Lectures : Jean Rollin, Michael Curtiz et William Wyler

25 mai 2018 par - DVD

Lisez absolument LE TRAQUET KURDE de Jean Rollin qui est un pur délice. J’ignorais jusqu’au nom du traquet kurde, petit oiseau (que vous ne confondrez pas avec le traquet oreillard) que recherche désespérément Rollin, que je ne savais pas si féru en ornithologie. Un spécimen fut observé et formellement identifié en mai 2015, au sommet du Puy-de-Dôme. Il n’avait strictement rien à faire là, lui qui hiverne du côté du Golfe persique et se reproduit « à partir du mois d’avril dans une zone montagneuse courant du sud-est de la Turquie à l’ouest de l’Iran, laquelle correspond assez exactement à la zone de peuplement kurde ». Cette quête lui permet de dénicher des personnages extravagants chez les ornithologues et de brosser quelques portraits caustiques, féroces et désopilants dans un style délectable à commencer par le très excentrique Richard Meinertzhagen, menteur, diplomate, voleur d’oiseaux (dont il change les étiquettes pour prétendre qu’il les a trouvés ailleurs), pillard, mythomane, peut-être assassin de sa femme qui dégoise sur tous ses amis à commencer par Lawrence d’Arabie. John Bridger Philby, le père de Kim, grand défenseur de la cause Arabe et qui donna son nom à une perdrix n’est pas mal non plus. En fait, cette quête permet à Rollin d’étudier la géopolitique du monde avec cette ironie, cette intelligence aiguë qui faisait tout le prix de CLÔTURE (ou comment évoquer le Maréchal Ney en partant d’un coin du boulevard qui porte son nom), CAMPAGNE (sur la Bosnie), CHRÉTIENS (sur les Chrétiens de Nazareth, persécutés et oubliés), FRIGO sur la fermeture des chantiers maritimes.

UN ÉTÉ SUR LA BIÈVRE est le second livre d’Adrien Gombaud. Avant d’explorer Tombstone, il décide un été de descendre le cours de la Bièvre, cette rivière qui se perd et ressort dans Paris. Il en profite pour évoquer ceux qui l’ont citée, de Hugo à Satie, en passant par des poètes oubliés. Un petit régal.

L’ORDRE DU JOUR (Actes Sud) est un très grand livre : aigu, décapant, concis, qui va droit à l’essentiel. Eric Vuillard pointe un moment historique et c’est comme si on ne l’avait jamais vu. Il trouve à chaque fois le détail essentiel. Quand Chamberlain va rendre visite à Hitler, à Berchtesgaden, sa voiture s’arrête au pied d’un escalier. Quelqu’un ouvre la portière. Pour Chamberlain, ultra-conservateur, ce ne peut être qu’un valet et, avant de sortir, il lui jette son manteau. C’était Hitler. Formidable réflexe de classe et la manière dont Chamberlain évoque cette scène dans ses Mémoires inspire à Vuillard une vibrante et saine colère devant tant d’œillères et de sottise.

    

CONGO, toujours de Vuillard, sur le partage de l’Afrique est tout aussi percutant et salutaire. Dans le hit-parade des salopards, le roi Léopold de Belgique, arrive très haut dans le classement.
TRISTESSE DE LA TERRE – Une histoire de Buffalo Bill (Actes Sud) est un autre essai décapant sur la manière dont un génie du show business (aidé par un producteur efficace, Jim Burke), William Cody va transformer le génocide des Indiens américains en spectacle. Le travestissement de Wounded Knee est particulièrement douloureux, de même que le récit de la mort de Sitting Bull. On y découvre que les cris poussés par les Indiens quand ils attaquent, est une invention de bateleur, de Buffalo Bill. Ce dernier après avoir créé une ville (semi échec), s’accrochera à son spectacle qui passe de mode, détrôné par le cinéma. Un livre pour Minette Pascal.

LA BEAUTÉ BUD POWELL (Bartillat) de Jean-Baptiste Fichet est un hommage lumineux, vibrant, sensible, écrit à même le cœur de l’immense pianiste qu’était Bud Powell. Ce n’est pas un livre de musicologue mais plutôt une suite d’élans émotionnels, qui rend compte du génie (il n’y a pas d’autres mots) de ce musicien que personne ne pouvait suivre (avez-vous écouté Tempus Fugit, Glass Enclosure, Un Poco Loco, Celia et cent autres titres, véloces et toujours mélodiques ?), que la violence policière, les traitements psychiatriques avaient presque transformé en légume. Il émergeait de son état semi-comateux pour se livres à des variations étourdissantes (que Monk admirait tant) : écoutez Our Man in Paris avec Dexter Gordon
Quand je parlais avec James Lee Burke de Charles Willeford, il me disait toujours qu’un de ses livres favoris était I WAS LOOKING FOR A STREET (JE CHERCHAIS UNE RUE chez Rivages), livre de souvenirs sur une jeunesse abîmée par la dépression, rêverie sur le Bonheur, la fuite du temps, la beauté de certains livres, la musique. Un ton inimitable, sans fatalisme existentiel.

    

Gallmeister vient de rééditer LE DERNIER DES MOHICANS dans une nouvelle traduction (celle qui était toujours utilisée datait de 1820 environ) et les romans de Ross Macdonald à qui James Ellroy avait dédicacé sa trilogie de Lloyd Hopkins… Comme l’écrit le BLOG DU POLAR : « Les éditions Gallmeister ont l’idée de génie de retraduire la série d’enquêtes du privé Lew Archer signée Ross Macdonald. Si vous vous imaginez que ça ne valait pas la peine, jetez un coup d’œil ici, et vous verrez tout de suite à quel point la qualité d’une traduction change radicalement la perception du lecteur… Gallmeister ne s’y est pas trompé : l’éditeur a choisi Jacques Mailhos pour ce projet à long terme (18 volumes dont l’écriture s’échelonne entre 1949 et 1976). Ross Macdonald, digne successeur de Raymond Chandler et Dashiell Hammett, admiré par James Ellroy et Michael Connelly, est né en 1915 en Californie. Vie mouvementée, drames familiaux, guerre : avant de devenir romancier, Ross Macdonald a eu une vie bien remplie. Il publie son premier roman, THE DARK TUNNEL, en 1944. Mais sa vie personnelle et familiale traverse des tourmentes : tentative de suicide, maladie mentale, délinquance et fugue de sa fille… Autant d’épreuves qui vont marquer un tournant dans le style de Macdonald, qui s’attache de plus en plus à des thématiques difficiles, sombres, profondes. Pour en savoir plus sur l’auteur, rendez-vous sur le site de Gallmeister. » Ce qui vous frappe aussi bien dans CIBLE MOUVANTE que dans OISEAUX DE MALHEUR, c’est la beauté de l’écriture, de certaines descriptions dignes de Chandler, un style que les films de Jack Smight, assez falots et qui ont plutôt mal vieilli, ne rendaient absolument pas.

Rivages vient de faire paraître un incunable écrit en 1939, le roman de Martin Goldsmith, DÉTOUR qui a inspiré le chef d’œuvre d’Edgar G Ulmer (1945, Bach Films et en zone 1 Image Entertainment). En adaptant son livre, Goldsmith a épuré le récit, supprimé toute une partie, celle qui racontait les amours malheureuses, les déboires de la fiancée du héros, Sue, qu’il est parti retrouver à Los Angeles et qui nous donnait un point de vue différent. Le personnage principal, violoniste dans le roman, est devenu pianiste et toute une partie du récit tourne autour de ses rapports sado-maso avec la terrible Vera. Tous les personnages sont minés par leurs illusions de grandeur, leur soif de succès qui leur fait commettre de terribles sottises. On découvre que le meurtre du film est une vraie idée de metteur en scène. Martin Goldsmith est par ailleurs le scénariste de l’excellent western, FORT MASSACRE et je profite de l’occasion pour le signaler à nouveau. C’était l’un des rôles les plus forts, les plus tendus, les plus complexes de Joel McCrea qui écrit dans son autobiographie hélas inédite cette oraison funèbre très émouvante : « Je ne voudrais pas mourir dans un coin de rue de Beverly Hills. Quand je partirai, je serai dans un corral, dans la crasse. Je m’assiérai peut être sur un tas de crottin de cheval et je m’en ficherai. On dira : « Voilà où il s’assied. Il a fait du mieux qu’il a pu sans se battre trop durement, il a accompli tout ce qu’il venait faire puis il a eu un coup de fatigue et est parti ». »

Deux formidables biographies en anglais : celle d’Alan K. Rode, MICHAEL CURTIZ, A LIFE IN FILM, prodigieusement documentée, riche en découvertes fastueuses. La capacité de travail de Curtiz vous laisse abasourdi : il lui arrive de tourner sans arrêter un jour, une nuit et la matinée du lendemain (sur DOCTEUR X, je crois), ce qui le faisait haïr par ses équipes même si beaucoup respectaient sa rigueur, sa prodigieuse invention visuelle qui lui permettait de transcender des scénarios vulnérables. On reste ébahi sur la force de résistance qu’il pouvait opposer aux injonctions de Jack Warner et de Hall Wallis (qui avait aussi beaucoup d’admiration pour lui). Il reste de marbre face aux dizaines, aux centaines de mémos lui ordonnant de cesser ses mouvements d’appareil, de ne pas modifier les scénarios (il élague de nombreuses tirades de THE SEA WOLF, essaie tant bien que mal de restructurer VIRGINIA CITY) et continue à dynamiser ses films avec ses travellings fulgurants, ses recherches visuelles. Alan K. Rode ressuscite avec talent de nombreux films des années 30 mais il n’est pas aveugle et pointe les faiblesse de PASSAGE TO MARSEILLE, SANTA FE TRAIL, voire de THE UNSUSPECTED, sa première production indépendante et de quelques autres sans parler d’une fin de carrière décevante, mais sait mieux que personne vanter les triomphes que sont THE SEA HAWK, ROBIN HOOD, FOUR DAUGHTERS, CASABLANCA, THE SEA WOLF qui vient enfin de sortir en Blu-ray aux USA (sous-titres anglais) dans une version complète, celle sortie à l’origine qui avait été coupée lors d’une nouvelle exploitation en double programme. On découvre une longue séquence très noire opposant l’intellectuel que joue Alexander Knox et le cuisinier mouchard haineux, fourbe, veule interprété par un Barry Fitzgerald très loin de ses curés hauts en couleur, de ses Irlandais fantasques. Les 40 premières minutes sont un choc et l’on sent dans l’invention des cadres, des plans que Curtiz et le chef opérateur Sol Polito s’entendent à merveille. Sans oublier le toujours méconnu et déchirant THE BREAKING POINT, peut être son chef d’œuvre qu’on trouve en zone 1. C’est une poignante réussite, en avance socialement (les rapports entre Garfield et Juano Hernandez sont exemplaires) et aussi dans la description pleine de compassion des deux personnages de femmes (Patricia Neal et Phyllis Thaxter, comédienne méconnue, sont inoubliables) dont la carrière fut anéantie par les attaques des tenants de la chasse aux sorcières contre John Garfield.

  

WILLIAM WYLER, A TALENT FOR TROUBLE de Jan Herman est tout aussi remarquable. Les lettres, les textes qu’écrivait Wyler avant certains films révèlent un esprit très aigu, très intelligent qui pose toutes les bonnes questions. On découvre un cinéaste qui loin de suivre un découpage pré-établi, improvise parfois, change, fait réécrire des scènes pendant le tournage, réécrit lui même sur le plateau des séquences en mélangeant plusieurs versions d’un scénario. Il décide de couper toute une tirade à la fin de l’HÉRITIÈRE juste avant de tourner la scène. On découvre aussi un homme passionné, digne, luttant contre la Censure, se battant pour la démocratie. Quelques découvertes surprenantes : en fait Samuel Goldwyn ne voulait faire aucun des trois Wyler qui comptent parmi ses plus grands succès (LES HAUTS DE HURLEVENT dont il abîma la fin en imposant les derniers plans) ou ses plus grandes réussites (DODSWORTH, LES PLUS BELLES ANNÉES DE NOTRE VIE). A la place de ce film, il voulait imposer à Wyler une biographie de Eisenhower. Que reste-t il de Goldwyn en dehors des Wyler réussis : une pléthore de films oubliés et souvent détestables.
Et j’ai passé de grands moments à revoir un bon nombre de Wyler à commencer par DODSWORTH (zone 1, sous-titres français), un des quatre ou cinq chefs d’œuvre des années 30. Pendant une grande partie du film, il est quasi impossible de déceler les origines théâtrales du projet. Sous l’impulsion de Wyler, Sydney Howard qui adapte sa pièce tirée d’un roman de Sinclair Lewis, enchaîne une suite de scènes rapides, elliptiques, ramassées, riches en sous-entendus mais dialoguées de manière naturelle, sans tirade et se déroulant dans les lieux les plus divers : bureaux d’usine, intérieur d’une maison américaine provinciale et cossue, cabines, pont, salle à manger d’un transatlantique, suite d’hôtels, terrasse de cafés parisiens. La vivacité de la narration entraîne une incroyable économie visuelle. Durant ce voyage à l’étranger qu’un industriel, Dodsworth (Walter Huston), effectue sous la pression de sa femme, la caméra épousant le point de vue du personnage principal, ne fait jamais de tourisme. Certains décors sont traités de manière allusive, en peu de plans, en utilisant quelques éléments symboliques (une coursive, une terrasse de café). Le film est très adulte dans son traitement du divorce, très audacieux et il bafoue nombre d’interdits du code : le héros convole avant même que la séparation soit officielle.
DEAD END en revanche ne me convainc toujours pas. Certes le scénario ne mâche pas ses mots sur les conditions de travail, les ateliers de sueur, l’insalubrité des logements ouvriers ou modestes, les salaires infimes. Wyler toute sa vie a bataillé contre les inégalités sociales et aussi contre la censure. Mais là, il est vaincu par Goldwyn qui l’oblige à tourner en studio (alors qu’il avait choisi des extérieurs réels), dans un décor somptueux qui écrase tout, fige et théâtralise l’action malgré le jeu nuancé de Joel McCrea et de Sylvia Sidney. Quand Wyler salissait le décor, Goldwyn le faisait nettoyer pendant la nuit et il quitta le film. Le producteur le remplaça par Lewis Milestone mais Lilian Hellman (dont le portrait est chaleureux) et l’auteur de la pièce Sidney Kingsley (DETECTIVE STORY) se solidarisèrent avec le réalisateur qui reprit le tournage tout en disant qu’il avait perdu une bataille avec ce film.
Il remporta une grande victoire avec LES PLUS BELLES ANNÉES… où Goldwyn ne put intervenir. Oliver Stone déclarait que ce film admirable n’aurait pas été financé un an plus tard. Wyler qui revenait de la guerre y a insufflé une urgence, une passion (et des moments autobiographiques) qui, quelques mois plus tard, auraient été dénoncés comme de la propagande communiste. D’ailleurs une scène très puissante en jette les prémisses. Elle s’inspire de ce qui arriva à Wyler, lors de son retour à Washington. Il entendit un portier d’hôtel lui dire après avoir raccompagné un client : « Voilà un youtre de moins » et Wyler lui déclara : « Vous avez parlé à la mauvaise personne » et le cogna. Il fut dénoncé. Comme il était en uniforme, on le menaça du conseil de guerre. « Je me suis battu pendant 18 mois contre des gens qui parlaient ainsi. » On lui répondit que pour l’armée américaine « youpin, youtre » n’étaient pas des insultes.
J’ai adoré revoir MRS MINIVER en zone 2 (c’est l’envers de DUNKIRK), HELL’S HEROES (zone 1, sans sous-titres), la meilleure version des THREE GODFATHERS, THE WESTERNER où Gary Cooper et Walter Brennan ont des moments de grâce avec des couleurs très rares et très subtiles, et THE LIBERATION OF LB JONES. Ce chant du cygne est un grand film engagé, radical où Wyler exprime sa haine du racisme et aussi du Sud qu’il détesta. Il abandonna le documentaire qu’il devait tourner pour Capra sur les Noirs dans l’armée parce qu’il n’avait pas le droit de rester dans les mêmes pièces, les mêmes bars ou restaurants que son coscénariste noir. Et le racisme qu’il constata dans l’armée l’horrifia. La colère resurgit dans ce film où l’on ne trouve aucun compromis (le rapprochement Poitier-Steiger dans DANS LA CHALEUR DE LA NUIT qui faisait enrager James Baldwin). L’un des flics assassins blancs qui ont tué et lynché un Noir, ne sera jamais poursuivi par la justice qui l’a identifié. L’autre sera exécuté par un jeune noir qui parviendra à s’en sortir. C’est un des seuls films de l’époque avec deux meurtres impunis. Et le jeune avocat repartira dans le Nord. On a l’impression d’un premier film tant est fort le sentiment d’urgence et cette œuvre bat en brèche ce que je disais dans la précédente chronique sur le déclin de certains cinéastes. Le Wyler de LB JONES, le Huston de THE DEAD, le de Toth de PLAY DIRTY sont des exceptions aux USA. Musique très efficace d’Elmer Bernstein.

Continuez votre lecture avec



Articles similaires


Commentaires (537)

 

  1. Jean-Michel GEORGE dit :

    Cher Monsieur Tavernier,

    Ce message n’a évidemment pas vocation à être publié ici, mais n’ayant trouvé aucun autre moyen de vous contacter je tente ma chance …

    Mon nom ne vous dira rien. Le votre m’est évidemment plus que familier et d’autant plus en ce moment puisqu’il revient très fréquemment dans la bouche de Philippe Sarde avec qui j’ai le plaisir en tant que producteur et narrateur de livres audio de collaborer sur la réalisation d’un ouvrage qui lui est entièrement consacré.

    Nous avons démarré une série d’entretiens fin août qui va sans doute s’étendre sur plusieurs mois tant le parcours de Philippe est riche en anecdotes et en rencontres savoureuses.

    Parmi ces rencontres et les belles amitiés qui en sont nées il y a bien sûr la vôtre, et c’est ce qui m’amène à vous contacter aujourd’hui.

    S’agissant d’un hommage et d’une célébration sonores de l’œuvre du compositeur, j’entends peupler ce livre audio – au delà du choix pléthorique de ses musiques de films et du récit biographique que je suis en train de développer – des voix de ceux et celles qui ont le plus comptés dans sa vie. Si comme le rappelle tristement Philippe bon nombre d’entre eux n’est plus de ce monde, il y a fort heureusement encore quelques personnes qui peuvent apporter leur témoignage et leur éclairage sur cet homme hors-pair. Parmi eux, des cinéastes comme vous-même, André Techiné ou encore Jacques Doillon (que je viens de rencontrer) qu’il me serait particulièrement précieux de rencontrer pour un court entretien (enregistrement audio).

    Si vous êtes sensible à cette démarche je peux me rendre disponible à la date et lieu de votre choix.

    N’hésitez pas à me contacter par téléphone si vous souhaitez avoir plus d’informations sur ce projet. Je me ferais un plaisir de vous en parler de vive voix. Je vous laisse également mon adresse email ci-dessous.

    Je vous remercie de m’avoir lu et vous souhaite une excellente soirée.

    Bien cordialement,
    Jean-Michel George
    georgejeanmichel@gmail.com
    0607263415

  2. Mathieu dit :

    Je viens de voir THE SEA WOLF grâce au Blu-Ray Warner Archive et je crois bien que de tous les films de Michael Curtiz que j’ai vus c’est celui que je préfère.
    Le film commence très bien et ne vous lâche plus, les rebondissements sont nombreux sans paraître artificiellement mélodramatiques (sauf peut-être à la toute fin) et le film semble toujours garder pour la suite une nouvelle péripétie qui est aussi un nouvel éclairage sur la personnalité monstrueuse de son protagoniste. L’axiome hitchcockien qui veut que plus réussi est le méchant plus réussi sera le film trouve dans THE SEA WOLF et le personnage de Wolf Larsen incarné par E.G. Robinson une parfaite illustration.
    Même s’il se situe vers 1900 sur un schooner quelque part dans l’Océan Pacifique, THE SEA WOLF a en fait beaucoup à voir avec le film noir, par son scénario comme par sa mise en scène (et la photo de Sol Polito). Par beaucoup d’aspects il semble même en avance sur des films noirs à venir, à commencer par le personnage de Wolf Larsen, sa noirceur morale, son acharnement à humilier les êtres qui l’entourent pour se prouver qu’ils ne valent pas mieux que lui. Il semble annoncer des figures comme celles interprétées par Charles Laughton dans THE BIG CLOCK, Hume Cronyn dans BRUTE FORCE, Richard Conte dans THE BIG COMBO ou Burt Lancaster dans SWEET SMELL OF SUCCESS. On retrouve l’univers de Robert Rossen, celui de THE STRANGE LOVE OF MARTHA IVERS, son analyse des ressorts de la volonté de domination, son anarchisme romantique: le personnage entier et impulsif interprété par John Garfield est un frère du Van Heflin de MARTHA IVERS et la relation entre Van Heflin et Liz Scott dans MARTHA IVERS ressemble à celle qui se noue entre Garfield et Ida Lupino dans THE SEA WOLF. Dans MARTHA IVERS Stanwyck et Van Heflin ont les mêmes origines sociales mais réagissent de façon opposée à une humiliation originelle, Stanwyck en acquérant le pouvoir pour tout humilier autour d’elle, Van Heflin en ne supportant pas l’humiliation pour lui-même et pour les autres. De même dans THE SEA WOLF où Garfield ne supporte pas de voir Lupino implorer la pitié de Larsen/Robinson. Mais ce qui fait l’originalité et la richesse de THE SEA WOLF c’est aussi le personnage de l’intellectuel, de l’écrivain interprété par Alexander Knox, et on sent que Rossen (et Curtiz aussi) s’identifie à la fois au prolétaire Garfield et à l’intellectuel Knox, à la position ambigüe de ce dernier entre le camp des oppresseurs et celui des opprimés, et la suspicion que cette situation entraine, situation qui va l’obliger à choisir son camp.

  3. Yves Rouxel dit :

    A Bertrand.Je tiens à vous remercier pour cette fournée de dvd et livres.Vous ètes inépuisable!!!

  4. Alexandre Angel dit :

    De la part de MB qui n’arrive pas à faire passer son message

    « à
    Mathieu (ou qui veut): j’ai vu THE MOB ou DANS LA GUEULE DU LOUP de
    Parrish avec un ravissement total. Tout près de parler de chef d’oeuvre.
    Bertrand en parle ailleurs (le 9/01/18), et à un moment dans sa
    « présentation » du dvd (les « présentations » de Sidonis qu’il faut voir
    après le film), il loue les dialogues de William Bowers en citant
    l’entrevue de B Crawford (formidable) avec Jay Adler (jubilatoire) à
    l’hôtel:
    – Vous pouvez me monter ma valise dans ma chambre?
    – Eh oh c’est pas le Waldorf ici…
    – Combien de temps t’as mis pour t’en apercevoir?
    Je me dis que je me suis assoupi et que j’ai loupé la réplique, retourne
    sur le moment en question et relis le ss titre, à la place de la sortie
    de Crawford, je lis bien « Arrête d’enfoncer des portes ouvertes! »,
    réplique anodine que je pige pas dans le contexte par ailleurs.
    A un autre moment, le traducteur améliore le texte de William Bowers:
    Crawford dans le texte: « Je monte chez moi me changer! »
    SStitre: « Je monte enfiler une robe de soirée! ». Humour!
    Je n’avais pas vraiment senti l’intention de Parrish d’instiller dans le
    personnage de Crawford un penchant sous-jacent pour la féminité par le
    travestissement (c’est vrai qu’il n’est pas un modèle de virilité, notre
    Broderick).
    On loupe des répliques piquantes avec des sstitres bâclés. On peut pas
    tous piger la langue originale et j’appele ça doucement prendre les gens
    pour des cons. « 

  5. MB dit :

    à
    Mathieu (ou qui veut): j’ai vu THE MOB ou DANS LA GUEULE DU LOUP de
    Parrish avec un ravissement total. Tout près de parler de chef d’oeuvre.
    Bertrand en parle ailleurs (le 9/01/18), et à un moment dans sa
    « présentation » du dvd (les « présentations » de Sidonis qu’il faut voir
    après le film), il loue les dialogues de William Bowers en citant
    l’entrevue de B Crawford (formidable) avec Jay Adler (jubilatoire) à
    l’hôtel:
    – Vous pouvez me monter ma valise dans ma chambre?
    – Eh oh c’est pas le Waldorf ici…
    – Combien de temps t’as mis pour t’en apercevoir?
    Je me dis que je me suis assoupi et que j’ai loupé la réplique, retourne
    sur le moment en question et relis le ss titre, à la place de la sortie
    de Crawford, je lis bien « Arrête d’enfoncer des portes ouvertes! »,
    réplique anodine que je pige pas dans le contexte par ailleurs.
    A un autre moment, le traducteur améliore le texte de William Bowers:
    Crawford dans le texte: « Je monte chez moi me changer! »
    SStitre: « Je monte enfiler une robe de soirée! ». Humour!
    Je n’avais pas vraiment senti l’intention de Parrish d’instiller dans le
    personnage de Crawford un penchant sous-jacent pour la féminité par le
    travestissement (c’est vrai qu’il n’est pas un modèle de virilité, notre
    Broderick).
    On loupe des répliques piquantes avec des sstitres bâclés. On peut pas
    tous piger la langue originale et j’appele ça doucement prendre les gens
    pour des cons.

    • Mathieu dit :

      A MB:
      Je ne connais pas THE MOB et en faisant une recherche je vois qu’il est édité par Sidonis et je m’étonne moins des sous-titres bâclés. Sidonis bâcle ses traductions de ST et en plus empêche la désactivation de ceux-ci! (enfin presque toujours, je me suis rendu compte que les ST du BR de THE PURPLE PLAIN du même Parrish étaient désactivables -par la télécommande- mais c’est une exception je crois). Cette manie (française) de forcer les ST semble se répandre, le nouveau BR du PRISONNIER D’ALCATRAZ chez Wild Side a aussi des ST inamovibles, de même que les DVDs de la collection Patrimoine de Warner qui réédite des titres RKO.

      • MB dit :

        à Mathieu: on ne peut les désactiver qu’en les voyant sur pc avec VLC par exemple, ce qui n’est pas idéal mais appréciable pour les copies d’écran dont je suis friand! Je me demande si le procédé qui fait qu’ils sont inamovibles n’entre pas dans un processus de fabrication qui réduit les coûts? Ca doit être plus pratique plus simple pour l’éditeur de graver les st en interne à la video au moment de l’encodage du film ou un truc comme ça? s’ils doivent être amovibles, c’est une deuxième étape et donc, ça coûterait plus cher. Je crois.
        En tout cas je vous garantis que THE MOB est l’un des disons, dix meilleurs films noirs que j’ai vus! Une grande qualité typiquement « noir » est pour moi ce talent à intégrer les acteurs y compris les simple silhouettes (Bronson) dans une espèce de bain dans lequel le spectateur a l’impression d’avoir une fenêtre ouverte sur la vie comme dans un doc, pas du tout l’impression de voir une fiction. Ca marche généralement mieux avec des acteurs peu connus, dont on ne peut pas se dire « tiens! c’est ce bon vieux Machin! » mais les visages des moins connus teintent l’ambiance générale et du coup, les apparitions des acteurs plus célèbres s’en retrouvent influencés, se nimbent de quotidien: Borgnine est vraiment le bandit du nom de Castro plutôt que Borgnine, on le reconnaît mais on n’est pas distrait par le fait qu’on l’a déjà vu cent fois ailleurs. La séquence où Crawford se fait passer un savon par quatre responsables flics qui lui reprochent la faute professionnelle qu’il commet au début (entre nous, ils sont rien moins que sévères car cette faute ne me paraît pas si lourde!) est terriblement bien tournée et on voit que ces acteurs de second rôle sont réellement dirigés, réellement respectés par la mise en scène, autant que des vedettes. C’est une scène admirable. Au milieu de cette ambiance de vie quotidienne (oui bon, ya quelques bourre-pifs et canardages mais bon, c’est la routine, la vie des docks!…) les répliques brillantes de Bowers fouettent l’oreille du spectateur avec plus de force (sauf un ss titreur se mêle de les masquer!). Une pépite noire.

        • Mathieu dit :

          A MB:

          Les ST, on peut les faire disparaitre sur certains lecteurs qui proposent un réglage de la hauteur des ceux-ci. On les baisse jusqu’à ce qu’ils disparaissent de l’image. J’ai eu un lecteur comme ça mais ça se fait de moins en moins je crois. Mais je ne crois pas que les ST forcés le sont pour une question de coût, car la plupart de ces DVDs proposent une VF où les ST n’apparaissent évidemment pas. Le pire ce sont les ST incrustés dans l’image, qui font partie de l’image vidéo, comme au bon vieux temps des cassettes VHS. C’est le cas de certains DVDs de la collection Trésors Warner (donc assez récents): TIGER SHARK de Hawks et THE MAN I LOVE de Walsh, deux très bons films par ailleurs, qui mériteraient une meilleure présentation. Je vais voir THE MOB, en espérant qu’en plus d’être un bon film, il soit aussi un film original et personnel, ce que j’attends d’un film de Parrish.

        • MB dit :

          à Mathieu: ok pour les stitres. THE MOB est un film véritablement signé d’un homme un seul, dont la modestie n’est pas de la passivité mais un don à favoriser les talents autour de lui, ce qui ne se fait pas en baîllant aux corneilles. On sent que Parrish savait réunir une équipe autour de lui pour que tous fissent le même film (comme l’exprimait la morale professionnelle de Sidney Lumet).

  6. MB dit :

    à Bertrand: messages refusés par le serveur.

    • Yves Rouxel dit :

      Revu le premier long métrage réalisé par l’acteur Burt Reynold »Gator »qui est un polar efficace avec bien sur de l’action et des courses poursuites en voitures bien filmés.Reynolds à un coté cool mais il parsème son film d’humour et n’hésite pas à attaquer les politiciens verreux qui fricotent avec la mafia,les mouvements féministes et les organisations qui luttent contre la pauvreté,le pouvoir des médias et les liens de la police avec les élus locaux.Il y à une scène irristible quand l’agent qui aide Gator se retrouve à l’hôpital.Il reçoit un coup de téléphone et se lève.a ses cotés se trouve un vieil homme platré de la tète aux pieds.Il lui rétorque: »Vous voyez même allongés,on est chassés,nous les juifs somme un peuple crucifié ».Puis la scène du début est croustillante quand les agents fédéraux viennent proposer à Gator de les aider.Scènes tournés dans le bayou(cela m’a fortement rappeler »Dans la brume »)ou l’on voit un viel homme de couleur qui se déplace avec lenteur et veut pécher.Tout d’un coup les policiers lui casse sa baraque en deux.La musique sonne année 70 avec au final une balade triste lorsque Gator quitte la jolie journaliste.

  7. MB dit :

    à Mathieu (ou qui veut): j’ai vu THE MOB ou DANS LA GUEULE DU LOUP de Parrish avec un ravissement total. Tout près de parler de chef d’oeuvre.
    Bertrand en parle ailleurs (le 9/01/18), et à un moment dans sa « présentation » du dvd (les « présentations » de Sidonis qu’il faut voir après le film), il loue les dialogues de William Bowers en citant l’entrevue de B Crawford (formidable) avec Jay Adler (jubilatoire) à l’hôtel:
    – Vous pouvez me monter ma valise dans ma chambre?
    – Eh oh c’est pas le Waldorf ici…
    – Combien de temps t’as mis pour t’en apercevoir?
    Je me dis que je me suis assoupi et que j’ai loupé la réplique, retourne sur le moment en question et relis le ss titre, à la place de la sortie de Crawford, je lis bien « Arrête d’enfoncer des portes ouvertes! », réplique anodine que je pige pas dans le contexte par ailleurs.
    A un autre moment, le traducteur améliore le texte de William Bowers:
    Crawford dans le texte: « Je monte chez moi me changer! »
    SStitre: « Je monte enfiler une robe de soirée! ». Humour!
    Je n’avais pas vraiment senti l’intention de Parrish d’instiller dans le personnage de Crawford un penchant sous-jacent pour la féminité par le travestissement (c’est vrai qu’il n’est pas un modèle de virilité, notre Broderick).
    On loupe des répliques piquantes avec des sstitres bâclés. On peut pas tous piger la langue originale et j’appele ça doucement prendre les gens pour des cons.

  8. Yves Rouxel dit :

    Dans cette chaleur caniculaire rien ne vaut un bon bol d’air frais (comme dirais notre cher président).C’est pour ça que je vous conseille un premier long métrage sorti cette semaine au cinéma. »Une pluie sans fin »est un thriler haletant qui nous renvoit en 97,année de la rétrocession de hong kong à la chine.Là on va suivre un ouvrier qui est chargé de la sécurité dans une grande usine du pays.Il va préter main forte au vieux commissaire qui attend sa retraite afin de retrouver l’auteur d’une série d’assassinats de jeunes ouvrières de l’usine.Film noir , tourner entièrement sous la pluie battante,l’oeuvre flirte entre un rève éveillé et la fiction embuée d’un homme égaré dans une société perdue et écrasée par le système politique.

    • SERVANT Jean-Pierre dit :

      A Yves Rouxel : (UNE PLUIE SANS FIN)
      Absolument. Un film actuellement en salles à ne pas laisser passer.
      Idem pour l’excellent film danois THE GUILTY de JOSEPH MOLLER un huis clos au scénario admirablement écrit.

  9. MB dit :

    je suis jeté par le serveur sur tous mes messages une fois de plus, l’ironie est que peut-être celui-ci va passer?

    • Yves Rouxel dit :

      A MB.Vous voyez vos posts sont passés comme une lettre à la poste.En septembre sont annoncés 4 films de Griffith dont un inédit en format dvd.Je pense qu’on y reviendra le temps voulu.

      • MB dit :

        à Yves Rouxel: oui et ils sont multipliés pour ceux qui ont pas lu la 1ère fois! Je crois que si yen a un qui passe pas il faut attendre patiemment, c’est la chaleur.

  10. Fred dit :

    Bonjour M. Tavernier,

    Un article très élogieux du site « Eat Drink Film » sur votre « Voyage… », projeté en ouverture et clôture de la rétrospective Jacques Becker au Pacific Film Archive (Berkeley, Califonie):

    https://eatdrinkfilms.com/2018/07/14/jacques-becker-an-introduction-to-a-master/#more-22129

  11. ballantrae dit :

    Vous citez l’excellent éditeur Gallmeister et j’en profite du coup pour mettre en avant chez cet éditeur deux excellents polars signés par Samuel W Gailey Deep winter puis Une question de temps, remarquablement construits, caractérisant les personnages pourtant a priori simples et rudes de manière humaine et sensible.Sans oublier un sens de l’atmosphère assez aigu que ce soit celle d’une petite ville de Pennsylvanie ou des contrées plus sudistes.Une belle découverte et le sentiment net que le cinéma gagnerait à adapter cet auteur qui fut aussi scénariste pour le cinéma et les séries Fox.Invité dans notre librairie Des livres et nous, l’auteur en plus est passionnant à écouter et très facétieux.
    Je vais entamer deux récits de Vuillard que j’aime beaucoup que ce soit pour L’ordre du jour, Tristesse de la terre, La bataille d’occident ou 14 juillet: Congo et Conquistador.Ce romancier (lyonnais d’origine soit dit en passant) est l’une des plumes les plus sûres du moment et comme Carrère son ainé sait rendre vibrante la matière du réel qui pourrait déboucher sur un essai.

  12. MB dit :

    Est-ce que Bertrand a bien parlé dans une chronique de LA VIPERE/LITTLE FOXES de Wyler? impossible de retrouver ça par la recherche sous le titre français ou original. Je revois encore la photo de la jaquette du dvd en bas de page.
    Cet avis tempérait d’ailleurs celui de 50 Ans.

    • Yves Rouxel dit :

      A MB.Je vous conseille vivement un film tchèque sortie en 2015″Sur la ligne ».Le réalisateur nous renvoit dans les années 80 ou l’on va suivre une jeune athlète qui sera obliger de se doper afin de participer aux jeux olympiques de 86.On se souvient des nageuses de l’ex RDA ou d’URSS qui avaient les épaules de David Douillet,c’était consternant de voir que les politiques poussaient les entraineurs aux performances.Bon c’est pas mieux chez nous dans le monde du vélo avec toutes les affaires (Virenque ou Amstrong qui n’a jamais rembourser les sommes colossales qui l’a empocher durant les 7 tours qu’il à gagné).Que reste t-il aujourd’hui de la loi Buffet sur le dopage dans le milieu sportif?Et ça continu encore et encore comme comme chantait le barde d’Astaford?

  13. Fred dit :

    Désolé pour ma remarque tardive, mais « Separate Tables » est de Delbert Mann, et non pas Daniel. Aucun lien de parenté (ni avec Anthony Mann).

    • Alexandre Angel dit :

      Fred m’a tué.

    • Alexandre Angel dit :

      Par contre, je serais incapable de dire si Delbert est meilleur que Daniel.

      • Bertrand Tavernier dit :

        A Alexandre Angel
        Question quasi insoluble mais je dirais que oui Delbert est au dessus pour MIDDLE OF THE NIGHT et un ou deux telefilms. Mais pas beaucoup de style

        • Yves Rouxel dit :

          A Bertrand.Connaissez vous un film de Seth Holt de 64″Confession pour un cadavre »avec Bette Davies?Merci à vous.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Non, pas du tout. Je connais peu de films de Seth Holt

        • Denis Fargeat dit :

          À Yves
          Je réalise que je connais , sous le titre moins racoleur « the nanny » … Bon souvenir de ce film , dans la lignée de  » Baby Jane » d’Aldrich ( une nouvelle carrière pour Bette Davis) et des thrillers de Freddie Francis. Un tantinet grand guignol, mais c’est ce qui convient ici. Astucieuse musique de Rodney Bennett, qui connait son métier à fond et au delà.

        • Mathieu dit :

          A Yves Rouxel:

          J’ai vu il y a quelques années CONFESSION A UN CADAVRE (THE NANNY) de Seth Holt qui était déjà sorti en DVD (chez Fox). C’est un film Hammer, mais qui ne ressemble pas à ce qu’on attend d’un film Hammer. Il est tourné dans un noir et blanc assez sobre et le décor est celui d’une banlieue bourgeoise de Londres. Le film commence avec le retour à la maison après un séjour « en institution » d’un petit garçon perturbé dont on pense qu’il pourrait avoir tué sa petite sœur. La « nanny » du film, jouée par Bette Davis, apparait comme un personnage dominateur à la personnalité trouble et envahissante (avant d’être la nourrice des enfants, elle a été celle de la mère et a une grande emprise sur elle)et on se demande évidemment si ce n’est pas elle qui a tué la fillette. Avec un tel sujet on est en droit de craindre le pire, mais le scénario et la mise en scène s’attachent à ne pas tomber trop vite dans les pièges inhérents à ce genre de sujet: invraisemblance psychologique et sensationnalisme facile. le résultat n’est pas un chef-d’oeuvre mais un petit thriller bien joué par une Bette Davis assez sobre. Le petit garçon est lui aussi très convaincant dans un rôle assez ingrat.

        • Dumonteil dit :

          A yves

          ce film de Seth Holt est beaucoup plus connu sous son titre original « the nanny » ;dans la filmographie de Bette Davis il appartient à la famille « baby jane » et « hush hush sweet charlotte  » (auxquels on peut ajouter  » dead ringer » ),des thrillers à la limite du fantastique /horreur
          « the nanny » (affublé d’un titre français idiot) a un petit culte mais je le trouve surfait ;tout le monde n’est pas Aldrich; parfois surnommé le « Mary Poppins noir » , sa mise en scène est plate et ne tient que par Davis ,exceptionnelle actrice ,mais qu’il vaut mieux revoir dans les 3 Wyler ,le Mankiewicz les deux Aldrich déjà cités sans oublier le fabuleux « lo scopone scientifico  » aka « l’argent de la vieille  » du grand Comencini

          « the nanny  » ne survit pas à une seconde vision;ce n’est pas par hasard que je cite le Comencini car l’idéologie sous-jacente lui est diamétralement opposée: l’héroine est blamée pour negliger sa famille qui vit dans un minable logement de Londres,on ne souligne pas le fait qu’elle doit travailler pour les rupins pour gagner sa vie ;bref c’est le triomphe de la famille avec un grand F ,famille de la haute bourgeoisie cela va sans dire pour qui la nanny n’est qu’un meuble .

          Pamela Franklin ,une wunderkind anglaise très douée (« the innocents » « our mother’s house  » et « the prime of miss Jean Brodie » ou elle tient tête ,faut le faire ,à Maggie Smith!) a un rôle dénué d’intérêt ,le metteur en scène ne pouvant mettre en valeur ses qualités dramatiques.

          a servi de modèle pour des trucs éculés comme « the hand that rocks the cradle »

        • Dumonteil dit :

          A yves

          ce film de Seth Holt est beaucoup plus connu sous son titre original « the nanny » ;dans la filmographie de Bette Davis il appartient à la famille « baby jane » et « hush hush sweet charlotte  » (auxquels on peut ajouter  » dead ringer » ),des thrillers à la limite du fantastique /horreur
          « the nanny » (affublé d’un titre français idiot) a un petit culte mais je le trouve surfait ;tout le monde n’est pas Aldrich; parfois surnommé le « Mary Poppins noir » , sa mise en scène est plate et ne tient que par Davis ,exceptionnelle actrice ,mais qu’il vaut mieux revoir dans les 3 Wyler ,le Mankiewicz les deux Aldrich déjà cités sans oublier le fabuleux « lo scopone scientifico  » aka « l’argent de la vieille  » du grand Comencini

          « the nanny  » ne survit pas à une seconde vision;ce n’est pas par hasard que je cite le Comencini car l’idéologie sous-jacente lui est diamétralement opposée: l’héroine est blamée pour negliger sa famille qui vit dans un minable logement de Londres,on ne souligne pas le fait qu’elle doit travailler pour les rupins pour gagner sa vie ;bref c’est le triomphe de la famille avec un grand F ,famille de la haute bourgeoisie cela va sans dire pour qui la nanny n’est qu’un meuble .

      • Stephane dit :

        Je vois souvent le DVD de MARTY (Delbert) dans le commerce, mais quelque chose me retient de passer en caisse avec, malgré Borgnine et son oscar. Revu THE REVENGERS (Daniel) au niveau du dernier des tâcherons du spaghetti western, mais bien emballé par une musique de Pino Calvi (sans liens avec Gérard). Sur le divan de Drucker Roger Hanin avait pourtant dit que W. Holden voulait tourner avec lui. On ne doute pas qu’il devait en rêver la nuit.

        • MB dit :

          MARTY vaut le coup.

        • Yves Rouxel dit :

          A Stéphane.Borgnine casse son image de grosse brute vu dans quantités de westerns mais aussi le personnage de Santini dans la série »Supercopter »au coté de Michael Anderson.ernest Borgnine à souvent été doublé en français par Henry Djanick qui était un ami d’Henri Verneuil qui l’a fait tourner dans »I comme Icare ». »Marty »est à avoir dans sa vidéothèque.

        • MB dit :

          à Yves Rouxel: dans LA MAFIA ou PAY OR DIE, Borgnine est flic et gentil, même pas corrompu. Je l’aime bien, je proteste à haute voix que ce ne soit pas lui qui casse la figure à Spencer Tracy dans COUP DUR A BLACK ROCK.

        • MB dit :

          à Yves Rouxel: dans LA MAFIA ou PAY OR DIE, Borgnine est flic et gentil,
          même pas corrompu. Je l’aime bien, je proteste à haute voix que ce ne
          soit pas lui qui ait le dessus dans la bagarre avec Spencer Tracy dans COUP DUR A BLACK
          ROCK!

        • MB dit :

          à Yves Rouxel: Borgnine est un flic gentil et même pas corrompu dans LA MAFIA! mais le film est moyen.

        • MB dit :

          je pense que 3 messages sur Borgnine et PAY OR DIE ça devrait le faire avec un peu de chance.

  14. Yves Rouxel dit :

    Selon Steven Spielbergh »Korczack »réalisé par Wajda est l’un des plus grand film qui décrit l’horreur du nazisme.L’acteur Polonais qui incarne ce medecin qui recueille des jeunes orphelins dans le ghetto de Varsovie est prodigieux.Il y à une noirceur dans cette oeuvre tourner en noir et blanc avec des décors grandioses.Le dernier plan du film m’a toujours autant ému.On voit un wagon du train se détachait,celui çi stoppe sa course et les portes s’ouvrent .Le docteur,son assistante et tous les enfants descendent du wagon et cours dans un épais brouillard qui les menera vers la mort des chambres à gaz.Un des plus beaux plans de l’histoire du cinéma.Revoyez les oeuvres de Wajda,il n’y à rien à jeter.

  15. Yves Rouxel dit :

    J’ai revu »Le paltoquet »de Michel Deville qui est un film délicieux surtout pour le choix des acteurs.Huis clos qui se déroule dans un bar près d’un port,Deville donne une épaisseur et une présence à chaque personnage.piccoli dans le role du barman est épatant mais aussi Jean Yanne dans celui du commissaire et Claude Piéplu et sa voix inimitable.Fanny ardant et Jeanne Moreau ont des roles moins conséquent.Un bon film à revoir près du feu de la cheminée!!!

  16. Alexandre Angel dit :

    Je tenais à signaler aux amoureux de L’HOMME QUI N’A PAS D’ETOILE, de King Vidor, que la ressortie du film en combo dvd/br Sidonis est indispensable tout simplement parce que la copie enterre celle que Sidonis avait éditée en 2007.
    En effet, le film ayant été tourné en 1955, on se trouve dans le cas de figure typique d’un format pensé pour respirer dans les largeurs là où la copie usuelle était systématiquement diffusée en 4:3.
    Le film, tel que présenté aujourd’hui par Sidonis, prend enfin ses aises dans un confortable format 2:00.
    Le dernier grand King Vidor s’en trouve remarquablement ravivé d’autant que, nonobstant la question du format, la copie 2007 était, à mon goût, très décevante (celle qui avait été diffusée par Claude Jean-Philippe en 1989 était supérieure)avec ses couleurs froides, non idiomatiques.
    Là, le film est honoré ainsi que le très beau travail de Russell Metty à la photo, qui fait merveille au début dans les séquences du train (jeux de lumière autour du visage de Kirk Douglas). Ce dernier m’a paru embelli dans de nombreux plans par la qualité de la restitution, ainsi que Jeanne Crain.
    Et dans l’ensemble, le format plus large donne tout leur sens à bons nombres de cadrages qui réajustent des personnages au sein de compositions que je n’avais jamais remarquées auparavant.
    Le film en lui-même, que j’aime toujours autant, trouve à plus se contextualiser car à force de fréquenter les westerns de la collection (et les présentations de notre hôte) et les westerns tout court, bien servis par l’édition, on classifie plus facilement que par le passé.
    Ainsi, le film développe une sorte de somptuosité romanesque que Bertrand Tavernier qualifie de « foisonnante », au sein d’un décorum qui est celui de nombreux westerns de la Universal de l’époque (ces plaines beiges sont les mêmes que celles que l’on voit dans LE DESERTEUR DE FORT ALAMO, par exemple). J’entends par là que L’HOMME QUI N’A PAS D’ETOILE reste logistiquement un « petit » western du Samedi soir, de moins d’1h30, tourné à deux pas du studio.
    Cela peut expliquer éventuellement, et en partie, l’indifférence de Vidor à son endroit alors qu’on est quelques uns à le mettre dans nos dix westerns préférés.

    • MB dit :

      Excellent compte-rendu AA, je n’ai plus qu’à revoir ce film que je n’ai jamais aimé, jusque là!

      • Alexandre Angel dit :

        Merci MB mais revenez-y par pitié.
        Who knows, who knows??

        • MB dit :

          à AA: I will, I will…

        • MB dit :

          à AA: et à part ça et pour abandonner le clin d’oeil de dérision, félicitations pour cette approche qui n’eût pu être mieux rédigée, ni d’être plus précise dans les arguments, en s’appuyant avec autant de finesse et d’assurance sur les détails techniques ou concrets, ou historiques, choisis avec soin pour appuyer cette défense et illustration et de cette nouvelle édition et du film de Vidor.

          (grr… je vais être obligé de revoir le film, moi, avec ça damned, Kirk est-il plus supportable dans un master respectueux? oui sans doute)

        • MB dit :

          mais Sidonis n’a-t’il pas prévu JE SUIS UN AVENTURIER en bluray?

        • MB dit :

          « mais Sidonis n’a-t’il pas prévu JE SUIS UN AVENTURIER en bluray? »
          et bien non ou il a changé d’avis étant donné le forum de Dvdclass.

    • Olivier Giraudeau dit :

      A Alexandre Angel,
      Je viens de lire « La Grande Parade » autobiographie passionnante de King Vidor, et son compte rendu du tournage de « L’homme qui n’a pas d’étoile n’est pas aussi négative puisqu’au final il estime le film comme ayant été « une bonne expérience », et le premier film à parler de l’avènement du fil de fer barbelé. Il semble juste avoir estimé Kirk Douglas comme « occasionnellement, un peu difficile » tout en louant néanmoins ses qualités d’acteur, et frustré d’avoir dû quitter le tournage quelques jours avant la fin, et de n’avoir donc pas pu superviser la scène de l’emballement du bétail qu’il jugeait décevante.

      • Alexandre Angel dit :

        A Olivier Giraudeau
        C’est vrai que le final est archi-classique : un stampede des familles, un bourre-pif et The End.
        Mais ça passe…et, de toute façon, à ce stade, le bien est fait.

  17. Dumonteil dit :

    POLICE JUDICIAIRE, truffé de détails avec beaucoup de personnages hauts en couleur et le fait qu’on reste dans les bureaux apporte quelque chose.J’ai parfois pensé à « detective story » de WW ,pour son côté étouffant ,toutes proportions gardées

    L’HOMME DE LA JAMAÏQUE est l’un de ses seuls films, en effet, qui m’a semblé curieux avec cette histoire de lèpre
    Ces maladies comme la lèpre et la peste ont toujours généré un certain mystère ;si l’on prend « so long at the fair  » (affublé du titre ridicule de « si paris l’avait su »,qu’il vaut mieux oublier) ,cet excellent thriller avec Jean Simmons ,la conclusion ne rassure pas vraiment ,elle prolonge l’angoisse (en outre je défie qui que ce soit de deviner la fin)

    MISSION SPÉCIALE .pas vu

    Sinon, on est près de Willy Rozier;avec ce dernier ,on touche vraiment le fond :quoi de plus délirant que le début du « bagnard « ou le docteur Géronimo(sic) qui a perdu ses sous au jeu attend l’huissier ; à ce moment ,un de ses patients meurt d’une overdose ,et il cache le cadavre dans le placard :ce ne sont que les premières minutes!

  18. Stephane dit :

    Commenté en amont j’ai revu HUSTLE, le genre de film qui ne se livre jamais complètement, et qu’on peut voir à l’infini. Ce coup-ci j’ai pensé qu’Aldrich avait peut-être réagi à la mode naissante du vigilante movie (Dirty Harry, Death wish, Walking tall) pour en produire une copie inversée. Choisir un acteur de film d’action qui refuse de passer à l’action parce qu’il sait de toute façon que tout est foutu. C’est presque un film dépressif, où le héros a décidé de tirer le rideau, et de partir d’un pays où il se rend compte que rien n’est vrai. Un détail : lors d’un échange avec B. Reynolds, E. Albert est assis sous une curieuse affiche publicitaire italienne marquée par le nombre de la bête (écho à la lumière luciférienne dont parlait J. Douchet au sujet de Kiss me deadly ?) Je pensais que tout le cinéma d’Aldrich était traversé par des références à l’enfer (C’est le diable incarné par Lancaster que G. Cooper abat dans Véra Cruz, L. Marvin lutte contre une créature démoniaque, Borgnine et sa tête de gargouille, dans Emperor… etc) En revanche je bute toujours sur Deneuve. Aldrich n’ayant jamais filmé que des femmes burnées, ou folles, n’est vraiment pas à l’aise avec l’intimité amoureuse. Le personnage de la call girl, trop faible, ne donne jamais à Deneuve l’occasion d’exprimer son talent (sa seule expérience américaine je crois.) Ses échanges avec le flic m’ont souvent donné envie de me tasser dans mon fauteuil. Point faible, pas rédhibitoire, mais embêtant tout de même, dans un film par ailleurs très riche.

    • Alexandre Angel dit :

      A Stéphane,
      D’accord sur le film, et je trouve que Deneuve s’en sort pas si mal.

    • MB dit :

      à Stéphane: il me semble que HUSTLE s’améliore magiquement à chaque vision, intervention du diable?

    • Dumonteil dit :

      Aldrich n’ayant jamais filmé que des femmes burnées, ou folles, n’est vraiment pas à l’aise avec l’intimité amoureuse.
      C’est vrai ,voir « Baby Jane « (le mètre-étalon du genre) et « hush hush sweet charlotte « ainsi que « the legend of Lylah Clare  » ou « the killing of sister George « …..

      par contre , dans la désastreuse collaboration avec Léone , »Sodome et Gomorrhe » la reine déjantée jouée par Anouk Aimée sombre dans le ridicule ;et elle n’est même pas dans la Bible!

      Je dois avouer que pour « hustle » j’ai quitté la salle avant la fin.

      • Dumonteil dit :

        Une fois de plus ,j’ai écrit trop vite!c’est oublier les scènes entre Lancaster et Jean Peters (qui n’est ni folle, ni « burnée)
        dans « apache  » ;c’est même elle l’élément stabilisant du couple ;à un moindre degré Cliff Robertson et Joan Crawford dans « Autumn leaves »

      • Bertrand Tavernier dit :

        A Dumonteil
        Dommage, elle est forte et à contre courant

        • Dumonteil dit :

          A Monsieur TAVERNIER

          excusez -moi,mais de qui parlez-vous?

        • Alexandre Angel dit :

          A Dumonteil,
          Je pense qu’il s’agit de la fin de HUSTLE.

        • Dumonteil dit :

          A AA

          Mais c’est bien sûr! je pensais qu’il s’agissait d’une actrice et c’est stupide de ma part !
          Merci beaucoup!!

  19. MB dit :

    Sergio Corbucci à la cinémathèque! Une rétrospective entière! Au-secours!

    • Stephane dit :

      A MB

      Bientôt Jean Girault. Le concierge c’est pas mal du tout.

      • MB dit :

        à Stéphane: la peur de passer pour une snob la cinémathèque? On excuse n’importe quelle médiocrité en la taxant de populaire, une arnaque oui! si c’est populaire, c’est sensé être admirable, mon oeil oui c’est surtout qu’il s’est passé assez d’années depuis le dernier film de Corbucci.
        En 2030 à la cinémathèque grande rétrospective Olivier Baroux: la saga populaire géniale des Tuche! mais faut attendre 2030 hein? grr…

        • Stephane dit :

          A MB

          Je tâcherai quand-même d’aller voir MELODIE MEURTRIERE, au cas où Mastroianni et Piccoli ne l’auraient pas fait que pour être en règle avec le fisc.

        • MB dit :

          à Stéphane: ah mais attention, comme dit Ballantrae ya des moments chez Corbucci, Milian en clown de corrida ou le duel final de IL MERCENARIO, c’est pas mal! mais bon, des moments parfois… sans plus.

    • Ballantrae dit :

      Pas très heureux ce choix à mon sens. Corbucci ce peut être pas mal mais il y a beaucoup de déchet.

    • Henri Patta dit :

      a MB
      Tanrantino lui voue un véritable culte .Dans une interview aux inrocks , il disait que Corbucci était le meilleur réalisateur de westerns.
      Peut-étre une relation de cause a effet avec cet hommage.

      • MB dit :

        à Henri Patta: je crois que c’est la volonté pour Rauger, de faire voir que la cinémathèque a une vision large et tolérante. Dans ce cas, il y avait d’autres noms.

      • Yves Rouxel dit :

        A Henri.Tarantino est en train de tourner un film sur l’assassinat de Sharon Tate en 69 avec dans les roles titres Léonardo di caprio et Brad Pitt,sortie en 2019.Quelle sera la réaction de Roman Polanski?

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Il a déclaré dix fois que ce n’était pas sur le meurtre mais sur des gens, deux acteurs ringards, entre autres épisodes, vont croiser Manson

  20. Yves Rouxel dit :

    « La ligne de mire »de Jean daniel Pollet fait partie des films qui ont lançé la nouvelle vague en France dès 59.Pourtant l’oeuvre était quasiment invisible et renié par le cinéaste comme l’explique son fils Bruno dans le bonus.En voix-off c’est la narration du protagoniste principal qui revient habiter dans le chateau de son enfance.Là vit son oncle indifferent à sa présence et préfère jouer au billard(l’acteur ressemble un peu à Bogart c’est troublant).Pedro fréquente les clubs de jazz et les bars ou il retrouve ses copains.L’hiver est long et froid et Pedro veut quitter cet endroit glauque et sans avenir.Ce film est un coup d’essai remarquable et qui nous plonge dans la France de la fin des années 50 avec une bande musicale jazzy.On reconnait Claude Melki que l’on reverra chez Pollet dans « L’acrobate »et le jeune Edith Scob toute en beauté.

    • Bertrand Tavernier dit :

      a Yves Rouxel
      Pollet avait deja filmé Melki dans POURVU QU’ON AIT L’IVRESSE. Votre enthousiasme m’étonne car j’ai un souvenir calamiteux du film, vu avec Melville qui le haïssait (après avoir adoré POURVU) et qui m’a peut être influencé

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.Je reconnais humblement que ce film n’est pas un chef d’œuvre mais plutôt un exercice de style.L’aspect narratif du personnage qui raconte m’a un peu ennuyer mais cela reste un film à voir comme les œuvres de Jean marie Straub et Danielle Huilet.

        • RASTELL dit :

          « Ligne de mire » de Jean-Daniel Pollet est si l’on veut un exercice de style mais qui ne convainc pas vraiment puisqu’il ne parvient jamais à nous intéresser à un style de mise en scène qui fait très peu de cas de ses personnages. La mise en scène est le vrai et disons le seul personnage du film de Pollet et celle-ci est loin d’être linéaire et brouille volontairement les pistes si pistes il y a, ce qui n’est jamais sûr. On ne sait jamais en effet si ce que l’on voit dans ce film a un quelconque intérêt avec d’ailleurs une histoire qui semble constamment in progress elle-même, une histoire qui bien entendu entend casser tous les codes propres à la narration classique en usage au cinéma et notamment dans le grand cinéma narratif hollywoodien. Le spectateur semble convié par le cinéaste à écrire lui-même comme il l’entend sa propre histoire à partir des images qu’il voit ou qu’il est censé voir et donc à devenir en quelque sorte l’assistant du cinéaste. Jean-Daniel Pollet réalise en définitive un film qui veut à mon sens beaucoup plus rivaliser avec la littérature de son temps – le Nouveau roman en l’occurrence – qu’avec le cinéma. On sait que dans cette littérature les personnages ont la consistance que leur donne une histoire qui se caractérise essentiellement par ses trous, ses blancs, dans sa narration. Le personnage est donc un élément de cette histoire et pas toujours le plus intéressant. On comprend que Melville qui a fait un cinéma tout ce qu’il y a de plus classique dans sa forme n’ait pas vraiment apprécié ce film de Jean-Daniel Pollet où les personnages sont quasi inexistants et même inintéressants, la mise en scène confuse à souhait et qui a l’air constamment de se regarder filmer. Melville faisait un cinéma où l’histoire qu’il racontait était celle-là même de ses héros (Les titres de ses films font d’ailleurs souvent référence à ses héros), ce qui nous rappelle ou devrait nous rappeler qu’au commencement du cinéma il n’y a pas tant une mise en scène que des acteurs, lesquels sont devenus il faut le croire la denrée la plus rare dans le cinéma de certains de nos contemporains.

      • Yves Rouxel dit :

        Aucun rapport avec le ost précedent.Dans le numero d’été de Positif il y à un très bon dossier consacré aux crimes au cinéma.L’entretien avec De Palma est réjoissant ainsi que l’article sur Maurice de canonge ancien acteur devenu réalisateur dont on ne sait quasiment rien sur sa vie de cinéaste!!!

        • Dumonteil dit :

          on ne sait quasiment rien sur sa vie de cinéaste!!

          je pense que certains ont vu au moins « grisou »
          donc quelques mots sur MDC

          « grisou ou les hommes sans soleil » (1938):durant l’occupation,il fut projeté mais les noms juifs du générique ont été masqués ,puis remis après la libération ;des copies montrent les 2 génériques l’un apres l’autre
          histoire de mineurs (voir le titre) où les passions sont exacerbées par le danger constant ;bien que le film fût fait avant Vichy ,on y prône le travail et blâme les relations amoureuses qui
          le perturbent : lâcheté,délation,adultère (c’est Madeleine Robinson qui s’y colle ) ;Blier et Brasseur sont dans la distribution ;mélo qui se laisse voir.

          « un flic » (1948) après la guerre ,dans une France saignée à blanc ,certains retroussent leurs manches ,d’autres se tournent vers le marché noir ;après un début intéressant ,le film devient une banale histoire de gangsters.Avec Raymond Pellegrin (le méchant) et lucien Coedel (le bon) ;et non le film de Melville n’est pas un remake.

          « dernière heure ,édition spéciale  » (1949) est une valse-hésitation,par moments comédie ,mais quelqu’un risque quand même de passer sous la guillotine ..
          une scène prophétique :Paul Meurisse décrivant un crime dans une baignoire .C’est lui qui fait l’intérêt du film avec Odette Joyeux.

          « L »homme de la Jamaique  » (1950),film peu estimé ,est pourtant celui qui m’a le plus intéressé ;il y a des scènes insolites :un hopital lugubre où les patients font la cuisine mais ne se montrent pas;les lunettes de soleil du docteur étrange qui brillent dans le noir quand il parle à son hôte ;la cigarette qui brûle le bras du héros qui ne sent rien;l’étrange bateau où l’un de ses amis meurt et l’autre ne pourra plus jouer de guitare ;un mélo ,Brasseur surjoue ,mais vaut une vision.

          « les deux gamines » (1951) un autre mélo qui nous prouve que « les riches sont bons et généreux » ;la pauvre gouvernante (jouée par Suzy Prim seul atout du film) est sadique ,cupide et injuste;on aurait pu ici exploiter le côté « conte de fées » (rencontre avec des personnages costumés dans le bois de Boulogne,côté sorcière de Prim ) ,on en reste à cette « morale » douteuse

          « boum sur Paris (1953) prétexte à montrer des stars de la chanson ,en particulier Piaf.

          « interdit de séjour » (1954)raconte l’histoire d’un bon gars (Claude Leydu ) que son mauvais génie (bien joué par Daniel Cauchy ,ce qui peut intéresser ceux qui l’ont vu dans  » bob le flambeur  » et
          « le gang des otages  » récemment évoqué) précipite dans une descente aux enfers ; la petite amie du héros travaille « dans les relations internationales « :elle ne ment pas puisqu’ elle fait la prostituée dans un bar fréquenté par les soldats américains!
          un jeune Piccoli en gangster ; regardable.

          « trois de la cannebière « (1955) comédie musicale avec Marcel Merkès;on y chante toutes les dix minutes ; deux pêcheurs se font passer pour des milliardaires de la sardine pour briller près de deux filles ;abracadabrant mais pour ceux qui aiment l’opérette ,OK;pour ceux qui préfèrent,disons,Bruce springsteen,allez voir ailleurs.

          « Police Judiciaire  » (1957) reprend le côté documentaire de « identité judiciaire « (1950) le film intéressant de Hervé Bromberger déjà évoqué ;pas besoin d’être Hercule Poirot pour trouver le coupable mais l’atmosphere est bien rendue :Anne Vernon à contre-emploi en prostituée.On étouffe un peu quand même ,dans le film de 1950,on sortait un peu.

          Jean Tulard dit du bien des « trois tambours » (1946),je ne l’ai pas vu.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Dumonteil
          Très juste résumé. Je serai plus élogieux encore sur POLICE JUDICIAIRE, truffé de détails avec beaucoup de personnages hauts en couleur et le fait qu’on reste dans les bureaux apporte quelque chose. L’HOMME DE LA JAMAÏQUE est l’un de ses seuls films, en effet, qui m’a semblé curieux avec cette histoire de lèpre et j’ajouterai MISSION SPÉCIALE en deux épisodes que j’avais trouvé divertissant. Sinon, on est près de Willy Rozier

        • Henri Patta dit :

          a Dumonteil
          Chapeau pour votre culture cinématographique.
          Je suis un simple amateur plébéen de cinéma et ce blog est un véritable enchantement pour moi depuis une découverte fortuite il y a 2 ans.
          Mon seul probléme est que je sais que je ne pourrai tout voir des trésors et autres pépites dénichées par vous , Rouxel , MB , ou Tavernier , j ‘en passe et des tout aussi frappadingues de cinéma.
          J ‘en profite donc pour vous remercier , car aprés une journée de labeur , vous étes souvent , chers contributeurs , mon ou mes bonheurs du jour.

        • MB dit :

          à H Patta: merci, nous sommes très touchés.

        • Dumonteil dit :

          A Henri

          Merci .Je ne suis qu’un simple amateur plebéen comme vous.
          Vous pouvez voir « grisou  » et  » l’homme de la jamaique  » sur youtube ;malheureusement la copie du second est médiocre

        • Dumonteil dit :

          A MB

          sans le s au participe passé ,votre réponse était royale!
          Soyez pas fâché ,je partage son opinion vous concernant!

        • MB dit :

          à Dumonteil: et vous partagez aussi l’aurtaugraphe, car c’est « PlébéIen »
          à moins qu’il y ait les deux ortografs?
          no offence à tous deux offkourss! c’était juste pour faire le malin c’est de naissance.

        • Dumonteil dit :

          poursuivant mon intro (pour certains) à l’oeuvre de De CANONGE:

          « police judiciaire » (que BT estime ) et  » interdit de séjour » (pour ceux qui aiment Daniel Cauchy qui s’y appelle Paulo comme dans  » Bob le flambeur « ) sont disponibles à prix d’ami en dvd; d’autres aussi mais « les deux gamines  » , »boum sur paris » ,c’est pas vraiment indispensable …

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Dumonteil
          Ni les comédies marseillaises. J’aimerai voir LES TROIS TAMBOURS et une bonne copie de l’homme de la jamaïque et revoir MISSION SPÉCIALE

    • Dumonteil dit :

      Cet échange commence avec Pollet proposé par Yves et continue avec Maurice De Canonge ;deux mondes à des année-lumières l’un de l’autre et pourtant…

      Le curieux film mélodramatique de Canonge , »l’homme de la jamaïque « ,traite de la lèpre,les lépreux qui se cachent dans l’hopital du docteur qui dit qu’ils « ne se montrent pas »

      Quel rapport avec Pollet? En 1973 ,il a sorti un documentaire remarqué intitulé « l’ordre  » :la situation tragique des lépreux envoyés dans une petite île près de la Crête ;même après que le remède fut découvert ,il leur fut impossible de reprendre leur vie d’autrefois sur le continent ;le personnage principal dit au metteur en scène que sur l’île ,ils peuvent s’aimer (des bébés naquirent mais furent retirés aux parents)Et ce documentaire ,parfois insoutenable, touche autrement que cette « ligne de mire » ou que « l’amour c’est gai l’amour c’est triste  » avec encore Melki et Chantal Goya (!)
      J’espère que MB me pardonnera le point d’exclamation cette fois.

      • MB dit :

        à Dumonteil(!): « Chantal Goya (!)
        J’espère que MB me pardonnera le point d’exclamation cette fois. »
        absolument pas je suis sans pitié! même si Goya au contraire de Nicoletta excellente dans UN ALLER SIMPLE, a disparu de ma mémoire. L AMOUR est un très grand film avec un Marielle inoubliable, lui (pour ne pas rappeler Melki qui n’en a pas besoin). Vous avez un problème avec les chanteuses actrices occasionnelles?
        A part ça, qqn parlait de la douche au cinéma, il faut aborder le bal, POURVU QU ON AIT L IVRESSE bien sûr, à rapprocher du sketch-bal de Dino Risi dans L AMOUR A LA VILLE, ET de l’autre bal de Risi pour une séquence de LE FANFARON, extraordinaire, et dont Gassmann et Trintignant se moquent à tort, ce twist à l’accordéon… génial!
        bon allez, pour le « ! » goyaesque je ferme les yeux pour cette fois je suis trop bon.

        • Dumonteil dit :

          Absolument pas!j’ai trouvé Bette Midler très bonne dans « the rose »
          (et Sheila superbe dans « bang bang » )

      • Yves Rouxel dit :

        Les iles au cinéma ont souvent été aborder et il me tarde de revoir en copie restaurée l’œuvre adapter par John Huston »Dieu seul le sait ».C’est assez troublant car dans »La nuit du chasseur »de Laugthon, Mitchum portait la soutane de prédicateur et ici il incarne un soldat américain perdu lors du conflit aux Phillipines.Il va rencontrer une religieuse sous les traits gracieux de Deborah Kerr.L’un va aprivoiser l’autre et le duo entre Mitchum et Kerr fonctionne à merveille.La photographie du film est sublime ainsi que les décors naturels.Positif en 70 avait consacrer un long article au tournage de ce film qui à une histoire assez rocambolesque car au départ Huston trouvait le livre médiocre et dégueulasse,pourtant au final le film est acceptable puisque ce vieux Mitch tournera deux autres films avec la jolie Deborah.

        • Dumonteil dit :

          c’est un très beau film rehaussé par la musique de Georges Delerue;
          Deborah Kerr avait déjà joué une nonne dans « black narcissus  »
          de Powell/Pressburger,un film à voir absolument aussi ,suivant la formule consacrée ;elle forme avec Mitchum un de ces couples mal assortis à la « African Queen » que l’on trouve souvent chez Huston.Tous deux sont prodigieux .

          Il était prévu pour Wyler avec K.Douglas au départ;puis pour Anthony Mann avec Gable .

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Dumonteil
          Deborah Kerr était l’actrice favorite de Mitchum avec Jane Greer : « je ne pouvais pas être mauvais avec elle. Elle m’inspirait ». Et Huston considère que John Lee Matin qui écrivit le scénario avec lui était l’un des meilleurs scénaristes avec qui il ait travaillé et un dialoguiste de premier ordre même si ses opinions politiques étaient loin de celles de Huston. Matin lui même disait qu’il adorait Huston et son anarchisme. On doit à Matin plusieurs des meilleurs scénario pour Fleming, Clarence Brown

        • Dumonteil dit :

          A Monsieur Tavernier

          son scénario (tiré d’une pièce que je voudrais lire) pour « the bad seed » (la mauvaise graine)(1956)de Mervyn Le Roy est délirant ;l’interprétation de Patty McCormack ,visage angélique et nattes bien sages a donné le modèle de la petite fille méchante et plus que méchante ,dans le cinéma apres 70 et dans les TV series (Nellie Oleson est sa descendante directe);la façon dont elle répond à propos d’une noyade qui est un meurtre vous scotche (« c’était excitant!j’peux avoir un sanwich au beurre de cacahuètes ,maman? »)
          un festival de camp ;imitant HG Clouzot ,le metteur en scène supplie les spectateurs de ne pas gâcher le plaisir des autres en dévoilant la fin;et c’est notre bon vieux « au clair de la lune » qui sert de leitmotiv!

          A ne pas confondre avec le premier film de Billy Wilder (en collaboration avec Alexandre Esway ) avec Darrieux (1933) ,qui est d’ailleurs aussi peu connu.

          D;Kerr est aussi une de mes favorites :inoubliable dans « heaven » « et « black narcissus  » mais aussi dans « tea and sympathy » -pour moi son meilleur rôle- , »the innocents » « the night of the iguana »…

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Dumonteil
          Et beaucoup d’autres films anglais dont BLIMP

        • Dumonteil dit :

          A Monsieur Tavernier

          Oui la carrière de Deborah Kerr est impressionnante de « major barbara » à « the arrangement »;sa diction en fait une des actrices les plus « compréhensibles  » en VO.
          A l’aise dans tous les genres
          le mélo ,avec « Edward my son » un film sous -estimé de Cukor.
          Le film d’aventures avec « king salomon’s mines » et surtout « the prisoner of Zenda » où elle est parfaite en princesse.
          le peplum grand spectacle avec « quo vadis » (même si on se souvient surtout de Ustinov)
          le film de guerre avec « from here to eternity » (mais le couple adultère qu’elle forme avec Lancaster est conventionnel ,et c’est surtout de Monty Clift dont je me souviens);Wilder a parodié la scène d’amour dans « the seven year itch »
          Shakespeare et Mankiewicz avec « Julius Caesar  » où elle n’a qu’une scène (femme de Brutus ) mais elle la fait compter.
          Françoise sagan (mais c’est pas ma tasse de thé) ,que la science de Preminger (avec elle ,Niven et Seberg ) parvient à rendre intéressante (« bonjour tristesse »)
          le drame psychologique avec « separate tables » d’ Anthony Mann
          Le drame romantique avec « an affair to remember » de McCarey
          Le film de pionniers avec « the sundowners  » où elle retrouve Mitchum.
          « the gypsy moths » de Frankenheimer où elle retrouve Lancaster ,que
          Tulard compare justement à « tarnished angels  » ;l’un des plus méconnus .desservi par un titre français proche du contre-sens (« les parachutistes arrivent »qui fait penser à un film de guerre),les acrobaties comptent beaucoup moins que se qui se passe « en coulisses  » ;il s’agit d’un drame profondément humain et-pour moi- l’un des grands Frankenheimer des années 60 avec « manchourian candidate »  » birdman of Alcatraz »et « seconds  »

          Comme toutes les actrices/acteurs ,il y a des ratages
          « le roi et moi » ,un champion du box-office ,me fait bâiller à me décrocher la machoire ; »thunder in the east  » dont la fin est « coupée » est indigne de son talent; »grass is greener  » est de Stanley Donen ,mais franchement barbant ; le film fantastique « eye of the devil » ne soutient pas la comparaison avec « the innocents « ,la meilleure version du roman d’Henry James (évitez celle avec Brando),et sombre dans le ridicule . »The journey  » qui s’inspire un peu de « boule de suif » n’est pas du meilleur Litvak..

          Mais quelle carrière!

        • Alexandre Angel dit :

          A Dumonteil

          Bel échantillonnage filmographique sur Deborah Kerr, actrice classieuse au possible.
          Attention : TABLES SEPAREES (dont je ne pense pas grand chose n’en ayant que peu de souvenirs bien que je l’ai en dvd-ça vaut le coup?)est de Daniel Mann pas d’Anthony.
          J’aime bien LE ROI ET MOI, qui traine une mauvaise réputation assez imméritée (Yul Brynner est bon là dedans). Idem pour THE JOURNEY qui pourrait avoir tout pour horriblement mal vieillir et qui passe pourtant l’épreuve du temps avec les honneurs.

          Je n’ai jamais vu Deborah Kerr plus jeune que dans L’ETRANGE AVENTURIERE, de Frank Launder, où elle est à croquer.

        • Bertrand Tavernier dit :

          Alexandre Angel
          Dans mon souvenir TABLES SEPARÉES est du théâtre habilement confectionné mais boulevardier avec des ressorts éculés. Il y a d’autres pièces du même auteur qui étaient plus réussies. Et la mise en scène m’avait paru si peu inspirée comme presque tous les Daniel Mann

        • Dumonteil dit :

          C’est par rapport à d’autres films de Litvak que je trouve « the journey  » décevant;même en laissant sa (pourtant intéressante :cf « coeur de lilas ») carrière française des années 30 de côté ,je lui préfère de loin « sorry wrong number »(que Alfred H. lui -même a salué) « the snake pit »(avec une brillante De Havilland)  » all this and heaven » ou « decision before dawn » ; »the journey  » et « anastasia  » (surtout le second ,pour des raisons évidentes)m’ont semblé plus académiques et poussiéreux.

          pardon pour la confusion sur Daniel MANN;BT a raison :même quand il a un grand auteur et deux grands acteurs (Lancaster et Magnani) il ne fait pas grand chose de « the rose tattoo » ; »I’ll cry tomorrow  » vaut surtout pour Susan Hayward ,mais ce n’est pas « lost weekend » ;je pense que j’ai aimé « separate tables » pour sa distribution éclatante; »butterfield 8″ revu récemment m’a semblé un pur navet ,je me suis endormi au milieu.
          « come back little sheba »,vu il y a longtemps , ne m’a laissé aucun souvenir et pourtant le texte est de William Inge .

          j’en profite pour recommander encore le plus méconnu des grands films de D.Kerr (avec aussi Lancaster et Gene Hackman) : »the gypsy moths » (aka  » les parachutistes arrivent « ,1969)de Frankenheimer.

        • MB dit :

          Litvak: OUT OF THE FOG (41) Garfield, Lupino et Thomas Mitchell merveilleux. Je n’arrive pas à le revoir (encore un Warner Archive sans st et prix décourageant).

        • Bertrand Tavernier dit :

          a MB
          Et RACCROCHEZ C’EST UNE ERREUR, CITY FOR CONQUEST, L’EQUIPAGE, CETTE VIEILLE CANAILLE et autres

        • MB dit :

          LITVAK: et on avait déjà parlé ici avec enthousiasme de DECISION BEFORE DAWN/LE TRAITRE, chef d’oeuvre, sorti chez ESC ici mais master moyen, avec Oskar Werner, Gary Merrill et la royale que dis-je l’impériale Hildegarde Neff (parfois Kneff), et enfin Richard Basehart: il faudrait revoir la filmo de cet acteur discret mais remarquable qui a fini par collectionner une flopée de films singuliers, de DECISION à LA STRADA à TIME LIMIT (le seul film signé Karl Malden) à IL MARCHAIT DANS LA NUIT et 14 HEURES j’arrête là, une carrière incroyable! c’est à l’orée des années 60 que ça se gâte.

        • MB dit :

          à Bertrand: et AIMEZ-VOUS BRAHMS??

        • Bertrand Tavernier dit :

          a MB
          Pas bon souvenir, comme LE COUTEAU DANS LA PLAIE

        • MB dit :

          BRAHMS? à vrai dire je m’en doutais…

        • MB dit :

          Bertrand juste un truc: dans 50 vous citez CETTE VIEILLE CANAILLE sous le titre de Une Sublime canaille, mais c’est sans doute corrigé, ou un deuxième titre. Je vais voir CITY pour aussi découvrir Elia Kazan en acteur.

  21. Yves Rouxel dit :

    A Bertrand.Je vous salut chaleureusement pour l’excellent hommage que vous avez rendu à votre camarade,ami,alter égo qu »était Pierre Rissient dans le numero d’été de Positif.Comme vous l’écrivez brillamment Pierre était un veritable défricheur,un découvreur de cinéastes inconnus du public français et européen.Puis il dégageait une humilité,un humanisme rare parmi les critiques et journalistes.C’est bien que vous citer Samuel Lachize grande plume de L’Humanité avec Emile Breton qui à pris la relève chaque mercredi dans L’Huma,ainsi que Jean Roy dont j’apprécit beaucoup l’analyse et le sens de la répartie.

  22. Ballantrae dit :

    Ayant terminé le renoir de merigeau J’ai entamé enfin la biographie de jean pierre bleys consacrée à Claude autant lara. Je n’en suis qu’au chapitre 2 sur la période muette mais c’est déjà passionnant tant pour la découverte des liens complexe du cinéaste avec l’avant garde ( repulsion/attirance voir sa conception de décors pour herbier ou encore sa 1ere réalisation reconnue la rage au coeur avec artaud) son désir de cinéma tellement combattu par son père. Une personnalité déjà attachante malgré ses côtés apres et une approche très rigoureuse de l’auteur qui module toujours, avance de manière nuancée et argumentée.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A BALLANTRAE
      CE QUI FAIT RESSORTIR LA SOTTISE BUTÉE DE CERTAINS JOURNAUX DONT LIBÉRATION QUI REFUSENT D’EN PARLER PARCE QUE LARA A ADHÉRÉ AU FRONT NATIONAL, 12 ans après avoir fait son dernier film alors que Gérard Blain lui aussi soutien du FN (il était du communisme à la droite) a eu deux pages. Le nombre de cinéastes, d’écrivains qui ont mal terminé est immense de Capra à Dos Passos, Steinbeck. C’est le contraire qui est étonnant

      • Ballantrae dit :

        Les pages sur construire un feu d’après London sont passionnantes et donnent furieusement envie de le découvrir. Bleys est incroyable quand il arrive à dater le court vittel par recoupement avec le chiffre de ventes de bouteilles en 1930!

        • Ballantrae dit :

          Construire un feu est hélas un film perdu, un de plus. Les pages sur l’hypergonar ancêtre effectif du cinémascope sont absolument passionnantes et instructives: j’ignorais et l’histoire du procédé et l’audace de autant lara le concernant.

      • MB dit :

        « CE QUI FAIT RESSORTIR LA SOTTISE BUTÉE DE CERTAINS JOURNAUX DONT LIBÉRATION QUI REFUSENT D’EN PARLER PARCE QUE LARA A ADHÉRÉ AU FRONT NATIONAL, »
        mais c’était bien dans Libé ce papier lamentable dont on parlait récemment, sorti à la mort de CAL?

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.L’ouvrage est remarquable grace à un travail sérieux de recherches de documents inédits sur l’œuvre d’Autant lara.Le point faible c’est le coté un peu franchouillard.Je ne sais pas comment vont réagir des historiens de cinéma aux états-unis ou en Russie,voire même en Chine.Pour nous spectateurs français nous adorons les anecdotes et petites histoires qui ont fait un film,les bagarres entre les réalisateurs et les scénaristes,le diktat imposé^par des producteurs scrupuleux de gagner de l’argent et ne connaissant rien au septième art.Sinon le livre est indispensable.Je suis tomber sur un ouvrage dont personne à écrit une ligne et qui aborde le syndicalisme au cinéma avec une préface de Gavras et une post face de Philippe Martinez leader de la CGT.L’ouvrage est sortie aux éditions de l’atelier à très peu d’exemplaire.C’est à notez sur vos tablettes braves gens du blog.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Mais qu’est ce que vous racontez ? Ces bagarres pour imposer un film, pour contrôler son montage ne sont pas des péripéties franchouillardes (termes nul et insultant à moins que vous ne pensiez qu’être maitre du montage est franchouillard) bien au contraire. On trouve dans toutes les biographies des réalisateurs américains, ces bagarres entre réalisateurs et scénaristes, ce diktat imposé par des producteurs, de Hawks (les luttes autour de l’écriture du scénario occupent des dizaines de pages pour SCARFACE, LA RIVIERE ROUGE, LE GRAND SOMMEIL) à Curtiz en passant par Wyler (l’écriture du scénario de LA LOI DU SEIGNEUR dure une moitié de chapitre) parce ce qu’on touche là simplement à 90% de ce qu’est un film. Comment on le conçoit, on l’arrache. Vraiment cher ami, je trouve cette remarque sidérante. Dans les biographies anciennes, en effet, les films naissaient comme par l’Immaculée conception. La force de Merigeau, de Bleys, de Mcbride, de McGilligan, d’Eisenshitz, c’est de montrer les efforts, le travail, le combat derrière chaque film et de faire découvrir des contributions méconnues, des auteurs oubliés par le générique (qui ne mentionne Prévert sur l’AFFAIRE DU COURRIER DE LYON)

        • Ballantrae dit :

          Je comprends mal votre appréciation assez péjorative envers un essai qui réussit justement à ne jamais verser dans l’anecdote pure mais s’efforce au contraire de parler de manière très concrète ( aspects économiques, technique, sociaux) de ce que signifiait faire un film dans les 20′ et 30′ car j’en suis au chp 5. C’est très bien d’avoir lu le renoir juste avant car les deux travaux se recoupent.

        • Dumonteil dit :

          A Yves et Monsieur Tavernier

          dans « la vie à belles dents » Carné raconte les mésaventures de son film « les jeunes loups « ;les producteurs barraient des lignes entières de scénario, avec des « c’est sale!  » à répétition ,ce qui fait que le metteur en scène déprimé ne voulait plus faire son film et ne l’a fait que contraint et forcé par un contrat -qui l’obligait à accepter tous les changements-

          Restauré ces dernières années avec de belles couleurs ,et un excellent son,le film malheureusement est ennuyeux et terriblement daté ;même s’il était dans la période peu passionnante de MC ,le metteur en scène affublé en outre d’une « collaboratrice du producteur  » adepte-du-cinema-vérité-et-qui -detestait-celui-dit-de -papa « a-t-il le contrôle d’un film dans de telles conditions?

          Et en effet le chapitre  » pacifist’s dilemma  » de « William Wyler:a talent for trouble « consacre des lignes et des lignes aux problèmes d’écriture du scénario de « friendly persuasion » aka « la loi du seigneur »
          page 376 : « pendant tout le tournage,Wyler demanda constamment que l’on revît le script; Jessamyn West (auteur du livre adapté) et Robert Wyler (frère de WW) récrivaient des scènes même si WW était en train de les tourner »

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Dumonteil
          La productrice (travaillant pour SNC, Pignères et Beytout) était quelqu’un qui aimait le cinéma, Vera belmont mais qui était économe et détestait les colères intempestive de Carné. Elle trouvait qu’il était démodé et cela se passa moyennement. Le film était épouvantable

        • Henri Patta dit :

          a Yves.
          Je suis trés souvent en accord avec vous mais pas cette fois-ci.
          Ce qui fait le sel d ‘une biographie se sont souvent les « petites histoires » ou les « engueulades » autour d ‘un scénario , d ‘une scéne , d ‘un tournage. Pourquoi tels dialogues ont été changés ? Pourquoi telle scéne a été finalement gardée ? Ce petit bout de la lorgnette est essentiel a une bonne biographie.
          C ‘est du moins mon opinion.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Henri Pata Certes mais ce n’est pas « le petit bout de la lorgnette », c’est tout le contraire : la vie profonde d’un film, le coté physique de la création, les mains dans le cambouis. Je ne comprends pas que vous ne réalisiez pas que Merigeau par exemple saisit et explique ce qui motive ou freine la création chez Renoir. Il saisit au vol la pulsion créatrice dans le travail puis l’analyse

        • Henri Patta dit :

          Je me suis mal exprimé.
          « Le petit bout de la lorgnette » étant trop péjoratif.
          Je suis tout a fait en accord avec vous méme si je me suis montré maladroit dans cet acquiesement.

  23. Dumonteil dit :

    Thursday, July 26 Showtimes – One Night Only!
    7:15 LA FILLE DU DIABLE/DEVIL’S DAUGHTER
    9:00 MACADAM/THE BACK STREETS OF PARIS
    → TICKETS NOW AVAILABLE. San Francisco’s Roxie Theatre

    Soirée André Clément pour les amateurs de films noirs français à San Francisco;
    hélas « la fille du diable » ,à mon avis le meilleur des deux ,n’est pas disponible chez nous ,sauf en videocassettes au prix prohibitif de 45 euros!

    • Dumonteil dit :

      « macadam » de Blistène n’est pas disponible du tout ;il vaut plus pour l’atmosphère de l’hôtel « Bijou » dirigé par une Françoise Rosay qu’une perruque ridicule fait ressembler à Madame Mim de « sword in the stone » aka « Merlin l’enchanteur  » des productions Disney;enfin voir dans un même film Rosay, Andrée Clément ,Jacques Dacqmine et le couple « diabolique  » Signoret /Meurisse (qui referont encore équipe dans « impasse des deux anges » avant le Clouzot), ça vaut quand même le détour

      Si vous tapez « macadam  » sur n’importe quel site commercial,vous avez droit au film de Schlesinger!

      Le meilleur film de Blistène est sûrement « étoile sans lumière »,son premier, dont l’argument rappelle un peu l’ultérieur « singing in the rain »;LE film de Piaf ,et les chansons sont superbes!);le reste de sa filmographie est indéfendable ; »le sorcier du ciel » film édifiant sur Jean-Marie Vianney aka le curé d’Ars m’avait fait peur quand j’étais petit (le diable intervient) »Bibi Fricotin » aussi démodé que la bd du même nom ;Raymond Pellegrin et Philippe Lemaire se battent pour une femme (Giselle Pascal)dans « le feu dans la peau »; le dernier Blistène sera comme le premier ,un véhicule pour Piaf ,mais est loin de valoir « étoile  » malgré Michel Auclair :des « amants de demain » où l’on apprend que « la politique n’est pas pour les femmes » (ou quelque chose d’équivalent),ne restent que les chansons ,surtout une berceuse peu connue
      Eclectique!

    • Yves Rouxel dit :

      A Dumonteil.Les deux films que vous citer n’ont jamais été diffusés sur une chaine française ou je me trompe,en tous les cas aucune trace nulle part!!

      • Dumonteil dit :

        A yves ,

        et pourtant ils existent , »la fille du diable  » a dû passer autour de 2010 ,sur canal sat ou sur l’autre bouquet avant qu’ils fusionnent;c’est un très grand Decoin,au niveau de « non coupable » ,des « inconnus dans la maison » de « l’homme de Londres  » (refait par Bela Tarr)de « bébé donge » de « non coupable « ,de….(remplissez vous-mêmes ,il y a beaucoup de grands Decoin;il faut souhaiter qu’il soit réédité car c’est celui qui révèle quelle grande comédienne était A.Clément, ainsi que celui que vous avez apprécié « les amants du pont saint jean »

        « macadam » ,il y a un article sur « téléloisirs  » donc il est déjà passé quelque part ;

        désolé de ne pas partager du tout votre enthousiasme pour « la ligne de mire » ;le genre de truc avec lequel il vaut mieux avoir son tube de doliprane ;et Edith Scob ,sa beauté fut mieux mise en valeur par Franju ,qui,dit-on , détestait la N.V.

        A MB
        ok « BERLIN EXPRESS » ,c’est pas du fantastique !

Laisser un commentaire

(Seuls les messages ayant attrait aux DVD - thème de ce blog - seront publiés.)