Lectures de rentrée et séries TV

3 octobre 2017 par - DVD

LIVRES
Précipitez-vous sur le KONG de Michel Le Bris, évocation passionnante de la vie de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack à qui l’on doit KING KONG et les CHASSES DU COMTE ZAROFF, mais aussi deux extraordinaires documentaires muets qu’on trouve encore en DVD à des prix parfois hélas prohibitifs, GRASS et CHANG. Le premier est tout à fait fascinant. Il s’agit peut-être du plus grand documentaire muet, égal sinon supérieur à NANOOK. On a l’impression, justifiée quand on lit les pages formidables que lui consacre Le Bris, d’assister à la naissance d’un film, qui s’invente au jour le jour. Ce qui a été le cas. Schoedsack et Cooper étaient partis à trois, avec Marguerite Harrison, une espionne américaine, deux fois capturée par les Russes, deux fois sauvée. Ils sont confrontés à l’exode d’une tribu de 50 000 personnes qui franchissent des fleuves, gravissent une montagne de 3300 mètres, pieds nus dans la neige. On n’a jamais filmé avec la même intensité ce qu’était un exode. Et la musique qui accompagne ce film muet est magnifique. On apprend dans le livre que les deux plans où l’on voit les deux auteurs du film ont été rajoutés à la fin du montage, à la demande de Jesse Lasky et filmés en studio.
Et ce n’est qu’une petite partie de leur vie qui commence durant la première guerre mondiale, dans l’aviation (l’appareil de Cooper s’écrase et il a les mains brûlées), se poursuit en Pologne quand Cooper s’engage dans l’aviation polonaise en 1920 pour combattre les Russes tandis que son copain, rencontré sur un quai de gare à Vienne, travaille pour la Croix Rouge, assiste au massacre perpétré par les Turcs à Smyrne. Cooper sera fait prisonnier par les Russes, s’évadera. Après l’odyssée de GRASS, il entreprendront au Siam un film plus écrit, CHANG (la charge des éléphants bluffera les plus blasés).
Puis entre des centaines d’autres aventures, ce sera le combat pour imposer KING KONG qui est davantage le projet de Cooper tandis que ZAROFF est intégralement tourné par Schoedsack, l’un filmant la nuit, l’autre le jour. Cooper sera aussi un des fondateurs de la Pan Am, il dirigera dans des difficultés inouïes pendant un moment la RKO avant de s’associer avec Ford dans Argosy… Bonne lecture.

Autre ouvrage passionnant, PARIS ANECDOTE par Alexandre Privat d’Anglemont sur tous les petits métiers de Paris, de la fabrique de pipes culottées au Professeur d’Oiseaux ou au récupérateur de pains rassis et d’autres plus ou moins ragoutants (il y a de ces récupérations de nourriture qui entraîne des ragouts inouïs). C’est un régal, un enchantement.

  

Si vous n’avez pas encore dévoré tous les Sylvain Tesson, à commencer par DANS LES FORÊTS DE SIBÉRIE, plongez-vous dans SUR LES CHEMINS NOIRS qui est consacré à la France qu’il parcourt après être tombé d’un toit et s’être fracassé le corps. Chemin faisant, en reconstituant son corps brisé, il se lance dans des tirades vengeresses contre la destruction de la Nature et le soi-disant aménagement du territoire qui provoque des logorrhées technocratiques au français abscons. Revigorant.

Parmi des dizaines d’autres titres qui m’ont ravi, je m’arrêterai sur le passionnant, jubilatoire, LONESOME DOVE de Larry McMurtry (Gallmeister) où l’on passe du fou rire (il y a des échanges gondolants) à l’émotion, qui grandit dans le deuxième tome, ou encore à la stupéfaction : cette rencontre en plein désert avec un vieil homme qui transporte des ossements de bison dans une brouette et est incapable de formuler deux phrases cohérentes. C’est une des peintures les plus fortes de l’Ouest, du Texas. Et je vais déguster la série TV avec Tommy Lee Jones et Robert Duvall, formidable distribution.

  

Merveilleux moment passé avec Boulgakov et le ROMAN DE MONSIEUR DE MOLIÈRE, chronique émouvante, passionnante, riche en détails qu’on a envie de croire authentiques. Il nous fait vraiment sentir le génie de Molière. Il faut absolument lire aussi LA JEUNE GARDE et bien sur LE MAÎTRE ET MARGUERITE.

    

METS LE FEU ET TIRE-TOI (Gallmeister) de James McBride est autant un pamphlet politique revigorant qu’une biographie de James Brown. Vous croyez connaître son histoire ? Eh bien vous aurez de sacrées surprises. Et vous découvrirez aussi l’Amérique.

Le dernier Russell Banks, VOYAGER est absolument magnifique. C’est une méditation tendre, passionnée sur les voyages, ses différents mariages, les pays qu’il découvre en même temps que l’histoire du monde.

J’ai une ou deux fois parlé de Larry Fondation, auteur noir essentiel. Cet éducateur de rue écrit le plus souvent des textes courts, décapants. Lisez SUR LES NERFS et tous les autres parus avant. Comme l’écrit encoredunoir.com à propos de EFFETS INDÉSIRABLES : « Commençons par nous réjouir que quelqu’un ait eu la riche idée de continuer à éditer en France les écrits de Larry Fondation après que Fayard a cessé de le faire. Sans surprise, ce sont les audacieuses éditions Tusitala qui ont choisi de le faire et on ne peut que les en remercier.
Ceux qui connaissent déjà Larry Fondation ne seront pas dépaysés ; quant aux autres ils prendront le délicieux risque de se faire secouer par un auteur singulier. Comme à son habitude, Fondation balance des fragments de vies – et de mort – à la face du lecteur dans de courtes nouvelles qui vont de quelques lignes à quatre ou cinq pages.
Dans les quartiers de Los Angeles que sillonne Larry Fondation se croisent SDF, femmes et hommes célibataires à la recherche de compagnie ou de sexe, drogués, travailleurs pauvres, petits bourgeois libéraux, déséquilibrés, voleurs à la petite semaine ou retraités. Ils sont blancs, latinos ou noirs et sont en quelque sorte l’âme de la ville même si on ne les voit pas.
Tour à tour violentes, désespérées, durement ironiques et bien souvent très émouvantes, ces trajectoires heurtées ou interrompues forment des flashs qui s’impriment autant dans le cerveau que sur les rétines tant l’écriture de Larry Fondation, malgré une apparence trompeuse d’économie de moyens est évocatrice.
Témoin et poète, Fondation donne une voix à ceux que l’on n’entend généralement pas et prend irrémédiablement aux tripes. Autant dire qu’il ne faut pas passer à côté de ses écrits.»

Finalement, je me suis plongé dans LE RÉVEIL DE LA SORCIÈRE ROUGE de Garland Roark (Phébus), sans doute publié grâce à Michel Le Bris, puisque j’aimais tellement ce film qu’on doit pouvoir trouver en zone 1. Le livre est touffu, rempli de chausse-trapes. Il est raconté – comme le film – par le second, Sam Rosen. Cette histoire de vengeance et de naufrage avec des huîtres tueuses a inspiré le scénariste Harry Brown (DU HAUT DES CIEUX LES ÉTOILES) mais aussi les scripts de KISS TOMORROW GOODBYE et THE SNIPER (ce dernier dans un des coffrets des films noirs Columbia).

  

Et pour terminer rien ne vaut un petit retour à Balzac et au sublime ILLUSIONS PERDUES. Les chapitres sur Angoulême, sur la presse (Balzac était un ennemi de la liberté de la presse qu’il jugeait corrompue et sans morale ; « Le journal tient pour vrai tout ce qui est probable. Nous partons de là », fait-il dire à l’un des plumitifs de son livre, Etienne Lousteau), les intrigues de salon décrites avec un œil d’aigle, le rangent dans les trois ou quatre plus grands romans français.

SÉRIES

Avec beaucoup de retard, je me suis attaqué à la première saison du BUREAU DES LÉGENDES et cela vaut le coup. On est très vite captivé par les aventures de Malotru qui chemin faisant touchent à de nombreux sujets très sensibles, ignorés par le cinéma (La Syrie, l’Iran). Le scénario entremêle plusieurs intrigues avec brio, fait parler chacun dans sa langue ou en anglais (savoureux moment que celui où un Syrien et un Russe se lamentent de devoir se parler en anglais, cette langue qui les fait chier) et la distribution est époustouflante et d’une extraordinaire justesse. On ne sait qui louer en premier de Mathieu Kassovitz à Jean-Pierre Daroussin en passant par Florence Loiret-Caille ou Léa Drucker. Sara Giraudeau m’a subjugué. Mais tous les rôles secondaires sont superbement distribués et crédibles.

Tout aussi remarquable 3 X MANON de Jean-Xavier de Lestrade à qui l’on devait les sensationnels STAIRCASE (SOUPÇONS), UN COUPABLE IDÉAL (les avez-vous vus ?) et PARCOURS MEURTRIERS sur l’affaire Courjault où Alix Poisson était inoubliable. Je n’ai pas vu LA DISPARITION. Comme l’écrit Télérama : « Vraie fiction gorgée de réel, 3 X MANON relate les trois étapes d’une reconstruction-métamorphose, dont les principaux acteurs seront un éducateur pragmatique, une prof de français solaire et une intendante maternelle. C’est le choix des scénaristes de n’avoir réservé à la psy du centre qu’un rôle accessoire, même si c’est elle qui, en une réplique, donnera à Manon les clés de la prison mentale où elle et sa mère se sont enfermées. Dans 3 × MANON, la reconquête de soi passe d’abord par celle du langage, et les deux plus belles scènes de la fiction sont des batailles de mots. Si l’on y croit jusqu’au bout, c’est en grande partie grâce aux comédiens, formidables, Alix Poisson et Yannick Choirat en tête chez les adultes, et, du côté des ados, la stupéfiante Alba Gaïa Bellugi. »
En effet Alba Gaïa Bellugi est absolument splendide de justesse, d’acuité dès ses premières empoignades avec Marina Foïs et de Lestrade s’en prend à un thème fort : l’amour maternel qui broie, étouffe et qui finalement est le contraire de l’amour. Cher Rouxel, vous qui critiquez l’absence des sujets sociaux dans les films télévisés, voyez cette série et aussi MANON 20 ANS qui est tout aussi exceptionnel.

BIG LITTLE LIES est également une spectaculaire réussite qu’on doit au flair, à l’intelligence, de Nicole Kidman qui repérant un livre de Liane Moriarty, achète les droits, s’associe avec Reese Whiterspoon et les deux actrices au lieu d’aller voir un studio, prennent en main la production, financent un scénario écrit par David Kelley. Reese Whiterspoon contacte Jean-Marc Vallée (DALLAS BUYERS CLUB) avec qui elle a tourné WILD et son chef opérateur. La série sera distribuée par HBO et le résultat est formidable avec une interprétation phénoménale de Kidman dans un personnage complexe, tourmenté. Une femme forte, intelligente qui subit périodiquement des violences terribles, une jalousie effroyable de la part de son mari qui pourtant l’aime. On a rarement évoqué si subtilement le problème des violences domestiques. Reese Whiterspoon joue, elle, une mère de famille épuisante à force d’énergie, de volubilité qui se mêle de la vie de toute la communauté et s’oppose violemment à Laura Dern – épatante elle aussi, l’avez-vous vue dans l’excellent RECOUNT de Jay Roach ? -, autre femme de tête. Tous ces portraits féminins sont écrits de manière subtile, y compris la Camilla jouée par Shailene Woodley (qu’on avait vue dans THE DESCENDANTS).

DOCUMENTAIRE
Je ne sais pas si une chaîne publique française osera un jour montrer ENQUÊTE AU PARADIS (Prix Panorama du Jury Œcuménique à Berlin, Fipa d’Or du documentaire de création, Prix Télérama du meilleur documentaire) de Merzak Allouache, l’auteur du REPENTI et d’OMAR GATLATO. Ce documentaire passionnant (un poil long dans le dernier quart) fait parfois froid dans le dos. Le cinéaste confronte des citoyens ordinaires, des jeunes dans un café internet, des femmes, des intellectuels dont Kamel Daoud si aigu, si perçant, si ignoblement maltraité par un petit groupe d’universitaires dont une lectrice du Monde démontait le manque de connaissances, de titres et l’affiliations à des groupes suspects, à un prêche prononcé par un imam radical sur une des 1700 chaines religieuses existant en Algérie. Le résultat passionnant, contradictoire, révèle un racisme endémique, une ignorance radicale chez nombre de témoins. Pas tous.

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Commentaires (187)

 

  1. MB dit :

    à Bertrand: que pensez-vous de l’idée qui traîne d’interdire la tabagie au cinéma pour cause que ça influence les spectateurs? Je pense aussi qu’on pourrait interdire les meurtres dans les films policiers, ou les braquages, ça peut faire baisser la criminalité, et les scènes sexuelles sans procréation prévue par les personnages: à interdire aussi, les spectateurs pourraient être incités à faire l’amour pour le plaisir, pas bon, ça! Et la charcuterie: à interdire! ah mais alors! Et les confiseries aussi cause diabète! ah non là ça va pas ils en vendent dans le hall ya des limites. franchement ça m’inquiète un peu.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A MB
      La sottise ne meur jamais et la fiction n’a pas pour essence d’^tre professeur de vertu. Après divers scandales (suppression de la pipe chez Hulot, de la cigarette chez Malraux) il avait été voté que ces interdits ne s’appliquaient pas au domaine artistique et voila la Ministre qui remet des pièces dans le juke pour faire oublier son retard pour éliminer certains médicaments, réformer l’Agence du Medicament et camoufler ses liens avec les laboratoires

      • MB dit :

        je vois, c’est de l’amuse-gueule quoi. Touraine nous aura bien déçu à ce sujet des labos aussi. Ce puritanisme (ou sorte de) me fait penser à la ministre Schiappa et l’histoire Polanski à la cinémathèque, quand il y a plein de problèmes dans le pays, on fait de la moralisation « Vichy ».
        J’ai entendu que les cinéastes américains respectent de moins en moins la suppression de la cigarette au cinéma (décision interne à la profession apparue vers 2000-2005 je crois). Tant mieux.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Lisez absolument sur les problèmes de santé le livre du talentueux Bertrand Burgalat sur le diabète : DIABETIQUEMENT VOTRE

        • MB dit :

          Noté! Je me sens un peu concerné!

        • MB dit :

          Je viens de commander le bouquin de Burgalat.
          Sinon je viens d’entendre que la ministre Buzyn a clos la polémique en précisant qu’il n’était pas question d’interdire le tabac dans les films. Elle a dû nous lire!

    • Mathieu dit :

      A MB:
      Je viens d’entendre je ne sais plus qui à la radio justifier ce genre de censure par le fait que l’on fumerait beaucoup plus dans les films que dans la vie réelle. A voir, je pense qu’on fume tout autant dans la vie réelle, seulement ça se voit moins qu’il y a quelques années, vu que les gens doivent quasiment se cacher pour fumer. Par contre la tabagie dans les films Hollywoodiens des années trente-quarante ne cesse de m’étonner. Je viens de revoir THREE COMRADES de Frank Borzage. On y voit Robert Taylor plein de sollicitude et d’empressement pour sa femme (Margaret Sullavan) atteinte de tuberculose, mais ça ne l’empêche pas de lui cracher la fumée de sa cigarette à la figure, et dans un sanatorium encore…

      • MB dit :

        à Mathieu: eh eh, très drôle! Sinon la cigarette était un accessoire très important pour les acteurs, faisait partie de leur jeu, peut-être plus dans le cinéma américain?

        • Mathieu dit :

          A MB:
          Oui le Hollywood de la grande époque a beaucoup fait pour rendre la cigarette glamour, surtout pour les femmes, symbole d’indépendance: Bette Davis dans des films comme DARK VICTORY ou OLD ACQUAINTANCE, ou de relation amoureuse: Bacall allumant une cigarette avant de la placer entre les lèvres de Bogart dans TO HAVE AND TO HAVE NOT, Paul Henreid allumant deux cigarettes, une pour lui, une pour Bette Davis (encore elle) dans NOW VOYAGER…

      • Alexandre Angel dit :

        A Mathieu
        Question tabagisme ambiant, je crois que M LE MAUDIT est insurpassable.

        • yves Rouxel dit :

          Pratiquement tous les films avec Bogart,son personnage à une clope au bord des lèvres.C’est ça aussi qui à fait son charme,la façon qu’il avait d’allumer ses cigarettes,toujours avec des alumettes jamais de briquet!!!

        • Damien D. dit :

          Ah oui chez Lang c’est impressionnant! Les scènes de réunions des flics ou des truands dans M LE MAUDIT m’avaient aussi marquées par leur « enfumage » ! ((mais on retrouve cela dans beaucoup de ses films)

    • MinettePascal dit :

      Et les scènes de rinçage de corgnolon. Vous imaginez le cinéma international amputé de tous les moments où quelqu’un se sert quelque chose ou remplit un verre pour quelqu’un d’autre ? Tous les longs métrages deviennent des clips…

    • stag dit :

      A MB, déjà dans le simple fait de filmer ou de voir il y a un côté voyeuriste assez scandaleux.

  2. MB dit :

    ce commentaire passera-t’il ou le serveur va til encore m’embêter?
    à
    Bertrand: vu tout MANON et SOUPCONS/THE STAIRCASE de De Lestrade grâce à
    vos conseils. Il faut que je voie tt ce qu’il a tourné. En ce qui
    concerne SOUPCONS (en z2 chez Montparnasse et z1 chez HBO (sst pour mal
    entendants) ça fait froid dans le dos. On dirait que le jury a choisi un
    verdict « à la tête de l’accusé », que le doute s’il est apparu dans la
    tête de certains jurés ne résiste pas à la + forte probabilité selon
    eux. Mais un doute devrait être suffisant pour ne pas condamner, la +
    forte probabilité ne suffit pas!
    Très bon commentaire de Lestrade qui souligne que la défense a
    sousestimé la « prosecution ». Les films de fiction de procès devraient
    s’inspirer de ce procès filmé en vrai, d’où sont absents les effets de
    manche, et le D.A. Hardin qui parle en quasi-chuchotant comme dans un
    film de Tourneur! Sans oublier la grande imagination de la glaçante
    Freda Black (ass. D.A) dans le choix de ses toilettes et coiffures qui
    là par contre, semblent sortir d’un film de fiction… Quand le
    prostitué témoigne qu’il y avait un juge parmi ses clients et que ce
    n’était pas celui du procès, la crise de fou-rire général avec le juge
    présent qui précise que ce n’était pas lui, témoigne à la fois d’une
    pruderie a contrario et d’une tension nerveuse qui doit se libérer
    (comme dans L AVEU avec le témoin qui perd son pantalon). J’ai été
    surpris aussi par les rires qui jaillissent dans les réunions de la
    Défense ou famille avec l’accusé qui risque sa vie et rit aussi fort
    qu’eux! Dans une fiction, oserait-on ça? Merci.

    • MB dit :

      ouf! c’est passé « feel so goooooooood!…. »

    • Bertrand Tavernier dit :

      A MB
      La défense a sous estimé la fierté locale. Tous les arguments de l’avocats sont juridiquement imparables mais le jury considère qu’on les prend pour des ânes, des moins que rien. Ces gens de la Cote Est viennent nous donner des leçons et ils s’accrochent à la rumeur

  3. SERVANT Jean-Pierre dit :

    Belle rencontre de presque une heure dimanche dernier avec Michel Le Bris, à la Foire du Livre de Brive. Nous avons évoqué bien sûr la vie aventureuse de SCHOEDSACK,COOPER, mais aussi longuement le travail de Max STEINER sur KING KONG,Fay WRAY, John FORD, ARGOSY, Willis O’BRIEN…
    Un homme chaleureux, enchanté par l’accueil que lui a fait le Festival Lumière. Et la lecture de KONG est un régal.

  4. Nathalie H. dit :

    Bonjour Monsieur Tavernier,

    Je vais très vite lire les Le Bris et Tesson.

    Permettez que je vous recommande un livre passionnant qui parle de la condamnation de la Commune de Paris par l’élite intellectuelle (dont Zola notamment) de l’époque exception faite de Victor Hugo et Courbet.
    Ce travail est très éclairant sur le comment et pourquoi aujourd’hui encore la Commune apparaît relativement peu dans la mise en valeur de l’Histoire de France alors qu’à l’origine elle exprime l’attachement patriotique des classes populaires à leur pays.

    Il s’agit du livre de Pierre Coftier : l’Apothéose de la Canaille
    https://livre.fnac.com/a9604318/Pierre-Coftier-L-apotheose-de-la-canaille

    Pierre Coftier s’intéresse principalement au monde ouvrier et au monde rural principalement en Normandie (Amiante, Mineurs, etc…)

    Au cas où, vous pouvez le contacter directement à pierre.coftier@wanadoo.fr

    Cordialement

    Nathalie H

  5. SERVANT Jean-Pierre dit :

    La lecture du livre d de Christine Leteux consacré à la CONTINENTAL m’a donné envie de découvrir et redécouvrir deux films. La découverte c’est PIERRE ET JEAN d’André Cayatte (1943), adaptation d’une nouvelle de Guy de Maupassant, avec Renee saint-Cyr, Noël Roquevert, Jacques Dumesnil et Gilbert Gil. Le film est vraiment intéressant, surtout dans sa première partie quand Sajnt-Cyr,femme mal mariée à un type prétentieux et sans intérêt (formidable Roquevert !) tombe amoureuse d’un jeune médecin (Dumesnil). L’ambiance, les bords de Marne, le canotage, les guinguette de la fin du 19e début 20e siècle, rappellent un peu LA PARTIE DE CAMPAGNE de RENOIR. C’est frais, avec de très beaux extérieurs qui donnent vraiment ce « climat » Maupassant de certaines de ses nouvelles. La deuxième partie du film m’a parue moins convaincante, non pas par le récit mais par l’atmosphère très datée « années 40 », costumes, véhicules… qui font qu’on a l’impression de faire un pas de géant dans le temps alors que « juste vingt ans » se sont écoulés. Sinon, le film est plaisant dur tout pour le jeu de Renee Saint-Cyr très émouvante.
    La redécouverte c’est SYMPHONIE EINES LIEBENS de Hans Bertram (1943), ce fameux dernier film d’Harry Baur tourné à Berlin.
    L’histoire d’un vieux compositeur qui quitte femme et enfants pour une jeunesse. Provoqué par l’ex ami de celle-ci, il le tue. Après douze ans de prison, il revient chez lui, trouve sa femme mourante. Il écrit alors une symphonie relatant son histoire.
    Contrairement à ce que j’ai pu lire parfois, ce film n’est pas mauvais du tout. Il est construit justement comme une symphonie, découpé en mouvements. Bien sûr il y a un côté très germanique dans la musique de Norbert Shultze, une exaltation de la nature, du chant. Mais vraiment je trouve ce film très regardable. Il contient d’ailleurs une scène assez saisissante, quand Baur en prison, vêtu d’un costume de détenu, tondu, debout dos au mur de sa cellule, suit du regard les buchettes tracées qui indiquent, année après année, son nombre de jours de détention. Quand on voit cette scène on ne peut s’empêcher de penser à ce qui l’attend très prochainement dans la vraie vie.
    J’ai lu dans le livre de Christine Leteux (et celui de Hervé Le Boterf, 1995, consacré à Baur), que l’acteur avait du prendre des cours de langue allemande pour son rôle. Sans doute. Pourtant, dans ce film Baur ne doit avoir en tout et pour tout que trois ou quatre ligne de texte à dire, la narration étant surtout musicale et assurée par l’utilisation des regards.
    Je conseille ce film qui a c’est vrai un goût amer, mais qui permet de voir une dernière fois Harry Baur dans une intéressante prestation. J’ai eu beau ne pas le perdre des yeux, espérant un indice, une faille dans son regard, non, rien…

  6. PHILIPPE GUILLERMO dit :

    Bonjour

    Depuis quelques semaines, vous évoquez dans des interviews la prochaine sortie d’une anthologie du cinéma américain en collaboration avec Coursodon et Frémaux. Avez-vous plus de précisions à nous apporter.

    Merci pour votre article.

    Cordialement

    P.Guillermo

  7. ballantrae dit :

    Notes de lecture critique cinéma en passant:
    -dans le dernier Positif, très beau texte de Raymond Bernard sur Les croix de bois mai aussi, plus anecdotiquement, Fabien Baumann revient sur un débat du blog de Bertrand que j’avais à vrai dire pas noté sur une expression « vieille pédale  » à propos de La ronde du crime.Je crois que nous nous trompons parfois de débat et que Fabien Baumann si on est un peu attentif à ses écrits ne peut être qualifié d’homophobe.Gare au politically correct exacerbé!
    -dans le dernier Transfuge que je n’achète que par intermittences assez bon papier de Bégaudeau sur The square mais accès de mauvaise foi quand ledit sieur Bégaudeau s’en prend au dernier-né de L Cantet selon la schizophrénie critique dont il est coutumier ( il y a un an excellent papier analytique, intuitif , heureux dans ses formules pour La mort de Louis XIV et piètre lecture du dernier Loach.A croire que Bégaudeau est plus à l’aise avec l’art contempotrain qu’avec la matière sociale qu’il comprend assez mal.
    Assez drôle quand on pense que ce qui était bon dans Entre les murs venait bien de Cantet et non de Bégaudeau qui au contraire faussait la donne de cette oscillation réel/fiction avec ses petits trucs d’acteur et d' »écrivain ».
    Et c’est un peu cracher dans la soupe sachant que Cantet l’a mis en vedette tout de même.
    D’ailleurs il est bien meilleur critique qu’écrivain soit dit entre parenthèses.Je crains le pire du prochain Kechiche…

    • MB dit :

      cher Ballantrae: c’est moi qui avais réagi avec Rouxel, alors on passe du honteusement politiquement incorrect au excessif politiquement correct maintenant! Relisez ce qu’on avait dit svp au lieu de vous baser que sur la réaction de FB: le choix de « vieille pédale » est excessif car le personnage désigné n’est pas un homo ou du moins s’il l’était ceci ne servirait pas l’histoire, le film! « pédale » est insultant pour les homos qu’il le veuille ou non, le choix de « vieille » est aussi ostracisant d’ailleurs. Il me semblait que FB s’était lâché dans le politiquement incorrect pour faire le malin trublion. FB s’est distingué aussi dans un article sur Melville dans le numéro d’octobre, remarqué par des bloggeurs de Dvdclassik y’a pas que moi. L’article sur les « poules de Melville » sentait mauvais, lisez-le. Ca m’étonnerait que sa réaction me convainque je la lirai sans espoir.

      • MB dit :

        pour finir, ce que je veux dire c’est qu’eût-t’il écrit « une personne homosexuelle du 3ème âge », il était encore à côté de la plaque!

        • MB dit :

          Ballantrae, SUITE ET FIN: Je l’ai lue sans espoir, et maintenant il est découragé. Il ne voit que l’homophobie, c’était plus subtil mais… il signale que j’écris sous pseudonyme comme 9 personnes sur 10 ici. Il dit que R Keith est génial que ne l’a-t’il pas dit au début? Il ne comprend pas la charge graveleuse de « vieille pédale », tant pis. Je vérifierai les signatures avant de lire Positif désormais. Et basta.

        • Alexandre Angel dit :

          A MB,
          je viens de lire ce passage du « journal de bord » de Fabien Baumann (j’ai mis un petit temps à comprendre qu’il s’était exprimé dans Positif à propos de votre intervention, dont j’ai perdu la localisation)et je continue d’être de votre avis sur l’expression malheureuse.

        • MB dit :

          à AA: c’est ça, un truc qu’on balance avec désinvolture, quoi, et dont on se rend pas compte que c’est un peu lourd. C’est pas moi qui ai parlé d’homophobie.

        • Yves Rouxel dit :

          A MB.Si Fabien Beauman nous lit il peut régir sur ce blog afin d’éclaircir ses textes qui n’engagent que lui et non pas l’ensemble de la rédaction de ce mensuel ainsi que toute les pigistes qui écrivent dans Positif.

      • ballantrae dit :

        Dans quel billet du blog de Bertrand avait eu lieu la « polémique » sur Bauman et certaines expressions curieuses?

  8. Angelillo dit :

    Parution de CONTINENTAL FILMS – CINEMA FRANCAIS SOUS CONTRÔLE ALLEMAND de Christine Leteux — édité bien évidemment chez La Tour Verte — et préfacé par notre cher hôte, Bertrand Tavernier !

    Premier retour sur l’ouvrage par Olivier Père, et publié sur le site de l’auteur :

    http://annhardingstreasures.blogspot.fr/2017/10/continental-films-cinema-francais-sous_20.html

  9. SERVANT Jean-Pierre dit :

    Je termine la lecture du livre de Christine Leteux CONTINENTAL FILMS, CINÉMA FRANÇAIS SOUS CONTRÔLE ALLEMAND (la tour verte) et je dois dire que je suis admiratif devant le travail de recherches accompli par l’auteure.
    Un livre indispensable qui permet de se faire une réelle idée des conditions de travail dans cette société, de la mentalité bien particulière d’Alfred Greven, manipulateur, maître en chantages, qui avait assez de flair pour recruter le meilleur du cinéma d’alors.
    Certains, pour ne pas dire beaucoup de passages sont terrifiants, avec des révélations jusqu’alors inconnues.
    Grâce aux sources diverses consultées par Christine Leteux (dossiers d’épuration, archives allemandes, journal de Goebbels…), certains faits connus et présentés d’une certaine façon depuis bien longtemps,apparaissent enfin sous un jour nouveau.
    J’ai apprécié particulièrement le développement du « Voyage à Berlin » en mars 1942, qui en dit long sur les méthodes employées par Greven, la dénonciation de Harry BAUR par cet ami d’enfance, parrain de la fille de l’acteur par ailleurs.Ce voyage à Berlin pour SYMPHONIE D’UNE VIE (son dernier film), où il part contraint et forcé, les manipulations et chantages de Leo Joannon auprès de Jacques Companeez et Raymond Bernard pour leur piquer sans vergogne le scénario de CAPRICES.
    J’y ai admiré le comportement de Raymond Bernard, de Le Chanois (qui défend Jean Tissier – 9 films à la Continental – « ce doux lunaire, qui ne sait jamais pour qui il signe »), et même Pierre Blanchar, longtemps décrit comme le « méchant épurateur » apparaît sous un jour absolument nouveau.
    C’est un livre qu’on ne lâche pas. On le dévore, tout en sachant qu’il faudra revenir en arrière, relire des passages,s’imprégner de certains témoignages.
    C’est pourquoi je pense sincèrement qu’il est très difficile de juger certains comportements de cette époque, comme je le faisais remarquer l’autre jour sur Internet dans un groupe consacré au Cinéma de Minuit, en lisant des mots blessants à l’encontre de Danielle Darrieux, lors de son décès.
    Mais c’est vrai au si, certains cités dans le livre de Christine Leteux n’inspirent vraiment pas de sympathie, par leurs coups fourrés et manoeuvres diverses.
    La période fut noire, très noire. Fallait-il ne plus travailler dans l’industrie du film ? Fallait-il s’exiler ?
    Tout celà n’est pas si simple. Et c’est pourquoi ce livre essentiel fait revivre cette période obscure avec talent.

    • Bertrand Tavernier dit :

      Jean Pierre Servant
      Très peu de gens pouvaient s’exiler. des acteurs, des scénaristes qui parlaient anglais mais les milliers d’ouvrier,s, de techniciens dont beaucoup se sont très bien comportés comme la plupart des cinéastes qui ont travaillé à la Continental à l’exception bien sur de Joannon. Il fallait essayer de survivre avec dignité, de ne pas faire de films de propagande

  10. Philippe gerard dit :

    Bonjour, revenu du festival lumiere je me plonge dans deux livres formidables : la suite à l’ecran de Jean Aurenche et une belle découverte , Un an dans un tiroir de Pierre Bost . Monsieur Tavernier que pensez vous de ce dernier?

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Philippe gérard
      C’est un livre magnifique qui rappelle les écrits de Hyvernaud. J’en ai pris un passage dans LAISSEZ PASSER

  11. Yves Rouxel dit :

    Si vous voulez passer un bon moment de détente et de rires,n’hésitez pas à vous procurez »Un chien dans un jeu de quilles »de Bernard Guillou sorti à la fin des années 70.On retrouve Jean Carmet et Hélène Surgere(muette dans le film)paysans en Bretagne qui veulent ètre chasser par le méchant bourgeois campé par Julien Guiomar et ses deux fils en moto.Puis surgit son demi-frère psychologue à Paris et qui est incarné par le truculent Pierre Richard toujours aussi gauche.C’est une escalade de fou rire et de gags désopilants,tourné rapidement dans le finistère.La musique est guillerette et rappelle un peu « Alexandre le bienheureux »un film dont je raffole avec »L’éloge de la paresse »cher à Paul Laffargue!!!!!

  12. Yves Rouxel dit :

    Si vous voulez passez un bon moment procurez vous le film de Jean Boyer »Nina »adapté d’une pièce d’André Roussin.C’est un vaudeville croustillant à souhait avec mari,maitresse et amant.Le duo que forme Poiret et Serrault excelle dans les répliques,c’est du cinéma écrit sur mesure à l’époque ou les scénaristes ne machaient les mots sur les travers des hommes et des femmes.La jolie Sophie Desmarets complète ce duo truculent de malice et de retournement de situation.Une question pour Bertrand concernant « Les démons de l’aube »réalisé par Yves Allégret.Qu’en pensez vous?

  13. Denis Fargeat dit :

    Bonjour à tous !
    J’ai finalement pu voir le « Menaces » de Gréville et l’ai trouvé très étonnant.
    La fluidité de la mise en scène, centrée autour du hall de l’hôtel, rythmée par les entrées et sorties des personnages.
    Les dispositifs curieux, comme la croisée où apparaissent les visages des personnages, le masque de Von Stroheim, demi-cagoule qui évoque un masque pour effets spéciaux. La structure, organisée autour des manchettes de presse relatant l’arrivée inéluctable de la guerre, et qui donne le sentiment que le film a été tourné en temps réel, sentiment renforcé par l’épilogue, rajouté pour la ressortie du film après guerre.
    Mais le film donne une impression d’inachèvement : des faux-raccords, l’impression qu’il manque une bobine tant certaines ellipses sont rudes, tout ça est étonnant au vu de l’ambition du propos et de la mise en scène. Le mélange de plans de studio et d’images de la Libération dans l’épilogue m’a presque fait penser à Ed Wood…
    Un carton au début du film nous apprend que celui-ci a échappé par miracle à sa destruction par la Gestapo, et on comprend bien qu’un tel sujet, la vie d’une communauté d’exilés dans un hôtel parisien, ne pouvait guère leur plaire… je me suis dit à la vision qu’une telle frontalité dans l’exposé des problèmes aurait rendu le film insupportable s’il avait été tourné après-guerre, d’autant que la rapidité du montage ne permet pas à certains personnages d’exister, et les réduit à l’archétype. Mais , sorti en janvier 1940, c’est , de façon prémonitoire, un manifeste anti-Vichyste que j’ai vu, et c’est très troublant…
    Merci à Bertrand d’avoir attiré notre attention sur « Menaces », merci à René Château de l’avoir sorti ; mais on rêve d’une version restaurée ( image correcte mais dialogues parfois inaudibles, saturation d’une bande-son ambitieuse mais mal mixée), d’un appareil critique qui expliquerait certains manques… En tous cas la singularité et l’ambition de Gréville se confirment au fil des visions.

  14. Yves Rouxel dit :

    Découvert grace à un cinéphile toulousain,l’univers du réalisateur italien Tinto Brass est assez atypique,vu la période ou il à commençer à tourner. »Salon Kitty »est un tableau noir ou il nous montre un bordel en Allemagne ou les nazis vont recruter des jeunes et jolies femmes qui défendent les idées du fuhrer,afin de mettre en place un service d’informations pour controler les officiers nazis qui s’adonnent à des jeux,des perversions sexuelles.Helmut Berger fait partie de l’équipe qui supervise ce bordel tenu par Mme Kitty incarnée par Ingrid Thulin.L’ensemble reste une curiosité vite oublié et qui ressemble à « Caligula »du même Brass concernant les scènes de nues et de perversions.

    • ballantrae dit :

      Tinto Brass c’est l’hyperbole mammaire sans le talent de Fellini donc du sous Russ Meyer!
      Vous me surprenez ,cher Rouxel…je crois que votre ami cinéphile toulousain avait en tête des critères extra-cinématographiques quand il vous conseilla de découvrir l’univers de T Brass.

    • ballantrae dit :

      Je crois que j’ai vu ce truc qui s’apparente au pire de la nazixploitation dans la foulée du très, très pénible Portier de nuit de L Cavani (malgré le duo Bogarde/Rampling).

  15. Henri Patta dit :

    Lu dans le point que Michael Mann a en projet un remake de LA PRISONNIERE DU DESERT.
    A note aussi l’ excellente interview de Sodenberg dans l ‘express.

    • Yves Rouxel dit :

      A Henri.C’est marrant je sors du cinéma et j’ai été enchanter de retrouvez Soderbergh pour » Logan Lucky »dans la veine des Océans.Les dialogues sont savoureux,Soderbergh fait un clin d’œil humoristique à James Bond en citant:Océan 7 en rapport avec Daniel Craigg qui va commençer le tournage du prochain Bond.Vu aussi la bande annonce d’une nouvelle version du « Crime de l’orient express »avec Johnny Deep parmi le casting!!!!

  16. Véronique G. dit :

    Monsieur Tavernier, je profite de l’occasion qui m’est donnée de vous écrire pour vous remercier très sincèrement pour votre Voyage à travers le cinéma français, que je regarde en ce moment en épisodes (après avoir vu le film). Vous êtes passionnant, c’est un voyage magnifique.
    J’en viens aux DVD : j’ai commencé le bureau des légendes (2 premiers épisodes de la S1), je vais donc poursuivre même si, à ce stade, je reste un peu sur ma faim. Vous parlez également de FX de Lestrade : je ne connais pas 3 X Manon mais j’ai tellement adoré un coupable idéal et soupçons que je vais m’y intéresser de près.
    En ce qui concerne la série Big little lies, je l’ai regardée avec plaisir mais ça s’oublie rapidement,contrairement à « The night of » ou « les trois saisons d’American Crime » par exemple. Peut être en avez-vous déjà parlé mais si par hasard vous ne les connaissiez pas, je me permets de vous les conseiller.

  17. ballantrae dit :

    Vu le segment autour de la seconde guerre mondiale absolument remarquable.
    Et en plus on sent que le tempo est vraiment un idéal alliant synthèse et durée nécessaire.
    L’intelligence de contextualisation (avant/pendant/après ) est rare et permet de sentir une époque avec ben sûr ses drames mais aussi ses manifestations de courage.
    Bcp d’extraits donnent envie de voir ou revoir des films notamment Retour à la vie effectivement souvent très fort mais aussi ce Guitry jamais vu et dont deux extraits au moins pourraient indiquer un film passionnant: la promenade sans éclairage, le discours final sur la création « malgré » la guerre.Et je ne cite que deux films peu connus.
    J’ai vu que le second est sorti chez Gaumont, je l’ai commandé d’ailleurs.
    Vivement les autres épisodes mais l’idéal sera de pouvoir les revoir en DVD comme le film. Quand d’ailleurs?

    • MB dit :

      à Bertrand: il faut absolument des dvd ou br! je ne suis pas abonné à Ciné+ je vais guetter le passage sur France5.

      • Bertrand Tavernier dit :

        AMB
        Mais il y a des règles à respecter avec les chaines de TV. Je pense qu’on pourra négocier aussi une exploitation salle

    • Yves Rouxel dit :

      « Le diable boiteux »de Guitry mérite aussi une revision .Y à t-il un blogueur qui peut me parler de ce film?

      • stag dit :

        A Rouxel, personnellement c’est des guitry que je préfère, narrativement il ressemble à Si versailles m’était conté, en plus concis et, je trouve, qu’il en ressort mieux ficelé, n’ayant à faire le tour au détour de l’histoire, « que » d’un homme, Talleyrand, et de quelques changements de régimes. Si on aime le style d’un des maîtres de michel Galabru, c’est un régal.

      • stag dit :

        A Rouxel. Je pense que pour le formuler à la manière de, c’est un des Guitry qui a le moins vieillit puisque c’est l’histoire, et parceque c’est l’histoire il n’a pas trop vieillit.

      • Mathieu dit :

        A Yves Rouxel:

        Je ne suis pas un inconditionnel de Guitry, en particulier de ses pièces filmées, mais LE DIABLE BOITEUX, biographie de Talleyrand, vaut le coup, même si ce n’est pas non plus mon film de Guitry préféré (qui serait plutôt LE ROMAN D’UN TRICHEUR ou LA VIE D’UN HONNETE HOMME), et ce n’est pas une pièce filmée mais un film dont Guitry tirera une pièce. Il y a des idées d’autant plus intéressantes qu’elles ne sont pas claironnées, comme le fait de faire jouer dans le rôle des laquais de Talleyrand les mêmes acteurs qui jouent les quatre souverains que Talleyrand servira: Napoléon 1°, Louis XVIII, Charles X et Louis Philippe (on met un certain temps à s’en rendre compte). Evidemment Guitry met beaucoup de lui même dans ce portrait de Talleyrand et prend sa défense: derrière l’opportunisme il n’y aurait qu’un dévouement sincère au service de la France, par delà les différents régimes politiques. On ne peut s’empêcher de voir dans cette justification de l’action de Talleyrand une autojustification de Guitry lui-même par rapport à son comportement pendant l’occupation… De Guitry viennent de sortir en Blu-Ray (Gaumont) LE TRESOR DE CANTENAC et JE L’AI ETE TROIS FOIS que je n’ai pas vus et là c’est à mon tour de demander leur avis aux internautes et à Bertrand.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Mathioeu
          Bon souvenir du Trésor de Cantenac

        • Yves Rouxel dit :

          A Mathieu.Merci pour votre appréciation sur « Le diable boiteux ».Je sais que je vais embarrasser plus d’un mais Sacha Guitry n’a pas été écarter à la liberation vu sa position entre 39 et 45 ou il à tourner sans problèmes.Comment se fait-il que le régime nazi à été si indulgent avec cet auteur,réalisateur et acteur qui à souvent eu des relations difficiles avec les acteurs(il était très soupe au lait et maniaque ou il à souvent imposer des détails sur les tournages)?Il n’en reste pas moins un cinéaste singulier avec un brio et un sens de l’humour à toute épreuve.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          D’abord il a tourné pour les producteurs française et en dehors du pénible et zozo de JEANNE D’ARC au Marechal Petain aucun de ses films ne prone la collaboration. Et il a défendu plusieurs personnes dont Tristan Bernard, a protesté conte le changement de nom du theatre Sarah Bernhardt

        • stag dit :

          Et puis disait-il à la sorti du procès qui l’avait relaxé « il y-a eu un non-lieu c’est donc qu’il n’y avait pas lieu ».

        • Denis Fargeat dit :

          Sur France Culture, il y a eu une belle semaine Guitry : https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/philosophies-de-sacha-guitry-14-portrait-dun-moraliste . Enthoven toujours un peu crispant, De Baecque excellent.

        • Pierrick dit :

          J’ai aussi un très bon souvenir du Trésor de Cantenac. Je trouve que le Diable boiteux est supérieur à Si Versailles (meme si ce film est pour moi une Madeline de Proust car je me revoie enfant scotché devant la TV chez ma grand-mère). Mais enfin les meilleurs Guitry sont pour moi avant-guerre : Bonne chance, Faisons un rêve, Quadrille notamment.

          Sinon je confirme que le King Kong de Le Bris est une splendeur , très copieux mais continuellement passionnant.

          Je suis plongé, l’ayant refermé hier dans les voyages sur Cine+ et Mindhunter produit par Fincher sur Netflix, passionnant sur la découverte par 2 flics du FBI de la « psychologie » ées serials killers.

        • Yves Rouxel dit :

          A Bertrand.Ce qui est un peu pénible dans »Le trésor de Cantenac »est le coté narratif de l’histoire.Les acteurs ne sont là que pour illustrer un propos,une espèce de conte!!!

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Et le ROMAN D’UN TRICHEUR ?

  18. MB dit :

    au fait cher Bertrand: content de ce festival 2017?

    • Bertrand Tavernier dit :

      A MB
      Tout à fait. Ce fut une réussite

      • Pierre dit :

        A Bertrand Tavernier

        Franchement, désolé de vous le dire, mais pour nous autres, c’est tout à fait déprimant. Non seulement nous devons poursuivre nos activités professionnelles quotidiennes, mais en plus nous devons voir les plus grands cinéastes contemporains se relayer dans des restaurants aux menus homériques – et faire la liste des évènements que nous manquons.

        Comment faisons-nous, nous « les gens », comme dirait l’autre ? Le festival ne pourrait-il pas caler ses dates sur celles de nos congés ??

        • Denis Fargeat dit :

          …navré cher Bertrand de la surenchère , mais j’ai dû pour ma part renoncer à la seule séance du festival à laquelle je pouvais assister – les épisodes 5 et 6 des « Voyages »… bon, à moi de m’organiser… Y aura-t-il des séances de rattrapage avant la diffusion sur France 5?

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Denis Fargeat
          Il passe déjà sur CINÉPLUS

        • Henri Patta dit :

          a Pierre.
          Si tous les festivals de cinema se deroulaient durant les vacances cela creerait un sacre embouteillage non ?au fait quelqu ‘un sait-il comvien de festivals sont consacres au cinema en France ?

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.Je n’étais pas au courant de ce festival.Quand sera diffusé sur France 5 la suite de Voyage dans le cinéma français?Evoquez vous Léonide Moguy dont je viens de découvrir »Je t’attendrai »sorti chez Gaumont.Un des premiers roles pour Jean pierre Aumont entourer de vieux briscards comme Marcel Perez dans le role d’un gendarme moustachu.Très bon film et fine analyse de Stéphane Roux.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Le Festival Lumiere depuis 9 ans parvient à faire plus de 120 000 entrées en salle en une semaine pour des films de patrimoine projetés dans des copies restaurées et l’on couronne une personnalité, surtout des cinéastes, chaque année de Eastwoo à Wong Car Wai en passant par Loach, Tarentino, Scorsese, Depardieu, Forman

        • ballantrae dit :

          Rouxel, je n’ai pu y aller qu’une fois (à cause de la distance et du travail) mais vous conseille d’y aller si vous êtes plus disponible: c’est le meilleur festival auquel je suis allé avec celui de la Rochelle…et bien sûr Cannes que j’ai pu arpenter il y a longtemps,lors de mes années étudiantes (là encore distance et contraintes du boulot ne jouent pas en ma faveur) avec l’avantage pour les deux premiers de ne pas se placer dans une logique de compétition.
          On peut non seulement y voir des invités magnifiques mais aussi une programmation riche au delà de l’imaginable par son amplitude historique et territoriale: on peut y faire des découvertes, réviser ou confirmer une appréciation, faire preuve d’audace face à un continent cinéphilique moins connu.
          Bref, courez-y si vous pouvez!!!

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.Je suis tombé par hasard sur un article précisant qu’en 1942 François Mitterrand(alias Morland dans la résistance)ainsi que Marguerite Yourcenar et Edgar Morin ont voulu assassiner l’acteur marseillais Albert Modina qui est mort en 2009.En 81,Morin sort un livre ou il évoque cette sombre histoire sur la pointe des pieds.Avez vous à votre connaissance des renseignements sur cette affaire qui reste un mystère.Mitterrand durant les années 80 lors d’un diner à l’élysée avait déclarer: »il est encore vivant ce Molina? ».

  19. SERVANT Jean-Pierre dit :

    A tous : dans les sorties vidéo du mois, j’ai beaucoup aimé THE MOB de ROBERT PARRISH (Sidonis) dans la collection Film Noir, DVD que j’ai eu du mal à trouver d’ailleurs. Une très bonne histoire, de très bons acteurs (Brod CRAWFORD toujours impressionnant), la photo léchée de Joe WALKER et le dialogue de William BOWERS.
    O’HENRY’S FULL HOUSE (LA SARABANDE DES PANTINS), film « à sketches » (ESC Distribution), contient cinq histoires sans lien entre elles, adaptées de récits du nouvelliste O’HENRY (1872-1910) qui peignait la vie des petites gens dans le New York de la fin du 19e début du 20e siècle.
    C’est un film dont je n’avais qu’entendu parlé (en bien et aussi en… mitigé ) sans jamais pouvoir le visionner. Aussi je n’ai pas hésité.
    Cinq histoires qui sont à chaque fois introduites par le romancier JOHN STEINBECK.
    La première réalisée par HENRY KOSTER montre CHARLES LAUGHTON en clochard qui sentant l’hiver arriver va tout faire pour le passer au chaud en prison. LAUGHTON y donne la réplique à MARILYN dans un sketch amusant dont Charles tire tout son parti.
    La seconde réalisée par HENRY HATHAWAY évoque l’embarras d’un flic new yorkais (DALE ROBERTSON) qui doit de l’argent à un gangster (RICHARD WIDMARK). Sera-t-il en position de le contrer dans une affaire de meurtre ? WIDMARK y pousse le cri de hyène qui l’a rendu célèbre.
    Le troisième sketch signé JEAN NEGULESCO raconte l’histoire d’une jeune femme malade (ANNE BAXTER )un hiver à New York. Malgré les soins apportés par sa soeur (JEAN PETERS) et un vieil artiste peintre (GRÉGORY RATOFF), elle pense que sa guérison (ou pas), dépendra de la chute (ou non), de la dernière feuille de l’arbre qu’elle aperçoit par la fenêtre de sa chambre. Un sujet qui flirte avec le fantastique et que j’aurais bien vu dans THE TWILIGHT ZONE de ROD SERLING. Contre l’avis de l’intervenant dans le très bon bonus du DVD, c’est une des histoires que je préfère. Pour le traitement du sujet, la photographie de JOSEPH MAC DONALD (l’errance de BAXTER dans la ville enneigée au début, le choix du cadrage de cette scène légèrement « en oblique » qui apporte un côté irréel) et ses comédiens. J’ai vu sur Imdb que STROHEIM avait été « assistant » sur ce film (non crédité au generique). J’ai cru qu’il s’agissait de son fils ERICH Jr. ,mais visiblement non, il s’agirait bien du père. C’est plausible. STROHEIM à Hollywood pour SUNSET BOULEVARD de WILDER en 51 a pu être engagé à la FOX dans la foulée. Mais que lui a-t-on laissé faire sur cette production ? Mystère. D’ailleurs je n’ai rien trouvé dans les biographies de STROHEIM que je possède l’associant à cette production. Si quelqu’un en sait plus…
    La quatrième histoire signée HOWARD HAWKS raconte l’histoire de deux tocards (FRED ALLEN, OSCAR LEVANT) qui enlèvent un gamin dans un trou perdu de l’Amérique profonde, bien décidés à demander une forte rançon aux parents. Malheureusement il s’avere que le môme est une peste qui va leur donner du « fil à retordre ». C’est léger, adapté par Ben HECHT et Charles LEDERER, j’y ai trouvé des points communs avec certains moments de MONKEY BUSINESS tourné par HAWKS juste avant. Une mention aux deux comédiens (dont KATHLEEN FREEMAN ) qui jouent les parents de l’affreux moutard.
    Et le cinquième sketch est une fable de Noël réalisé par HENRY KING avec FARLEY GRANGER et la lumineuse JEANNE CRAIN. Deux amoureux désargentés vont sacrifier ce qu’ils aiment le plus pour se prouver leur amour le soir de Noël.
    Donc cinq histoires différentes, certaines plus fortes que d’autres sans doute, mais j’ai trouvé l’ensemble homogène. De toute façon un film très plaisant que j’ai enfin pu voir.
    On y remarque le remarquable travail sur les décors, les costumes début 20e siècle dans une production d’un grand studio comme la FOX. A découvrir.

    • SERVANT Jean-Pierre dit :

      Rectificatif : la date de naissance de l’écrivain O’HENRY n’est pas 1872 mais 1862. Mes excuses.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A SERVANT Jean Pierre
      Impossible pour Stroheim. C’est un canular. Les syndicats n’auraient pas permis et la nature de Stroheim rend le fait plus qu’improbable. Moi c’est le sketch de King que je préfère et le Hawks m’avait laissé de glace

      • SERVANT Jean-Pierre dit :

        A Bertrand Tavernier : Oui moi aussi j’ai quand même un sérieux doute sur le fait que l’auteur de GREED soit redevenu simple « assistant » comme à ses débuts avec GRIFFITH, sur une production des années 50. Ou alors il s’agit bien d’ERICH Jr (décédé en 1968) qui fut assistant-réalisateur et apparaît dans TWO WEEKS IN ANOTHER TOWN de MINNELLI (1962). Mais sa contribution au cinéma est si peu développée sur Internet que je ne peux en être sûr non plus.
        Le sketch de KING est très beau oui aussi, grâce au jeu de JEANNE CRAIN que je trouve réellement émouvante, comme elle l’était dans PEOPLE WILL TALK de MANKIEWICZ avec CARY GRANT peu avant.
        Le sketch de HAWKS est amusant mais (à mon avis) loin d’être le meilleur des cinq. KATHLEEN FREEMAN et IRVING BACON dans les rôles des parents de l’impétueux gamin sont eux, vraiment épatants. J’ai été assez surpris que l’intervenant sur le bonus du DVD place le sketch de HAWKS au-dessus du lot. Après, les goûts…

    • Denis Fargeat dit :

      Merci , voilà qui donne envie de voir le film ! Vos résumés rappellent des souvenirs mais je crois que ce O’Henry (inconnu à mon bataillon) a fourni des motifs très exploités. Je suis certain d’avoir lu l’histoire de la dernière feuille dans une anthologie*, le premier sketch est le pitch d’Archimède le clochard, et l’histoire du gamin insupportable a fait de nombreux petits, de Verneuil à Benchetrit… un réservoir d’archétypes.
      * »Alfred Hitchcock présente », I presume… sinon, peu d’adaptations selon wikipedia, dont une mormonesque visible sur You Tube.

    • Yves Rouxel dit :

      Dans la même collection,je vous conseille vivement »Plus dure sera la chute »de Mark Robson,dernier de Bogart déjà ravagé par le cancer.Comme il est précisez justement dans le bonus,Bogart n’a pas été doublé pour les dernières scènes du film.Un des meilleurs films sur l’univers impitoyable de la boxe qui décrit finement le role des journalistes,les bookmakers,les entraineurs et les organisateurs de combats.Quand Harry(Bogart)donne sa part à ce géant qui repart chez lui en Argentine,on voit l’omniprésence de l’acteur qui était Bogart.La gestuelle,le mouvement des lèvres,la démarche singulière,le jeu et la composition de tous les personnages qui l’à sut endosser avec élégance et retenue.

  20. Antoine dit :

    Je pleure. Danielle Darrieux s’en est allée.
    Parlez-nous d’elle s’il vous plaît.

    • Yves Rouxel dit :

      On ne peut résumer ici la carrière de Danielle Darrieux avec plus de 100 films cinéma puis les dramatiques tv ainsi que son travail au théatre.J’ai revu récemment »Marie octobre »qui est un film sombre et tendre à la fois.

      • Bertrand Tavernier dit :

        A Yves Rouxel, elle illumine beaucoup d’épisodes de la série

        • Yves Rouxel dit :

          La cinémathèque de Toulouse va lui rendre hommage en projetant quatre films.Je regrette que le monde du cinéma français en dehors de l’ex agent Dominique Besnehard ou Line Renaud ont boudé les obsèques de cette actrice .Il ne reste plus de survivant de cette époque ,à part Suzy Delair ou René Simmonot!!!

      • Henri Patta dit :

        Gamin Danielle Darrieux etait pour moi une « vieille « actrice que je voyais de temps en temps dans des films diffuses a la T.V.
        Au fil du temps qui passe et de ma decouverte du cinema , j ‘ai apprecie de plus en plus son talent , son eclectisme et son incroyable longivite.
        Ce qui est notable chez elle , c ‘est que son talent est deja grand toute jeune et qu ‘elle a ete choisie par maintes generations de metteurs en scene.
        Il n ‘y avait aucune personnalite du cinema , aucune star , aucun representant officiel aujourd’hui a son enterrement….

        • MB dit :

          à Henri Patta: j’avais entendu peut-être Vecchiali, grand admirateur de DD, qui racontait qu’à la fin d’une prise et après le « Coupez! », elle prolongeait exprès un moment l’attitude et gestes de son personnage afin de donner plus de liberté au monteur pour placer la coupure, ça s’appele du grand art.

  21. Tom Peeping dit :

    Sur Schoedsack et Cooper, il y a un formidable livre publié en 2015 par Festival de San Sebastian / Filmoteca Espanola : « Merian C. Cooper & Ernest B. Schoedsack ». C’est une édition bilingue espagnole/anglaise qui étudie leur travail de production et de réalisation, de Grass aux films Cinerama. 288 pages, photos N&B. La somme sur le sujet actuellement.

  22. Michael Rawls dit :

    By « or your contributions » I was referring to the Clintons and to Obama.
    It is long past time that the casting couch should have been folded up but in the case of all these delayed denunciations I believe that if the accuser wishes to single out a particular cochon, why not identify them by name rather than general descriptions like « hot-shot American director » or « one-legged Belgian director who wears a tin nose »? This is a return to the CONFIDENTIAL MAGAZINE days of libel dodging innuendo. And letting off the guilty party but sliming other innocent hot-shots and Belgian uniped helmers. And then there’s the matter of precision. I believe Florence Darel’s claims re Weinstein, but the one other party she refers to by name is the producer Jacques
    Dorfmann, whom she claims is dead. Only he isn’t. His producer father Robert died in 1999 and the last film he produced was in 1973, when Darel was 5 years old. So who is it?

  23. Yves Rouxel dit :

    Diffusé à la tv dans les années 70″Jeff »de Jean Herman est très en dessous de son premier film.On sent dès les premiers plans que le film est produit par Delon(il est présent dans toutes les séquences).Georges Rouquier délaisse la camera pour incarner le fameux Jeff un vieux voyou sur le retour,mais aussi un acteur que j’aimais beaucoup c’est Frédéric de pasquale vu dans quantités de films,enfin Jean Saudray et Henry Szarniack qui ont toujours campé des brutes épaisses.François de Roubaix sauve le film grace à ses compositions toujours aussi inspirées(c’est Nicoletta qui interprète la chanson du générique).En revanche pour revenir à l’actualité,je vous conseille d’aller voir « Numero une »de Tony Marshall avec une Emmanuelle Devos impressionnante dans son role de femme qui dirige une grande entreprise.Le premier plan nous montre un sac à mains de femme de couleur bleu échoué sur une plage.Des crabes tels des sangsues s’accroche à ce sac.L’eau et la mer aura une importance capitale dans l’enfance de cette quadragenaire divorçée et qui s’est remariée avec Gary un anglais travaillant en France.Le point fort du film c’est le constat qu’en France il y à très peu de femmes qui dirigent des entreprises cotés au cac 40.C’est un milieu macho ou les chefs de service n’hésitent pas à faire du pied aux secrétaires lors des réunions.Mais Tony Marshall nous décrit les arcanes du pouvoir politique avec les entreprises qui vendent des contrats à l’étranger.Richard Berry et surtout Benjamin Biolay(un de ses meilleurs roles au cinéma)sont des arrivistes prét à tout pour sauver leur carrière.Lors d’une discussion Biolay déclare à Berry: »Dans la matrice,il y à trois choses importantes à mes yeux:le pouvoir,l’argent et le sexe,moi j’ai choisis l’argent et le sexe ».Bien il me reste à voir le nouveau Cantet »L’atelier »qui promet puis « Détroit »de Kathryn Bigelow qui revient sur les émeutes raciales en juillet 67 aux états-unis.Bons films à tous.

  24. SERVANT Jean-Pierre dit :

    A tous : j’ai revu avec un immense plaisir le CRESUS réalisé par Jean Giono en 1960. Sans vouloir trop m’y attarder puisque je vois que vous en aviez déjà parlé ici en juin 2005, je voulais simplement signaler la qualité de cette oeuvre qui est une belle réflexion sur le pouvoir de l’argent et les désagréments, haines et jalousies qu’il peut engendrer.
    Si l’on excepte a mon goût,quelques soliloques et mimiques de Fernandel qui ont un peu vieilli, l’ensemble est de grande tenue, porté par de très bons acteurs, un joli dialogue et une somptueuse photographie écope noir et blanc de Rogr Hubert. Il y a dans ce film une scène que je trouve admirable pour sa mise en scène et la photo d’Hubert, c’est le repas sur la colline où le berger (Fernandel) à invité tous les gens de la vallée. Il leur distribue des billets de banque. Et là les passions se déchaînent : jalousie, haine, rancœurs diverses. Et cette belle réunion se termine en foire d’empoigne.
    Et puis Sylvie, dans le rôle de Madame Delphine la vieille institutrice reste pour moi un bonheur total.
    Vraiment à redécouvrir.

  25. MB dit :

    Demain vendredi soir Arte rediffuse LES HEURES SOUTERRAINES de Philippe Harel. Ce tvfilm est très précieux parce qu’il est admirable mais aussi parce que les tvfilms sont rarement dvdisés ou rediffusés. Voilà une femme serrée dans l’étau d’un célibat par veuvage et d’une entreprise comme on les connaît quand elles sont saisies par le management fou avec une touche de vengeance par frustration sexuelle de la part du chef de service (Eric Savin impressionnant de connerie arrogante), croise et recroise sans le réaliser le chemin d’un médecin répondant aux appels depuis sa voiture de fonction (type SOS Médecins) et qui se déssèche de solitude autant qu’elle. S’il y avait rencontre ce serait par chance, les deux personnages se déplaçant dans la vie comme tout le monde chacun dans son tunnel individuel (je ne sais plus ce que disait Simenon, « tunnel » ou « bulle ») qui fait que les gens se croisent sans pouvoir se parler. Il n’y a pas de happy end hollywoodienn, ou à peine suggéré. C’est raconté comme un film noir sec et serré, sans la moindre coquetterie de style, acéré et glacial comme un diamant. Je n’ai pas l’impression que Harel ait fait beaucoup de film de ce style (roman de Delphine Le Vigan, scénario de Harel). Jetez-vous là-dessus si ça n’a pas déjà été fait, moi je vais le revoir.

    • MB dit :

      trop tard

    • Bertrand Tavernier dit :

      A MB
      Merci

      • MB dit :

        à Bertrand: il sera rediffusé.

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.Je sors d »Au revoir là haut »cinquième long métrage de l’acteur Dupontel qui se bonifit avec les années.Brulot qui brocarde les politiciens,les militaires,les industriels-marchands d’armes et de mort.Mais il dénonce aussi les voyous de tout poils qui ont gagnés de l’argent sur des hommes morts dans des tranchés,dont on à ériger des stèles partout en France,alors que les principaux instingateurs étaient bien planqués au chaud(excellent Niels Arestrup ainsi que Laurent Lafitte).Le seul point faible de Dupontel c’est qu’il veux nous montrer beaucoup de choses,on sent chez lui une imptatience,une rapidité dans le travail du montage mais les reconstitutions et les décors sont à la hauteur de l’œuvre de Pierre Lemaitre sorti en 2013.

  26. SERVANT Jean-Pierre dit :

    A tous
    Pour rester dans le littéraire consacré au Septième Art, tout d »abord merci à Bertrand Tavernier de signaler KONG de Michel Le Bris, que je ne manquerai pas de me procurer le mois prochain, l’auteur faisant l’honneur de sa présence à une foire du livre dans ma ville.
    Je voulais vous signaler aussi le JACQUES TOURNEUR sorti il y a quelques jours chez Capricci. Un ouvrage collectif édité en continuité à l’hommage rendu au cinéaste lors du Festival de Locarno en août dernier.
    Des reprises d’entretiens des années 60 (à Patrick BRION notamment mais aussi bien d’autres, Paris dans des revues de cinéma) où TOURNEUR parle – je cite en vrac – de sa conception de la mie en scène, de ses rapports avec Val LEWTON, de son opinion sur le procédé CinémaScope (qu’il aimait), des circonstances de sa participation à certains films comme par exemple LA BATAILLE DE MARATHON en 1959.
    Dans son propos il est parfois sévère (lucide ?) avec certains de ses films.
    Beaucoup de ses réflexions sont pour moi une découverte et le bouquin complète bien à mon goût le DIRECTED BY JT de J. MANLAY (Rouge Profond) et le superbe ouvrage de Michael Henry WILSON (Centre Pompidou).
    Chaque genre, chaque film réalisé par l’auteur de CAT PEOPLE est finement analysé par divers auteurs, de ses films français des annees 30 à ses débuts a Hollywood comme réalisateur de seconde équipe et ses courts-métrages.
    Chaque chapitre commence par des propos de JT relatifs aux films abordés. La seule mauvaise idée de l’éditeur est de les avoir imprimés en noir sur un fond gris assez soutenu. A ne pas essayer de lire dans une semi obscurité, ou alors muni d’une bonne loupe.
    Le travail de TOURNEUR à la télévision est aussi traité.
    Bref, un livre captivant que je termine de lire en ce moment, et qui m’apporte des éclairages supplémentaires sur ce cinéaste que j’admire.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A SERVANT Jean-Pierre
      Il y avait en premier le numéro de PRESENCE DU CINEMA

      • SERVANT Jean-Pierre dit :

        A Bertrand Tavernier : Oui c’est vrai. Je n’ai pas cité toutes les sources de ces extraits d’entretiens.
        A ce propos, j’ai lu avec intérêt (pages 108 et 109 du livre) l’analyse par Fernando Ganzo de la scène de WICHITA (la mort de l’enfant et la réaction de Wyatt Earp vis à vis de la mère de celui-ci quand elle descend l’escalier) qui me gênait et dont j’avais fait part ici même il y a quelques mois. Et je dois avouer que ce point de vue m’a séduit et aider à mieux comprendre les intentions de Tourneur. Comme quoi aucun avis reste figé.

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.Je viens de voir »The mob »qui est le premier film de Robert Parrisch.Effectivement on ne sait pas vraiment pourquoi cet inspecteur de police est envoyer sur les quais en Louisiane afin d’infiltrer le monde des dockers.Je pense que la mafia et son chef(Ernest Borgnine)contrôle les embauches et perçoivent des enveloppes.Crawford avec sa carrure de catcheur est toujours excellent avec sa bonhommie habituelle.J’ai bien rit quand vous avez évoquer la spécialité de boisson en Louisiane:la bière et le vin blanc.C’est assez curieux comme mélange mais Crawford ne devait pas ètre regardant sur le contenu des verres.La séquence tournée sous la pluie est en effet originale sur le plan technique et la position des caméras quand on sait que le budget des premiers films de Parrisch était faible.Bertrand il faudra que vous nous parliez du tournage de »Mississipi blues » qui rend hommage aux racines du rock et à tous ces dérivés musicaux.Il faut que je le revois dans la semaine.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Ce n’est pas le premier mais le deuxième. Le premier est le remarquable CRY DANGER. On comprend très bien pourquoi Crawford va en Louisiane : pour se fabriquer un passé et un alibi. On lui file une mission pourrie pour qu’il expie son erreur. C’est très bien argumenté par William Bowers

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.Lu avec grand interet l’entretien accordé à Télérama ou vous parlez de la diffusion sur Ciné+ da la série de films en complément du long métrage sorti l’an dernier.Pour ceux qui n’ont pas de tv c’est dommage mais l’ensemble sortira en dvd j’espère bien.Deux conseils,tout d’abord »L’atelier »de Laurent Cantet un film très actuel sur la jeunesse désoeuvrer et en manque de repères.Cantet à planter sa camera à La ciotat ville déchirée par le chomage depuis la fermeture des chantiers navals(haut lieu de lutte de la CGT).Il analyse finement la psychogie de cet adolescent pris dans la nasse des discours d’un certain Luc Borel qui rappelle fortement Alain Soral et ses pensées extrémistes de la droite.Le second film est la palme d’or amplement mériter à ce cinéaste suédois. »The square »brocarde la bourgeoisie puis nous montre le conditionnement et et l’individualisme des ètres humains dans les grandes métropoles.Il y à une scène saisisante avec l’homme-singe lors d’une performance dans un diner mondain.Quand l’homme essaie d’imiter le singe,il devient plus animal que la bète.Et c’est là que le film atteint un niveau de perfection mais on peut dire aussi un mot sur l’art contemporain et les hommes et femmes qui vivent dans un milieu atypique coupée de la société ou des gens mendient afin de survivre alors que d’autres se gavent.Je reviendrais plus tard sur deux pépites italienne: »Les jours comptés » d’élio Pétri puis un film étonnant de Nanni Loy »détenu en attente de jugement »avec un Alberto Sordi formidable.

  27. JulesXR52 dit :

    Voilà ce qu’on peut lire dans le site :

    « Laura et Mauranne : Bertrand et Nicolas vont-ils payer ?

    Laura et Mauranne seraient encore vivantes si Nicolas Sarkozy, sous l’influence de Bertrand Tavernier, n’avait pas aboli l’expulsion des délinquants et criminels étrangers.

    Ils peuvent plaider la fatalité, les circonstances imprévisibles, mais ça ne tient pas : de quelque manière qu’on retourne la question, préférer afficher sa belle âme en faveur d’étrangers plutôt que de se soucier de la sécurité de ses concitoyens est une trahison, une saloperie.

    J’espère qu’un jour, toutes les dettes se paieront. »

    On ne saurait mieux dire…

    • Bertrand Tavernier dit :

      Rassurez vous, Jules de mon coeur, Nicolas sous l’influence de Buisson avait ensuite rétabli la Double peine. Durant son abolition passagère (vous pouvez associer Valery Giscard d’Estaing et Christine Boutin), il n’y a eu aucun crime commis. Et à ma connaissance mais je pense que vous êtes un super expert, ce n’étaient pas des double peine

      • stag dit :

        Bertrand j’imagine un Rochefort stoïque, immobile, vous regarder avec un de ses petits sourires finement orné de sa moustache, et vous lâcher une réplique de TANDEM « c’est des cons je te dis ».

        Je regarde votre Horloger diffusé ce soir, je reconnais plein de coins, comme si Rochefort me guidait, je n’avais jamais relevé que vous aviez filmé sur cette petite île du parc. Merci de nous partager vos passions ici. Vous êtes le seul cinéaste à le faire.

      • Yves Rouxel dit :

        Cher Bertrand.J’espère que vous allez ignorer ce genre de propos qui ne concerne en rien le blog consacré au cinéma.Monsieur le moderateur essayez de filtrer ces diatribes qui ne font que salir le 7ème art.Que pensez vous Bertrand de l’affaire Weinstein à Hollywood,infos ou intox?

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel

          Ses pratiques étaient abjectes. Le New York Times avait refusé de publier un article en 2004. Et maintenant qu’ils est moins fort tout le monde l’attaque

        • Michael Rawls dit :

          A messieurs Rouxel et Tavernier:

          I believe that Mr. Weinstein is probably guilty but I think the number of players piling atop him has something to do with the withdrawal of droit de seigneur attendant upon his suspension and subsequent firing. People kept their mouths shut because of fear of loss of advertising (the NYT) or fear of losing a plum part in one of those Easy Listening Miramax transatlantic excuses for an art house film and not because they risked being strung up with some co-resistant with a sign hung ’round their necks reading WE ARE DEAD BECAUSE WE SHOT AT GERMAN SOLDIERS. As for the delayed reactions (well, they had to wait for their wet fingers to dry to determine the wind direction) of such American politicos as Clinton and Obama, I am reminded of an exchange from CASABLANCA:
          Renault (French Prefect of Police): I am shocked,shocked to find that gambling is going on here!
          Croupier (at Rick’s Cafe Americain): Your winnings, sir.

          Or your contributions.

        • Mathieu dit :

          A Bertrand:
          « Et maintenant qu’ils est moins fort tout le monde l’attaque ». Je ne connais de cette affaire que ce qu’en disent les infos à la radio, mais c’est ce que je me suis dit. De même il a fallu attendre la déconfiture de EELV pour que les accusations concernant Baupin sortent…

    • Catherine dit :

      Monsieur XR52, c’est marrant comme je vous imagine en train de consulter d’anciens numéros de Rivarol, lorsque vous avez du temps libre, dans votre sous-sol aménagé en abri anti-bougnoules (et accessoirement anti-nucléaire, car on ne sait jamais)…
      C’est très cliché, certes, mais vous êtes un archétype et vous le méritez.

    • ballantrae dit :

      Mais quel est encore ce pseudo à la con? Jules XR52 (cela fait L52, comprenne qui pourra…).
      Je pense que les justiciers dans l’âme ont d’autres tâches à viser que nous ennuyer avec leurs rodomontades!

      • Yves Rouxel dit :

        A Ballantrae.Encore un plaisantin,un petit garnement comme disait Charles Grady l’ancien barman de l’hotel Overlook.C’est une attaque de plus contre Bertrand: »L627″un film que devrais revoir cette ame perdue!!!

    • Maelys dit :

      Ne vous fatiguez pas, les eunuques et les cas sociaux qui co-animent ce blog, iraient se jeter sous les roues d’un train pour défendre la moralité de leur gourou. A propos duquel j’ai retrouvé un document sonore dans lequel il traitait de « salauds » ceux qui accusaient José Giovanni d’avoir été milicien. Aujourd’hui qu’on ne peut plus le contester, il ne sait dire que « oui mais il a payé ».
      Tavernier c’est un comique malgré lui.

      • Bertrand Tavernier dit :

        Oui il a payé. Je vous souhaite de faire 10 ans de prison et un an dans la cellule des condamnés à mort. C’est ce que disait Sautet

        • Maelys dit :

          Vous faites toujours semblant de ne pas comprendre monsieur. Vous disiez qu’il « n’avait jamais été milicien et que ceux qui le prétendaient étaient des salauds » Qu’on l’accusait sur la base d’une photo le présentant comme un chasseur alpin. Et vous prétendiez mordicus qu’il n’avait fait de la prison que pour des affaires criminelles organisées par son oncle. On a l’habitude de vos lâches rétractations. « Je n’ai jamais souhaité la peine de mort pour le juge Burgaud » etc. Votre courage intellectuel m’a toujours foudroyée. Je laisse à vos adorateurs le soin de rechercher sur Youtube un documentaire intitulé « Quand la CIA infiltrait la culture. »

        • Bertrand Tavernier dit :

          Ce qu’a écrit TEMPS NOIR est beaucoup plus complexe que votre ramassis d’injures. On peut croire un ami gracié et réhabilité et se tromper. Ce qui ne change rien : je continue à dire comme Sautet que quoiqu’il ait fait il a payé

        • MB dit :

          « Je n’ai jamais souhaité la peine de mort pour le juge Burgaud »:
          en effet « c’est quelqu’un que vous avez envie d’exécuter, ce juge, le juge d’Outreau ! » ce n’est pas « il faut l’exécuter ».
          Il faut aussi mettre en balance la souffrance du juge et celle de ceux qui ont été mis en taule, mais la justice ne traite pas deux affaires à la fois.

        • Damien D. dit :

          Pour aller dans le sens de Bertrand, Temps Noir ne semble pas parler d’un passé de milicien mais d’un passé collaborationniste pour Giovanni (et opportuniste afin d’échapper au S.T.O.) (en tout cas c’est ce qui ressort des Archives qu’ils ont consulté). Que celui-ci ait réécrit son histoire pour se faire un passé de résistant est tout à fait possible et il ne serait malheureusement pas le premier. Comme le dit Bertrand il a effectivement payé de toute manière et cela n’enlève en rien à ses talents d’écrivain et de scénariste (on pourrait même en citer de plus connus…)

          http://bibliobs.nouvelobs.com/polar/20130911.OBS6369/jose-giovanni-n-avait-pas-choisi-la-resistance-mais-bien-la-collaboration.html

          Donc stop aux fausses polémiques caricaturales et sentant le moisi relayées par la soit disant Maélys alias consorts…

        • Yves Rouxel dit :

          A Bertrand.Et que dire de la une des »Inrockuptibles »avec Bertrand Cantat ex chanteur de Noir désir,lui aussi condamné et emprisonné à Vilnius puis à Muret près de Toulouse pour la mort de Marie Trintignant.Homicide involontaire ont plaider ses avocats,il à purger que 4 ans de prison!!!!

        • MB dit :

          la « une des Inrocks » elle ne me gêne pas, perso cette histoire ne me regarde pas, je ne vais pas me joindre aux loups qui s’affichent en modèles de morale et voudraient bien pendre Polanski et Cantat et la compagne de Dutroux. Et le « Ne rien laisser passer » de la ministre des droits des femmes est ridicule. Yen a qui sont tt prêts à se joindre à la foule qui crache sur l’Auvergnat. Si Hitler avait été un bon peintre, il n’y aurait aucune objection à louer sa peinture.

        • MB dit :

          … oui bon je ne vais pas me joindre, COMME l’Auvergnat, à la foule qui crache sur le pauvre type, voulais-je dire, effet loupé tant pis.

        • Pierre dit :

          C’est amusant comme cette (soi-disant) Maelys est parfaitement débile. Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi Bertrand Tavernier la gratifie d’une réponse.

          Regardez moi, par exemple, qui poste des messages de grande qualité, avec de l’ambition intellectuelle dedans : c’est à peine si Bertrand Tavernier me répond (1 fois tous les 500 messages). Alors que « Maelys », qui ne dit que des bêtises – et méchantes en plus – on lui répond tout de suite ! C’est scandaleux.

          Alors, moi, je dis à Bertrand Tavernier, pour reprendre le vocabulaire de « Maelys » : cher gourou, concentrez-vous plutôt sur vos adorateurs eunuques. Eux, le méritent.

        • MB dit :

          à Pierre: et mes messages à moi alors? Plus d’ambition intellectuelle que ça tu meurs.
          (merci Aldo)

      • richpryor dit :

        « les eunuques et les cas sociaux qui co-animent ce blog » Bravo Maelys, c’est d’un comique! Du fin fond des caves puantes d’internet sortent des droles de clowns très remontés.

      • ballantrae dit :

        Et les tarées de service si tant est que vous soyez vraiment une femme comme l’indique le pseudo, agent XXL008!

        • Maelys dit :

          A Ballantrae

          Votre sexisme vous honore. Si tant est que vous soyez vraiment un homme.

  28. Yves Rouxel dit :

    Il arrive souvent que l’actualité sociale rejoigne la fiction télévisuelle ou cinématographique.Tout d’abord je voulais revenir sur ce fait survenu la semaine dernière à Paris ou un employé d’un magasin s’est donner la mort.Le lendemain matin le directeur décide normallement d’ouvrir l’enseigne.L’ensemble s’est mis en grève en souvenir de cet homme qui à été mis à bout des horaires décalés avec à la clé un salaire de misère.Depuis 6 salariés ont démissionné de ce magasin Monoprix.Revenons au tv-film de Louis Julien Petit diffusé l’an dernier sur Arte. »Carole Matthieu »est une œuvre choc tenu de bout en bout par Isabelle Adjani qui incarne une medecin du travail au sein d’une société qui emploit des téléconseillers qui vendent des fenètres ou des douches par téléphone.Le manager est derrière chacun au milieu du plateau et pousse à la vente des individus qui mettent pas assez d’eux mèmes.Quotidiennement elle reçoit des ètres au bord de la depression,du burn-out et du suicide.L’un d’eux Patrick à été muter dans un autre service car il enchainer des arrêts maladie et la direction ne pouvait le licencier.C’est le système de la carotte ou le meilleur vendeur du mois se voit offrir un petit diamant qu’on lui perçe dans le lobe de l’oreille.Ah cette sacré réussite sociale ou les individus sont broyés dans la machine si ils ne tiennent pas le rythme.Carole se débat tant bien que mal face à une DRH implacable aux ordres de la direction parisienne(formidable Corinne Masiero qui est à contre emploi de son role du capitaine Marleau sur France 3).Suite à un rebondissement une enquète est diligentée par la police mais je ne révelerais rien sur le fin mot de cette chronique sociale qui mérite une vision du plus grand nombre.Dans un autre genre j’ai vu un documentaire sur le projet d’Alejandro Jodorovsky »Dune »co-produit par Michel Seydoux avec un casting détonnant.Dali devait incarner l’empereur,Mick Jaegger le prince,Amanda Lear la princesse.Tiré de l’œuvre de Moebius le projet fut refusé par Hollywood trop frileux par rapport à la personnalité du cinéaste mexicain.Enfin quand on voit le résultat de David Lynch,c’est dommage.Cette semaine je vais m’attarder sur le réalisateur Haitien Raoul Peck qui à signer plusieurs documentaires sur l’Afrique dont un sur Patrice Mumumba.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Yves Rouxel
      Et des fictions pour la télé dont je crois avoir parlé, sur l’affaire villemin et la promotion de l’ENA

      • Mathieu dit :

        A Bertrand:
        Et au moins une autre fiction pour le cinéma, L’HOMME SUR LES QUAIS, de 1993, que j’avais bien aimé à l’époque mais que je n’ai pas revu depuis.

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.Je viens me procurer une copie ancienne du film fantastique de Richard Pottier » »La révolte des vivants »sorti en 39 qui est une œuvre ambitieuse.Claude Dauphin est un savant qui à mis au point une machine à prédire la mort.Rejeter par les scientifiques,il se retrouve à vendre des séances afin de rembourser son créancier(Eric von Stroheim,toujours aussi juste).Les notables,avocats et politiques de tous poils se bousculent en espérant ressortir avec le sourire.Malheureusement beaucoup d’hommes doivent compter leurs de vie terrestre.On retrouve Julien Carrette dans le role de l’assistant domestique,Aimos ainsi que Pierre Blanchar.Le scénario à été co-écrit par Clouzot et est adapter d’un ouvrage dont j’ai oublier l’auteur.J’espère que cette curiosité sortira chez Gaumont.Ah oui ce film m’a rappeler fortement un long métrage avec Benoit Poelvoorde qui jouait DIEU et qui connaissait le jour et l’heure de la mort des pauvres mortels que nous sommes.

        • SERVANT Jean-Pierre dit :

          A Yves Rouxel : j’avais vu il y a longtemps cette RÉVOLTE DES VIVANTS de Richard POTTIER et dans mon imaginaire c’était STROHEIM qui jouait le rôle de l’inventeur de la sinistre machine. Les rôles de savants un peu « dingos » on aimait bien lui donner ça d’ailleurs à une époque. Mais non c’est disons plus fin que ça. C’est Claude DAUPHIN qui est ce fameux inventeur où il est très bien d’ailleurs. STROHEIM lui n’a pas à mon goût un rôle inoubliable meme s’il apporte beaucoup par son charisme naturel et je n’avais pas à l’époque trouvé ce film « de science-fiction français » impérissable, malgré de bonnes idées. Il faudrait que je le revois…

        • SERVANT Jean-Pierre dit :

          A Yves Rouxel : après recherche il s’avere que l’auteur du roman LA RÉVOLTE DES VIVANTS ou LE MONDE TREMBLERA est Francis DIDELOT, auteur que j’avoue n’avoir jamais lu.

    • Alexandre Angel dit :

      A Yves Rouxel,
      Concernant DUNE, je crois savoir que Denis Villeneuve serait pressenti ou sur les « starting blocks ».

      • MB dit :

        à A Angel: et de deux!

        (pardon)

      • Yves Rouxel dit :

        Visuellement « Blade runner 2019″est une réussite mais sur le plan scénaristique il y à quelque chose qui cloche.Finalement on se demande si l’oeuvre de Ridley Scott méritait une suite malgré la présence de l’agent Deckard(Harrison Ford)qui apparait au bout de deux heures.On est loin de l’ambiance,des noirceurs et de la mélancolie des »répliquants »,le seul point interessant est la musique d’Hanz Zimmer qui relève un peu le film.Donc Villeneuve serait sur le point de reprendre le flambeau du projet de Jodorovsky.Pourquoi pas la suite de »Shining »avec le jeune Danny et sa mère Wendy?

        • ballantrae dit :

          Vous exagérez Rouxel c’est plutôt un bon film.
          Le scénario du premier était ténu déjà et on le lui avait d’ailleurs reproché.
          Idem pour la lenteur, la dimension plastique.
          On hallucine moins car le film de Scott avait une dimension visionnaire et jouait la carte passionnante de la perméabilité humain/androide qui n’a pas tout à fait la même force.
          Villeneuve cependant s’en tire très bien, bien mieux que Scott avec ses prequels d’Alien et me smeble un cinéaste qui compte après les réussites diversifiées d’Incendies, Prisoners, Enemy ,Sicario ( un bémol pour ces deux là), Premier contact ( là chef d’oeuvre! et enfin ce Blade runner 2049.
          Pour rester dans l’actu, je vous conseille The square de R Ostlund qui vient confirmer après Snow Therapy les qualités du cinéaste.Pas tant un film sur l’art contemporain qu’un film sur l’homme du début du XXI ème, primate trop souvent amené à construire des discours en contradiction avec ses actes. La cécité de ce grand singe face aux malheurs de ses semblables frappe aussi dans le film et l’art contemporain si souvent épris de grandes questions sociales ou societales est un cadre adéquat.
          Il y a du Altman chez Ostlund ( The player était il un film sur le film ou un film qui se déroulait dans les milieux du cinéma?) mais aussi du Bunuel ou l’Oshima de Max, mon amour.
          Pas étonnant que des dents grincentdans ce domaine artistique mais elles devraient faire grincer aussi celles des « winners » (ceux qui dans la gare inaugurée « réussissent », je ne pense pas à « ceux qui ne sont rien ») de l’ère macronienne tant Ostlund capte cet air du temps là aussi.

  29. ballantrae dit :

    Sinon je fais lire régulièrement avec succès le Boulgakov sur Molière parallèlement à la lecture des pièces et ne peux donc qu’abonder dans votre sens: c’est vif, élégant, humain et fourmillant de détails réels ou simplement vrais.

  30. ballantrae dit :

    La série Lonesome dove est passionnante, très bien joué et narrée annonce les deux réussites cinéma de Tommy Lee Jones: netteté du trait, pauses amusantes et/ou baroques (qu’on devine potentiellement réalistes), sens de l’espace et du cadre, bonne utilisation de la musique et excellente direction d’acteurs.De quoi regretter que s’éloigne la perspective d’une adaptation de Méridien de sang.
    Je n’ai pas lu les romans mais vais le faire sans tarder, après Kong.

  31. ballantrae dit :

    Quant à Balzac, oui bien sûr il faut toujours revenir vers lui, essayer de lire toute la Comédie humaine ( ce que je n’ai toujours pas achevé!) ou les textes autres.
    Illusions perdues et sa « suite » Splendeurs et misères des courtisanes sont mes deux Balzac préférés.J’aime beaucoup Rubempré mais aussi le rôle joué par Vautrin, vrai condensé de la dimension romanesque (feuilletonnesque) que prisait ce vrai/faux réaliste.Et bien sûr David Séchard, image merveilleuse de l’amitié telle qu’on peut la rêver et la rencontrer dans ces cadeaux que la vie peut réserver.
    La vie de l’imprimerie à Angoulême, les petits salons provinciaux sont un régal qui réussit à monter en puissance lors de l’arrivée à Paris où tout s’enchaîne de manière tourbillonnante ( la scène de l’opéra où le hiatus social explose, le journalisme, le milieu de l’édition, etc…) avant l’amertume terrifiante des derniers chapitres.
    Balzac ou la générosité absolue de la description aussi…je n’ai jamais compris qu’on puisse s’ennuyer en lisant ces pages là qui permettent d’arpenter un lieu, de comprendre un microcosme, un métier.Le lieu y est aussi un temps car on croit voir défiler l’évolution d’une bâtisse, d’une entreprise, des us et coutumes d’un travail.
    Dans ce domaine, seuls Hugo, Zola, Giono et Gracq me semblent avoir atteint un tel degré de perfection, Proust étant un peu à part, hors normes.
    Rivette a conçu de belles adaptations de Balzac ( La belle noiseuse me semble très abouti mais comme « caché »/ Ne touchez pas la hâche est plus frontalement une adaptation et me semble tout aussi riche) et je trouve dommage que les cinéastes ne se soient pas plus penché sur son oeuvre.
    Le colonel Chabert était décevant, passée la séquence initiale.Il y aurait de quoi faire avec Goriot, Le lys dans la vallée, Feraggus, etc…

    • Henri Patta dit :

      a Ballantrae.
      Il y a un « VAUTRIN » joue par michel Simon dans les annees 40 qui n ‘est pas un chef-d ‘oeuvre mais pas mal du tout.
      Desole , je n ‘arrive pas a retrouver le realisateur. Ca me reviendra.
      J ‘ai le souvenir d ‘un telefilm du PERE GORIOT avec aznavour mais un peu decevant de memoire lointaine.

      • ballantrae dit :

        Aznavour y était bien mais le téléfilm était plutôt pesant, empli de moments trop littéraux, sans idées de cinéma.
        Zola et Hugo ont été mieux servis par le cinéma que Balzac.Ruiz a tenté une Maison de Nuncingen pas tout à fait aboutie, dommage qu’il n’ait fait avec les Treize ce qu’il a magnifié dans Les mystères de Lisbonne.

      • Antoine dit :

        Il s’agit de Pierre Billon.

      • MB dit :

        Il y avait un CURE DE TOURS de Gabriel Axel avec Carmet et Bouquet que j’avais adoré.

      • SERVANT Jean-Pierre dit :

        A Henri Patta : le VAUTRIN avec Michel SIMON (1943) est signé Pierre BILLON. Revu récemment. J’aime beaucoup ce film.

  32. ballantrae dit :

    Le livre de Le Bris me semble assez passionnant et cet écrivain singulier mérite d’être plus connu
    Schoedsack et Cooper sont vraiment des cinéastes surprenants et talentueux par delà King Kong et Zaroff-ou plutôt en deça puisque il faut découvrir d’eux effectivement Grass défendu ci dessous mais aussi Chang avec son aspect semi documentaire ou le film d’aventures exotique Quatre plumes blanches (qui a connu d’autres versions ultérieures moins probantes).
    On parle beaucoup du bouquin de Haenel en ce moment où apparaît Cimino: croyez moi, cela ne vaut pas le détour comme souvent avec cet écrivain!
    Je vous crois sur parole, Bertrand, pour ce Le Bris et vous en reparlerai dès que lu.Son travail sur Stevenson est remarquable, ses propres récits aventureux aussi.
    Notons qu’il a failli concevoir un film d’A Resnais baigné dans les légendes bretonnes.

  33. MB dit :

    Puis-je conseiller à tous quand le commentaire qu’on veut déposer n’a pas un lien direct avec qqch d’une page créée par Bertrand, d’aller le déposer sur la page la + récente, actuellement « Lectures de rentrée et séries tv » parce que si on dépose tous sur des pages précédentes comme James Whale et Universal, ça devient le b… faut s’y retrouver après. Bon ben moi je dis ça j’ai rien dit, hein?

  34. Damien D. dit :

    Sur Schoedsack et Cooper on est étonné qu’après KING KONG ils n’aient pas confirmé leurs talents dans le cinéma comme vous le mentionniez dans 50 ans. Il faut dire que c’était des aventuriers et que leurs intérêts étaient variés. La réalisation constituant pour eux sans doute une expérience à un moment donné. Car finalement c’est le succès de KONG qui les a incité à faire deux suites en 1933 et 1949. Leur Dr CYCLOPS révèle aussi de leur intérêt pour le genre aventure fantastique. Plus étonnant, leur péplum de 1935 fait un peu « tâche » dans leur filmographie (une commande pour la RKO ?)

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Damien D
      Le livre formidable de LeBris montre bien qu’ils ont été comme cramés par leurs deux créations. Cooper ne veut plus réaliser. Il a tout exprimé dans son film. Dr CYCLOPS et POMPEI sont deux films de Schoedsack seul, Cooper produisant vaguement le second quand il était à la RKO mais sans s’y mêler et Schoedsack va avoir les yeux abimés durant la guerre de 39/45

      • Damien D. dit :

        Je vais me procurer le livre de Le Bris qui semble en effet passionnant sur ce duo de réalisateurs ! Oui CYCLOPS c’est Shoedsack seul : plus mineur mais avec des effets spéciaux et une utilisation de la couleur sympas.

    • Julia-Nicole dit :

      Ce livre sur Schoedsack et Cooper semble effectivement passionnant. J’ai une vénération sans bornes pour KING KONG, qui est probablement le film que j’ai vu le plus souvent, et qui garde intact son pouvoir de fascination. C’est l’une de ces œuvres rares qui témoignent, à mon sens, du génie humain, comme, par exemple, le TRISTAN ET ISOLDE de Wagner. LES CHASSES DU COMTE ZAROFF est aussi un véritable chef-d’œuvre.
      Dans un autre genre, il faut absolument lire la biographie de Maurice Tourneur signée Eric Bonnefille: MAURICE TOURNEUR, UNE VIE AU LONG COURS, parue récemment aux éditions L’Harmattan. Non seulement cet ouvrage ne fait pas doublon avec celui de Christine Leteux sorti il y a 2 ans, mais il le complète utilement en étudiant de façon plus approfondie, par exemple, la période française, ou en apportant de nouvelles informations tout à fait étonnantes sur la vie de ce grand cinéaste que l’on commence à redécouvrir. Ce livre y contribue brillamment.

      • Mathieu dit :

        A Julia-Nicole:
        Eric Bonnefille est aussi l’auteur d’un livre (en deux volumes) sur Duviviver (JULIEN DUVIVIER, LE MAL AIMANT DU CINEMA FRANCAIS, également chez L’Harmattan) que j’ai trouvé très intéressant, très fouillé, très informé, avec notamment une grande place consacrée à l’accueil critique de chaque film.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Mathieu
          Je dois avouer que je me fous de beaucoup d’avis critiques qui très souvent trahissent les manques de leurs auteurs. Je trouve qu’on doit garder les deux ou trois qui disent des choses vraiment intéressantes pour ou contre MAIS SURTOUT ce qui compte c’est l’avis de l’auteur MAINTENANT et non pas celui de critique de 1943, sauf s’il est pertinent ou totalement erroné. Je me battais avec certains livres que publiait l’Institut avant les Actes Sud où il y avait 90% de textes critiques anciens et deux lignes de commentaire actuel

        • MB dit :

          parfois les textes critiques historiques révèlent l’aveuglément dû à la proximité temporelle, à l’influence de l’actualité: le critique qui a une longueur d’avance sur le public peut s’enorgueillir ainsi d’être sûr de son avis et d’avoir un goût sûr en réagissant rapidement, surtout dans la critique de rejet. Et parfois non. Beaucoup de critiques de l’actualité cherchent à surprendre le lecteur en rejetant un film qui a le malheur d’avoir une bonne réputation à l’avance, et il y a la jalousie du cinéaste raté, ça existe! Tarantino a été gâté par la majorité de la critique il sera donc injustement descendu par l’élite qui ne s’en laisse pas compter.
          Mais Bertrand je suis friand des critiques de l’époque du film ancien, c’est très instructif historiquement.

        • Julia-Nicole dit :

          A Bertrand Tavernier
          D’accord avec MB. Je trouve très instructif d’apprendre comment un film a été accueilli à sa sortie, et de comparer avec la réputation qu’il a ou non acquise avec le temps. Concernant JULIEN DUVIVIER – LE MAL AIMANT DU CINEMA FRANCAIS, l’auteur, après avoir analysé en détail chaque film et argumenté très précisément ce qu’il en pense, ne recopie pas des pages de critiques, mais effectue une synthèse des réactions suscitées lors de sa présentation, en citant quelques extraits significatifs. Il est tout à fait étonnant de découvrir, par exemple, que LA BELLE EQUIPE a été assez mal reçu en 1936, ou que VOICI LE TEMPS DES ASSASSINS avait été défendu par Truffaut (mais oui!) ou Astruc.
          C’est la même démarche qui a été adoptée dans MAURICE TOURNEUR – UNE VIE AU LONG COURS. Ceci dit, il faut relativiser. La partie consacrée aux critiques (autres que l’auteur) représente peut-être 10% du bouquin.

        • Mathieu dit :

          A Bertrand:
          Comme MB je m’intéresse à l’accueil critique d’un point de vue historique et sociologique, du point de vue du rapport du cinéaste et de son œuvre avec son époque, et j’attends peu d’ éclaircissements sur l’œuvre elle même (même chose pour la littérature, c’est intéressant de savoir ce qu’ont pensé de leurs œuvres les contemporains de Rousseau, Stendhal ou Baudelaire, même -et parfois surtout si- leur jugement nous parait aujourd’hui erroné).

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Mathieu
          D’accord si les citations éclairent l’époque et le film mais souvent j’ai lu des extraits on voit que Paris presse trouvait que les acteurs jouent bien et autre opinions dont on se fout. La défense de VOICI LE TEMPS DES ASSASSINS (et POT BOUILLE) par Truffaut est célèbre

        • Yves Rouxel dit :

          A Tous.Je vous signale au passage la sortie prochaine de deux coffrets indispensable.Un ou l’on retrouve 8 films de Clouzot dont »l’enfer »qui fut inachevé puis celui sur Duvivier.Des cadeaux à offrir avant la « ruée »de Noel ou à s’offrir tout court.Gaumont sort aussi plusieurs dvd notamment un film de Léonide Moguy un réalisateur que j’affectionne beaucoup.On y reviendra en détail,j’oubliais chez Carlotta et sydonis une flopée de films noir et de western avec nos chers intervenants:Patrick Brion,Yves Boisset François Guérif puis un peit nouveau qui parle bien de cinéma,c’est Bertrand Tavernier.

  35. Cecil Faux dit :

    Bonjour à tous,

    Merci beaucoup de parler de « Recomptage » de Jay Roach, une satire ébouriffante, virulente, de la politique américaine au moment de l’élection truquée de G.W.Bush. Laura Dern y joue avec une autodérision et un courage impressionnants…

    Il y a quelque temps, M. Tavernier avait parlé de « The Big Short – Le Casse du siècle » d’Adam McKay, le meilleur film de fiction (avec « Eviction ») sur la crise financière, avec des explications pédagogiques sarcastiques et très rigoureuses (les métaphores de la cuisine du poisson pour expliquer certains produits financiers, je ne m’en suis toujours pas remis).

    Ces deux cinéastes sont très surprenants… enfin, ils me surprennent, moi : après plein de comédies superfines (hum), ils se mettent à réaliser des films historiques et politiques très ambitieux : outre ceux cités, l’un sur Dalton Trumbo et Lyndon Johnson (« All the Way »), l’autre à venir sur Dick Cheney (« Backseat »). Leurs films politiques restent des comédies satiriques et c’est superbe et original dans le cinéma américain contemporain.

    Merci encore de parler de Jean-Xavier de Lestrade, dont tous les films que j’ai vus sont exceptionnels de dignité, de sérieux, de profondeur, d’humanité. Je viens de voir « Parcours meurtrier d’une mère ordinaire » (le boîtier du DVD ajoute un sous-titre, « L’Affaire Courjault », qui n’est pas du tout dans le film, sans doute pour donner une idée du sujet). Fabuleux et exactement ce que j’aime au cinéma : montrer, parler des êtres autant qu’on peut, et montrer qu’il y a un point où on ne sait pas et le mettre en évidence, fermement et modestement. Véronique Courjault a une personnalité clivée (ce n’est pas un secret) et tout le travail sur les reflets dans le box réservée aux accusés le traduit visuellement de manière infiniment variée, changeante et surprenante : parfois on voit le visage sur le reflet, parfois seulement le reflet, parfois deux reflets identiques séparés de quelques centimètres… Lestrade interroge les acteurs du drame et des psychologues et reconstitue des moments du procès avec des acteurs. C’est absolument haletant. Alix Poisson serre le coeur avec sa petite voix déchirée.

    • Alexandre Angel dit :

      J’aimerais bien voir ce RECOUNT et c’est vrai qu’il y a quelque chose à suivre avec Jay Roach qui m’avait surpris avec son TRUMBO (alors que récemment, je ne suis pas allé au bout du premier AUSTIN POWERS).

    • MB dit :

      à Cecil Faux: je vais voir le + vite possible les films dont vous parlez avec tant de clarté, précision et conviction! C’est exactement ce que je cherche ici merci beaucoup.
      En ce qui concerne Reese Witherspoon, elle m’avait épaté dans un autre film politique (même s’il s’agit d’élections de délégué de « high school »), c’est ELECTION de A Payne (encore un conseil de Bertrand), et dans le film de Mulligan MAN ON THE MOON.

      • MB dit :

        … et je vois que Jay Roach prépare une série sur l’élection présidentielle.

        • Cecil Faux dit :

          Merci pour mon bug sur Julianne Moore… Je vais aussi le prendre à ma médiathèque. Donnez-nous des nouvelles de « The Big Short » !

        • MB dit :

          J’espère qu’on a pas la même médiathèque! Enfin j’irai dés l’ouverture pour être sûr de le choper en 1er!

        • Cecil Faux dit :

          Merci MB, eh bien on doit habiter la même ville et vous m’avez grillé… ou alors je n’ai juste pas de chance…

        • MB dit :

          A Cecil Faux: THE BIG SHORT: alors je dois dire que si le film est vraiment très bien fait (ce qui veut un peu tout dire), je n’ai pas réussi à suivre! Je dois pas être doué de l’intellect pour les films « financiers », je ne sais toujours pas ce que c’est un CDO, un CDO syntéthique, un « swap »… L’explication pédagogique à la table de jeu m’a échappée. J’avais rien pigé au LOUP DE WALL STREET et m’étais retrouvé comme un ballot au générique de fin. Ce soir GAME CHANGE, je crois que ce sera plus limpide.
          Pour revenir à la finance, avez-vous vu BOILER ROOM de Ben Younger dans le monde des courtiers, celui-ci j’avais réussi à accrocher, très bons acteurs comme dans BIG SHORT où Steve Carell est très impressionnant.

        • Cecil Faux dit :

          Vous me donnez envie pour « Game Change », veuillez le rapporter au plus vite, je vous prie(non ça va, je suis déjà au max d’emprunts…) Bref, oui je m’attendais à une charge (comme sur le personnage de Laura Dern dans « Recomptage ») mais c’est bien aussi s’il arrive à nuancer…

          Pour les produits dérivés, si ça vous tente, essayez cette vidéo pas mal du tout : https://www.youtube.com/watch?v=caztBry5m_4

          « Le Loup de Wall Street » : un peu vague sur les arnaques dans mon souvenir. Très divertissant, super drôle, mais c’est une vision par le petit bout de la lorgnette : on y voit la folie et la cupidité des hommes mais c’est tout un système qui est pourri (banques, agences de notation, courtiers, politiques de dérégulation – merci Clinton, politiques monétaires…).

          J’aime beaucoup le film « Arbitrage » de Nicholas Jarecki, un drame psychologique sur un banquier escroc aussi mais avec des relations humaines fortes et très bien interprété (de toute façon, dès qu’il y a Brit Marling…)

          Je retenterai « Les Initiés », je crois que j’avais craqué devant l’acteur principal (Ribisi) qui a toujours l’air d’avoir 16 ans et demi…

        • MB dit :

          A C Faux: et dans LES INITIES/BOILER ROOM en plus de Giovanni Ribisi que je remarquai pour la première fois, il y a aussi le très singulier Nick Katt (L ANGLAIS de Soderbergh)mais bon dieu c’était il y a presque 20 ans!
          merci pour le lien.

      • Cecil Faux dit :

        Merci, MB ! Les films de Payne et de Mulligan ont l’air très bien, en effet. Jay Roach a aussi fait « Game Change » sur Sarah Palin (Meryl Streep, quelques années avant de jouer Margaret Thatcher), que je n’ai pas vu. Le personnage est moins important mais j’espère le film aussi agressif…

        • MB dit :

          GAME CHANGE: oui j’ai vu ça à ma médiathèque, je vais le prendre demain. Et THE BIG SHORT aussi. C’est Julianne Moore qui joue la Palin merci encore.

        • MB dit :

          à Cecil Faux: GAME CHANGE est une réussite. Les Américains sont souvent très bons quand ils cherchent à raconter l’historique, pour le travestir ou le reproduire. Ici, c’est la tradition Lumet ou Frankenheimer ou Schaffner (THE BEST MAN), Sarah Palin peut nous sembler éloignée désormais mais ce saut en arrière nous fait voir un peu d’où sort Trump. A l’époque les conseillers de Mac Cain n’avaient pas pris soin, trop pressés, d’examiner la culture historico-politique de Palin et s’apercevaient avec horreur après l’avoir choisie qu’elle ne savait pas qu’il y avait deux Corées (d’où, la guerre des USA en Corée dans les 50 lui était inconnue), qu’elle croyait que la reine d’Angleterre était le chef du gouvernement britannique et 39-45… Trump aurait pu sortir la même bourde et ça aurait rejoint le gros sac de bourdes trumpiennes qui font rire les comiques, sans plus. La performance de Julianne Moore me semble moins importante meme si réelle , que celà: une espèce de rappel de quel chapeau sort Trump mais fait penser que celui qui suivra dans cette catégorie sera pire. Et avant ça il y avait Ross Perrott, à chaque fois ça monte d’un cran. Et je trouve honnête que le scénario ne charge pas Palin et la montre réellement aimante de sa famille, et même touchante. Le portrait est contrasté.

  36. Mathieu dit :

    A Bertrand:
    A propos de GRASS, le magnifique documentaire de Cooper et Schoedsack (que j’ai vu grâce aux DVD des Films du Paradoxe, reprenant l’édition Milestone), il ne s’agit pas à proprement parler d’un exode, mais de la transhumance annuelle des nomades Bakhtiaris vers leurs pâturages d’été.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A MATHIEU
      Mais cela donne l’impression de ce qu’est un exode

      • Mathieu dit :

        A Bertrand :
        Je viens de revoir GRASS, absolument fascinant de bout en bout. De fait Cooper induit (bien inutilement selon moi) par les intertitres la fiction d’une migration décidée par le chef vers une terre promise, un pays inconnu, alors que ce que les images nous montrent, notamment lors des grandioses séquences de la traversée du fleuve Karun puis de celle des montagnes enneigées, c’est justement la formidable expérience dont font preuve les Bakhtiaris sur ce chemin qu’ils entreprennent chaque année vers leurs pâturages. Cette expérience, cette adaptation à leur habitat est pour moi plus fascinante et émouvante que la fiction d’un exode vers une terre promise. Contrairement à trop de musiques récentes composées pour des films muets, celle du DVD est très belle, et adaptée, anatolienne en Anatolie, arabe en Arabie, iranienne en Iran…

        • MB dit :

          à Mathieu: c’est magnifique mais dommage que l’on ne comprenne pas qu’il s’agit d’une migration annuelle et non d’un exode unique. D’ailleurs, en tant que migration saisonnière, c’est encore plus incroyable, comme exploit. Je vais découvrir CHANG.

        • MB dit :

          à Mathieu: et voilà ce que ma médiathèque me dit pour CHANG:
           »
          Note sur le public destinataire:
          Enfant de 11 à 15 ans »
          j’imagine les marmots qui se disputent le film de Cooper et Schoedsack, ça doit se bagarrer sec… bon, ça me rajeunit.
          mais à part ça, le mettre aux rayon Enfants, c’est le meilleur moyen pour qu’il ne soit jamais emprunté.

        • Mathieu dit :

          A MB:
          Qu’il s’agisse d’une migration saisonnière on le devine à l’image, quand ils gonflent les outres en peau de chèvre et confectionnent des radeaux, quand ils sortent les pelles pour déblayer la neige, c’est tout sauf de l’improvisation, une solution trouvée sur le moment pour résoudre une difficulté imprévue, comme on en verrait dans un film d’aventures ou un western comme WESTWARD THE WOMEN. Le début du film est passionnant également, même si moins spectaculaire, car il nous montre un monde tout aussi disparu que la transhumance des Bakhtiaris, je veux parler de la partie en Turquie, avec la caravane de chameaux dans le caravansérail au centre d’une Anatolie désertique. La transhumance des Bakhtiaris doit exister toujours, mais avec des ponts, des routes (même si pas goudronnées) et des camions… CHANG est très bien aussi, même s’il est plus scénarisé.

  37. Sullivan dit :

    A Bertrand : Ce qui est bien avec LE BUREAU DES LEGENDES, c’est que la série évolue avec bonheur. J’ai trouvé les deuxième et surtout troisième saison, encore meilleures. Outre Kassovitz « Malotru », il faut noter les délicieuses prestations de Daroussin « Socrate », Sara Giraudeau « Phénomène », Florence Loiret-Caille ou bien encore Jonathan Zaccaï et un poilant Gilles « Moule à gaufres » Cohen, entre autres. Le Capitaine Haddock aurait certainement abondé dans mon sens…
    Quant au « roman » de Le Bris, vous m’avez donné envie de lire lors de votre passage dans Le Cercle de l’ami Augustin Trapenard où vous parliez de FAUTE D’AMOUR.

    • stag dit :

      A Bertrand et Sullivan, je me fais une joie de découvrir cette « série », je pense garder en moi longtemps un souvenir ému de Sarah Giraudeau chanter si subtilement Dabadie (« aimer ») devant son père, c’était je crois aux Molières, mais je ne suis pas sûr.

    • Damien D. dit :

      LE BUREAU DES LEGENDES : une magnifique série au casting impeccable et aux thèmes incroyablement contemporains. Les saisons 2 et 3 sont effectivement encore plus prenantes malgré peut-être une ou deux scènes moins crédibles dans la saison 2…
      Une des meilleures séries découvertes ces dernières années (avec TRUE DETECTIVE qu’il faut que vous découvriez aussi Bertrand !)

      • Bertrand Tavernier dit :

        A Damien D
        Mais je l’ai vu et pensais en avoir parlé.

      • ballantrae dit :

        A ce propos, la saison 2 de True detective très décriée mérite aussi le détour.
        Question séries, le gros choc récent me semble avant tout la saison 3 de Twin Peaks, toute en sinuosités incroyables, en ruptures de ton brusques, en idées de mise en scène fulgurantes.

    • ballantrae dit :

      J’ai manqué cette émission et ai très envie de découvrir Faute d’amour car Zviaguintsev est un grand cinéaste qui ne me semble jamais avoir déçu au fil de ses 5 longs.
      On parle souvent de Tarkovski à son propos mais peut-être n’est ce pas la bonne référence comme le disait un classikien: on peut aussi songer à Kieslowski pour l’acuité du regard, la netteté du trait.

      • Yves Rouxel dit :

        J’ai raté »Faute d’amour »son nouveau film sorti le mois dernier.Y à t-il un blogueur sur la toile qui à vu ce film?

        • Damien D. dit :

          Très bon film FAUTE D’AMOUR, d’une maîtrise totale même si le propos y est très dur (une société russe en voie de déshumanisation galopante). Je n’en dirai pas plus pour ceux qui ne l’ont pas vu.

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