrizi), la divine Elsa Martinelli (qui ne jouait déjà plus que dans des navets, quel gâchis !) et surtout un p’tit débutant qui allait bientôt casser la baraque : Dustin Hoffman. L’affiche est évidemment centrée sur lui en présentant « Madigan’s Millions » comme sa première apparition à l’écran, juste avant qu’il ne tourne « Le lauréat ». Le succès international de ce dernier servit apparemment de prétexte à la sortie de « Madigan’s Millions » en 1968. Il fut diffusé dans les salles en double programme avec « Fearless Frank » de Philip Kaufmann qui est, lui, le premier film de Jon Voight qui bientôt partagera l’affiche avec Hoffman pour « Macadam Cowboy ». « Madigan’s Millions » n’est jamais sorti sur les écrans français mais uniquement en cassette vidéo sous le titre « L’agent américain ». IMDB signale que Jack Palance aurait prété sa voix-off (où ça d’ailleurs ?!). Du grand n’importe quoi.

    Une comédie-polar à deux lires qui débute par un sommet de générique hideux en papiers découpés et une musique 60’s vaguement pompée quelque part (peut-être sur Neal Hefti) où Hoffman sur-joue le benêt ahuri en tentant – c’est une supposition de ma part – d’imiter Don Adams, le désastreux agent secret de la série télé « Max la Menace ». Mais c’est encore pire qu’un mauvais Mel Brooks. Je n’ai jamais vu un truc aussi miteux et poussif.

    Ce DVD all-region uniquement en v.o. non sous-titrée transféré d’une copie usagée à la réjouissante jaquette « pulp » surchargée (et mensongère par dérision en citant la présence de George Raft) est du aux incontournables spécialistes de la série Z Troma, d’où une floppée de suppléments mettant en scène son fondateur, Lloyd Kaufman, empereur du mauvais goût fauché, croisement des 3 Stooges et de Ed Wood mais aussi le producteur Sid Pink et des bandes-annonces Troma…tisantes. Les pizzas froides et les bières tièdes ne sont pas fournies avec.

    Les zinfos sur le DVD sont ici : https://buy.tromamovies.com/product_info.php?cPath=1_6&products_id=220
    Mais je conseille aux amateurs de chercher sur les marchés parallèles. Voir « Madigan’s Million » est une expérience rigolote deux secondes (et pénible le reste du temps) qui ne vaut pas de débourser 13$. Tant qu’à se bidonner en visionnant les débuts honteux de futurs grands acteurs, je suggère de passer directement au « Retour des tomates tueuses » (« Return of the Killer Tomatoes! ») de John De Bello en 1988 avec un George « Ouadelse » Clooney aux cheveux longs qui lui, mérite le titre de véritable « mauvais film sympathique » pour reprendre l’exergue de Nanarland, un site dédié à ce sous-genre.

  44. Damien DOUSSIN dit :

    Tout à fait d’accord avec vous pour le choc procuré par « Un prophète » qui amène à se pencher sur la filmographie antérieure de Jacques Audiard. Je n’ai pas vu « Regarde les hommes tomber ». Par contre, j’avais moins accroché à « De battre mon coeur s’est arrêté » pourtant porté aux nues par la critique. Le personnage de Romain Duris étant selon moi tout juste esquissé : trop peu pour en faire un personnage attachant. (très bonne interprétation cependant de Niels Arestrup dans le rôle du père). Une autre vision ferait peut-être évoluer cette première impression.

    Vous signaler également dans les sorties livres de cinéma celui de Pierre Berthomieu, critique à Positif, intitulé « Hollywood classique : le temps des géants » sorti en décembre dans la collection Rouge Profond. C’est une déclaration d’amour au cinéma dit « hollywoodien » : terme parfois utilisé de façon péjorative et dont la démarche originale de Berthomieu est d’essayer de le réhabiliter. Sont donc traités certains des films de De Mille, Sirk, Stevens, Wyler, Zinnemann, Disney, les derniers Hitchcock ainsi que des classiques comme « Autant en emporte le vent » ou « Duel au soleil »… C’est une étude très poussée et argumentée de ce cinéma accompagnée de multiples photos.
    Je vous signale par ailleurs, cher Bertrand Tavernier, que la première page du livre de Berthomieu commence par une citation de votre blog (chronique n° 16) où vous parliez d’un « ton hollywoodien » à propos du film de Cromwell SO ENDS OUR NIGHTS.

    • Bertrand Tavernier dit :

      J’aime beaucoup Pierre berthomieu et je n’étais pas négatif sur SO ENDS OUR NIGHTS

      • Damien DOUSSIN dit :

        Pierre Berthomieu ne remet pas en cause votre approche critique. Il regrette pourtant dans son introduction le fait que vous n’ayez pas avec Jean-Pierre Coursodon attaché plus d’importance au cinéma dit « hollywoodien » qualifiant votre ouvrage de « partial » concernant ce cinéma : personnellement je considère, moi, votre ouvrage comme ma principale référence (comme j’ai pu l’écrire déjà sur d’autres de vos chroniques). Le livre de Berthomieu apparait donc comme un complément original…

        Peut-être parlerez-vous dans une prochaine chronique des fims d’Allan Dwan sortis dans un coffret chez Carlotta et qui rassemblent les plus connues des production Bogeaus des années 50 …

        J’ai vu que vous participiez au festival Premiers plans à Angers, dans le cadre de la rétrospective Melville. Je vous souhaite donc un agréable séjour dans notre capitale angevine (sans doute trop court). Peut-être aurons-nous l’occasion de nous rencontrer ?

        • Bertrand Tavernier dit :

          Je vais parler prochainement des Allan Dwan en regrettant que ses films muets ne soient guère trouvables contrairement à Cecil B de Mille dont nombre de films excellents ont été sortis par Bach films

        • Damien DOUSSIN dit :

          Effectivement « Robin des bois » (1922) et « le masque de fer » (1929) sont les seuls Dwan muets disponibles en zone 2 chez Bach films : belle copie teintée pour le premier (cartons français) et copie médiocre pour le deuxième (version sonorisée française uniquement).

        • Bertrand Tavernier dit :

          Il doit exister en zone 1 une belle copie de THE IRON MASK. A vérifier. Je pensais surtout aux comédies dramatiques de Dwan

  45. Catherine dit :

    J’ai aussi le cd où Charles Laughton se fait conteur (chez RCA VICTOR/BMG, encore trouvable sur Amazon je crois), c’est un enregistrement précieux et très émouvant.
    « The Night of the Hunter Project » me semble bien tentant Mr Tavernier…

    • Catherine dit :

      Hum, je ne soupçonnais pas un sens caché dans mon post sur le cd …. qui est toujours en attente de modération….
      Ce message s’autodétruira après lecture.

      C.

      • Bertrand Tavernier dit :

        Pardon de ne pas avoir répondu. Je suis en ce moment pris par le montage de LA PRINCESSE DE MONTPENSIER et la promo de PAS A PAS DANS LA BRUME ELECTRIQUE. Que conte Laughton ? Je me souviens avoir entendu il y a de cela plusieurs decennies sur un double disque vinyle Laughton lire JOHN BROWN’S BODY le poême de Stephen Vincent Benèt (1928) avec Tyrone Power et Elsa Lanchester

      • Catherine dit :

        Oh please ne vous excusez pas cher Mr Tavernier, j’imagine facilement que vous ayez autre chose à faire !!
        Mon post n’étant pas très clair, je voulais juste préciser que le cd où Charles Laughton (à quand l’édition dvd d' »Island of Lost Souls » d’E.C Kenton, où le grand Charles interprètele Dr Moreau ??..)raconte « La Nuit du Chasseur » (avec les intermèdes musicaux de Walter Schumann), déjà signalé ici par Olivier dans une autre édition, est disponible sur Amazon.fr (ouf!)
        http://www.amazon.fr/Night-Hunter-nuit-chasseur/dp/B00009QP3R/ref=ntt_mus_ep_dpt_1
        L’a t’il fait en compensation de la b.o intégralement musicale qui n’a pas été enregistrée ?? En tous cas, à mon avis ce n’est pas un pis aller mais une bénédiction. Une perle complémentaire à ce film que j’adore.
        Dans la catégorie bouquin, il y a aussi le très lisible essai de Charles Tatum Jr chez « Yellow Now » avec plein de photogrammes dedans.
        Sinon j’ai découvert il y a peu « Le Démon de la Chair/The Strange Woman » d’E.G Ulmer, un vrai film d’époque noir !!…sachant que ce coquin de George Sanders a été intimement lié avec Hedy Lamarr, j’imagine qu’ils ont peut être prolongé le scénario hors champ (est-ce leur 1er film ensemble ?? I wonder), en tous cas il y sont de magnifiques interptètes.

        Catherine.

        • Bertrand Tavernier dit :

          Le DÉMON DE LA CHAIR est un des meilleurs Ulmer. La version en zone 1 éditée par la fille d’Ulmer avec la copie restaurée par la Cinemathèque me semble d’une qualité supérieure à la version zone 2. C’est l’un de ses plus gros budgets. Il faut prendre tous ses films

  46. georges buchler dit :

    merci pour votre blog et pour vos films et pour vos livres et pour…

    la vie est immense et pleine de dangers / après, un voyage dans le rwanda sont édités par les films du paradoxe
    http://www.filmsduparadoxe.com/societedvd.html
    http://www.filmsduparadoxe.com/afriquedvd.html

    cordialement

    georges buchler

  47. Pierre dit :

    Puisque Bertrand Tavernier évoque des films quasi-invisibles disponibles en DVD, j’ai acheté récemment « The virgin and the gypsy », une adaptation de D.H. Lawrence réalisée par le britannique Christopher Miles en 1970. Un DVD Arrow Films uniquement disponible en anglais non sous-titré et avec une qualité de transfert très moyenne. La trame est assez proche de « Lady Chatterley ». Une jeune femme de bonne famille qui s’ennuie mortellement est attirée par le magnétisme fruste d’un gitan au regard bleu métal (interprété par un Franco Nero sec et taiseux). Cinématographiquement parlant, la comparaison avec le film sublime de Pascal Ferran s’arrêtera là. Le traitement est honnête – sans plus – et la reconstitution de l’atmosphère de la campagne des Midlands de l’entre-deux guerres sonne plutôt juste. Un film plombé par des inserts téléphonés, le déluge final un peu ridicule et les personnages annexes de la grand-mère semi-gâteuse et sa vieille fille acariâtre décrites avec une cruauté caricaturale très british. J’ai eu un peu de mal aussi avec le couple « libéré » formé par Mark Burns et Honor Blackman, première partenaire bottes et cuir de John-Chapeau Melon-Steed avant l’ère Diana Rigg et aussi ex-James Bond girl mais dont le talent de comédienne ne m’a jamais sauté aux yeux. Ce qui avait motivé mon achat était la présence de Joanna Shimkus, sans doute une des plus ravissantes personnes jamais immortalisées sur la pellicule et dont la filmographie est hélas trop courte. Elle tient le rôle central et c’est simple, on ne voit – et ne retient – qu’elle. Dommage seulement que Christopher Miles n’ait pas eu le talent du John Schlesinger de « Loin de la foule déchaînée », revu récemment au Cinéma de minuit et aussi ébloui qu’à sa première vision.

    Autre film assez rare mais cette fois d’un géant du cinéma : « Promenade avec l’amour et la mort » de John Huston en 1969 (DVD édité par Les Films de Ma Vie). Je ne l’avais plus revu depuis des lustres mais le plaisir est resté intact. D’une sobriété exemplaire, nécessitée par un petit budget, c’est un des films les plus remarquables sur le Moyen-Age, sans aucun effet de reconstitution avec Technicolor et flons-flons. D’où le flop à sa sortie, accru par l’absence de têtes d’affiche. Deux comédiens débutants tiennent la baraque avec une ingénuité émouvante, Assi Dayan (fils de Moshe Dayan) et Angelica Huston alors âgée de 16 ans et déjà impressionnante. Même l’image (de Ted Scaife), la musique (de Delerue) et les costumes (de Léonor Fini) ne sont là que pour servir le propos, pas l’appuyer. La traversée d’une partie de la France par deux tourtereaux qui errent comme dans un mauvais rêve et la plupart du temps à pied parmi un pays à feu et à sang. Peu de cavalcades et de batailles. Les rares scènes de violence sont brèves. Entre deux rencontres de soldats et de hordes de jacqueries, les deux jeunes gens croisent des religieux fanatiques ou intéressés et une étrange troupe de comédiens (où apparaît le réalisateur Med Hondo) qui donne une représentation à la Terry Gilliam période « Bandits, bandits ! ».

    En bonus, un long commentaire de Michel Ciment qui comprend pour moitié une analyse de (et un comparatif avec) l’ultime chef d’oeuvre de Huston, « Gens de Dublin », accompagnée de nombreux extraits. Ciment raconte la gestation complexe du film qui du changer de lieux de tournage à plusieurs reprises (commencé en mai 68 à Paris puis en Tchécoslovaquie au moment de l’entrée des chars russes, une poisse à la Terry Gilliam, là encore) pour finir dans la campagne autrichienne. Angelica Huston fut paraît-il terrorisée à l’idée de tourner sous la direction de son père (ça se voit sur certaines scènes). Huston s’est d’ailleurs donné le rôle de l’oncle, un noble qui rallie la cause des paysans en révolte.
    Ciment place « Promenade avec l’amour et la mort » comme début de la seconde période hustonienne, celle de la liberté, correspondant à sa nouvelle vie en Irlande.
    Il note aussi que Huston est, selon lui, le seul cinéaste qui aura dirigé son père et sa fille (en plus d’avoir eu son fils comme scénariste). Dans son enthousiasme, Ciment a oublié que ce fut aussi le cas de John Cassavettes, de Francis Ford Coppola et de certainement bien d’autres .

    • Bertrand Tavernier dit :

      J’avais été avec Pierre Rissient l’attaché de presse de THE VIRGIN AND THE GIOPSY, film intéressant mais à la mise en scène trop sage. Je vais jeter un coup d’oeil à LOIN DE LA FOULE DÉCHAINÉE. Je suis entioèrement d’accord sur PROMENADE AVEC L’AMOUR ET LA MORT que j’ai fait sortir en France contre la volonté de la Fox

    • Tout à fait d’accord avec vous pour ce qui est des qualités du Huston qui adopte une structure « trouée » parfaitement en accord avec le climat d’une époque: relisant Mon fellini de B Zapponi, j’ai pensé au magnifique Satyricon qui excelle à juxtaposer des « blocs » narratifs plus qu’à en lisser les jointures, créant donc selon le néologisme fellini une sconosciutezza (« inconnassaibilitude »). Je crois que cette anti reconstitution (de même que celles de Pasolini) a influencé plus qu’on ne croit des cinéastes américains notamment Scorsese avec The last temptation of christ (à réhabiliter: malgré ses scories, le film vaut plus que le scandale minable orchestré par les fanatiques ) et Gangs of NY (le début, précédant le combat de rue, est un hommage très direct à la dimension immersive du Satyricon).
      Le Moyen age au cinéma a suscité quelques oeuvres audacieuses sinon toujours absolument abouties: Le septième sceau et La source de Bergman (deux chefs d’oeuvre, surtout e deuxième à mon sens même s’il est moins célébré); Lancelot du lac de Bresson (qui ne ressemble à rien si ce n’est à du Bresson: étonnant travail sur l’espace, sur les corps avec ou sans armures, bande son d’une précision inouie); Perceval le Gallois (rendons hommage à Rohmer dont la filmographie passionnante n’a pas fini d’offrir ses richesses… cette adaptation de Chr de Troyes avec le pari fou de respecter la langue et l’esthétique des enluminures est l’un de ses chefs d’oeuvre); Excalibur de Boorman ( tout n’y est pas aussi réussi que je le pensais à 13-14 ans où je vis et revis le film à chaque reprise ciné mais on y trouve suffisamment de moments sublimes d’épique pour ne pas l’oublier); La passion Béatrice de B Tavernier ( mal aimé à l’époque et par le public et par nombre de critiques qui l’ont jugé excessif… mais je crois qu’on n’était pas prêt à recevoir une vision aussi crue.J’avais moi même été plus impressionné que véritablement « amoureux » du film, contrairement à Round midnight l’année d’avant mais depuis , j’ai lu des essais historiques au cours de mes études et l’ai revu avec plaisir et intérêt.Et la prestation de la trop rare J Delpy- la petite Lise de Carax que tous les amoureux de Mauvais sang ne sauraient oublier -est l’une des plus belles que compte la filmo de BT);le diptyque Jeanne la Pucelle de Rivette ( riche mais dense: j’avais été moins réceptif mais il mérite un revisionnage); Kingdom of heaven de R Scott (inégal mais dans l’épique, il recèle des scènes d’anthologie certes parfois largement inspirées par le seigneur des anneaux de Jackson -que j’adore!- et sait au passage offrir des strates de lecture plutôt complexes dans l’affrontement Orient/Occident.
      Pour résumer, le MA n’est pas seulement prétexte à des films de cape et épée: il y est même moins sujet que le XVII ème au cinéma! Qu’en sera t’il de …Montpensier?

      • Bertrand Tavernier dit :

        D,accord sur de nombreux points en ajoutant les BRANCALEONE de Monicelli et les FIORETTI de Rosselini » Merci pour BÉATRICE que je n’arrive à faire sortir en dvd à Pathé mais je ne suis pas la pour parler de mes films

  48. Merci pour cette nouvelle chronique en partie discographique:
    -la BO de La nuit du chasseur est une splendeur absolue et,s’il est intéressant que des jazzmen construisent des variations, c’est La BO originale qui me fascine avant tout tant elle épouse les méandres poétiques et mythiques du film de Laughton (dans un n° spécial musique de films de Positif qu’il me faut retrouver, apparaissait un article brillant sur la composition de la partition de W Schumann)
    -les BO de G Delerue sont des splendeurs d’une grâce rare: je possède des CD des BO des films de Truffaut que je réécoute très régulièrement…vous rappelez-vous le travail d’howard shore sur Esther Kahn de Desplechin? C’est le plus beau des hommages aux écrins sonores de G Delerue sans être un pur pastiche.
    Par ailleurs , je suis ravi que Un prophète (carrière sans faute y compris concernant Un héros très discret que j’ai pu revoir récemment) et Les herbes folles vous aient transporté car ce sont à mon sens , avec votre aventure américaine, les meilleures nouvelles du cinéma français en 2009 mais je n’ai pu voir Rapt (que j’aimerai sûrement) ni A l’origine (sujet fascinant mais bon… son opus avec Depardieu, franchement?!? Gégé devrait s’arrêter un peu parce que ce n’est plus du jeu… et dire qu’il fut mon acteur français préféré à l’époque de Sous le soleil…, Police, Trop belle pour toi).
    Bon courage pour votre film avec , je l’espère, un lot d’avanies demeurant dans la limite du supportable et un plaisir de filmer aussi palpable que pour Dans la brume électrique.

    • Bertrand Tavernier dit :

      J’adore A L’ORIGINE et je vais ajouter dans un prochain blog WELCOME de Philippe Lioret. Quant à mon tournage il a été enthousiasmant.

      • J’espère que cette fois, vous n’avez pas eu à cacher ,pour ménager l’extrême sensibilité de votre actrice principale ,quelque rencontre douloureuse entre un carrosse et une oie… mais la jeune S Forestier me semble avoir un caractère disons… différent de celui de la parfois inénarrable S Marceau!!!
        En tout cas , cette parenthèse animalière sur La fille de D’Artagnan m’a beaucoup fait rire à la lecture de Pas à pas… Tout en étant plutôt un « ami de la nature », la mention concernant les destinées des animaux petits et grands en générique de fin me laisse rêveur et j’ai en mémoire, je ne sais pourquoi, l’ouverture de Pat Garett… de Peckinpah!!!
        Surtout , n’hésitez pas à réitérer l’expérience du journal de tournage avec ce nouvel opus!
        PS: belle nouvelle, que la collaboration avec Jean Cosmos avec qui vous aviez façonné La vie et rien d’autre. Là encore la gageure est imposante car La princesse…, m^me s’il est moins imposant que …Clèves, est loin d’être facile à adapter mais, avec ses « imperfections », il offre certainement plus de marge de manoeuvre que le grand oeuvre.
        Question subsidiaire: qui incarnera Chabanes? Beau personnage! Acteur chanceux!

      • Et vous aurez raison d’ajouter Welcome qui parvient à cumuler plusieurs qualités:
        -tirer d’un sujet brûlant une trame claire et jamais didactique
        -s’en tenir à l’humain, au particulier pour nous laisser tirer nos propres conclusions (et ce microcosme sait être représentatif sans devenir forcé)
        -obtenir de V lindon sa plus belle prestation (avec Fred de Jolivet)
        -démontrer, comme Rosi, Ken loach ou M Leigh que le politique est compatible avec l’esthétique (très belle photo, cadrages pensés sans devenir ostentatoires…)
        -mettre en pétard E Besson… et ce n’est pas là le moindre de ses mérites!
        PS: Ma question est peut-être idiote… ne seriez-vous pas l’homme de la situation pour adapter l’intéressant roman de G Mordillat Les vivants et les morts? Je suis sûr que vous sauriez le porter au point d’incandescence et de lyrisme social nécessaire.

        • Bertrand Tavernier dit :

          Vous citez des films que j’aime beaucoup (Fred par exemple co produit par ma société Little Bear, par mon associé Frédéric Bourboulon). Mais je ne suis pas là pour parler de mes films et de mes projets mais des films des autres.

        • Désolé de vous avoir trop « ramené » vers votre propre carrière!
          Je voudrais simplement signaler l’exceptionnelle qualité du bonus subdivisé en quatre parties dans le coffret Ophuls: Marcel Ophuls demeure un grand documentariste y compris lorsqu’il s’attache à un matériau aussi intime que la carrière de son père. A quand une sortie DVD de Veillée d’armes et de Hotel Terminus?
          Les copies des films de Max Ophuls sont très belles notamment celle de Lola Montès, digne de la restauration vue en salle cette automne.

        • Bertrand Tavernier dit :

          Dont acte. J’irai voir ces bonus et espère comme vous un dvd de Veillée d’armes et HOTEL TERMINUS ainsi que Memory of Justice

        • Bertrand Tavernier dit :

          J’aime beaucoup le livre de Mordillat qui est difficile à adapter

  49. « La Vie est immense est pleine de dangers » est disponible en DVD, comme « Après, un voyage au Rwanda » et « Grands comme le monde », aux Films du Paradoxe. Avec le magnifique coffret édité par Montparnasse, nous avons donc du coup accès à l’intégrale (moins son premier film) de Denis Gheerbrant, cinéaste absolument indispensable et singulier. En attendant, bien sûr, la sortie DVD de sa dernière oeuvre : « La République Marseille »

  50. Olivier dit :

    Il existe une version discographique de « La Nuit du chasseur » assez particulière : c’est la version radiophonique de l’oeuvre gravée par Charles Laughton himself dans la foulée du tournage du film, en 55. En voici les références :

    Walter Schumann
    La Nuit du chasseur, version radiophonique (Sous la voix de Charles Laughton, larges extraits de la B.O. de son film « The Night of the Hunter » – La nuit du chasseur – United Artists, 1955) (Enregistré en juillet 1955)
    Charles Laughton, narrateur
    réf : BEAR FAMILY RECORDS BCD 16 263 AJ

    • Bertrand Tavernier dit :

      Merci de ce précieux renseignement que je vais faire suivre à des amis.

      • Olivier dit :

        Je vous en prie, c’est un plaisir. C’est une version passionnante, on a le sentiment de revoir le film les yeux fermés. « The abide… and they enduuuurreeee… ! « 

      • Olivier dit :

        Je vous en prie, c’est un plaisir. C’est une version passionnante, on a le sentiment de revoir le film les yeux fermés. « They abide… and they enduuuurreeee… ! »

    • Bertrand Tavernier dit :

      Un autre renseignement précieux à faire suivre à Stéphane Lerouge

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