Des films français de patrimoine mais pas seulement

29 janvier 2019 par - DVD

LECTURES

Dans la collection Positif, L’ODYSSÉE DE 2001 qui regroupe un certain nombre d’articles et d’entretiens autour de ce film.

JE ME SOUVIENS – 500 anecdotes de tournage de Jean-Pierre Jeunet est souvent amusant, rapide, vif. Avec des petites notations très révélatrices.

     

J’ai adoré LE POINT AVEUGLE de Javier Cercas (Actes Sud) qui regroupe plusieurs essais aigus, pénétrants sur le roman, ses rapports avec l’Histoire, l’engagement politique avec des citations jubilatoires et éclairantes d’Aiuden, Borgès, Vargas Llosa (et une belle défense de LA VILLE ET LES CHIENS). Il faut lire les autres œuvres de Cercas, LES SOLDATS DE SALAMINE, L’IMPOSTEUR et quant à moi, je vais prendre ANATOMIE D’UN INSTANT qui essaie de comprendre pourquoi lors du putsch avorté des militaires espagnols contre la nouvelle assemblée, lors de la fusillade, seuls trois députés restèrent assis (tous les autres étaient sous leurs bureaux) : deux avaient appartenu à des gouvernements franquistes et le troisième, Carillo, le chef du Parti Communiste espagnol avait longtemps été stalinien.

A propos de Staline, il faut lire le tome 3 d’UNE HISTOIRE MONDIALE DU COMMUNISME de Thierry Wolton, LES COMPLICES, anthologie passionnante, effroyable des mensonges, massacres, reniements perpétrés par les divers partis communistes de la Guerre d’Espagne – où Staline s’arrangea pour détruire l’armée républicaine, massacra les anarchistes du Poum – à la Drôle de guerre avec les tracts contre le juif Mendel et les fauteurs de guerre de la City émis entre 39 et 41, sans parler des articles venimeux de Thorez, premier résistant de France planqué à Moscou contre Blum avec tout un arsenal antisémite (doigts crochus) et la manière dont on élimina certains des premiers résistants et ceux qui s’opposèrent au pacte germano-soviétique. Certains chapitres sur Aragon, la manière dont le Parti tenta de démolir Kratvenchko et son POURQUOI J’AI CHOISI LA LIBERTÉ, le procès fait à David Rousset auteur de l’Univers Concentrationnaire qui après avoir dénoncé l’extermination des Juifs, attaquait violemment le goulag, sur les revirements de Sartre et ses lâchetés alors que Camus dès L’HOMME RÉVOLTÉ affrontait ces problèmes en face sont passionnants. De même que les apologies bêtifiantes de Lyssenko, ce biologiste qui étudiait cette science à la lumière de la lutte des classes ce qui lui valut un soutien inconditionnel d’Aragon, ce grand spécialiste scientifique. Un député communiste biologiste qui fut le seul à émettre des réserves fut chassé du Parti. L’auteur paraît un peu court sur Gide et son RETOUR D’URSS, moins documenté sur la Continental que sur la collaboration des éditeurs de Gallimard à Grasset et Denoël et à ce qu’il me semble, parle trop peu d’Orwell. Mais il se rattrape avec Simon Leys et Panait Istrati.

CINÉMA RÉCENT
Pour répondre à quelques reproches peu nombreux de ceux qui ont l’air de penser qu’on se cloître dans le cinéma de patrimoine, je voudrais signaler quelques œuvres récentes qui m’ont beaucoup touchées et n’ont pas toujours connu l’exposition qu’elles méritaient, sauf peut être la première, le poignant CARRÉ 35 d’Eric Caravaca, confession enquête intime et douloureuse où l’auteur part à la recherche d’un terrible secret de famille, longtemps enfoui. On sort bouleversé.

  

DE TOUTES MES FORCES de Chad Chenouga est le récit poignant d’un garçon au  lycée, qui doit s’occuper d’une mère dépressive et rentrer chaque soir au foyer. Le propos est âpre, sans concession mais empreint de générosité et de compassion. Comme l’écrit A Voir A lire : « Sans fard ni concession, en évitant tout les clichés, Chad Chenouga suit pas à pas le cheminement du jeune homme. En ne nous épargnant rien de ses peurs, de ses doutes, de sa colère et de sa détermination, il crée une empathie immédiate, d’autant que le jeune Khaled Alouach, au visage d’ange et aux cheveux bouclés est d’une authenticité parfaite. Entouré d’une bande de personnages secondaires attachants et drôles malgré la misère dans laquelle ils sont plongés, il séduit par son charisme et sa capacité à s’approprier ce personnage entre violence et tendresse. Son duo avec la persévérante Zawady (la toujours impeccable Jisca Kalvanda déjà présente dans DIVINES) le transforme définitivement en héros attachant. Enfin, le jeu de Yolande Moreau, toute de rondeur et de tendresse, déchirée entre ses désirs de mère-poule et les obligations de gendarmette que lui impose sa fonction de directrice du foyer nous transporte sans restrictions au cœur de ce drame intime. La réalisation, somme toute conventionnelle et soutenue par une bande son mi- électro mi- classique sert avec élégance ce récit plein de pudeur. » Un film vivifiant et porteur d’espoir qui redonne des forces.

NOTHINGWOOD de Sonia Kronlund à qui l’on doit la plus belle émission de France Culture depuis la disparition de Philippe Meyer, Les Pieds sur Terre, anthologie de témoignages bouleversants, décapants, précis que tous nos hommes politiques devraient religieusement écouter. Dans NOTHINGWOOD, elle trace le portrait bidonnant d’un cinéaste forain, saltimbanque qui a déjà dirigé dans un Afghanistan ravagé par la guerre et le terrorisme, avec des moyens ridicules, plusieurs dizaines de film (il en tourne souvent deux en même temps). À une centaine de kilomètres de Kaboul, Salim Shaheen, l’acteur-réalisateur-producteur le plus populaire et prolifique d’Afghanistan est venu projeter quelques-uns de ses 110 films et tourner le 111e au passage. Ce voyage est l’occasion de faire la connaissance de cet amoureux du cinéma qui se cachait pour le découvrir, enfant, dans les salles et recevait régulièrement une raclée. Durant ce voyage, Salim franchit des barrages, ignore les avertissements, harangue les villageois en disant qu’il est content de revenir dans l’endroit où il est né (il dit cela partout, commente un témoin). Voilà une œuvre vivifiante, souvent désopilante et qui témoigne d’une vraie curiosité pour le monde.

À LA RECHERCHE DES FEMMES CHEFS de Vérane Frediani est un documentaire revigorant qui pointe de manière acerbe le machisme omniprésent dans le monde culinaire. Il fallut des années pour que la Mère Brazier soit récompensé par le Michelin, que les Mères Lyonnaises soient reconnues à leur juste valeur, pour que l’on accepte des œnologues féminins. La réalisatrice débusque dans le monde entier et dans les quartiers les plus inattendus, des femmes cuisinières qui prennent des initiatives très audacieuses, empoignent les problèmes de société, forment des apprentis dans des zones déshéritées tout en inventant une cuisine audacieuse et ludique. Vérane Frédiani est partie à la rencontre de plusieurs brigades et équipes, du restaurant étoilé au stand de street food, de la Chine à la Bolivie en passant par les États-Unis ou la France. Parmi les chefs interrogées, on note Anne-Sophie Pic, qui a succédé à son père, Adeline Grattard, Dominique Crenn, Alice Waters du restaurant Chez Panisse à San Francisco, Amanda Cohen, Kamilla Seidler, Christina Bowerman. La réalisatrice pose sans cesse la même question: pourquoi parle-t-on si peu des femmes en gastronomie? Des cuisines aux bancs d’école de cuisine, les réponses fusent avec passion. Car c’est surtout ce qui se dégage de ce documentaire : la ferveur des ces femmes pour leur univers, leur métier, leur rôle dans ce milieu et dans la société.

FILMS REVUS
J’ai aussi revu L’ÉTÉ MEURTRIER et qui tient bien le coup. Je l’ai trouvé mis en scène avec modestie mais efficacité, dirigé, joué avec de vrais moments de chaleur (Cluzet qui dit « les couchers de soleil, ça me rend triste »). Adjani est géniale et super sexy, Souchon formidable tout comme Flon. Et Becker attrape des petits moments de vie populaires et provinciaux (la sortie d’un cinéma, un bal, une course cycliste, un repas de mariage) avec une justesse qui me fait penser à certains films italiens. Je mets cette modestie au-dessus du savoir faire un peu creux du Clément du PASSAGER. Très bon dialogue. Une seule actrice un peu en dessous : la prof dont le personnage est caricatural et la dernière rencontre avec Adjani est un des rares moments maladroits ou forcés où l’on sent le poids de l’intrigue imposé au forceps. Les changements de narrateur marchent au poil et le premier est super efficace tout comme l’éclairage subit sur Galabru.

  

LE SILENCIEUX (Gaumont) qui vient de sortir en Blu-ray reste un film prenant et agréable avec une longue introduction muette efficace. Les Services Secrets sont montrés comme des monstres froids (pas toujours efficaces pour les français), les anglais comme les Russes. Ventura est excellent et Lea Massari transforme une silhouette en personnage.

Dans un autre registre, FAISONS UN RÊVE, est un délice absolu dès l’éblouissant prologue. Quelle belle langue que celle de Guitry. Quelle invention, quelle ironie. Et puis ce pari : écrire un acte qui se passe au téléphone, objet qu’on n’utilisait que de manière utilitaire et qui là, devient un autre personnage. Jacqueline Delubac est un régal.

  

UNE HISTOIRE D’AMOUR (LCJ copie correcte) est le premier scénario, le premier dialogue de Michel Audiard et déjà on sent sa patte, ses obsessions. L’histoire, le propos sont nettement influencés par Anouilh, son théâtre noir. La jeunesse pure dont les rêves, l’idéalisme sont salis, pervertis, meurtris par les adultes qu’ils appartiennent à un monde bourgeois conservateur, étriqué, rance (parmi les trois haines du père figurent les congés payés) ou qu’ils soient des prolos mesquins, envieux, jaloux. Ce sera je crois le dernier film de Jouvet et Audiard lui fignole un dialogue acéré jusque dans les points de suspension qu’il laisse à la fin de certaines répliques. Ce flic est d’ailleurs plus un romancier qu’un policier (un peu comme Maigret). Les séquences avec les jeunes introduites au forceps avec des flashback peu réalistes (certains personnages n’ont pas pu entendre la totalité des conversations) sont plus conventionnelles encore que Jouvet les résume de manière très jolie : « Ils riaient, ils s’aimaient sans regarder leur montre ». Sacré Audiard romantique et tendre comme à la fin du splendide SANG À LA TÊTE de Gilles Grangier.

L’INVITÉ DU MARDI de Jacques Deval est une curiosité qui après un début anodin prend un ton assez noir. Voire même un peu inconfortable (tout le moment où les amants décident d’éliminer le mari) même si la situation a été traitée cent fois. Deval et Jean Ferry lui donnent un côté insidieux en l’insérant dans un contexte banalement domestique. Il faut dire que Blier donne un poids, une réalité considérable à son personnage, de même que Madeleine Robinson. J’ai du mal à m’attacher au personnage que joue Auclair mais c’est aussi une des composantes du sujet qui un moment flirte avec l’Ange Exterminateur : le personnage d’Auclair qui n’arrive pas à quitter le quartier où vit Blier.

  

UN CAVE (Gaumont) est un petit polar tourné par Gilles Grangier au rythme assez vif avec beaucoup de retournements dont certains attendus mais aussi un curieuse pauvreté visuelle et une interprétation appuyée, ce qui est plutôt rare chez Grangier. Comme si les auteurs ne parvenaient pas à choisir entre le policier et la comédie. Je crois que mon ami Cosmos avait un peu participé au scénario (crédité à Albert Simonin et Jean Stuart) et il m’avait raconté qu’il était le 23ème auteur appelé par le producteur François Chavanne. Ceci explique peu être cela. Cela dit le film se laisse voir et il possède une gouaille légère. Pierre Tornade est vraiment amusant dans ses monologues exaspérés.

J’ai déjà dit tout le bien qu’il fallait penser de LA NUIT EST MON ROYAUME, LA VÉRITÉ SUR BÉBÉ DONGE, DAINAH LA METISSE (avec quelques plans en plus), MOLLENARD, l’un des grands chefs d’œuvre de Siodmak.

Je tiens aussi à signaler la sortie de OH QUE MAMBO de John Berry (GAUMONT ROUGE), farce parodique pas toujours légère et assez délirante qui m’avait bien fait marrer où Poiret et Serrault interrogeaient un cambrioleur bègue joué par Carmet, Alberto Sordi jouait un plagiste dénommé Marlou Brandon, LES AFFAIRES SONT LES AFFAIRES fort bonne adaptation d’Octave Mirbeau avec Vanel et le Vigan, tous deux géniaux. Excellent travail de Jean Dreville à mettre sur le même plan que la FERME DU PENDU, L’HABIT VERT, réjouissante adaptation par Louis Verneuil (qui coupe hélas la tirade sur les critiques) de la pièce si cocasse de Flers et Caillavet. Dans LA CAVALCADE DES HEURES, j’ai beaucoup aimé le sketch de Charpin et celui si noir avec Tramel. D’autres histoires flirtent avec les lieux communs (le condamné à mort) ou ont du mal à se rattacher au concept. Trenet n’est pas mal et son histoire jolie.

  

LA NUIT DES ESPIONS repose sur un postulat qui paraît de plus en plus ahurissant au fur et à mesure du récit ponctué par une musique insensée d’André Gosselin (Hossein père) : il s’agit d’un huis clôt où s’opposent un agent allemand qui est peut être anglais et une agente anglaise qui est peut être allemande. A moins que tous deux soient des triples agents, ce qui multiplie les personnages comme dirait Coluche. Alain Poiré, le célèbre producteur, a co-écrit cette histoire.

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Commentaires (517)

 

  1. Yves Rouxel dit :

    « Quand j’avais 6 ans,j’ai tuer un dragon »n’est pas un dessin animé pour les petits mais un documentaire réalisé par Bruno Romy.En effet on va suivre le parcours de Mika 6 ans qui est atteinte de leucémie.L’enfant va s’interroger sur la maladie,sur les dames en bleus qui viennent lui faire des piqures.Les deux parents seront à ses coté partageant des moments d’angoisses mais aussi d’espoir grace à l’équipe soignante qui savent poser les mots sur la maladie et la mort qui est difficile à expliquer à un enfant de 6 ans.A travers ses dessins Mika expurge ses peurs,ses relations avec ses parents et sa grande sœur.L’école lui manque et ses copains et copines aussi,car les enfants sont confinés dans des chambres d’où ils ne communiquent pas avec l’exterieur.Leçon de vie et de courage pour ce documentaire qui nous montre la plus terrible des injustices quand on est parent,c’est de perdre un enfant si jeune.Comme il est dit par une psychiatre lorsque le malheur arrive dans un couple,il y a beaucoup de séparation,de divorce voire de suicide.

  2. aigle bleu dit :

    Bonjour à tous, CE N’EST PAS UN POISSON D’AVRIL :J’ai vu affiché à Paris, « Eléphant Man » avec Joey Starr et Béatrice Dalle !!!. J’ai peur par avance, qui fera le monstre?.
    Autre chose , j’invite tous ceux qui s’interessent à la guerre de Sécession à lire le livre de Shelby Foote « SHILOH » paru chez RIVAGES,qui suit la relation de six soldats sur les deux jours que dura ce massacre. En attendant un jour ? l’édition DVD de La Charge Victorieuse de John Huston.

    • Bertrand Tavernier dit :

      aigle bleu
      Shelby Foote, je crois, intervenait souvent dans le film de Ken Burns sur la guerre de Secession

    • Damien D. dit :

      Et LA CHARGE VICTORIEUSE est bien sorti en dvd chez nous (il est désormais épuisé mais peut se trouver assez raisonnablement autour de 20 euros d’occasion sur priceminister…

  3. MB dit :

    J’ai lu que Frank Dubosc allait tourner dans un remake de HIROSHIMA MON AMOUR avec Michèle Bernier, l’action est transposée dans un club de vacances, toute la problématique de la bombe est remplacée par une épidémie de gastro avec symptômes de flatulences aggravants, « il convenait de repeindre tout ça » commente le producteur Luc Besson, « c’était un peu relou celui de Reisner » a-t’il ajouté. Titre: « HIROSHIMA J’TE KIFFE TROP ». En 3d. Ma foi… gardons l’esprit large qui sait…

    • DUMONTEIL dit :

      Poisson d’ avril?????

    • Yves Rouxel dit :

      A MB.Quand »Hiroshima mon amour est sorti,Marguerite Yourcenar avait déclarer à un journaliste: »Et pourquoi pas »Autchwitz,mon choux »!!!

      • MB dit :

        à Yves: authentique cette histoire de Yourcenar? un peu cruel, mais mignon.

        • Yves Rouxel dit :

          A MB.Vous me faites sortir de ma retraite printanière afin de savoir si c’est authentique.Mais oui mon géneral,elle à bien dit cela lors de la sortie de »Hiroshima mon amour ».Bon allez je retourne voir mes amis les ours de Slovénie qui hibernent dans les pyrénées,mais aussi les oursonnes qui sont très polissonnes quand le printemps revient.

        • MB dit :

          « les oursonnes polissones… » un éclair de poésie en pleine hibernation bravo

    • Henri Patta dit :

      Sortie le 1er Avril. A ne rater sous aucun prètexte.
      Yves Rouxel , nous comptons sur vous pour nous faire une critique.

      • Yves Rouxel dit :

        A Henri patta.En revanche je ne manquerais pas de vous faire une critique »réaliste »du prochain Vin Diesel ou l’acteur reprend le role de Kojack(le fameux inspecteur sucette).Savez vous pourquoi Telly Savalas à imposer aux scénaristes et à la production cette sucette?

        • Henri Patta dit :

          Non. Aucune idèe.
          Surement une histoire lièe a la cigarette……

  4. Denis Fargeat dit :

    ATTENTION, MESSAGE PERSONNEL, merci de ne pas laisser paraître sur le blog qui n’est pas fait pour cela.
    Cher Bertrand, je regrette bien de ne pouvoir assister à votre présentation de Simenon, et de l’horloger de St Paul – je suis organiste à l’église éponyme, ce n’est qu’une des raisons qui me rendent précieux votre film . A l’heure de votre intervention, je serai au théâtre de Tarare, tout près de jouer, en compagnie de 70 musiciens, ce que j’ai co-écrit pour le « Notre Dame » de Worsley. La semaine dernière j’ai été très ému d’entendre, dans leur vraie dimension, mes compositions mêlées à celles de mes deux collègues Jean-Charles et Thomas Montibert ( père et fils.) Je mentionne cela parce que je crois que vous avez dû connaître une émotion semblable lors du week end de Radio France. (Vous n’êtes pas compositeur, mais votre travail avec les musiciens, et pour les musiciens, est je crois unique, cette corporation devrait vous accueillir en son sein , comme artiste honoris causa.)
    Le hasard fait que Victor Hugo vu par la Universal m’occupe bien en ce moment ; après une période un peu sombre ma composition pour « L’homme qui rit » réémerge. Je vais la jouer deux fois la semaine prochaine, lundi et jeudi. J’ai l’audace de vous considérer comme parrain de ce travail, ce qui est un peu fort de café – vous ne l’avez pas revendiqué, et pourtant assez vrai en ce qui me concerne. J’ai contacté l’Institut à trois reprises à ce sujet, par mail (d’abord Thierry Frémeaux, Maelle Arnaud, puis leurs assistants, puis tout le staff potentiellement concerné), et n’ai reçu aucune réponse, ce que je regrette. Ce n’est pas grave , j’avance, mais le temps passe… Ce travail est très important pour moi , et bien qu’ayant une assez pauvre opinion de moi-même je le crois d’une certaine valeur ; la distance que j’ai pris avec lui me rend sa défense plus facile, c’est un peu l’oeuvre d’un proche que j’essaie de valoriser. Je n’aime pas l’argument qui suit , mais j’ai parfois entendu à l’Institut des approches musicales moins défendables ( moins informées, moins habiles, moins investies). Je clos vite cet argument déplaisant, tant il peut paraître emprunt d’aigreur ou d’arrogance. D’ailleurs je suis prof de piano, pas artiste maudit.
    Bref , je ne vous demande pas de m’ouvrir grand les portes de la belle Villa Lumière ; mais, monsieur le président, si vous avez le temps, de signaler qu’il y a quelqu’un, dehors, qui souhaiterait être entendu , ne serait-ce qu’avec une distante politesse. Ce serait déjà beaucoup pour moi. La demande que je vous fais, je ne la dois pas à moi-même, mais au travail accompli, et au lien particulier qu’il a permis avec Paul Leni, Conrad Veidt, Cesare Gravina pour ne parler que de ces figures. Je ne vous apprendrai rien sur l’amitié qui se crée avec ces êtres de celluloïd, qui furent de vraies personnes , sujet inépuisable d’émerveillement. Je crois que vous me comprendrez.
    Voilà, je vous ai écrit avec coeur, à vous car vous faites toujours les choses avec coeur, et c’est cela qui est inspirant. J’espère simplement ne pas vous embarrasser, c’est ça qui serait embarrassant.
    Et, donc, bien cordialement ! Denis

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Denis Fargeat
      Je vais faire le maximum

    • Ballantrae dit :

      Même si ce message est apparu par erreur compte tenu des précautions de Denis, il m’a donné envie d’entendre sa musique! La conception d’une musique pour film muet est un univers fascinant qui me semble nous ouvrir grandes les portes des origines de notre fascination envers le cinema…dans ce qu’il eut et a toujours de sidérant.
      Peut on écouter certaines de vos compositions pour le muet ?

      • Denis Fargeat dit :

        Merci Ballantrae pour votre gentillesse. (et au passage merci encore à Bertrand.) Je persiste à penser que ce blog n’est pas le lieu de l’auto-promotion, même involontaire. Mais si vous voulez me contacter à ce (beau) sujet, mon adresse est mon prénom et nom minuscule séparés d’un point, suivi d’un club, d’un tiret et d’un internet.
        Et maintenant place au cinéma, quel qu’en soit le support !

    • ballantrae dit :

      J’adore par ailleurs le roman de Hugo et cette version de L’homme qui rit (contrairement à celui d’Améris dont le problème premier est la durée qui ne peut que manquer d’épaisseur).
      Je vais être direct: comment faire pour vous amener à monter la représentation de ce Cinéconcert sous nos cieux?
      Je peux avoir la main en Dordogne pour ce type de projets mais envoyez moi ( en privé!) les modalités et tarifs.

      • Denis Fargeat dit :

        A Ballentrae ( et tous ceux que ça peut concerner)
        Beau chercher, je ne trouve pas comment contacter en message privé…mais si quelqu’un a la bonté d’éclairer ma lanterne – je dois être bien miro – ce message sera le dernier de cette nature, personnelle et inadéquate. Et je me dis que l’info peut profiter à d’autres myopes.

        • MB dit :

          à D Fargeat: on ne peut passer que par Bertrand pour contacter en privé quoique la façon dont vous avez indiqué votre mail est la meilleure, car elle évite les spams faut jamais donner son mail en clair avec le « @ » et tout sur un blog sinon gaffe aux pubs pour le v..g.a!!!
          qui veut vous contacter le peut facilement en suivant votre recette, faut adapter c’est tout!

      • Denis Fargeat dit :

        A Ballantrae
        Dont j’ai malheureusement écorché le nom dernièrement, pardon maître.
        Et donc discrètement, psst, il y a également Facebook pour se contacter, à mon nom également.

    • Yvon dit :

      Au sujet de l’horloger de St Paul c’est votre quatrième long métrage à passer chez studio canal Québec

      • Yves Rouxel dit :

        A Yvon.Sachez mon cher que les films de Bertrand sont diffusés régulièrement sur Arte et apparemment il y a un public qui accroche.Amical bonjour à nos cousins du Québec et précisément de Charlemagne qui est la ville natale de votre chère Céline.Tout un programme!!

  5. Yves Remords dit :

    Ne printanez pas Y. Rouxel, je ne me connecte sur ce blog que pour vous lire. Les autres contributeurs se prennent tellement au sérieux. Votre intervention sur Jacques Deville m’a donné envie de revoir l’Ours et le marginal, et j’ai enfin compris pourquoi J.P Cassel s’obstinait à résister à B. Bardot, quand Belmondo, dans la boite homo, lui fait un croche-pied en lui disant « honneur aux dames. »

    • Yves Rouxel dit :

      A Yves Remords(c’est mieux que Yves Robert,on s’est compris je pense).Allez je termine avant de m’éclipser avec un film d’espionnage réalisé par Ken Hughes et sorti en pleine affaire du Watergate. »Crimes à distance »est l’un des trois titres(les deux autres sont »Le manimulateur »et « La main du pouvoir »qui correspond le mieux).Hughes a eut son heure de gloire avec « Cromwell »fresque historique avec un Richard Harris impérial.Bon revenons à ce film-ovni avec James Coburn qui incarne un fameux salopard ou se cotoit les intérêts économiques et politiques des usa.Peu d’actions pures ou le personnage principal rappelle celui de Steve mac queen dans »L’affaire Thomas Crown ».Il est assis à son bureau ,sirotant verres de whisky et fumant de gros cigares.Il attend que le téléphone rouge sonne à trois reprises.Signal qui signifit le plan qu’il à échafauder de façon machiavélique.Le point faible vient de cette histoire d’amour avec une journaliste qui n’apporte rien à l’intrigue et la tension de cette œuvre étrange.La musique est composée par Roy Budd a qui l’on doit la bande sonore de »Get carter »très film d’espionnage avec Michael Caine.Au casting outre Lee Grant on retrouve Harry Andrews une gueule anglaise bien connu mais aussi l’acteur Ian Hendry venu de la série »Chapeau melon et bottes de cuir »et qui était le personnage principal avant Patrick mac nee.

    • Yves Rouxel dit :

      A Yves Remords.Concernant « Le marginal »cela sous entendrais que le personnage macho de bébel est porter sur la jaquette,enfin vous m’avez compris je pense. »Le jouet »la première réalisation de Francis Veber est à revoir pas que pour Pierre Richard qui joue toujours sur le même registre des gags et comportements mais plutôt pour la prestation de Michel Bouquet qui parodie Marcel Dassault(enfin c’est lui qui le déclare dans le bonus).Jacques François est toujours droit dans ses bottes et obéit comme un pantin à son patron.La scène ou ce dernier lui demande de se déshabiller et de se balader à poil dans les bureaux du journal »France-hebdo »est irrisistible.Cosma signe une fois de plus une musique enjouée et plein d’inventivité.

      • Gilles et John dit :

        A Rouxel

        C’est déjà l’été ?

        • Yves Rouxel dit :

          A gilles et john.Oui c’est déjà l’été de porcelaine.Ce matin je m’habille en vert(et contre tout)des pieds à la tète.

      • Denis Fargeat dit :

        A Yves
        Je n’ai pas tout vu de Veber, mais ce « Jouet » est pour moi son meilleur , dans un registre très grinçant. La fameuse scène avec Jacques François est tout de même bien cruelle…. mais la fable n’a rien perdu de son actualité.
        Tiens, puisqu’on parle de Veber, le personnage de la « Belle marinière  » évoqué ici m’a fait songer à « Quentin de Montargis » (Depardieu dans « Tais-toi »), mais c’est sans doute une coïncidence.

    • Ballantrae dit :

      J’espère que vous y allez d’abord pour les sélections de Bertrand comme nous tous!

    • Yves Rouxel dit :

      A Yves Remords.Je n’arrive pas à me passer de cette « sale machine »comme dit Anne Sylvestre dans une de ses chansons qui n’est pas une fabulette pour les enfants.J’ai revu »Le bon plaisir »de Francis Girod,adapter du roman de Françoise Giroud qui à participer au scénario.Je n’ai toujours pas compris autant du réalisateur que de l’écrivaine que cette histoire est de la pure fiction.A savoir que le livre à été publié par les éditions Mazarine(étonnant NON).Le film à des qualités pour le jeu des comédiens:Trintignant dans le role d’un président qui à une jambe plus courte que l’autre,Serrault qui impose sa présence en ministre de l’interieur(on est très loin de castaner)puis Catherine Deneuve dont on ne sait pas vraiment ce qu’elle fait dans la vie.Mais ça les spectateurs s’en foutent un peu.Quand elle arrive aux états-unis voir son fils Mike,Georges Delerue qui signe la musique nous balance de l’harmonica façon country,histoire de planter le décor.Ah oui j’oubliais d’évoquer Michel Auclair qui joue un vieux vicelard homosexuel qui dirige un journal pas très net.Plein d’élégance et d’a propos,Michel Auclair était vraiment un acteur à part avec des roles sombres et ambigues(on peut le revoir dans »Rue barbare »l’un de ses derniers films).

      • Bertrand Tavernier dit :

        A Yves Rouxel
        Comme dit Noiret à Francois Perrot dans LA VIE ET RIEN D’AUTRE « Là, Perrin, j’ai du mal à vous suivre ». Qu’est ce que vous n’avez pas compris « autant du réalisateur que de l’écrivaine » ? Que cette histoire était une fiction ? Ou n’était pas une fiction ? Mais si ce n’était pas une fiction, qu’est ce que c’était ?. Et si Serrault avait incarné Castaner, il aurait pulvérisé les dons de voyance de Madame Soleil. Peut être que son ministre de l’Intérieur se réfère à des personnages contemporains

        • Alexandre Angel dit :

          Vous riez à propos des dons de voyance, Bertrand, mais je n’oublierai jamais que le pervers assassin des DEMOISELLES DE ROCHEFORT s’appelle Dutroux!

        • Gilles dit :

          A Alexandre Angel

          La médiumnité des scénaristes est parfois saisissante en effet.

          https://www.youtube.com/watch?v=gMxF6IjsYzE

        • Yves Rouxel dit :

          A Bertrand.Votre cher papa René ne fait il pas une apparition dans ce film de Girod car au générique j’ai lu :René Tavernier?????

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Je l’ignore totalement

        • Yves Rouxel dit :

          A Bertrand.Si j’avais quelques deniers de coté je monterais un projet cinématographique sur l’affaire Robert Boulin qui reste 40 ans plus tard un mystère.Les enfants de l’ancien ministre du travail ont demander une révision complète de l’enquète .Leurs demandes restent vaines malgré les doutes qui planent sur ce suicide maquillé.

        • Denis Fargeat dit :

          A Gilles
          Merci pour ce partage, troublant en effet… mais vous concèderez que si les propos sont prophétiques, ce n’est pas le cas de la coupe de cheveux de ce Trump là. Licence uchronique?

      • Yves toujours donner son avis dit :

        Michel Auclair avait la même voix que Jean Servais. Lequel des deux a fait du doublage ? Je pourrais me renseigner sur une autre fenêtre, mais je fais confiance à votre érudition.

        • Yves Rouxel dit :

          A Yves toujours donner son avis!!!Non il y a aucune ressemblance de tessiture de voix entre Michel Auclair et Jean Servais.Auclair avait une voix de velours aux intonations appuyés dans les labyales tandis que Jean Servais avait un timbre plus fort.C’est vrai que l’on peut tomber dans le piège,je vous renvois à l’excellent ouvrage de Michel Chion consacré aux voix des acteurs et actrices.Servais a fait du doublage,je vous conseille d’aller faire un tour sur le forum du doublage qui est une mine d’or même pour les puristes qui préfèrent les voix originales,mais ça c’est une autre histoire.

      • MB dit :

        « Je n’ai toujours pas compris autant du réalisateur que de l’écrivaine que cette histoire est de la pure fiction. »
        je ne comprends pas.
        Dites-donc votre hibernation elle est aussi perturbée que celle de l’ours de ROCK A BYE BEAR, pas bon pour l’équilibre de votre yin et de votre yang, ça. Je m’inquiète.

        ah! ça doit être « SI cette histoire… »

        • ballantrae dit :

          Oui,cette phrase nous amène dans des contrées assez mystérieuses…relisez vous, Yves, relisez vous: ce n’est pas du luxe: si vous ne comprenez ce que vous avez écrit, il y a peu de chances que nous fassions mieux!

        • Yves Rouxel dit :

          A Ballantine.Je me relis souvent mais vous n’avez pas compris le mot labyale peut etre?C’est vrai et je le reconnais ici que je fais beaucoup de photes d’ortografffess et ne sait plus conjouguer les verbes et d’accorder l’ensemble.

        • Yves Rouxel dit :

          A MB.Non je préfère largement Little bear qui est le nom de la société de production de Bertrand il me semble bien.

        • ballantrae dit :

          Yves,ne prenez pas la mouche: je ne parlais même pas d’orthographe en l’occurrence mais de la syntaxe de la phrase qui n’avait ni queue ni tête!C’est tout de même mieux quand on se comprend , non?
          Quant aux labiales ( et non labyales)je vois de quoi il s’agit par le biais de mes études où on nous amenait à bosser sur la phonétique.
          Bon , et le cinéma dans tout cela???
          Un hommage ému envers Agnès Varda qui a tellement été le cinéma depuis des années. Sur Arte possibilité de revoir son dernier né:Varda par Agnès mais aussi je crois Les plages d’Agnès et Cléo qui reste toujours aussi fabuleux. J’admire la place qu’elle a su prendre dans le cinéma français des 60′ puis dans les décennies suivantes: là et pourtant toujours en décalage, dans l’entre deux…entre docu et fiction, entre effacement devant ce qu’elle filme et présence, entre émotion et humour, entre fantaisie et réalisme.
          Il faut revoir les films cités plus haut mais aussi Jacquot de Nantes, Le bonheur, Sans toit ni loi ( le premier que je vis au cinéma), Les glaneurs et la glaneuse, L’une chante…que de beaux souvenirs!
          Rencontrée lors de la reprise de Cléo il y a 5 ans en compagnie de ses actrices Corinne Marchand et Dorothée Blank, je l’avais trouvée tellement proche et impressionnante en même temps.Une petite bonne femme incroyablement droite et énergique.Elle aimait autant le cinéma que les rencontres et était totalement dans le moment vécu, avec appétit.Quelle leçon par les temps mortifères qui courent.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Ballantrae
          D’abord CLEO, SANT TOIT NI LOI, LES GLANEURS ET LA GLANEUSE. J’étais resté froid devant LE BONHEUR, LES CRÉATURES mais j’aimais ses courts métrages et son film sur les murs de Los Angeles

      • DUMONTEIL dit :

        ,Michel Auclair était vraiment un acteur à part avec des roles sombres et ambigus
        Cette réflexion d’Yves est très juste,et d’entrée de jeu :

        dans les « malheurs de sophie » de Audry ,la réalisatrice transforme son rôle de cousin vertueux Paul en combattant pour la république ;la comtesse a dû se retourner dans sa tombe .

        dans « les maudits  » de Clément ,il est Willy Morus , mignon d’un collaborateur d’Himmler .

        dans  » l’invité du mardi » ,récemment évoqué,il est l’amant bellâtre mais immature .

        Julien Duvivier a parfaitement saisi cette ambigüité dans « la fête à Henriette  » où il est tour à tour « bon » et « méchant »

        Et même le professeur d’empathie de Stanley Donen dans  » funny face » d’abord présenté comme un philosophe (son livre) pousse les rapports un peu loin ….

        On pourrait aussi citer le romantisme fou de « Manon » (HGC)où il se surpasse dans le dernier quart d’heure et même le méconnu « singoalla  » de Christian-Jaque ,oeuvre vouée aux gémonies mais qui vaut mieux que son épouvantable réputation

        Dans le thriller ,il est un aristocrate cynique dans « Maigret et L’Affaire saint-fiacre  » ,un terroriste idéaliste dans « les fanatiques » ,film se déroulant en temps réel ,un escroc élégant dans « reproduction interdite »;enfin sa nonchalance élégante et fourbe se heurte avec bonheur à la bonhommie de Blier dans le sketch de BT dans « la chance et l’amour ». »bonnes à tuer’ je serais plus indulgent que dans son « voyage » cependant.

        Oui,je pense que Yves a raison ,Monsieur Wladimir Vujovic Caspar est l’acteur ambigu par excellence.

  6. MB dit :

    merci de m’avoir signalé DE TOUTES MES FORCES de Chenouga que j’avais laissé passer, du coup j’ai découvert 17 RUE BLEUE qui raconte en qq sorte la 1ère partie de l’histoire, c’est tout aussi dense et dur, rien n’est économisé de la partie déchéance de la mère subie soutenue par le fils, aucune difficulté n’est ignorée en tout ce qui concerne la description des détails sordides, de la saleté, des conséquences du manque d’argent: il y a un vrai contrôle du temps qui passe avec des gamins qui deviennent ados, et bien sûr avec une jeune mère gaie et pleine d’énergie qui sombre dans la faiblesse et le découragement, et dans la drogue pour émerger de ceux-là. Chenouga parvient à son 2ème film, le premier était un court se basant sur le même thème (mais il était acteur depuis 10 ans), à tout affronter sans détour: les difficultés de ce sujet + celles habituelles d’un tournage, et le film ne souffre d’aucune discontinuité, jamais ne révèle la légèreté ou la négligence qu’on ressent parfois comme résultat d’un manque de moyens ou d’énergie de l’équipe. Des jeunes acteurs excellents, et Lysiane Meis (une Belge jouant une Algérienne!) surprenante, inoubliable: elle rappele ce que c’est qu’un acteur qui connaît son métier!
    Dans le bonus le dialogue entre Chenouga interviewant son frère sur leur histoire, est à ne pas louper… On comprend l’attitude du grand frère qui a tout pris dans la figure et veut oubier.

  7. DUMONTEIL dit :

    « We’re excited to initiate this new series honoring the hidden glories of the often (unjustly) maligned cinéma de papa… »

    A San Francisco, Don Malcolm inaugure son nouveau cycle de films « pour lesquels les Français ont un nom » avec « entrée des artistes » (Marc Allégret ,1938)en lever de rideau ;le film est rebaptisé joliment « the curtain rises » .Vive notre patrimoine!

    • MB dit :

      à Y Rouxel:
      « Tout de suite j’ai penser à la fin de « La planète des singes »avec Heston qui découvre……… »
      vous avez fait un spoiler, ya des gamins qui l’ont pas vu.

      • Yves Rouxel dit :

        A MB.Je n’ai rien « spoiler »du tout mais constater une fois de plus un plan que l’on verra quelques années plus tard dans un autre film.Il existe énormément de similitudes dans le portrait de personnages,de situations ou d’histoires dans différentes œuvres.Preuve que le 7ème art a besoin de références,de repaires afin de construire des histoires qui tiennent quelquefois la route.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A YVES ROUXEL
          CELLE DU FILM DE CORMAN QUE VOUS CITEZ NE LA TIENT ABSOLUMENT PAS.C’EST UN FILM BACLÉ, TOURNÉ EN TRÈS PEU DE TEMPS ET JE NE VOIS RIEN À SAUVER. MIEUX VAUT CONSACRER UN PEU DE TEMPS À THE INTRUDER OU À DES SÉRIES B MARRANTES COMME NOT OF THIS EARTH

        • Damien D. dit :

          En même temps L’ HALLUCINE est un film totalement à part dans la filmo de Corman. C’est presque un film « cadeau » qu’il a offert à son équipe : le côté bric et broc est donc totalement logique. En effet il restait un ou deux jours de tournage à effectuer pour Boris Karloff dans son contrat (qui venait de tourner LE CORBEAU). Corman a donc proposé à plusieurs collaborateurs (dont Monte Hellman et Coppola entre autres) de tourner un film sans quasiment de scénario, presque instinctivement et pour le plaisir en utilisant quelques plans avec Karloff ! Donc il faut voir le film comme cela et les incohérences scénaristiques presque hilarantes (tellement elles sont absurdes) de la fin procèdent bien plus de la pochade et du « cadavre exquis » des surréalistes que d’un scénario et d’un film construit et voulu par Roger Corman ! Reste tout de même et c’est à noter effectivement quelques plans tournés en bord de mer en décors naturels : assez inhabituels chez Corman avant LA TOMBE DE LIGEIA…

        • MB dit :

          à Damien D: L HALLUCINE: très intéressant, il n’y a que les circonstances qui sont séduisantes!

        • MB dit :

          jusqu’en été? trois mois sans lire mes messages? mais vous tiendrez jamais?!

        • Yvon dit :

          Ici au Québec le dvd est sorti avec la photo du dernier plan révélateur sur le dvd en couverture,spolier vs dite….

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yvon
          Non s’il n’ya pas la scène qui précède ce plan

      • MB dit :

        « Je n’ai rien « spoiler »du tout mais constater une fois de plus un plan que l’on verra quelques années plus tard dans un autre film. »
        à YR qu’est-ce que vous voulez que je réponde à ça bien sûr que si que vous avez gâché le plaisir de qqn qui vous aurait lu avant d’avoir jamais vu LA PLANETE vous répondez à côté, je ne sais pas de quel autre film vous parlez mais qu’est-ce que ça change: quel que soit l’âge du film tout le monde n’est pas sensé l’avoir vu,et si tel plan a été repris plusieurs fois et alors?. Même Burton dans son remake a trouvé moyen d’inventer une autre surprise finale que celle de l’original (qui amène à la même conclusion d’ailleurs, belle trouvaille), des gens découvrent en 2019 des films muets, ils n’ont pas envie qu’on leur raconte l’escalier d’Odessa avant d’avoir vu POTEMKINE! D’autre part vous ne donnez aucun Avis critique sur le Corman on saura même pas si vous l’avez aimé ou pas. perso je l’ai vu ya 30 ans c’est une catastrophe à baîller d’ennui, Corman tournait certains films pour boucher des trous de 2ème partie de double programme pour drive in, il soignait plus les films de 1ère partie, il ne vendait pas un film mais deux à projeter à la suite. Aujourd’hui certains glorifient ces navets lamentables ou du moins les surestiment. Mieux vaut revoir LE MASQUE DE LA MORT ROUGE (entre autres).

        • Damien D. dit :

          A MB je souscris totalement : nous ne sommes pas non plus ici pour faire des résumés de films ou spoiler la fin de tel ou tel. A la rigueur nous donnons nos coups de cœurs avec quelques arguments mais pour donner envie. Perso quand je vois Yves parti à raconter tel ou tel film, je ne lis même pas la fin de son intervention : je préfère des avis éclairants sur quelques scènes ou thèmes abordés pour donner envie de voir les films !
          Quand à Corman effectivement L’HALLUCINE est au bas de l’échelle ce que LE MASQUE DE LA MORT ROUGE est en haut !

        • MB dit :

          à Damien D: d’accord et comme vous dites je pense qu’il vaut mieux si on ne veut pas faire une critique synthétique (d’ailleurs celles-ci se lisent mieux après le film) donner qqs détails pour donner envie, signaler des singularités, intriguer, et surtout ne pas perdre de temps à parler de films qu’on a pas aimé (ça m’arrive bêtement mais plus quand je suis surpris du succès pour moi immérité d’un film). Le résumé d’histoire que certains nous infligent est superflu, à la rigueur le point de départ suffit. Et puis dire si on a aimé le film!
          D’ailleurs certains films se prêtent mal à la critique synthétique, qui explore le film en entier, les critiques de Positif s’y astreignent et tombent souvent dans la banalité, l’exercice de ce type de critique (comme le commentaire de texte qu’on faisait en terminale) vous fait répéter des jugements qui conviennent à mille films. La critique de revue de cinoche pourrait s’exercer à ne s’attacher qu’à un ou deux détails, c’est à partir de ces détails que le lecteur peut se faire une opinion et aller voir le film. Il ya deux films sublimes de Ceylan, L ANATOLIE et WINTER SLEEP que je reverrai volontiers plusieurs fois ce sont des chefs d’oeuvre, pourtant je suis incapable de faire un commentaire sur aucun des deux, qui fasse absolument le tour de la question et qui recouvre tout: les thèmes les styles etc..
          Par exemple si on me dit que dans LA BELLE MARINIERE, on voit un personnage secondaire, un trouffion, faire irruption dans une noce et commencer à gonfler tout le monde avec ses histoires (il ne connaît personne et n’est pas invité, il répète 20 fois qu’il vient de Pont-A-Mousson ce que tt le monde se fout), il bave dans le décolleté de l’héroïne et mange et boit salement, moi ça m’intrigue. Au fait je ne sais pas qui est l’acteur, le générique de IMDB est incomplet.

        • Henri Patta dit :

          Eh bien dècidement , c ‘est la fète a YVES ROUXEL….

          je rebondis sur le fait de divulguer la fin d ‘un film.
          Michel Ciment c ‘ètait offusquè , dans le masque et la plume , que des auditeurs l ‘avaient critiquè ( chacun son tour) pour avoir dèvoilè la fin de je ne sait plus quel film.
          Il affirmait que l ‘on peut apprècier un film, meme si l ‘on connait la fin.
          Cela dèpend bien èvidemment du scènario , et divulguer, le  » twist » d ‘un thriller, n ‘est pas la mème chose que raconter la fin d ‘un film de Godard.
          Quand a la derniere scène de la planète des singes avec Heston, c ‘est un de mes plus beaux souvenirs de cinèma de mon enfance. Film diffusè , je m ‘en souviens très bien , un lundi soir , durant cette merveilleuse èmission-dèbat : l’avenir du futur, sur la 1ere chaìne dans les annèes 70.
          Merci pour cette madeleine de Proust cher Yves et MB.

        • MB dit :

          à H Patta: « Cela dèpend bien èvidemment du scènario , et divulguer, le » twist » d ‘un thriller, n ‘est pas la mème chose que raconter la fin d ‘un film de Godard. »
          je sais pas, il me semble qu’on a pas besoin de raconter une fin car même sans révélation que c’est le majordome le coupable, dans un film de Godard ou autre, la fin est souvent quand même une conclusion une somme de ce qui précède. Je voyais récemment PANHANDLE/JUSTICIER DE LA SIERRA et j’aurais pas aimé qu’on m’ait raconté le dernier plan avant de le découvrir.
          J’étais braqué sur LA PLANETE DES SINGES car quand j’étais ado, j’avais pas réussi à le voir et je tombe sur un con qui me dit « c’est nul comme film ça vaut rien pis à la fin on voit xxxxxxxxx qui xxxxxxxx sur la xxxxxxxxx on sait même pas pourquoi! » ah mais on tombe sur des qui sont bien gratinés quand même parfois!

        • Yves Rouxel dit :

          A henri patta.Ma fète c’est le 19 mai et mon anniversaire c’est le jour de la saint parfait!!! »L’avenir du futur »était animée et diffusée sur TF1 par Robert Clarke il me semble bien.C’est le printemps je vais hiberner jusqu’a l’été,histoire de ne plus embéter personne avec mes digressions et mes fulgurances d’esprit.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Hiberner au printemps est un concept neuf et vous n’embêtez personne

        • DUMONTEIL dit :

          à Martin-Brady
          Burton dans son remake a trouvé moyen d’inventer une autre surprise finale que celle de l’original (qui amène à la même conclusion d’ailleurs, belle trouvaille),

          Cette trouvaille n’est en fait qu’une variante du roman de Pierre Boulle qui nous réserve en plus un second coup de théâtre final dur dur pour notre race …mais lisez-le si ce n’est fait ;il est à noter que le troisième film « escape from the planet of the apes » ,pour moi le meilleur des « suites » originales-il va de soi que le premier est insurpassable- ,reprend des éléments du roman initial en remplaçant Taylor /Nova par Cornelius
          /Zira ; Sal Mineo y a un de ses derniers rôles,d’ailleurs épisodique.

          (remarquez moi aussi j’en ai écrit de trop)

          Un coup de chapeau à MADAME VARDA ,qui ,avec Jacqueline Audry ,a ouvert la voie aux metteuses en scène !

        • DUMONTEIL dit :

          ils n’ont pas envie qu’on leur raconte l’escalier d’Odessa avant d’avoir vu POTEMKINE!

          Ne pas regarder « the untouchables  » avant surtout!

  8. Yves Rouxel dit :

    Grace à Jean-ollé-laprune et son équipe,j’ai pu découvrir »L’halluciné »film fantastique réalisé en partie par Roger Corman avec la patte de Coppola,Hellman et même Jack Nicholson(qui tient le role du soldat français Duvallier)qui signe les derniers plans du film.Montage foutraque sur des images pisseuses,ce film s’inscrit complètement dans les œuvres de Corman.Ce qui m’a frappé c’est l’une des premières séquences ou l’on voit Duvallier qui arrive à cheval sur cette ile mysterieuse en longeant la plage.Tout de suite j’ai penser à la fin de « La planète des singes »avec Heston qui découvre que la terre à exploser et découvre la statut de la liberté recouverte de sable.En tout les cas »L’halluciné »est un film ovni à voir.

  9. Alexandre Angel dit :

    En tant que documentaire, NOTHINGWOOD, de Sonia Kronlund, m’a un peu fait pensé à HOMELAND, Irak année zéro, d’Abbas Fadhel, qui m’avait tellement envouté et ému il y a exactement 3 ans.
    A priori, rien de comparable. HOMELAND était un documentaire-fleuve là où la durée de NOTHINGWOOD est banale. HOMELAND portait le poids du tragique alors que NOTHINGWOOD flirte avec le « feel good movie » façon Wes Anderson (l’équipe cinéma de Salim constituée, outre le truculent réalisateur, d’un assistant chevelu, d’un comédien efféminé ou d’un caméraman, fils du réal, pas foutu de tenir droit sa caméra).
    Certes les affiches des deux films, plutôt jolies, sont des dessins chaudement colorés. On en resterait facilement là.
    Pourtant, les deux œuvres ont le point commun d’entretenir avec leurs toiles de fond respectives le même rapport amoureux et vibrant. Fadhel filme un Irak éternel, atemporel, baigné d’une lumière d’un autre âge tandis que Sonia K.,au gré de quelques beaux plans soudainement dignes de Kiarostami, réveille sans crier gare des ambiances à la Kessel.
    Dans les deux cas, le montage sait se faire vif, complice, au diapason. Fadhel est un irakien de souche mais Sonia Kronlund transparait dans NOTHINGWOOD en guide de confiance : on sent qu’elle est amoureuse de son sujet, qu’elle connaît et aime l’Afghanistan. A l’image, elle est à la fois omniprésente et discrète, se plaçant parfois avec humour en retrait comme ce moment où, à l’occasion d’un repérage au sommet d’un mont, Salim prévient tout le monde que Sonia a le vertige (et on la voit assise, loin derrière).
    Et puis, il y a la guerre, dont un montage habile vient nous rappeler la présence, et qui constitue le hors-champ perpétuel des paysages sublimes d’austérité que nous traversons. De même que dans HOMELAND, une guerre semblable empoisonnait d’une sourde angoisse un certain art de vivre du pays des deux fleuves.
    Deux documentaires, donc, qui, chacun à leur manière, suscitent notre empathie et alimentent notre spiritualité.

  10. DUMONTEIL dit :

    L’HABIT VERT, réjouissante adaptation par Louis Verneuil

    Quelques mots sur ce drôle de film de Roger Richebé : bien sûr,on peut déplorer des coupes,mais c’était souvent le cas avec les pièces :dans « l’école des cocottes  » avec Raimu (Pierre Colombier,1935) ,on avait supprimé la scène fort drôle dans le théâtre..

    Elvire Popesco,dans un terrible état de prostitution (prostration) ,qui veut faire d’un amant « qui n’a même pas son bac » un académicien : « pour avoir le bac,il faut savoir quelque chose ,pour l’académie c’est sans importance! »

    Il y a cette hilarante scène d’ouverture où un académicien a écrit une interminable entrée pour le mot « camomille  » ;il y a Jules Berry ,Pierre Larquey et d’autres qui feraient se retourner le cardinal de Richelieu dans sa tombe .

    Le plus drôle de Richebé des années 30 avec « madame Sans-Gêne  » bien sûr.

    • MB dit :

      c’est très drôle et farfelu, faut-il attendre un br restauré ou le dvd est il suffisant question qualité d’image?

      • Bertrand Tavernier dit :

        A MB
        Si c’est pour l’HABIT VERT que je comptais vanter dans une prochaine chronique, le DVD de Chateau est suffisant, les recherches esthétiques étant minimales. En revanche les acteurs sont éblouissants et le film contient un nombre important de répliques grandioses de « Mon amant est un peintre de frasques » à « Nous venons de vivre cinq minutes consécutives » sans oublier le candidat idéal pour l’académie Française , « quelqu’un qui n’aurait rien écrit’

        • MB dit :

          à Bertrand L HABIT VERT est génial merci pour la précision.
          et la couverture du R Chateau est bien plus jolie!

        • MB dit :

          L HABIT VERT: Victor Boucher est extraordinaire dans sa sobriété même, il met en avant une telle neutralité, un telle obstination dans l’anti-cabotinage, un tel génie à jouer en-dessous, qu’on le croirait dirigé par Tourneur (Jacques), d’ailleurs il rejoint dans cette même gamme, Glenn Ford dans APPOINTMENT IN HONDURAS. Ces acteurs comme saisis d’une sale fièvre qu’ils s’obstinent à cajoler pour malgré tout aller de l’avant, leur voix atone et terne techniquement, est au final sonore et vibrante par l’effet produit. C’est moins le tympan qui les reçoit que l’esprit.

  11. ballantrae dit :

    Sans vouloir être autoritariste Yves, ce serait vraiment bien que vous donniez moins de fil à retordre à Bertrand avec des messages qui partent en sucette à cause d’incompréhensions, d’approximations, de systématiques manifestations de l’esprit de l’escalier ( façon Piranèse).
    Je ne dis pas cela avec méchanceté mais :
    -par égard envers Bertrand qui a eu l’idée de départ je crois unique d’un tel blog de cinéaste
    -par souci de lisibilité des échanges
    -pour rendre un peu de temps disponible à Bertrand notamment pour son 100 ans de cinéma américain que j’aimerais VRAIMENT voir sortir bientôt pour le lire!!!
    Personne n’est parfait, j’ai pu parfois lester le blog avec des interventions faisant état de mes obsessions cinéphiles et autres …mais essayons de nous corriger tous et le blog n’en sera que meilleur et riche!

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Ballantrae
      Ne dramatisons pas : il y a des contributions uniques et précieuses aussi bien sur les cinéastes que sur les chefs opérateurs et les compositeurs

    • MB dit :

      à Ballantrae: votre admonestation me met les larmes aux yeux, je regrette, et je promets de ne plus charrier Yves Rouxel!

      (aïe je vais le regretter, ça)

      • Ballantrae dit :

        Bien vu mb!
        Je ne veux vous faire verser aucune larme! Charriez qui vous voulez, moi compris car ce peut être rigolo et relancer les conversations… cela nous fait du bien à tous y compris à rouxel!
        Je finis cercas et reviendrai là dessus.
        N.B.: reprise fin avril d’un chef d’oeuvre absolu et meconnu requiem pour un massacre de klimov. A voir sur grand écran.

        • Bertrand Tavernier dit :

          a Ballantrae
          Et sortie chez Gaumont d’un film que j’adore et que j’ai revu avec une grande émotion : CELINE de Jean Claude Brisseau, oeuvre pure, dépouillée, énigmatique qui entretient de curieuses correspondance dans son ton, son écriture, sa direction d’acteurs avec le Bresson de BALTHAZAR. Brisseau ajoute un mysticisme, une ferveur, une croyance dans le surnaturel qui fait de ce film si rare un Ovni qu’il faut revoir

        • MB dit :

          à Ballantrae: message reçu
          à Bertrand: CELINE/magnifique je dois le revoir. Le surnaturel intervenait aussi dans le magnifique UN JEU BRUTAL, c’était affiché avec tant de naïveté que le terme ne pouvait être vu comme péjoratif. Après tout, on parle bien d’art naïf, ça n’avait fait rire que les imbéciles, les mêmes sans doute qui ont bloqué la rétrospective Brisseau à la cinémathèque.

          Il faut voir DE BRUIT ET DE FUREUR, L ANGE NOIR, NOCE BLANCHE, mais LES SAVATES DU BON DIEU m’a déçu et j’ai loupé les derniers.

        • DUMONTEIL dit :

          LES SAVATES DU BON DIEU

          A MB ,
          Je serais beaucoup moins sévère que vous,mais après avoir enfilé mon « habit vert » ,mettre ces « savates  » me donnerait le César de cette incongruité tant déplorée.

  12. aigle bleu dit :

    Avant de le louer, que penser de La Belle Marinière, 1931, d’Harry Lachman, réalisateur américain, peintre et décorateur qui malgré quelques films en France tels que La Couturière de Lunéville a bati sa carriére aux USA jusqu’en 1942 ?

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Aigle bleu
      Je vais en parler prochainement. C’est une découverte

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.Il me semble que le film n’est pas sorti dans sa version intégrale puisqu’il manque 3 bobines,équivalent à vingt minutes.Y aura t-il un jour une version définitive de cette œuvre si précieuse pour nous amateurs de films rares?

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Le DVD répond à toutes ces questions. Et la meilleur façon de soutenir ces films rares que l’on exhume, c’est de les acheter. Si Lobster l’a sorti ainsi, c’est qu’ils n’ont rien trouvé d’autre. Et encore, on pensait que le film avait totalement disparu. Voila ce que j’aurai mis dans le blog
          Lobster vient de ressusciter LA BELLE MARINIERE, film de 1932 que l’on croyait perdu, dirigé par Harry Lachman joué par Jean Gabin, Madeleine Renaud et Pierre Blanchar avec un naturel étonnant pour l’époque, une aisance, une absence d’affectation qui fait totalement oublier qu’il s’agit de l’adaptation d’une pièce de Marcel Achard. Très beaux extérieurs et très jolie musique de Maurice Yvain. Serge Bromberg a réussi à sauver ce film après qu’on ait trouvé l’an dernier des bobines dans des boites portant un autre titre dans une université américaine. On peut voir 5 bobines sur 9 et un commentaire comble les trous. J’ai été touché par le film, sa parenté avec Vigo et l’interprétation y compris des seconds rôles. Il y a un passage d’une grande cocasserie où un parent éloigné qui s’incruste dans un mariage, ne cesse de parler de Montluçon.

        • MB dit :

          à RI/ »les éditeurs ont une facheuse manie d’imposer le format combo(dvd et br).Pourquoi ne pas sortir d’un coté le dvd puis le br pour ceux qui sont équipés? »
          ça fait 10 ans que je me pose la question et personne n’est fichu de me donner la réponse. J’ai l’impression parfois d’être en-dehors du monde de l’élite intellectuelle de ceux qui savent très bien pourquoi on vend un dvd + un br ensemble. Je suis donc un paria, un rejeté. Remarquez, ça me botte dans un sens, mais j’aimerais bien comprendre.

        • ballantrae dit :

          Serge Bromberg fait un travail remarquable depuis des années et sauver des bobines même si le film est incomplet tient du miracle digne de louanges!
          Je suis assez intrigué par ce film dont je n’avais pas entendu parler.
          Par contre je connais La belle meunière qui elle n’est pas une franche réussite.

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.Je vous remercit vivement pour ces précisions sur »La belle meunière »que je vais acheter malgré le prix car les éditeurs ont une facheuse manie d’imposer le format combo(dvd et br).Pourquoi ne pas sortir d’un coté le dvd puis le br pour ceux qui sont équipés?Je donne les br à mon entourage.Concernant les messages,je vais me recentrer et rester sur le cinéma français car je m’égare de temps en temps.Je suis conscient du fait que vous avez un emploi du temps bien charger entre la préparation de 100 ans,l’institut lumière à Lyon puis les bonus pour sydonis et surement un long métrage en préparation.Bonne santé à vous et à vos proches.J’ai une pensée pour Yves Boisset qui vient de féter ses 80 printemps hier.

        • Denis Fargeat dit :

          A Yves
          Ben on a pas fini d’en entendre ! Attention, « La belle meunière » est un Pagnol certes, mais avec Tino Rossi , et cette bio de Schubert avé l’assent est le plus grand nanar en Rouxcolor de tous les temps – j’essaie d’utiliser l’expression avec prudence, mais là je crois bien que c’est vrai. ( Ceci dit, on a vu Tino en marinère, mais là c’est pas lui qui fait la meunière, puisqu’il joue Schubère.)
          Cette  » Belle marinière  » a l’air d’une sacrée découverte. Ce Lachmann est intriguant , je n’ai jamais réussi à voir son « Enfer » d’après Dante, que William K. Everson mentionnait dans son beau livre sur le cinéma fantastique.

        • Alexandre Angel dit :

          A Denis Fargeat
          Oui, il y a LA BELLE MARINIERE, de Lachman, donc.
          LA BELLE MEUNIERE, de Pagnol, en Rouxcolor (sic)
          et MARINELLA, de Pierre Caron, avec Tino Rossi.
          Hein..voilà, voilà…hem..

          COMMENT VOULEZ-VOUS QU’ON S’Y RETROUVE???!!

        • MB dit :

          et Lachman a réalisé un Laurel & Hardy, éclectique! passer de Dante à L&H faut le faire. Il était surtout peintre je crois.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Oui, surtout à la fin, je crois

        • MB dit :

          à Bertrand/Lachman: a priori dés 1911 en France, si l’on en croit celà:
          « A former magazine illustrator, Harry Lachman traveled to Paris in 1911 to begin an art career, and soon became recognized as a first-rate post-Impressionist painter. Decorated for his contributions to art by the French government, Lachman afterwards became a set designer at a film studio in Nice. In 1925 American director Rex Ingram hired him as an assistant director on Mare Nostrum (1926) and soon thereafter Lachman gave up his painting career and traveled to England to began a career as a film director. He returned to France and made several films, then journeyed to the U.S. in 1933 and settled in Hollywood. Mainly given B-pictures, his best films were a Laurel and Hardy comedy, Our Relations (1936), and Dante’s Inferno (1935), where his painter’s eye was evident in the intense ten-minute hell sequence. Lachman ended his career with a Charlie Chan movie in the 1940s, and returned to painting. His artworks can be seen in such museums as Spain’s Prado and the Luxembourg Museum. »
          >>> https://www.imdb.com/name/nm0480046/bio

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          OUR RELATIONS (C’est donc ton frère) est un très bon Laurel et Hardy, le premier que j’ai vu quand j’étais très jeune. C’est le meilleur de cette époque avec TETE DE PIOCHE

        • MB dit :

          à Bertrand: merci pour l’avis sur OUR RELATION que je n’ai jamais vu, m’étant toujours méfié des longs-métrages de L&H. Il faut que je voie ça, mais les éds françaises de L&H sont catastrophiques image nulle, vf… et ce malgré les bouquins d’exégètes de qualité (Coursodon, Lorcey & Courtel), si Lobster pouvait s’en saisir!… Comment revoir BRATS (L&H garnements sous la garde de L&H adultes? Tordant). Il y a des éds US ou anglaises mais un peu chèrotes quand même, et pis c’est des coffrets, d’où doublés.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Je crois qu’il y a une edition américaine qui comprend la plupart des titres

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Il y a un coffret THE ESSENTIAL LAUREL AND HARDY qui est ce qu’il y a de mieux et qui est en promotion à 49$ au lieu de 99:
          Scott MacGillivray
          5.0 out of 5 starsFinally! The lion’s share of the Laurel & Hardy library in superior prints. Eclipses previous video releases
          July 20, 2011
          Format: DVDVerified Purchase
          For two decades, most of the famous films of Stan Laurel and Oliver Hardy have been off the video market, thanks to apathetic handling by the company then holding the rights. Now, finally, the rights have reverted to knowledgeable hands, and that means the boys are back.

          This 10-disc set includes most of Laurel & Hardy’s talkie shorts and features produced by Hal Roach between 1929 and 1940. These are among the funniest comedies ever made, as many vintage-film buffs will agree. Laurel & Hardy were often capable of carrying the action almost entirely by themselves: BRATS has Stan and Ollie as themselves and their own sons (with giant sets and trick photography); THE MUSIC BOX is the Oscar-winning featurette with the boys as the world’s worst piano movers; HELPMATES has Stan helping Ollie to clean house after a wild party; THEIR FIRST MISTAKE has our heroes adopting a baby; TOWED IN A HOLE has them rehabbing a boat; BUSY BODIES turns them loose in a carpentry shop. You’ll see dozens of examples of how inventive they were with pantomime and dialogue. Their short subjects were so successful that they branched out into full-length features, including their famous hits WAY OUT WEST and SONS OF THE DESERT, the prison comedy PARDON US, the « gypsy » comedy THE BOHEMIAN GIRL, the hour-of-sight-gags BLOCK-HEADS and SAPS AT SEA, and several others, including both versions of A CHUMP AT OXFORD (the standard 63-minute print of 1940, and the 42-minute, differently edited « streamliner » released in 1943). The supporting casts read like a who’s-who of familiar faces: Edgar Kennedy, Billy Gilbert, Charlie Hall, James Finlayson, Mae Busch, Anita Garvin, Walter Long, Harry Bernard, Eddie Dunn, Daphne Pollard, and a host of others. You’ll be laughing through 58 L & H comedies.

          The wonderful news about this set is that the DVDs are presented in high definition, from the original surviving 35mm film elements. They are NOT taken from RHI’s tape transfers that aired on AMC in the 1990s, or the broadcast masters prepared in 1986 for TV’s « Laurel & Hardy Show » (some of which are still playing on TCM, and often in shortened form). The DVD producers went back to the source materials, meaning that the vintage Laurel & Hardy comedies have never looked or sounded better on video. The DVD producers have taken some pains with the restoration: picture and sound have been cleaned up digitally; most of the subjects feature the attractive, seldom-seen original titles; and even individual shots cut short in current prints have been restored to their original lengths.

          In the early days of sound films, before the advent of voice dubbing, some American producers made international versions of their films, with the actors speaking each foreign language phonetically. Laurel & Hardy made several of these multilingual versions, and seven of them are included in this set. These versions offer some surprises, with many of the « American » gags extended, and even some entirely new scenes unique to the continental prints.

          This set differs from the European 21-disc set in that the silent films and the colorized TV editions have been omitted, which cuts the disc space down to a manageable and economical 10 discs. The total running time averages out to a little over three hours per disc, perhaps not the ideal compression rate but about par for the « double-feature » DVDs on the market today.

          The set also includes some two hours of bonus features, of special interest to Laurel & Hardy admirers. THE TREE IN A TEST TUBE is gorgeous, in excellent color, and appears to be a first-generation video copy from the U. S. Government source (except for the main title, the source print appears to be uncirculated). The team makes cameo appearances in ON THE LOOSE, ON THE WRONG TREK, and WILD POSES, and all three shorts are included in their entirety.

          Print quality on the titles I’ve seen is superior to any previous video release. For a sample, I went straight to the traditionally battered and bruised titles to check the quality. COME CLEAN, which is usually seen in murky, contrasty prints, is here in much-improved condition, from 35mm with the original main titles. PARDON US, the boys’ first feature, is the longer, pre-release preview print, with original main titles and in much better shape than usual (the song « Lazy Moon » has none of the patchwork repairs we’re used to seeing). THEIR FIRST MISTAKE is seen at last with the full, original title sequence intact. HOG WILD has usually been seen in slightly soft focus; the video version is an improvement. Keep in mind that some of these 58 comedies won’t look like they were photographed yesterday because the negatives have been consulted far more often than is customary. Theatrical reissues, TV revivals, and home-movie reprints have caused the 35mm materials to be run through printing machines again and again over the years, with wear and tear showing in the copies. It is a tribute to the DVD producers that they found and used superior archival materials for this set, and many of the « shopworn » subjects have been upgraded.

          Collectors will appreciate many new versions of old favorites. PERFECT DAY is seen in its familiar 1936 form, and (surprise!) in its original 1929 form without the music track. BRATS is also seen with alternate music tracks (but curiously, the « 1930 » version has vintage-1937 reissue titles, even though the original titles are known to exist). PACK UP YOUR TROUBLES is the longer, original-release print; it includes some unpleasant domestic-abuse scenes that were removed for reissue, but it also includes a longer version of the « Three Bears » bedtime-story sequence.

          Bottom line: this long-awaited release is the best boxed set of comedies offered in years. Ideal for family viewing, and these timeless classics can be enjoyed over and over again. Laurel & Hardy are true masters, and you won’t be disappointed.

          UPDATE: Here’s a list of the actual content, as reported by Lou Lumenick for the New York Post:

          DISC 1:
          UNACCUSTOMED AS WE ARE 1929
          BERTH MARKS 1929
          MEN O’ WAR 1929
          PERFECT DAY 1929 [original 1929 track]
          PERFECT DAY 1936 [reissue with musical score]
          THEY GO BOOM 1929
          THE HOOSE-GOW 1929
          NIGHT OWLS 1930
          LADRONES (Night Owls, Spanish) 1930
          BLOTTO 1930

          DISC 2:
          LA VIDA NOCTURNA (Blotto, Spanish) 1930
          BRATS 1937 [reissue, new LeRoy Shield musical score]
          BRATS 1930 [original score of stock jazz-band records]
          BELOW ZERO 1930
          TIEMBLA Y TITUBEA (Below Zero, Spanish) 1930
          HOG WILD 1930
          THE LAUREL-HARDY MURDER CASE 1930
          NOCHE DE DUENDES (The Laurel-Hardy Murder Case & Berth Marks, Spanish) 1930
          ANOTHER FINE MESS 1930

          DISC 3:
          BE BIG! 1931
          CHICKENS COME HOME 1931
          POLITIQUERIAS (Chickens Come Home, Spanish) 1931
          LAUGHING GRAVY 1931
          LES CAROTTIERS (Feature: Be Big! & Laughing Gravy, French) 1931

          DISC 4:
          LOS CALAVERAS (Feature: Be Big! & Laughing Gravy, Spanish) 1931
          OUR WIFE 1931
          PARDON US (Feature, extended version) 1931
          COME CLEAN 1931
          ONE GOOD TURN 1931
          BEAU HUNKS 1931

          DISC 5:
          HELPMATES 1932
          ANY OLD PORT 1932
          THE MUSIC BOX 1932
          THE CHIMP 1932
          COUNTY HOSPITAL 1932
          SCRAM! 1932
          PACK UP YOUR TROUBLES (Feature) 1932
          THEIR FIRST MISTAKE 1932

          DISC 6:
          TOWED IN A HOLE 1933
          TWICE TWO 1933
          ME AND MY PAL 1933
          THE MIDNIGHT PATROL 1933
          BUSY BODIES 1933
          DIRTY WORK 1933
          SONS OF THE DESERT (Feature) 1933
          OLIVER THE EIGHTH 1934
          GOING BYE-BYE! 1934

          DISC 7:
          THEM THAR HILLS 1934
          THE LIVE GHOST 1934
          TIT FOR TAT 1935
          THE FIXER UPPERS 1935
          THICKER THAN WATER 1935
          THE BOHEMIAN GIRL (Feature) 1936

          DISC 8:
          OUR RELATIONS (Feature) 1936
          WAY OUT WEST (Feature) 1937
          SWISS MISS (Feature) 1938

          DISC 9:
          BLOCK-HEADS (Feature) 1938
          A CHUMP AT OXFORD (42 min.) 1940
          A CHUMP AT OXFORD (Feature, 63 min.) 1940
          SAPS AT SEA (Feature) 1940

          DISC 10:
          SPECIAL FEATURES
          A Tribute to Laurel & Hardy
          On Location with the Boys: tour of set locations and interactive map
          Laurel & Hardy Guest Appearances
          Laurel & Hardy Trailers
          Read less

        • MB dit :

          merci Bertrand c’est le coffret que vous aviez signalé ya longtemps, je vais me décider il me nargue depuis trop longtemps, et l’absence de st me paraît pas essentielle!

        • Alexandre Angel dit :

          A MB et Bertrand,
          Par rapport aux éditions consacrées à Laurel et Hardy, j’en suis resté aux dvd Universal sortis à l’unité en 2006 qui m’avaient épaté par la qualité générale des copies (image et son). J’imagine que ces éditions ont , depuis, trouvé leurs maîtresses, mais je m’en contente bien.
          Dans les longs-métrages, il faudrait que je rafraichisse un peu tout cela mais outre OUR RELATIONS, en effet, j’ai un bon souvenir de WAY OUT WEST (Laurel et Hardy au Far West)et sa merveilleuse scène de danse à la fois pataude et gracieuse ainsi que de PARDON US (Sous les verrous) et, il me semble, SONS OF THE DESERT (Les Compagnons de la Nouba).

        • MB dit :

          à AA: vous pouvez me donner une référence je crois qu’on ne les trouve plus.
          C’est vrai pour PARDON US, ah, la virée chez les planteurs de coton… J’avais abandonné WAY OUT WEST enregistré sur Arte, m’en vas le reprendre.

        • Alexandre Angel dit :

          A MB
          Ceux dont je parle, on les trouve encore à l’unité (en coffret ça grimpe tout de suite et en plus il faut pas se planter car il y a les versions colorisées!)chez Universal (parution août 2006).

        • MB dit :

          à AA: L&H/Universal/j’ai trouvé!

        • Mathieu dit :

          Pour moi les courts metrages parlants de Laurel & Hardy valent bien les muets et la plupart des longs tournes pour Hal Roach valent les courts, en particulier mes preferes BLOCKHEADS et FLYING DEUCES. Ce dernier ne figure pas dans le coffret cite mais on le trouve en Angleterre chez Network en Blu-Ray s’il vous plait et a tres bon marche de meme que pas mal d’autres BR Network comme par exemple le tres bon ROME EXPRESS de Walter Forde, une sorte de pre-THE LADY VANISHES, thriller se passant presqu’ entierement dans un train, avec Conrad Veidt dans le role du mechant. La fin decoit un peu mais le film est plein d’idees de scenario comme de mise en scene et tres bien realise (on a vraiment le sentiment de se trouver dans un train et pas dans les studios de Pinewood).
          Pour en savoir plus sur Harry Lachman, il faut lire ou relire le debut de l’autobiographie de Michael Powell, qui en parle souvent car il fut celui qui le fit entrer dans le monde du cinema, plus precisement les studios de la Victorine a Nice lorsqu’il etait assistant de Rex Ingram. .
          Voici ce que le critique F. Gwynplaine MacIntire ecrit sur le DANTE’s INFERNO de Lachman: « The standout sequence in the film begins when Tracy is in hospital, recovering from injuries. Walthall brings him a copy of Dante’s « Inferno », and proceeds to describe the horrible fates awaiting sinners in the afterworld. On screen, we see a series of stark tableaux in which naked men and women suffer eternal torments in Hell … dodging flames, writhing in chains, turning into trees.
          For some reason, all the naked people in Hell have gorgeous physiques: apparently Hell doesn’t take any chubsters. »

          Rassurant, non?
          (desole pour l’absence d’accents et autres cedilles, le clavier sur lequel je tape en est depourvu).

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Mathieu
          Merci et en effet ROME EXPRESS est divertissant et on le trouve dans une fort bon BlueRay ainsi que BEAT GIRL en version intégrale

        • MB dit :

          je me suis trompé + haut, c’est Lacourbe, pas Coursodon qui a signé un Laurel & Hardy. Coursodon a écrit un Buster Keaton (entre autres, et en plus est le traducteur de quelques bios de Actes Sud).

        • MB dit :

          à Mathieu je crois que ce ROME EXPRESS chez Network a des st anglais c’est ça?

    • Salomon dit :

      Ajoutons aussi que Lachman travailla une dizaine de fois avec le célèbre et talentueux Rudolph Maté, de LA COUTURIERE DE LUNEVILLE à C’EST DONC TON FRERE.

  13. DUMONTEIL dit :

    J’ai déjà dit tout le bien qu’il fallait penser de LA NUIT EST MON ROYAUME

    C’est vrai que nous nous sommes trop dispersés ,moi compris ;il serait dommage de ne rien dire de ce beau film de Georges Lacombe à qui l’on doit plusieurs films intéressants : »le dernier des six » « le pays sans étoiles » « derrière la façade  » voire « les musiciens du ciel » « la lumière d’en face  » « leur dernière nuit » « Martin Roumagnac »…..

    Gabin reçut la coupe Volpi pour ce rôle où il est employé à contre-emploi .
    Le titre dit tout : « royaume » pas « enfer » ou « drame » ou malheur » ;dans ce film ,les non-voyants mènent une vie normale ,ils travaillent,ils aiment ,ils souffrent ,mais ils n’ont que faire de pitié .

    Ce fut l’erreur de la famille de RAYMOND,devenu non-voyant à la suite d’un accident :on le traite comme un enfant ,avec d’infinies précautions (« tu veux que je te coupes ta viande? »)

    Helen Keller au masculin, empoisonné de protection ,il trouvera son Annie Sullivan en la personne d’une religieuse qui le guidera dans un centre où les non-voyants apprennent le braille et un métier,car être un « assisté  » est impensable.

    Comme Henri JEANSON,SPAAK se moque de la légion d’honneur dans une scène où le ministre est pressé d’en finir ,au grand dam du beau-frère du héros ,qui comptait sur lui pour une promotion avantageuse .

    Très belle scène du choeur de non-voyants chantant « ce n’est qu’un au revoir »

  14. Yves Rouxel dit :

    On a rarement évoquer ici le cinéma scandinave et plus particulièrement les productions Islandaises qui sont minimes mais existent quand même.Arretons nous sur »Beliers »un film réalisé par Grimur Hakonarson de 2015.Deux frères qui sont éleveurs de moutons ne se sont pas parlés depuis une quarantaine d’années.Ils vivent l’un à coté de l’autre et s’évitent.Pourtant un fait dramatique va arriver dans la région et les liens vont se retisser entre ces deux hommes seuls et célibataires.Ni pathos,ni artifices dans cette œuvre singulière qui nous montre le quotidien d’une petite communauté du nord de l’Islande qui vit aux rythmes des saisons.Leur seul loisir est l’unique auberge-bar du village ou l’on boit et l’on danse en jouant aux cartes.Superbes images de paysages arides balayés par les vents et le froid »Béliers »est un film à voir pour son humanisme qui s’en dégage.

  15. DUMONTEIL dit :

    Dans la collection Positif, L’ODYSSÉE DE 2001 qui regroupe un certain nombre d’articles et d’entretiens autour de ce film.

    On doit pouvoir retrouver en fouillant bien « the making of Kubrik’s 2001 » édité par Jerome Agel;on y trouve:
    « the sentinel » la nouvelle d’AC Clarke ,point de départ du scénario;100 pages de photos du film avec des commentaires ;des interviews de scientifiques et de théologiens ; des critiques de l’époque (qui ne furent pas toutes tendres);des lettres à SK ; une interview de SK de playboy 1968;et plus de trivia …

    • MB dit :

      à Dumonteil/Making of Kubrick’s/et un petit texte de M Stackhouse, une étudiante, dont Kubrick dit que c’est la chose la plus intelligente qu’il ait pu lire sur son film.
      Et il faut lire Le Foetus Astral de C Dumont, paru chez Bourgois à l’époque.
      C’était fin 60 et depuis… ça a gambergé sérieux chez les exégètes de 2001.

      • DUMONTEIL dit :

        M Stackhouse, une étudiante, dont Kubrick dit que c’est la chose la plus intelligente qu’il ait pu lire sur son film

        Je me souviens du nom,son texte m’avait impressionné.

        • MB dit :

          à Dumonteil: et ce livre a la particularité, malgré sa foule d’informations bien touffue, de n’avoir ni index ni table des matières, enfin, dans mon édition Signet.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          L’absence d’index est une des plaies récurrentes de l’édition française. Je pense que vous avez tous lu le dernier livre paru de Michel Ciment

        • MB dit :

          à Bertrand Tavernier/ et je ne comprends pas pourquoi, ça donne tant de boulot que ça? Pour tout ce qui n’est pas fiction, c’est nécessaire. Je complète au fil des lectures un index général des livres de cinéma que j’ai lus (par noms, titres, thèmes généraux) et je dois pas être le seul, un index aussi de l’intégrale de MM Fantastique et je trouve ça très rigolo! D’ailleurs je vais peut-être trouver ici des dingos qui font le même genre de trucs, unir nos travaux?

        • michèle dit :

          A MB,
          Lors de la sortie du premier tome de l’intégrale Midi Minuit Fantastique, je me souviens que Guy Astic, le directeur de « Rouge Profond », nous avait annoncé que le 4ème et dernier tome serait accompagné d’un index. A suivre …

        • MB dit :

          à Michèle: c’est indispensable, merci pour l’info.

        • Damien D. dit :

          Midi Minuit Fantastique est déjà indexé par le site calindex avec nombre d’autres revues de cinéma…
          https://calindex.eu/parutions.php?op=larevue&larevue=MMF&min=0

        • MB dit :

          à Damien D: oui je connais Calindex merci. Il faut en faire la pub.

        • MB dit :

          à MS: merci pour ce site, avantage que ça soit traduit en français.

        • Pierre dit :

          A Marc Salomon,

          Un immense merci pour avoir partagé ces liens. J’avais entendu parler de l’analyse de la lycéenne sans jamais l’avoir lu. C’est passionnant. Il est si difficile d’écrire sur 2001 et elle le fait avec une simplicité et une intelligibilité confondante.

          D’une manière générale, je trouve que l’analyse d’un film est un exercice périlleux et très subtil. Moi qui achète d’innombrables bouquins, j’ai beaucoup de mal à trouver des livres qui évitent les écueils à la fois du descriptif (le tournage, le casting) et du philosophique incompréhensible (ou en tous cas d’un tel biveau théorique que je ne dispose pas des instruments nécessaires pour les comprendre).

          Je crois que ce que j’ai lu de meilleur sur Kubrick est le livre de Michel Chion, qui est une merveille. Ses pages sur Eyes Wide Shut en particulier sont vraiment enrichissantes.

    • MB dit :

      Pour Le Foetus Astral, les auteurs sont Jean-Paul Dumont et Jean Monod, je ne sais pas où j’ai été chercher ce C Dumont!

    • Henri Patta dit :

      Merci pour votre rèponse au sujet du film SI J ‘ETAIS UN ESPION.
      pas de sortie DVD , donc il va me falloir patienter.
      De meme , j ‘attends depuis des lustres la sortie de PARIS AU MOIS D ‘AOUT avec un AZNAVOUR excellent.
      Film , qui m ‘avait charmè lors d ‘une diffusion tèlèvisuelle dans les annèes 80. Jamais rediffusè depuis.
      Il y a des oeuvres qui sont totalement mises sur la touche , on ne sait trop par qui et pourquoi…..

      • MB dit :

        à H Patta/PARIS/: exact, je voudrais le revoir
        tt en me disant que je l’ai peut-être surestimé.

      • Denis Fargeat dit :

        Ce qui a été dit de « Si j’étais un espion » donne en tous cas diablement envie. Bon souvenir également, quoique sans doute aussi lointain qu’Henri, de « Paris au mois d’août ». En y repensant, je me souvenais d’une magnifique photographie , servant parfaitement l’ambiance du film… et en allant y voir je constate que le responsable en était Claude Renoir, dont ce doit être le dernier en noir et blanc. Pas de hasard donc.
        En tous cas, on a pu voir dans les pages du blog s’amorcer une reconnaissance de Granier-Deferre ; et c’est vrai qu’on peut se demander , au vu de sa belle filmographie, pourquoi il est un peu déconsidéré à l’heure actuelle. (Filmographie aussi éclectique que, disons, Chabrol, en moins prolixe ; et toujours très sérieux dans son approche des sujets. Ce qu’on peut voir de lui dans « Voyage » intrigue, et donne envie d’en savoir plus sur un bonhomme inquiet et attachant.)

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Denis Fargeat
          Oui je lui rends hommage dans VOYAGES et ne pouvais citer un de ses meilleurs films UNE ETRANGE AFFAIRE mais il a commis des erreurs, choisi de mauvais sujets pseudo policiers, avec une fin de carrière décevante. Je n’ai jamais vu L’AUTRICHIENNE que ressortent les Editions Montparnasse, film qui fut détruit sans que pour beaucoup il soit nécessaire de le voir (prendre la défense de Marie Antoinette était déjà répréhensible et vouait le film aux gémonies). Et je n’ai jamais revu le PETIT GARÇON

        • MB dit :

          à Bertrand
          « Oui je lui rends hommage dans VOYAGES et ne pouvais citer un de ses meilleurs films UNE ETRANGE AFFAIRE  »
          mais pourquoi ne pouviez-vous pas?

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          J’étais hors des dates assignées : 1930/1970. Il faut accepter les contraintes

        • MB dit :

          à Bertrand c’est vrai j’avais oublié que vous ne vouliez pas commenter à partir de la période de vos débuts.

          par association d’idées (influencé par Y Rouxel et ses enchaînements surprenants) je lis et relis les vieux MMFantastique et je vois que dans le n°12 que je découvre, il est fait grand cas de Domenico Paolella, en avez-vous vu certains?
          L’ÎLE AUX FILLES PERDUES (à ne pas confondre avec LE NAVIRE… de Matarazzo), ça survolte l’imagination!

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Oui il y en avait deux ou trois assez réjouissants mais je me perds dans les titres car certains sont nuls. Un avec Sivana Pampanini était pas mal. On s’était écrit et il m’avait raconté sa carrière assez sidérante

        • MB dit :

          Paolella/On trouve en dvd surtout les Maciste et Hercule, en tout cas il a été éclectique durant sa carrière…

      • Yves Rouxel dit :

        A Henri. »Si j’étais un espion »est un film prenant de bout en bout.Bertrand dirigeait son papa pour la première fois et on sent la fébrilité de certains plans.Il y a dans ce film un climat étrange avec des personnages sombres tel Bruno Cremer,ou Claude Pieplu et Jacques Rispal.Suzanne Flon apporte aussi un pan de mystère à l’histoire car il feint de ne pas connaitre un certain jean guerin mais en réalité elle le connait.Excellente bande musicale composée par Serge Gainsbourgh.Il faut esperer que le film sorte en dvd,en attendant j’irais voir »Convoi exceptionnel »qui sort dans les salles aujourd’hui.

    • Yves Rouxel dit :

      Dans le cadre du centenaire du cinéma Gaumont à toulouse, »The shining »est programmé vendredi 15 à 18 heures en version originale.

      • MB dit :

        « Dans le cadre du centenaire du cinéma Gaumont à toulouse, »The shining »est programmé vendredi 15 à 18 heures en version originale. »
        fantastique! information essentielle, moi qui habite à 700 bornes de là je me sens vachement concerné j’en ai mal au bide, ah là là c’est trop cool cte news bravo Yves, je kiffe trop franchement heureusement que vous êtes là!

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Halte aux moqueries mais il faut dire que l’information n’est pas essentielle surtout si on habite à Arras ou à Oulan Bator

        • Alexandre Angel dit :

          A Bertrand,
          Ah, moi, j’ai un copain qui avait fait le voyage Laon (Aisne, Picardie)- Belfort (été 2001)pour voir sur grand écran une copie restaurée de LA PLANETE DES SINGES, de Franklin J.Schaffner !

        • MB dit :

          à Bertrand: humour, bon ou mauvais. Une façon de supporter mieux.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Et cela prouve aussi que le film peut être encore projeté en salle, qu’il y a des DCP ou des 35, ce qui n’est pas le cas de tous les films

        • Yves Rouxel dit :

          A BN(comme les petits lu).J’écrivais cette information pour les blogueurs qui habitent la région ou la ville de toulouse.Voilà c’est dit et approuvé par la commission nationale des libertés!!

  16. Yvon dit :

    Studio canal au Québec à ajouter Coup de torchon à son horaire et j’ai très hâte de le revoir et oui je l’avou j’ai la télé quel honte ne le dite surtout pas à Yves Rouxel et MB c’est le troisième de vos film sur cette chaîne pour mon plus grand plaisir et pour répondre à un blogueur dont j’ai oublié le nom il ne sont pas doubler en Québécois Bon blog a tous

    • Yves Rouxel dit :

      A Yvon.Pourquoi attaquer MB et moi mème?En france on est de plus nombreux à n’avoir pas la télévision dans le salon.Il est à noter que certains films français ne sont pas doubler au Québec,en revanche j’ai vu un film de Godard qui était sous titrer en français alors que nos cousins comprennent aisément notre langue.J’aime quand il donne un autre titre aux productions made in usa!!C’est à pleurer de rire!!!

      • DUMONTEIL dit :

        J’aime quand il donne un autre titre aux productions made in usa!!C’est à pleurer de rire!!!

        et nous alors?bien sûr ,on ne la fait plus de nos jours ,mais ….dans le passé…

        On a rebaptisé « my darling Clementine  » « la poursuite infernale »
        « she wore a yellow ribbon » « la charge héroïque  »
        « Hud  » « le plus sauvage d’entre tous »-ce dernier a beaucoup fait rire un correspondant américain qui parle français- « Peyton place  » « les plaisirs de l’enfer » ….

        les titres italiens n’étaient pas en reste
        « senso » est devenu « j’ai tué mon amour »
        et « viaggio in Italia » ( « voyage en Italie  » ) « l’amour est le plus fort »
        mais contrairement aux americains,les titres commerciaux français des italiens sont désuets aujourd’hui

        • Yves Rouxel dit :

          A Dumonteil.Par contre toutes les productions venues des états-unis sont « francisées »par nos cousins Québécois.Regardez la trilogie de films d’action avec Stalonne et les vieux musclés des années 80″The expendables »et bien d’autres films.Les œuvres venant d’Asie ou d’Inde gardent leurs titres originaux.C’est assez curieux car le Canada est sur le continent d’Amerique du nord!!

        • DUMONTEIL dit :

          .Regardez la trilogie de films d’action avec Stalonne

          je ne les regarde pas ,mais je ne pense pas que cela nuise à leur valeur artistique….

        • Bertrand Tavernier dit :

          A DUMONTEIL
          Je ne comprends rien au débat que vous avez avec Yves Rouxel. Le Quebec est un pays francophone et il est donc normal que certains titres soient francisés. Quant au doublage, il concernait surtout des films qui n’avait pas encore été acheté par la France et donc n’avaient pu être doublés. Vraiment je ne comprends pas

        • DUMONTEIL dit :

          A BT et YR
          je n’ai fait aucune remarque sur le doublage .

          Les québecois sont très puristes sur la langue français et la protègent des mots anglais qui envahissent continuellement notre pays (ils ne disent pas « week end » mais « fin de semaine » ;on pourrait citer moult exemples)

          Nous avons de plus en plus tendance à conserver le titre original des films de langue anglaise : »the house that Jack built » -qui sait qu’il s’agit au départ d’une comptine ?-,il y a un demi-siècle on l’aurait francisé chez nous comme on l’a fait pour « she wore a yellow ribbon » « my darling Clementine  » « Hud »(les deux premiers faisant allusion à une tradition et à une chanson populaire pas forcément connues des français,le troisième un nom propre pas plus accrocheur que les deux Ford)
          On accole aussi souvent deux titres (« green book » / »sur les routes du sud » )

          Pas les Québecois
          « «La maison que Jack a construite» («The House That Jack Built»), le plus récent long métrage de Lars von Trier, n’aura droit qu’à quatre représentations en salle au Québec, dont au Clap, mardi et mercredi. » (source :le soleil ,M.MOREAU)

          ne considérons pas cet échange comme un débat ;ce ne sont que des constatations.

        • MB dit :

          à Dumonteil: je suis d’accord avec ça, bon exemple 3 BILLBOARDS sstitre Les panneaux de la vengeance, titre con et qu’on oublie aussitôt. Des spectateurs peu anglophones sont obligés d’énoncer un titre anglais à la caisse du cinoche! Les films coréens ou mexicains ont des titres anglais utilisés partout pour leur présentation à l’international et évite la modif des affiches ou « visuels »: au fait BURNING est-il bien la traduction de BEONING? si oui étant donné le sujet la similitude tombe bien!
          THE POST devenant PENTAGON PAPERS (expression qui est utilisée dans le film par T Hanks) ça se comprend, LE POST c’était pas terrible, ici, quoiqu’on aurait pu essayer?
          Quelle classe si THE HOUSE… avait été baptisé ici IL ETAIT UNE BERGERE… et pourquoi pas? mais je suppose que le héros construit vraiment plus ou moins une maison dans le film, je mets le film out de ma liste (oups pardon) moi les histoires de serial-malades-de-la-tête ça commence à me fatiguer.
          A Dumonteil et Y Rouxel: pardon pour ma ptite remarque qui s’adressait de façon générale, parfois je ne vais pas au bout de vos messages, parce que je suis perdu en plein milieu par une gestion du clavier qui tient plus de OK Corral que de la rédaction en classe de français… mes excuses pour avoir fait le malin, les leçons sont faciles mais l’exercice est ardû disons…

        • DUMONTEIL dit :

          Quelle classe si THE HOUSE… avait été baptisé ici IL ETAIT UNE BERGERE

          ou « il était un petit homme,pirouette ,cacahuète  »

          non,finalement les Québécois ont raison!
          je n’ai pas digéré le « feedback pour lutter conte le burn out et retrouver le feel good » de mon journal local!Quel titre pour un journal français!!!

      • DUMONTEIL dit :

        Addendum: pour les 2 films italiens ,ma source est le « guide des films » de Sadoul
        Wikipedia confirme pour le Rossellini ,mais pour pas le Visconti.

      • Julia-Nicole dit :

        A Yves Rouxel
        « En France, on est de plus en plus nombreux à n’avoir pas la télévision ».
        Ce genre de phrase est absurde et ne prouve strictement rien.
        En France, les gens ne lisant jamais, ou votant à l’extrême droite sont aussi de plus en plus nombreux, et il n’y a pas de quoi s’en vanter.
        Pour en revenir à la télé, c’est hélas vrai que sa programmation, notamment en matière de cinéma, ne vaut pas celle des années 70-80. Mais il y a tout de même de quoi se satisfaire. Pour ne prendre que quelques exemples, le Cinéma de minuit de Patrick Brion continue vaille que vaille à diffuser de beaux films. Arte n’est pas en reste avec, ces dernières semaines, GILDA, LA DAME DE SHANGHAI, LES MAINS D’ORLAC, un cycle Chabrol, PROCES DE SINGE, LE MERDIER, et on annonce dans les prochains jours, A L’EST D’EDEN, MADAME DE…, une soirée Agnès Varda, L’HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE. Ce n’est pas si mal, quand même ?
        Et on peut parfois voir sur d’autres chaînes des pépites, par exemple récemment la fantastique HISTOIRE DE l’AVIATION de Daniel Costelle, datant de 1977, avec des documents étonnants.
        Alors arrêtez un peu de taper sur le petit écran. Et vous n’êtes pas non plus obligé de nous parler de TOUS les films que vous voyez. On est censés réagir aux thèmes proposés par Bertrand, et pas décider par nous-mêmes des sujets. Cela a déjà été rappelé plusieurs fois.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Julia Nicole
          Je suis d’accord. Prtoscrire la télévision est aussi dogmatique que d’en faire le seul outil de diffusion. Un film, c’est d’abord la salle (et où à la télévision pourra-ton voir LES ETERNELS, STILL LIFE sinon sur Arte), puis les DVD et là, les sorties, les restaurations sont nombreuses et il faut soutenir le cinéma de patrimoine. Enfin la télévision dans certains cas (Arte Brion) diffuse des films remarquables, des documentaires passionnants. Récemment, j’ai vu avec un plaisir immense THANKSGIVING, la série de Nicolas Saada (encore Arte)

        • MB dit :

          à Julia Nicole: exact et je ne sais d’où je traîne cette réputation anti-TV alors que j’ai déjà fait la défense de la tv à Rouxel avec les efforts de Arte et Brion. Mais Yves Rouxel, je crois que vous êtes loin de lire tous les avis exprimés ici!

        • MB dit :

          « Pour en revenir à la télé, c’est hélas vrai que sa programmation, notamment en matière de cinéma, ne vaut pas celle des années 70-80 »
          je mets juste un bémol là-dessus, pas du tout d’accord, c’est bien mieux aujourd’hui: tt simplement grâce à Arte chaîne sans pub, qui n’avait aucun équivalent en 70-80 (diffusion de films muets, docs (Kazan ce soir), interventions copieuses de Bertrand, John Boorman etc. j’en passe pour n’en rester qu’au cinoche, cette chaîne est un petit miracle, et les accusations de snobisme jetées sur elle par des amibes ternes me font bien rigoler. Bientôt ce sera snob d’ouvrir un bouquin pour le lire.

        • Yves Rouxel dit :

          A julia-nicole.Vous passez du coq à l’ane.Je ne vois absolument pas le rapport entre le fait de ne pas vouloir de tv avec les gens qui ne lisent pas en France ou qui votent RN.En France il y a beaucoup de personnes qui lisent en empruntant dans les médiathèques,bibliothèques de quartier ou qui achètent encore des livres dans des petites librairies ou sur les marchés de plein vent.On ne peut écrire ce genre de choses ici sur ce blog consacré au cinéma tout en restant connecter à la société.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A YVES ROUXEL
          Julia-Nicole voulait dire que tout moyen de diffusion véhicule aussi de la culture parmi des produits qui en sont l’opposé. Et beaucoup de gens ne lisent plus du tout même si les statistiques se contredisent. Dans certaines classes des élèves proclament comme si c’était une gloire, qu’ils refusent de lire et que les musées; c’est de la merde. Ce qui était impensable dans les années 50/60. On ne publicis ait pas son ignorance. Quand il y a un bon professeur, tout change et j’en ai été le témoin dans de nombreuses villes et ces professeurs, hélas, sont souvent méprisés ou ignorés par leurs supérieurs. Je viens de vivre une expérience constante à Riberac

        • demachy dit :

          A YVES ROUXEL
          Cher Yves, prenez le temps de lire un peu sérieusement ce qu’écrivent les autres. Vous interprétez à tort et à travers le message de Julia-Nicole (qui était pourtant écrit très clairement, avec des phrases construites et une ponctuation correcte, ce qui n’est pas le cas de tous…) qui prenait comme exemple le sujet de la lecture (ou du vote extrême) simplement pour dire que ce n’est pas forcément parce qu’un nombre d’individus augmente dans telle ou telle catégorie que l’on doit forcément considérer que c’est bien et qu’ils ont raison… Alors, cela étant dit en toute amitié, précipitez-vous un peu moins à la fois en lisant et en écrivant (parce que quand même, pour ce qui est du coq à l’âne, vous avez la palme), ce blog y gagnera en cohérence et sa lecture en sera plus agréable.

        • Julia-Nicole dit :

          A Yves Rouxel
          Demachy a parfaitement compris ce que je voulais dire, contrairement à vous qui écrivez à l’emporte-pièce sans réfléchir.
          Faites donc un blog à vous, on respirera mieux!

        • Yves Rouxel dit :

          A julia nicole.Pourquoi je vous étouffe avec les commentaires que je poste sur ce blog?Dans ce cas allez faire un tour sur sens critique,allociné ou imdb.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Non Yves, ce n’est pas une bonne réponse. Julia-Nicole disait quelque chose que vous ne sembliez pas avoir compris, que vous aviez lu trop vite. Vous avez une tendance à vous éparpiller, à aller dans beaucoup de directions en même temps. Un peu de discipline m’aiderait. Tenir un tel blog, représente du boulot : voir les films, les choisir, en parler. Et j’ai d’autres choses à faire aussi bien dans ma vie professionnelle, écriture de scénarios de textes pour Actes Sud, Cent Ans de Cinema Américain, promouvoir mes films à l’étranger que dans d’autres activités, à l’Institut Lumière par exemple ou à la SACD. Cela me fait travailler tard la nuit et quand vous lancez un sujet, des flopées de films qui n’ont rien à voir avec le blog en question, c’est du travail supplémentaire. Comme vous corriger là maintenant parce que vous n’avez pas lu ce qui était écrit. On a besoin de votre avis, de vos enthousiasmes militants mais disciplinez vous un peu : par exemple vérifiez si quelqu’un n’a pas déjà parlé du film sur lequel vous posez une question

    • MB dit :

      c’est quoi le problème avec la tv?

      • Yves Rouxel dit :

        Fermons la parenthèse sur la tv et parlons cinéma.J’ai revu avec un grand plaisir »Cocktail Molotov »le second long métrage de Diane Kurys,deux ans après »Diabolo menthe ».Oeuvre qui ressemble un peu aux « Valseuses »de Blier grace à un trio détonnant de naturel(Cluzet,Elise Caron et Philippe Lebas).En contre-point de mai 68 on va suivre le mouvement de mai 68 grace à la radio et aux journaux.C’est plutôt un road movie qui nous ammène à Venise ou nos trois compagnons de fortune vont vivre l’aventure avec un grand H.Les musiques composées par Yves Simon et Murray Head correspondent aux moments de tendresses et d’émotions que dégagent les personnages.Dans le bonus on peut retrouver les acteurs et la réalisatrice autour de Michel Drucker puis Diane Kurys qui évoque presque 40 ans après son film qui à été remasterisé.Enfin je terminerais en rendant un hommage à Patrick Grandperret grand amoureux de l’Afrique et de son peuple.On aura l’occasion de revenir sur son œuvre intimiste et forte.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          L’aventure avec un grand H ????

        • Henri Patta dit :

          cher YVES
          L ‘aventure avec un grand H…..
          Cela mèrite une explication , j ‘avoue que cela a perturbè mon lundi.
          De mème , vantè le bonus d ‘un film , car on y voit michel Drucker c ‘est là encore surèaliste.
          Mais c ‘est aussi pour cela, que l ‘on vous apprecie.

        • Yves Rouxel dit :

          Je me réponds à moi même car je n’arrive pas à répondre à Henri ou Bertrand.Je voulais dire que ce road-movie à la française est léger dans le ton et les personnages ne sont pas trop préoccupés par les évenements qui se déroulent à Paris et ailleurs.Je citais Michel Drucker car le bonus reprend un extrait d’une émission de Rémi Grunbach programmée le dimanche après midi sur Antenne 2.Arretons tous de chipoter pour ceci ou cela.Depuis quelques jours je n’arrete pas de croiser des gens que je connais qui pinaillent pour un rien.Je pense que le printemps se profile et la sève monte chez certains.Vivement que les bourgeons éclatent.C’est une pensée qui me sort de la tète comme disait Coluche.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Oui mais restons concentré sur les films abordés dans le blog au lieu de s’éparpiller. Michel Drucker peut être un bon intervieweur et sa présence dans un bonus n’est pas déshonorante même s’il trousse son emploi depuis des siècles. Ce qui est lugubre, c’est que la pièce de théâtre qu’a vu François Hollande pour échapper à la primaire socialiste à la tv ait été son one man show

        • MB dit :

          « Je pense que le printemps se profile et la sève monte chez certains. »

          oui. C’est la sève avec un grand »H ».

    • MB dit :

      « J’aime quand il donne un autre titre aux productions made in usa!! »
      pige que dalle moi itou scrogneugneu!
      « il » qui? Godard?
      Dumonteil et Yves Rouxel pouvez-vous vous relire un peu, ya des guillemets et des apostrophes partout en plus, ça n’arrange pas! et la grammaire… je dois être snob ça doit être ça ou alors je fais le malin ou les deux.

      • DUMONTEIL dit :

        A MB

        Les guillemets : que vouliez-vous que je fisse pour les titres de films? (je n’utilise que rarement les gros caractères ,une habitude que j’ai prise à imdb qui assimile çà à des jurons,même s’ils l’acceptent pour les titres)

        La grammaire :mea culpa …..j’aurais dû écrire « la langue françaisE »

        L’attitude des Québécois:j’ouvre un petit journal local ce matin et le premier article s’intitule  » feedback pour lutter contre le burn out et revenir au feel good »
        Vive les Québécois!

  17. Yves Rouxel dit :

    Je dédie cet article à Med Hondo,cinéaste Mauritanien qui vient de nous quitter.On connaissait sa voix chaude grace au doublage.Il préta son organe à la carrière de Will Smith,Ben Kingsley dans »Gandhi »ou à Morgan Freeman pour le grand écran,pour la tv il doubla l’acteur Otis Young dans la série western »Les bannis ».Coté réalisations on lui doit des œuvres engagés sur le colonialisme et le peuple Africain exploités en Europe par les blancs.J’ai revu avec une intense émotion »IP5,l’ile aux pachydermes »de Jean jacques Beineix.Tony jeune graffeur parisien va partir à l’aventure avec Joe dit »Jockey »un gamin de 12 ans afin de rejoindre une infirmière à Toulouse.En volant une voiture il découvre à l’arrière un viel homme échappé d’un hospice.Yves Montand incarne le vieux Léon un homme qui communique avec les arbres.Son seul but est de retrouver un amour de jeunesse dans le sud de la France.Plusieurs scènes sont droles entre Tony,Jockey et Léon mais la force du film vient de l’esthétique des images,la musique de Gabriel Yared ,envoutante et étrange.Puis on se dit quand la fiction rejoint la réalité l’ensemble dépasse l’histoire.En effet on savait que Montand avait des problèmes cardiaques mais ici on est bluffer.Certain ont accusés à tord Beineix d’avoir demander à l’acteur de tourner dans l’eau et de l’avoir achever sur le tournage.Je ne suis pas d’accord avec cette thèse car on sait qu’il y a des assurances et des médecins qui peuvent interdire à un acteur de tourner des scènes trop dangereuses.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Yves
      Là encore vous faites le grand écart. Il aurait mieux fallu consacrer cinq lignes de plus à Med Hondo. J’ai été deux fois son attaché de presse et j’ai défendu LES BICOTS NEGRES NOS VOISINS et son film sur l’expédition Voulet Chanoine. Il était parfois entité, ne prenant en compte aucune critique (longueur des films), aucune remarque et pourtant vivait mal les échecs commerciaux. Plutôt que de parler de lui en tant qu’acteur de doublage, il aurait fallu dire qu’il avait joué Othello au théâtre et que ses films sont des pamphlets provoquant et actuels, en dépit de leurs erreurs. Mais qui les avis Ici ?

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.J’ai mis en avant le doublage car Med Hondo que j’ai rencontrer à plusieurs reprises à Paris et à Toulouse s’était battus avec Patrick Poivey,Bernard Murat et d’autres pour les conditions de travail des « acteurs de doublage »dont je n’apprécit pas le terme.En 1995 il y a eu une grève importante dans la profession et les studios ont fait doublés des films étrangers en Belgique(histoire de casser le mouvement syndical).Plusieurs acteurs dont Med Hondo ou Jacques Frantz et Patrick Poivey ont été mis sur la touche par les grandes sociétés de post-synchronisation.Concernant sa filmographie,elle a été censurer à la tv française en dehors de Frédéric Mitterrand qui à défendut plusieurs œuvres fortes de cet humaniste et poète qu’était Med.On lui doit un recueil fort interressant ou il raconte sa période au Lycée hotelier de Rabat puis son arrivée à Marseille puis Paris et les cours de théatre.Il était d’une grande humilité et a aider quantités de jeunes comédiens à pouvoir manger en faisant du doublage.

        • MB dit :

          à Yves Rouxel, merci pour les précisions intéressantes, je me souviens plus de lui comme acteur, car même si j’entends parler de ses films depuis longtemps (films qui ont étés bien couverts par les revues comme Positif) je n’en ai vus aucun qu’il ait réalisé.

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.Programmé à la cinémathèque le mois dernier « La raison du plus fou »vient de sortir en BR.Connaissez vous ce film avec Raymond Devos qui est une curiosité philosophique sur la vie et la mort????

  18. Yvon Gauthier dit :

    A Yves Rouxel
    Cinéma,cinema oui bien sûr,mais si je ne me trompe pas ce blog est consacré au DVD et pour les regarder on a besoin d’un écran et après pour le grandeur cela dépend des moyens de chacun,on est pas tous des pachas.

    • Yves Rouxel dit :

      A Yvon.Je ne suis pas un pacha mais j’adore « Les saveurs du palais ».Certrains fument,boivent on une voiture ou une moto d’autres comme moi investissent dans un écran hd ou un rétro-projecteur.C’est mon choix comme disait evelyne Thomas(la blague est un peu lourde pour un lundi)!!!!

  19. aigle bleu dit :

    Cher Bertrand, je voudrais profiter de votre érudition: 2 films de George B. Seitz sortent incessament en DVD: « Le dernier des Mohicans » avec Randolph Scott, et « Kit Carson » avec Dana Andrews, Ward Bond et Jon Hall. Que penser de ce metteur en scène, inconnu aujourd’hui , qui a oeuvré quand meme de 1917 à 1944 ???

  20. Alexandre Angel dit :

    Je place ici le commentaire suivant destiné à une autre chronique pour voir si il passe.

    Merci, merci, Bertrand, pour nous mettre les yeux sur de vrais petits classiques méconnus tels que MITSOU, de Jacqueline Audry, qui est en effet extrêmement charmant.
    Ce film de 1956 paraît par moment plus ancien qu’il n’est (ce n’est pas un reproche) malgré Delorme et Rich (ou Gaby Morlay, qui a vieilli) qui viennent nous rappeler de quand tout cela date.
    C’est sans doute la musique de Van Parys, les accents parigots à l’ancienne et le décorum 14-18 qui contribuent à l’effet ressenti.
    Personnellement, je découvre en Danièle Delorme une actrice réellement frémissante, spontanée, parvenant à remporter la mise sur des terrains glissants (caprices, pleurs et enfantillages) sans que l’on en conçoive de crispation.
    Aubry agite ce petit monde joliment coloré, celui des café concerts parisiens, des plaisirs bourgeois et des permissions galantes, de soubresauts primesautiers et de notations très précises sur l’époque évoquée, ses mœurs, sa langue.
    Fernand Gravey apporte à l’ambiance générale une touche de mélancolie digne et très légèrement masochiste qui leste le film d’une gravité assez goûteuse.
    Dommage que le son ne soit pas très bon et que pas mal d’échanges se perdent dans la cacophonie (d’autant que j’ai eu, à un moment, la mauvaise idée de croquer dans une pomme).
    Une bonne restauration serait souhaitable.

  21. Alexandre Angel dit :

    A Bertrand,

    Pardonnez-moi, mais aucun de mes commentaires à la suite de chroniques antérieures ne passent!
    C’est beaucoup pour un hasard. D’autres ont-ils essayé?
    Parce que là, ça veut peut-être dire qu’on ne peut réagir à ce que vous avez précédemment chroniqué. C’est embêtant.
    Et j’vous jure qu’il n’y a pas de gros mots!

    • MB dit :

      moi itou no way
      Un comm sur L ORCHIDEE BLANCHE sur la vieille page pis répété ici ben non.

    • Henri Patta dit :

      Idem pour moi.
      De fait j ‘ai dècidè de ne plus commenter ( a part ce message, mais passera t-il ? )
      Mais cela ne m ’empechera pas de suivre le blog.

      • Bertrand Tavernier dit :

        A Henri Patta
        Vous pouvez commenter. J’ai nettoyé des masses d’indésirables, des spams en russes, des mails pour des produits pharmaceutiques ou pornos. Cela m’a pris deux heures mais j’ai retrouvé une douzaine de messages et si je remontais dans le temps, j’en retrouverai d’autres. Mais comme cela doit se produire sur tous les autres blogs de la SACD, il faudrait une équipe pour vérifier tous les contenus

        • MB dit :

          merci Bertrand!

        • Alexandre angel dit :

          Remerciements à Bertrand!

        • Henri Patta dit :

          Tres bien merci.

          J ‘en profite donc pour demandez a tous si l ‘un d ‘entre vous a vu le premier film de BERTRAND BLIER : SI J ‘ETAIS UN ESPION.
          Le rèalisateur lui meme n ‘en dit pas le plus grand bien , mais j ‘ai lu rècemment une critique , disant que le film fallait beaucoup mieux que sa faible reputation.
          Merci pour vos futures rèponses

        • ballantrae dit :

          Bravo Bertrand pour ce nettoyage de printemps synchrone avec les températures!

      • Yves Rouxel dit :

        A Henri.Heureux de vous retrouver sur le blog.Le premier film de Blier n’est jamais sorti en format dvd et je ne connais pas de vhs.Peut ètre à la tv.MB l’a peut ètre vu?

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Je l’ai vu à sa sortie et voudrais le revoir

        • Damien D. dit :

          Le premier film documentaire de Blier est sorti en blu ray chez studiocanal dans la collection de Jean-Baptiste Thoret, couplé avec le premier film d’Alain Corneau qui a une réputation peu flatteuse : mais peut-être pourrez-vous nous en dire plus sur FRANCE SOCIETE ANONYME (1967) ?

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Damien D
          A sa sortie FRANCE SOCIÉTÉ ANONYME a reçu plusieurs excellentes critiques mais ce fut un échec commercial cinglant. Avec une réputation de film maudit. La musique était de Clifton Chjenier, le grand prêtre du Zydeco dont j’utilise un morceau dans DANS LA BRUME

        • DUMONTEIL dit :

          à Henri

          « Hitler connais pas  » est un doc ,une capsule de l’époque (1963) où il interviewe 11 garçons et filles venant d’horizons divers ;il nous précise que c’est un échantillon et qu’il y a « les autres » ;filmé en noir et blanc dans une salle lugubre ,le montage est très habile et ce qui pourrait être un ennuyeux pensum reste intéressant de bout en bout:la caméra capture des visages ,s’attarde sur l’un d’eux ou l’abandonne rapidement,remplace un autre par une série de regards et sourires ;on n’y aborde pas vraiment la politique ;seul un des participants cite Marx et demande une plus grande justice sociale; entre le jeune de famille qui affirme « que les ouvriers pourraient avoir un meilleur boulot ,avec de l’ambition  » (mais dont le papa est industriel ) et celui qui travaille dans le « vacarme assourdissant de son atelier » ,celle qui va aux sports d’hiver (en 63 un luxe)et qui a du mal à « supporter le bruit de la musique chez Régine » et celle qui abandonnée par son petit ami vit dans un foyer avec son enfant ,Blier ,procédant par petites touches nous fait sentir le gouffre qui les sépare .

          « Si j’étais un espion » ,le second film de BB, est enveloppé de mystère ;après la dernière scène entre BLier (père) et un inquiétant Crémer ,on est encore plus perplexe sur les tenants et aboutissants de l’argument .
          Un docteur doit retrouver une patiente dont le dossier médical a disparu de son cabinet ;s’il ne coopère pas, « ils » feront en sorte que sa fille ait un accident dans quelques mois; »ils » harcèlent le médecin, »ils » savent ce que fait sa fille nuit et jour ,ils « savent » qu’il a peut-être un secret à cacher .
          Blier emprisonne son héros dans un environnement urbain impersonnel et hostile :rues ne menant nulle part,hauts escaliers, coups de fil venant d' »eux » .La patiente qu’ils cherchent viendrait de Pologne (à l’époque derrière le rideau de fer) et le médecin pourrait l’avoir connue :c’est la seule vague allusion à de l’espionnage .
          Le film évoque l’univers de certains films de Roman
          Polanski ;il rappelle aussi certains côtés des « espions » de HG Clouzot.
          A noter une belle distribution avec aussi Suzanne Flon et Claude Pïéplu.

  22. Yves Rouxel dit :

    Un réalisateur qui à été souvent décrié pour son univers et sa vision singulière de l’existence humaine.Il s’agit de Jean jacques Beineix don »Diva »et »La lune dans le caniveau »ont été incompris de beaucoup.Revenons sur ce second long métrage étrange à souhait.Tout commence par un travelling qui suit les pas d’une jeune femme.Derrière elle un homme l’a suit avec insistance puis on l’a voit allonger sur le trottoir.Un petit filet de sang coule de son gorge qui a été trancher.Quelque temps après un homme robuste et fort s’appuit sur un mur près de l’endroit ou sa soeur fut violée et tuer,c’est Gerard Delmas un docker qui constate que les taches de sang n’ont pas disparues du bitume.Il croise son frère Franck(excellent Dominique Pinon)alcoolique notoire bien connu dans ce quartier interlope ou l’on retrouve des gueules cassées par la vie et le manque de sommeil.Beineix nous entraine dans un conte initiatique proche de »Querelle »de Fassbinder et du cinéma de Pasolini qui avait un façon singulière de filmer les corps dans l’espace.Superbe partition musicale signée par Gabriel Yared qui donne un souffle supplémentaire à cette oeuvre intemporelle qu’est »La lune dans le caniveau ».Un coffret regroupant la plupard des films de Beineix était sorti il y a quelques années.Je pense qu’il serait temps de ressortir les oeuvres de Beineix.

  23. MB dit :

    à Bertrand: avez-vous vu FAHRENHEIT 451 de Ramin Bahrani? Je ne crois pas qu’il soit sorti dans les salles.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A MB
      C’est intéressant mais pas satisfaisant. Est ce du au propos trop abstrait (il n’est plus besoin de bruler les livres, l’ignorance suffit) ? au souvenir mitigé du Truffaut ?

      • MB dit :

        merci, c’est vrai que le thème est démodé avec Internet, et le Truffaut m’avait un peu laissé sur ma faim.

        • Yves Rouxel dit :

          A MB.Continuons dans la digression puisque vous évoquez Truffaut.J’ai revu »Nell »de Michal apted qui ressemble beaucoup à « L’enfant sauvage ».Au début du film quand le brave docteur(Liam Neeson)fait des recherches sur des enfants qui ont vécut coupés de la civilisation,on voit distinctement sur un ordinateur un article évoquant l’enfant de l’Aveyron qui sera mis en scène par Truffaut.L’oeuvre d’Apted est touchante grace à la prestation de Jodie Foster qui communique avec des mots à elle.Coupée de la civilisation et des relations humaines en dehors de sa mère qui était malade,elle joue superbement cette jeune femme élevée dans la foret en étant proche de la nature et de ces éléments tel l’eau qui à une grande importance pour elle.Voilà un film à revoir.

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.Sans lien avec »Farenheit »j’ai revu »Blanche et Marie »de Jacques Renard un cinéaste qui à disparut des écrans radars.Le film manque de souffle malgré la présence de Miou-miou,Sandrine Bonnaire et Gerard Klein.En revanche avez vous vu »Monsieur albert »avec Philippe Noiret et Patrick Chesnais sorti au mieu des années 70?merci à vous.

        • Ballantrae dit :

          Cher rouxel, le lien n’est ni apparent ni caché entre ces films!
          Vous aimez beaucoup les digressions c’est tout.
          Pour rebondir sur certains de vos messages, beinex ne me semble pas un cinéaste catastrophique mais son formalisme tres curieux pour la lune tourne un peu court: il cherche le beau plan quitte à ne pas construire la scène.
          Comparativement, le cinema de carax n’a pas ce statisme et du coup atteint une poésie qui n’a pas pris une ride.
          Diva demeure son meilleur film même si je n’en fais pas des folies.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Ballantrae
          Pour moi, c’est la version longue de 37° à l’ombre et son excellent court métrage ainsi que des documentaires sur les suicides de jeunes au Japon

        • Alexandre Angel dit :

          A Yves Rouxel
          Je ne saurais trop juger BLANCHE ET MARIE que j’ai vu il y a longtemps mais je n’oublierai jamais les scènes avec la milice : l’arrestation de Miou-Miou et les séquences d’interrogatoires sont, dans mon souvenir, parmi les plus dures et les plus sèches que j’ai vues.

      • Yvon dit :

        Je m’excuse encore une fois mr Tavernier de me permettre cette question sans rapport avec le sujet ne sachant tj pas ou cliquer pour un nouveau commentaire mais en furetant par hasard sur Amazon je suis tombé sur Cinéma pendant la guerre : La Continental : Le mystère Greven + Les Films interdits qui m’intéresse beaucoup que pensez vous de ce coffret?votre avis dictera un achat ou non merci à l’avance et encore une fois bravo pour cette chronique et tout votre travail.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yvon
          Je ne connais pas ce coffret mais sur la Continental le meilleur livre est celui de Christine Leteux, CONTINENTAL FILM et vous pouvez aussi voir mon film LAISSEZ PASSER. Je parle aussi de la Contiental dans un épisode de la série VOYAGES A TRAVERS LE CINEMA FRANCAIS

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.Ne confondez pas »37.2 le matin »de Beineix avec »Marche à l’ombre »de et avec l’excellent Michel Blanc!!!

        • MB dit :

          difficile de les confondre, on sent la patte de Beneix à chaque plan de MARCHE A L OMBRE, quant à 37°2, que serait-il sans les aphorismes de Gérard Lanvin?

        • Denis Fargeat dit :

          A Yves, MB
          Merci pour ces précisions. Attention, le Beineix avec Gérard Lanvin c’est « Marche le matin ».

        • MB dit :

          à Denis Fargeat/ je m’excuse de ne pas vous répondre je suis à bout là-dessus et pourtant ça fait 10 minutes que je gamberge!…
          COURS LA NUIT avec Michel Blanc?… non il faut savoir s’arrêter…

  24. Damien D. dit :

    Revoir en salle L’HOMME TRANQUILLE de Ford sur grand écran dans le cadre d’une soirée spéciale au cinéma les 400 coups d’Angers reste un grand moment. Film que je voyais pour la deuxième fois mardi soir dernier et dans une belle copie restaurée (ce qui n’était pas le cas avec ma première vision par le biais du dvd des éditions Montparnasse).
    Ce qui frappe en premier lieu c’est le vert, la verdure de la campagne irlandaise : couleur dominante de ce beau pays. Et puis il y a ce plan admirable du début : lorsque Wayne découvre Maureen O’Hara courant à travers la lande avec ses moutons : Wayne l’observant à travers les arbres, sa calèche arrêtée à l’arrière plan…
    Le reste du film est une immersion dans les us et coutumes d’un autre temps : Ford sait y filmer la communauté, les liens amicaux, les rivalités avec un sens inné de ce qu’est la camaraderie mais aussi de ce qu’implique le retour aux origines, les blessures du passé qu’il faut oublier. Découvrir aussi par exemple un Ward Bond très juste dans ce rôle de prêtre (jeu d’acteur de Bond parfois moqué et de manière injuste par Ford comme le rappellait certains passages rapportés par McBride dans la biographie sortie à l’Institut Lumière).
    Ford filme l’histoire d’amour sans pathos, usant à mainte reprise d’humour via le personnage de Barry Fitzgerald. C’est peut-être là qu’on peut faire tout de même le reproche à Ford : l’évacuation du pathos aboutit parfois à une certaine lourdeur des scènes comiques, l’émotion s’évacuant à certains moments et notamment à la fin. La scène de bagarre par exemple, si elle est amusante et très fordienne (un de ses péchés mignons finalement) paraît au final bien longue : comme si Ford en grand enfant qu’il était ne pouvait s’empêcher d’en rajouter un peu trop dans cette veine machiste qu’on lui connaît. Pour le reste le film reste inoubliable et Wayne crédible en boxeur déchu revenu aux sources familiales…
    Petite question subsidiaire sur les couleurs bleu blanc rouge de la tenue de Maureen O’Hara au début : référence « républicaine » ou volonté plus purement visuelle ? (je ne me souviens pas avoir lu quelque chose à ce sujet…).
    Après le film, l’intervention d’un irlandais viavant en France (et dans un français impeccable) nous a permis d’apprendre ce qu’était devenu les lieux de tournage de 1952 : on ne sera pas surpris que l’urbanisation y a fait son oeuvre et quelques pubs ou maisons y sont encore identifiables (la maison qu’achète Wayne a elle aussi été détruite). L’ouest du pays révèle encore quelques petits villages sauvegardés où le tourisme pour gens aisés y fleurit malheureusement souvent. Pour l’anecdote : la pinte qui est à 6 euros aujourd’hui n’était dans ces petits bleds irlandais que d’1,50 euros il y a 15-20 ans ! L’intervenant nous apprenant également que la tradition de la dot des jeunes filles a perduré jusqu’au milieu des années 60 avant de se perdre totalement…
    La soirée s’est terminée avec gaieté, envie de découvrir l’Irlande et des propositions fleurirent de prendre une bonne Guiness dans un bon pub de la ville. Ford avec l’ambiance et les chansons de L’HOMME TRANQUILLE avait fait son effet. Ford ou quand la cinéphilie devient bien vivante, comme ce fut le cas ce mardi soir…

    • Alexandre Angel dit :

      A Damien
      Ah c’est sûr que L’HOMME TRANQUILLE, ça donne soif!
      Je trouve prodigieux le flash back sur le match de boxe qui fonctionne graphiquement comme une percée expressionniste blafarde venant trouer la verdeur ambiante, autant qu’une bouffée de noirceur qui empoisonne l’ambiance quelque temps avant que la décontraction gaélique ne reprenne ses droits.
      Pendant ce court moment, un autre film vient s’immiscer dans celui-là et c’est saisissant.

      • Ballantrae dit :

        C’est un film immense, généreux et utopique dans sa creation d’une Irlande rêvée pas di loin du brigadoon de minelli.
        L’histoire me semble au contraire atteindre à l’essentiel: comment un homme retrouve la voie de la redemption et celles de l’amour comme de l’appartenance à une communauté.
        Outre les beautés humaines de ce récit, sa drôlerie soulignons sa splendeur plastique avec des couleurs et lumières oniriques notamment lors de certaines apparitions de maureen o’hara.
        Ford avait un amour profond envers la fable et la métaphore comme le prouvent le mouchard, lost patrol , les hommes de la mer ou dieu est mort. C’est dans l’homme tranquille que cette pente poétique est la plus magnifiée à mon sens.
        J’aimerais beaucoup le revoir de maniere optlmale : au cinema!

    • Yves Rouxel dit :

      A Damien d.Merci pour cette fine analyse de »L’homme tranquille »qui n’a jamais emballer pour l’histoire.En ce mois de mars le cinéma Gaumont Wilson fète son centenaire avec exposition d’affiches d’époque,photographies des années 20 ou le cinéma était une salle de théatre.J’espère que la direction proposera une retrospective de classiques du cinéma français.Voilà c’est dit.

      • Bertrand Tavernier dit :

        A Yves Rouxel
        Mais aucun film, aucun grand film est réductible à « l’histoire », surtout chez Ford qui attache tant d’importance au tissu social, aux personnages secondaires. Mais le sujet de L’HOMME TRANQUILLE est plutôt riche et passionnant à moins que vous jugiez que l’histoire d’une homme qui veut retrouver ses racines, son passé, oublier des actes de violence, la mort d’un homme soient des lignes dramatiques dénuées d’intérêt. Moi je trouve que ce sont des préoccupations essentielles

    • SERVANT Jean-Pierre dit :

      A Damien D. (The Quiet Man).
      Merci pour cette belle analyse de ce grand classique. En parallèle je conseille le document de José Luis Guerin, INNISFREE (1990), dans lequel le cinéaste revient à Cong, petite ville de la côte ouest irlandaise ou furent tournés les extérieurs du film. Cong rebaptisé Innisfree pour les besoins de l’histoire. Les anciens y parlent de leur rencontre avec Ford, Wayne, O’Hara.
      Guerin retrouve les lieux, le cottage en ruine, le bar Pat Cohan, la gare désaffectée, etc…
      Les anciens dans un pub y évoquent les luttes, et Guerin dresse aussi le constat du départ des jeunes en raison du chômage. Tout au long de ce beau document on sent la vénération qu’apportent les habitants à ce tournage ancré dans leur mémoire.
      Mais peut être vous connaissez déjà ce film qui je crois existe sur DVD.

      • Damien D. dit :

        O’Hara qui pour un confort personnel (le climat froid et pluvieux de l’Irlande ne lui plaisait pas trop !) a obligé Ford de tourner certaines scènes aux Etats-Unis en studio. On notera également dans le film au moins deux ou trois transparences qui jurent quelque peu au regard du reste de l’ensemble du film tourné dans ces beaux décors naturels.

    • SERVANT Jean-Pierre dit :

      A Damien D. , à tous
      Au sujet de THE QUIET MAN, l’édition DVD (pourquoi pas de BRD ?) sortie l’an dernier chez FSF vaut-elle le coup ?
      Mon édition Montparnasse de 1999 m’ayant semblé toujours très perfectible en terme de définition.
      Merci par avance.

      • Bertrand Tavernier dit :

        A SERVANT Jean Pierre
        Oubliez absolument cette édition de FSF . Eureka en Angleterre a sorti un BlueRay

        • SERVANT Jean-Pierre dit :

          A Bertrand Tavernier : merci à vous pour cette information. J’ai donc bien fait d’hésiter…

        • Bertrand Tavernier dit :

          a SERVANT jean Pierre
          Mais FSF est pour beaucoup frappé d’infamie et symbole d’éditions pourries

        • SERVANT Jean-Pierre dit :

          A Bertrand Tavernier : oui j’ai lu des commentaires surprenants sur cet éditeur. J’ai quelques titres pas trop mauvais en terme de définition mis à part des sous-titres français qui restent indéfiniment affichés sur l’écran même quand le personnage à fini de parler et il faut attendre qu’un autre acteur s’exprime pour voir apparaître le nouveau sous-titre (non escamotable qui plus est).
          Néanmoins FATHER’S BRIDE de Minnelli sorti l’an dernier m’a réellement étonné par sa qualité générale.

      • Damien D. dit :

        L’édition dvd FSF est contreversée pour des questions de droits je crois, comme toutes leurs editions, mais présente bien la version restaurée. L’édition Eureka en Angleterre présente la même restauration mais en blu Ray et avec uniquement des sous titres anglais. Si vous voulez des sous titres français il faudra se tourner de toute manière vers l’édition FSF (qui présente donc une bien meilleure copie que l’édition Montparnasse…) en attendant un hypothétique blu Ray chez nous…

  25. Yves Rouxel dit :

    Du 10 au 19 mars prochain se tiendra la 5ème édition du festival »Cinépalestine »à Toulouse.35 projections,24 films,de nombreux invités avec un concert le 10 à la sainte Dynamo.Tous les genres seront abordés,des histoires d’amours et de guerres,d’amitiés et de trahison,d’enfermement et d’émancipation,de musiques et de chansons. »Nous aussi nous aimons le cinéma disait le poète Mahmoud Darwich.Le regard des cinéastes palestiniens ne mythifie pas un peuple,il s’attache à faire voir une société dans la complexité de se réalités quotidiennes,entre rage et dérision.A ne pas manquer si vous passer sur Toulouse.

  26. Yves Rouxel dit :

    En 1978,j’étais garçon d’étage dans un grand hotel de Biarritz et j’ai eu la chance de croiser un client pas comme les autres.D’une rare élégance,allure raffiné avec des petits yeux rieurs et un large sourire.C’était Jean Poiret un acteur qui forma avec son ami Michel Serrault un duo détonnant dans plusieurs films.J’évoquerais ici son unique œuvre adapter d’un roman d’Alexandre Jardin »Le zebre »qu’il eut juste le temps de filmer avant de mourir.On retrouve un Thierry Lhermitte pétillant de malice qui va coute que coute essayer de sauver son couple qui bat de l’aile.A ses cotés l’épouse de l’acteur-réalisateur,Caroline Cellier trop rare sur les écrans qui va tomber dans le piège de la lettre anonyme en se rendant dans la chambre 7 de ce petit hotel tenue par Jean françois Derec.Rebondissements,humours caustiques font du « Zebre »une comédie douce amère qui à un gout de magie voire de fantastique vers la fin.La chanson générique est chantée par Alain Souchon qui était un ami intime du couple Cellier-Poiret.

    • Denis Fargeat dit :

      Il était beau et émouvant , ce « Zèbre ». Transfigure la matière de Jardin, qui semble ne pas pouvoir se remettre de son hérédité. Et la chanson de Souchon ( musique de Jean-Claude Petit, mais qui a l’élégance de ne pas détonner face aux musiques de l’habituel complice Voulzy. Arrangements de Michel Cœuriot )résume avec génie le propos et la mélancolie du film. Un peu comme les chansons des frères Gershwin, intimement liées aux comédies musicales dont elles sont issues, et très vite universelles.

  27. Yves Rouxel dit :

    A Bertrand.J’ai lu que Gaumont aller sortir dans de nouvelles copies restaurées(images et sons)toute l’œuvre de Georges Rouquier. »Farrebique »et »Biquefarre »sont deux films indispensables à voir sur l’évolution de l’agriculture en France,avec la mécanisation ,l’arrivée de l’électricité puis le téléphone sur l’exploitation familiale,la disparition de la culture ou les paysans aimaient leurs terres au profit de l’intensification et de l’argent,les charges qui se sont allourdies,puis les revenus de misère de certains agriculteurs(600 euro par mois).J’espère que sortira un jour les films de Jean pierre Denis dont »La palombière »vu en 6ème durant les années 70 dans une école des Landes mais aussi »Histoire d’Adrien »tourné en occitan et sous titrée en français ,œuvres invisibles mais pourtant fortes.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Yves Rouxel
      Les jean Pierre Denis ne sont pas chez Gaumont. Il y a un Rouquier que j’ai signalé dans ce blog aux Documents cinématographiques : LOURDES ET SES MIRACLES dont, cher Yves, le propos en faveur des miracles semble éloigné de vos préoccupations, et SOS NOROHNA est sorti ailleurs. C’est d’ailleurs un film ingrat, aride dont l’ambition tombe souvent à plat. Par ailleurs Guitry a écrit un bel éloge de Farrebique

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.Merci pour ces informations concernant Jean pierre Denis.Pourtant je ne suis pas si éloigné de Lourdes.J’enchenerais avec »Grace à dieu »de François Ozon qu’il faut voir,que l’on soit croyant ou pas ce n’est pas une question de foi.Choix des acteurs impécables notamment Melvil Poupaud(trop rare sur les écrans)Denis Ménochet et surtout le jeune Swan Arlaud révélé par « Petit paysan ».François Marthouret compose un cardinal Barbarin crédible et juste.Alors que se tient à Rome un conclave consacré à la pédophilie dans l’église,il est grand temps aussi qu’il y a aussi pas mal de dérives envers les enfants dans les clubs sportifs ou des centres de vacances.Je comdanne fermement tout actes envers des enfants,des femmes ou des individu(es)differents de nos orientations sexuelles.Je pense que le pardon n’a pas lieu d’etre dans ce genre de dérives.

        • Denis Fargeat dit :

          A Yves
          Attention , on voit bien ce que vous voulez dire mais votre phrase sur les clubs sportifs prête à une confusion regrettable dans ce sujet!

      • Yves Rouxel dit :

        A Denis.Je m’explique rapidement.Il est trop facile de condamner des prètres alors que dans de nombreuses institutions publiques ou privées,il y a eu des affaires de pédophilies.On évoque sur le bout des lèvres le viol de religieuses.Pourquoi??????

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          On ne peut poursuivre que s’il y a eu plainte. Y a t il eu beaucoup de plaintes pouvant déclencher une action. Le oui dire n’a pas valeur de preuve légale

        • Denis Fargeat dit :

          A Yves
          Je ne contestais pas le fond de votre pensée, et votre révolte bien légitime, il y a beaucoup à faire. Seulement signaler que l’absence de verbe dans votre phrase vous fait quasiment dire l’inverse de ce que vous souhaitez exprimer. ( « il est grand temps … de dire…. je crois.)

      • Ballantrae dit :

        Je crois avoir un vague souvenir pas très positif de sos noronah. Cela sonnait faux comme certaines scènes du diptyque paysan … mais dans ce second cas ce pouvait participer d’une methode proche du neorealisme.
        Rouquier a du coup réussi à capter quelque chose qui disparaissait avev une vraie empathie.
        Pas de commune mesure avec la trilogie strictement documentaire de Depardon.
        Il existe d’autres projets autour du monde paysan ainsi situés sur la frontière fiction/ documentaire: l’arbre aux sabots malgre sa dimension de reconstitution historique, le quattro volte de michelangelo frammartino.
        Pauvre monde paysan qui ressurgit le temps d’un salon médiatisé où le trissotin president de service va dire combien il comprend ce desarroi… alors que le nombre de suicides et de malheurs se fait exponentiel sans aide réelle. Alors qu’il en va de l’independance alimentaire des pays, notion essentielle dans les rapports de force réels dans une economie globale.
        Quant aux parenthèses de Yves, je n’ai pas vu grâce à dieu mais dans le domaine actu/ cinema viens de decouvrir le puissant une intime conviction qui parvient a démontrer que les américains n’ont pas le monopole du grand film témoin montrant le fonctionnement de la justice. Rythme, clarté, emotion, brio du montage. Une tres belle réussite avec un duo olivier gourmet/ marina fois vraiment au diapason.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Ballantrae
          Et sur le monde paysan, je renvoie à la terre qui meurt de Jean vallée, voire à la version muette de jean Choux moins bonne

        • Yves Rouxel dit :

          A Ballantrae.Entièrement d’accord avec vous sur »Une intime conviction »dont l’ancien amant de Suzanne Viguier,Olivier Durandet voulait faire retirer de l’affiche ce film sur les écrans.Il à été débouter par le tribunal de toulouse la semaine dernière.En revanche dans »Profil paysans »Depardou évoque sans détour le nombre de suicides d’agriculteurs en France qui à véritablement exploser depuis une vingtaine d’années.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Vous avez une sorte de génie pour juxtaposer deux sujets qui sont aux antipodes

        • Ballantrae dit :

          Oui Yves est très fort dans cet exercice périlleux.

        • MB dit :

          « Oui Yves est très fort dans cet exercice périlleux. »
          « périlleux, « périlleux » faut pas exagérer! suffit de passer du coq à l’âne sans respirer! et versa vice
          ah, ce Ballantrae, quel fédérateur! c’est lui qui tient le groupe!

        • Yves Rouxel dit :

          A Bertrand.Oui c’est mon coté »bipolaire »dans le bon sens du terme.J’ai un coté tirailleur façon franc-tireur partisan.J’aime bien aussi gratter là ou ça fait mal mais sans arrières pensées ni méchanceté!!!

        • MB dit :

          à Yves Rouxel: c’est comme moi, on est des génies.

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.J’hésite à découvrir un film de Bernard de la tour »Du guesclin »avec Fernand Gravey dans le role titre puis aussiGisele Casadesus,Gerard Oury et Louis de funes dans un tout petit role.Le film fait partie de la collection SNC classiques du cinéma français.Qu’en pensez vous BErtrand?

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Souvenir très ancien et assez mauvais. Pour ces films consultez le site de Hervé Dumont qui analysé les films sur le Moyen Age, sur les Mousquetaires. Ses analyses sont affutées, riches en aperçus historiques (cf ses ouvrages sur NAPOLEON ET LE CINEMA et L’ANTIQUITÉ AU CINEMA). Ses travaux sur le Moyen Age et récemment sur le cycle de la Table Ronde devraient être consultés

        • Damien D. dit :

          Sur Hervé Dumont et ses analyses historiques au cinéma : outre son site internet très précieux et les éditions mentionnées par Bertrand, il existe aussi pour les amateurs d’édition « papier » quelques autres sorties disponibles depuis peu.

          En édition à la demande (assez chers !) sur amazon concernant l’Angleterre au moyen-Age :

          https://www.amazon.fr/Moyen-Age-Renaissance-cin%C3%A9ma-LAngleterre/dp/2322101400/ref=sr_1_2?ie=UTF8&qid=1551257952&sr=8-2&keywords=herv%C3%A9+Dumont

          Et aussi sur les Contes et légendes d’Orient :

          https://www.amazon.fr/Contes-l%C3%A9gendes-dorient-cin%C3%A9ma-t%C3%A9l%C3%A9vision/dp/2322101354/ref=sr_1_6?ie=UTF8&qid=1551257952&sr=8-6&keywords=herv%C3%A9+Dumont

          Et beaucoup moins cher, sorti aux éditions Guy Trédaniel (disponible partout) sur les chevaliers de la table ronde :

          https://www.amazon.fr/chevaliers-Table-ronde-l%C3%A9cran-l%C3%A9preuve/dp/2813218332/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1551257952&sr=8-1&keywords=herv%C3%A9+Dumont

        • DUMONTEIL dit :

          à YR

          Du Guesclin : le contraste entre la superproduction promise par l’affiche et l’impossibilité manifeste (manque criant de moyens)pour le film de répondre à cette attente a quelque chose de sympathique .

          L’histoire est racontée en flashback par l’écuyer du connétable de CHARLES V (l’omniprésent Noël ROQUEVERT) dans une église d’une ville assiégée par le Prince Noir ,pour remonter le moral des habitants.

          On y retrouve le mysticisme johannique : bien qu’il fût la brebis galeuse de la famille (c’est ainsi qu’on nous le présente) ,une nonne prédit un avenir glorieux ,son destin était inscrit dans les étoiles ,et sur son lit de mort ,on lui retira sa bague pour la remettre à « une fille qui viendra de l’est « .

          Bertrand DU Guesclin était laid (la légende dixit) mais Gravey ne l’était pas et il y a de jolies scènes délicates entre lui et Tiphaine (Junie Astor);autre bonne chose: les Anglais parlent leur langue entre eux ,et le Français avec un accent.

          c’était probablement une époque où le public avait soif d’héroïsme français:d’où une pléïade de films de résistance ,d’où
          ce Du Guesclin .

          c’est le seul film du metteur en scène Bernard De La Tour (1949)

    • Ballantrae dit :

      Chers Bertrand et Yves ,
      La bonne nouvelle est que nous travaillons en Dordogne en etroite collaboration avec jean Pierre à la restauration des premiers films qu’il conçut de manière toujours originale a savoir histoire d’adrien, la palombiere et champ d’honneur.
      Mais cela prend du temps!
      Quant à rouquier oui c’est un cineaste passionnant et étonnant. A comparer avec Depardon forcément pour sa puissante trilogie paysanne.

      • Damien D. dit :

        La supériorité de Depardon sur Rouquier, à mon sens, c’est que Depardon ne cherche pas à faire jouer quoique soit aux agriculteurs qu’il filme : Rouquier cherche à « reconstituer » une histoire avec des paysans jouant leurs rôles et ça sonne parfois faux dans les situations et les dialogues. Chez Depardon, la mise en place des plans, les hasards des événements, le lien intime qu’il a créé avec eux ont pour moi une force bien plus grande que chez Rouquier. On accordera évidemment à Rouquier d’avoir eu le mérite de réaliser en premier une grande oeuvre sur le monde paysan français et d’avoir montré le basculement entre la tradition des années 40 et la modernité 30 ans plus tard, les abus qui en decoulèrent…

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Damien D
          Je suis entièrement d’accord avec vous et les moments « reconstitués », « rejoués » de FARREBIQUE me gênent autant que certains plans de LOUISIANA STORY et la quasis totalité des documentaires mis en scène de Joris Ivens avec cadrages élaborés dans le style des films russes. Cette approche datée a été balayée par Rouch, Perrault, Wiçseman et des essayistes comme Marcel Ophuls ou Claude Lanzman. Déjà, à la fin des années 50, ces films nous paraissaient fabriqués et datés. Et, personne ne m’a répondu, l’intrusion de Rouquier dans la fiction n’a pas été heureuse malgré la volonté de sobriété, de retenue qui frôle souvent le statisme incolore

      • Yves Rouxel dit :

        A Ballantrae.Une question purement technique sur la sortie des films de Rouquier.Sur quels matériels travaillait vous,avez vous les masters d’origine puis les copies son et images sont elles en bon état?Enfin qui sont les légataires de Rouquier qui est mort il y a quelques lunes déjà?

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Cher Yves, vous mélangez deux cinéastes comme s’ils ne faisaient qu’une seule et même personne. Vous parlez de Rouquier, lui parle de jean Pierre Denis et à ma connaissance ils n’ont pas fusionné et CHAMPS D’HONNEUR ou le film sur les soeurs Papin ne se sont pas incorporé à LOURDES ET SES MIRACLES

        • Damien D. dit :

          Le « génie » d’Yves a donc parfois ses limites mais invite parfois à des interventions que n’auraient pas renié et avec réjouissance les surréalistes…

        • Yves Rouxel dit :

          A Bertrand.Excusez moi hier j’ai fait un peu de peinture je me suis emméller les pinçeaux.J’ai essayer de voir « La conspiration »de Robert Redforf,film ennuyeux pourtant le thème me paraissait interessant.L’assassinat du président Lincoln mais surtout le procés de la logeuse de la bande qui fut arreter quelques jours plus tard.Redford m’a déçu pour une fois.

        • Ballantrae dit :

          Cher Yves relisez un peu le message.
          Je parlais de Jean Pierre Denis et non de rouquier.
          Pour ce qui est des films de jean pierre la question est autant liee a des histoires de droits qu’a des problématiques techniques.
          Mais il faut affronter point par point ces obstacles et aller au bout.
          Yves essayons de parler de maniere suivie: vous savez c’est bien de pas trop zapper et de nourrir longuement une conversation. Sinon on s’y perd!

  28. Alexandre Angel dit :

    Je tenais tout de même à signaler que par 4 fois depuis environ 2 semaines, j’ai essayé d’envoyer un commentaire sur LA RIVIERE ROUGE (à la suite de la chronique concernée,que j’ai même remanié en cas de blocage sur un mot, et un autre hier sur MITSOU. Or, ils ne passent pas.
    Y-a-t-il un problème lorsque l’on poste à la suite d’une chronique ancienne ou c’est moi?

  29. Damien D. dit :

    A Bertrand : plusieurs films consacrés à Ray Harryhausen sortent chez Sidonis en blu ray. Si on peut apprécier y redécouvrir JASON ET LES ARGONAUTES de Don Chaffey, vous sembliez dézinguer dans 50 ans de cinéma américain L’ILE MYSTERIEUSE de Cy Endfield. Je ne l’ai pas vu : il serait donc dispensable ? J’avais trouvé aussi assez moyen le SINBAD de Nathan Juran (hormis la scène du duel avec le squelette) mais pas revu depuis 8 ans. Je n’oserai pas je crois m’attaquer aux deux suites qui suivront en 1974-1977…

    • Bertrand Tavernier dit :

      A DAMIEN D
      Je trouve dans l’ensemble ces films faibles en dehors de JASON et d’un nathan Juan et n’ai jamais adoré les trucages de Ray harryhausen. L’ILE MYSTÉRIEUSE m’avait semblé être le moins bon film d’Enfield et une trahison idiote du beau livres de Jules Verne

      • Denis Fargeat dit :

        A Bertand et Damien et MB
        Ce n’est pas un argument , mais certains de ces films, vus dans l’enfance , gardent le charme des livres d’images auxquels ils font référence. Fait assez unique, Harryausen était coproducteur avec Charles Schneer et fournissait les sujets. Ne restait qu’à trouver un réalisateur… Les films dont Herrmann a fait la musique tiennent le choc en partie grâce à elle. Je crois que « Jason » fait l’unanimité, peut-être grâce à un certain humour.

        • Alexandre Angel dit :

          Je ne suis pas non plus contre LE CHOC DES TITANS de Desmond Davis, que j’avais vu à sa sortie (bon, il y avait une chouette mécanique qui imitait trop R2D2).

      • Mario Calandrella dit :

        Je suis assez d’accord mais, dans mon souvenir, le debut de L’ILE MYSTERIEUSE est très reussi et prometteur. Les premières 20 minutes quasi-westerniennes sont nerveux et bien rythmés. Ensuite, sur l’ile, le film s’essouffle et, malgré Herbert Lom en Nemo et la musique de Bernard Herrmann, ne tient pas la comparation avec JASON et le 7ème VOYAGE. En revanche, au sujet d’Endfield, j’ai eté très emballé par SANDS OF THE KALAHARI qui etait sérieusement
        sous-estimé dans 50 ANS… mais je crois que vous l’avez bien réévalué depuis! C’est un film d’aventures passionnante tant par la mise en scene que par ses options idéologiques (la force avec laquelle Endfield dezingue l’effroyable « santé » du personnage fascisant joué par Stuart Whitman) et le final avec les singes est puissamment visionnaire. Enfin, une oeuvre que je placerai au premier rang parmi les reussites d’Endfield en dehors de THE SOUND OF FURY et peut-etre ZULU.

      • Ballantrae dit :

        Pour retrouver jules vernes mieux vaut revoir 20000 lieues… de fleischer et surtout les films remarquables de karel zeman, truqueur génial rendant explicitement hommage à Méliès.
        Ce cineaste formidable a aussi conçu un fabuleux baron de crac ( munchausen) et moult merveilles d’animation.

        • DUMONTEIL dit :

          A ballantrae
          n’oublions pas non plus le superbe « journey to the center of the earth’ (Henry Levin, 1959)avec des décors à faire rêver et la musique de Bernard Herrmann.

          et oublions le remake espagnol fait avec 3 bouts de ficelle ,et la version américaine de 2008 qui tient du parc d’attraction type disneyworld

        • Bertrand Tavernier dit :

          A DUMONTEIL
          Tout à fait juste et ce film dénote même dans la filmographie de Levin

        • MB dit :

          VOYAGE à part le dialogue avec l’oie bien sûR! la direction artistique était magnifique. Mais de Levin je voudrais bien revoir RAMDAM A RIO/KISS THE GIRLS AND MAKE THEM DIE! un météorite.

        • Denis Fargeat dit :

          Zeman, chouette , brillant techniquement – le travail sur les gravures est connu et fantastique. Hélas vu en VHS, le format n’était pas très copain avec les sillons desdites gravures… le Münchausen vu plus récemment est vraiment bien , l’usage du film teinté est un peu désuet forcément, un peu fauché peut-être, mais fonctionne bien . Avec pour tous ces films un humour tchèque bien trempé.
          On peut par contre se passer du « Voyage dans la préhistoire » qui a le charme d’un livre d’histoire soviétique – mais il y a certainement des clients.
          Merci de mentionner « Voyage au centre de la terre », vraiment merveilleux ; je ne sais pas comment définir ce charme particulier, ce genre de film nous rend l’enfance : la capacité de nous émerveiller, de nous rendre disponible à la voix d’un conteur. Je crois que « cinéma » est une bonne façon d’appeler ce prestige.

    • MB dit :

      à Damien D: HARRYHAUSEN/ Bertrand est un peu sévère sur R.H., j’ai adoré LES SOUCOUPES VOLANTES ATTAQUENT, très joli visuellement, où le gris des soucoupes s’accorde parfaitement au N&B, LE MONSTRE VIENT DE LA MER et A DES MILLIONS DE KMS DE LA TERRE. Attention c’est jamais génial, mais ça se déguste comme un milk shake! (c’était un coffret vendu ya qqs années).

      • Bertrand Tavernier dit :

        A MB
        Le Noir et blanc et certains sujets aidaient mais le résultat ….

        • MB dit :

          à Bertrand: dans LES SOUCOUPES VOLANTES, c’est merveille de voir ces soucoupes se déplacer avec tant de souplesse et de légèreté, sans que le moindre fil ne soit visible, sans la moindre saccade. Visuellement, le N&B ce n’est pas seulement le gris des soucoupes mais celui des bâtiments qu’elles attaquent, qui s’accorde avec. C’est un film urbain, pas de grands paysages, pas de nature, comme un film noir.
          je suis + d’accord sur les films mythologiques qui souffrent d’acteurs pâlots, et les trucages sont parfois grossiers.

        • MB dit :

          en fait je viens de revoir LES SOUCOUPES, je l’avais surestimé, il faut sauver les déplacements des soucoupes surtout dans la ville à la fin, mais les trucages de destruction, les apparitions des robots sont vraiment pas terribles. Le souvenir embellit.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Pas le mien, j’avais le souvenir d’un film désolant, au scénariocrétinisant que sauvait dans une copie belge un sous titre anthologique : un général (Willis Bouchey ?) expliquait une de ses décision en disant : « il y a pléthore d’éviers »

        • MB dit :

          « un général (Willis Bouchey ?) expliquait une de ses décision en disant : « il y a pléthore d’éviers » »
          génial
          plutôt Morris Ankrum, et faut que je voie à quoi ça correspond sur mon dvd…

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          L’un ou l’autre

        • Damien D. dit :

          Dans le genre effets spéciaux réussis et pour des films de la même époque, revoyez plutôt TARANTULA et L’HOMME QUI RETRECIT d’Arnold revus le mois dernier dans le coffret Elephant films et bien présentés par Jean-Pierre Dionnet : ils tiennent admirablement le coup. La tarantule devenue géante et son ombre portée au sol pour 1955 c’est quand même pas mal fait (on se demande juste comment elle peut se cacher dans le paysage pendant plusieurs jours sans être vue : faiblesse scénaristique pardonnable vu le genre du film). Hormis cela TARANTULA se voit sans ennui avec une tension bien menée : pour le coup je l’ai mieux apprécié encore qu’à sa première vision… Quand à L’HOMME QUI RETRECIT, il fait je pense l’unanimité ici.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Damien D
          Je ne suis pas fou de TARANTULA (dialogues et personnages platounets) mais L’HOMME QUI RETRECIT est vraiment bien et le METÉORE DE LA NUIT, en dehors d’une mauvaise scène d’explication finale, tout aussi réussi

        • MB dit :

          pas de Willis Bouchey dans les SOUCOUPES, je cherche cette réplique pour voir où le traducteur belge a pu trouver ça.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Illumination tout à coup. Peut être est ce dans THE GIANT CLAW ? Je crois que cela devait traduire une phrase comme « there is a lot to think » et peut être suite à une faute de frappe, think est devenu sink

        • MB dit :

          à BT: MDR comme disent les jeunes (et les députés de la majorité) !!!
          si vous avez vu THE GIANT CLAW je comprends que vous soyez un peu perturbé par le choc on vous pardonne.

        • DUMONTEIL dit :

          « the incredible shrinking man » a été adapté par MATHESON lui-même ;s’il a fait l’impasse sur des scènes qui n’auraient pas passé le pré-code hayes (le pédophile, la liaison avec Clarisse) ,il a gardé l’essentiel ;le combat de Grant williams avec l’ araignée rend caduc un film bien ultérieur comme « arachnophobia » tourné avec un budget autrement plus confortable ;meme « tatantula  » sur ce point je partage l’opinion de M.Tavernier
          C’est l’un de mes 4 sci-fi préférés des années 50 avec « invasion of the body snatchers -les deux ou trois remakes en couleur n’ont pas dépassé le noir et blanc qui ici fait merveille (voir la scène dans la serre) , »forbidden planet » et « the fly » dont la version de Cronenberg (le plus:Jeff Goldblum au physique idéal ,le moins :l’abus d’effet spéciaux)ne fait pas oublier la scène finale du film original -à noter que la 1ere version est la plus fidèle à la nouvelle de Langelaan dont nous avons parlé à propos du « miraculé » ,celle de Cronenberg ne gardant que l’argument initial (mais créditant l’auteur!!!)

      • Damien D. dit :

        A MB LES SOUCOUPES VOLANTES ATTAQUENT je l’avais tout de même rangé dans les « mauvais films » au scénario et dialogues ineptes : j’avais acheté à l’époque ce film en blu ray (donc très belle copie) ainsi que LE SEPTIEME VOYAGE DE SINBAD et bien, j’ai revendu les deux aussi sec et je ne m’en rappelle de rien (mauvais signe…). Faute aussi aux effets spéciaux qui finalement ont assez mal vieillis (en couleur c’est effectivement aggravé). Je pense qu’il n’y a bien que JASON qui fasse l’unanimité où se mêlent mythologie et poésie avec plus de talent et de finesse (la bataille contre les squelettes est inoubliable)…

      • Denis Fargeat dit :

        Sur L’HOMME QU RETRECIT unanimité je crois oui. En en parlant j’ai en tête le magnifique thème joué par Harry James, dont je trouve la tonitruante trompette vraiment à propos ici. De la variété instrumentale d’époque, tellement en situation parce qu’il s’agit d’un homme ordinaire victime d’un désastre dont il sera peut-être la seule victime. Ce que je trouve fascinant dans le cinéma fantastique, c’est la façon qu’il a de parler de situations réelles, cruelles, en les plaçant sur le terrain du légendaire. On peut délirer sur ces films, leurs métaphores, leur façon de parler du péril rouge, atomique, environnemental de façon plus ou moins subtile ou consciente.Reste qu’on se demande quel était l’impact du film d’Arnold sur telle personne ayant assisté aux essais de Reggane ou des îles Marshall, et commençant à se sentir bizarre…

      • Denis Fargeat dit :

        Sur TARENTULA, la réplique culte familiale : « Les vaches ont été pelées comme des bananes! »
        Et pardon si je dévie, Crockett : « The giant claw », d’autant plus ridicule qu’il est très honnêtement réalisé, avec son canadien de service, Pierre, qui s’exclame à tout propos : « La Carcagne ! » ( en québécois dans le texte.) On trouve souvent à utiliser cette belle expression.

      • Denis Fargeat dit :

        A MB e Bertrand e tutti
        De « désolant » à « désopilant » il y a « Pi » … le nombre mythique 3,1416 (et une infinité de brouettes) pourrait-il servir à définir ce qui fait le coeur de cette discussion: la transfiguration du mauvais film ennuyeux en Nanar 5 étoiles, dont chaque minute touche au génie?
        Discussion non close , réponse pas nécessaire.

    • Yves Rouxel dit :

      A Damien.Je vous conseille de revoir un classique de William Castle qu’est »La nuit de tous les mystères »avec un Vincent Price imperial.Le combat final avec le squelette est vraiment inventif et original.

      • Damien D. dit :

        Cher Yves, je connais ce film de Castle qui est plutôt marrant sans être un film majeur loin s’en faut (la meilleur copie est à trouver du côté du dvd sorti au Chat qui Fume). La présence de Vincent Price dans tous ces petits films fantastiques est souvent réjouissante : qu’il cabotine ou au contraire qu’il impose une sorte de stature élégante à un personnage (je rebondis et conseille LA MOUCHE NOIRE de Neumann un peu éclipsé par le Cronenberg. Le dvd est par contre épuisé en France : il faut donc faire un peu de recherche sur les sites de vente).

      • Denis Fargeat dit :

        A Yves
        Est-ce pour ce film que ledit squelette devait traverser la salle de cinéma, suspendu en l’air, à ce moment précis? Par ailleurs je me souviens avoir traité Castle de tous les noms d’escroc à ma disposition, après la vision de cette « Nuit » qui s’annonçait pourtant bien : les visages sur fond noir , un beau générique avec musique inquiétante, qui nous fait croire que l’action va se dérouler dans la « Ennis House », la villa d’inspiration Maya de Frank Lloyd Wright. Ensuite c’est plus banal et filandreux, dans de pauvres décors…

        • Yves Rouxel dit :

          A Denis.C’est l’histoire d’un homme fortuné qui offrira 10.000 dollars a celui ou celle qui sortira vivant de son chateau maudit.Il y a un certain suspense mais on devine assez vite le twist final.

  30. Yves Rouxel dit :

    A Bertrand.Je recherche en vain un court-métrage réalisé par Louis Daquin en 48″La grande lutte des mineurs ».L’avez vous vu?merci à vous.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A YVES ROUXEL
      Il fait partie du coffret GRANDS SOIRS ET BEAUX LENDEMAINS de Ciné Archive société qui gère les archives du PC de manière très créatrice

      • MB dit :

        et moi je voudrais bien voir LA VIE DES TRAVAILLEURS ITALIENS EN FRANCE de Grémillon (1926), je sens qu’à cause de sa date et de son sujet ce film doit avoir beaucoup à nous apprendre sur l’histoire de l’immigration française. Il y a plein d’autres docs de Grémillon qui je crois sont perdus: L EDUCATION PROFESSIONNELLE DES CONDUCTEURS DE TRAMWAY ou L ELECTRIFICATION DE LA LIGNE PARIS-VIERZON de 1925, dont les titres me fascinent.
        Même son tt dernier sur André Masson semble inatteignable.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          On est en train je crois d’essayer de le restaurer. J’avais mis DORIANE FILMS sur le coup qui vient de sortir en DVD NATALIA film rare de Bernard Cohn qui se passe dans le monde du cinéma durant l’Occupation et en évoque un épisode dramatique

        • MB dit :

          « On est en train je crois d’essayer de le restaurer. J’avais mis DORIANE FILMS…  »
          Génial! je n’y croyais pas, je vais guetter ça merci

        • DUMONTEIL dit :

          « NATALIA »est en effet digne d’intérêt ; l’histoire d’une jeune juive qui veut faire carrière dans le cinema pendant l’occupation, renie sa famille et son fiancé ,survit à l’holocauste ,mais perd toute identité.

        • Alexandre Angel dit :

          Je me souviens des bonnes critiques sur NATALIA à sa sortie.
          Je viens de le découvrir : c’est en effet un beau film, d’une élégance extrêmement discrète, humble, presque effacée, toute au service d’un scénario assez dense, qui nous emmène plus loin que la simple évocation d’une époque terrible.
          NATALIA est un film qui semble extrapoler son postulat historique pour atteindre un mélange de tristesse et d’apaisement à la dimension presque littéraire. Un sujet (l’occupation, l’antisémitisme et le milieu du cinéma) est supplanté par un autre, plus impératif : la disparition, l’absence, la culpabilité…
          Je vais, de plus, confesser quelque chose. Si l’on m’avait parlé de Philippine Leroy-Beaulieu, je n’aurais pas su la visualiser.
          Son rôle de Natalia me la révèle enfin…et par la grande porte tant elle semble habiter, investir et créer son personnage. Elle parvient, en quelques plans, à vraiment faire croire qu’elle revient de déportation.
          Je vais acheter le BR.

      • Yves Rouxel dit :

        Merci Bertrand pour l’information.En revanche connaissez vous le dernier film qu’ont tournés Laurel et Hardy en France sous la direction de Léo Joanon en 1951? »Atoll k »en est le titre il me semble.Il y a une scène amusante ou Laurel éteint la lumière puis dans le noir se met à gratter une allumette et là Hardy lui demande ce qu’il fait.Il répond « je voulais verifier que la lumière était bien éteinte »!!!!

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          C’est un film assez misérable avec juste le gag de la mer d’huile : Laurel versant de l’huile dans une mer houleuse qui se calme aussitôt. Mais tous les spécialistes de Let H détruisent ce film comme pitoyable

        • Damien D. dit :

          Déjà chez les amateurs de L et H le plus haut du curseur est mis sur leurs courts métrages muets puis viennent leurs courts parlants, quelques longs métrages des années 30. A partir des années 40, c’est un peu la chute avec pas mal de recyclage de leurs anciens gags et des films interminables (on peut comparer aux films MGM des Marx Brothers par exemple qui constituaient en dehors de leurs gags des films longuets et assez inintéressants). Tout cela pour arriver en 1951 avec ATOLL K qui ne mérite même pas d’être mentionné et dont le célèbre duo fait peine à voir. Plongez-vous plutôt dans le coffret dvd (chez Universal) de quasiment tous leurs meilleurs films sorti il y a une dizaine d’années…

        • MB dit :

          à Damien D: L&H/Il y a qqs sommets parmi les parlants, Arte en a passé certains récemment en HD, sans distinguer muet ou pas je place au + haut:
          BIG BUSINESS/OEIL POUR OEIL/1929 ils vendent des sapins de Noël en plein été pensant que les gens seront contents de les payer moins cher, aïe ils tombent sur James Finlayson qui n’en veut pas. Ca dégénère.
          LA BATAILLE DU SIECLE/1927 l’apogée de l’ère classique de la tarte à la crème
          SON ALTESSE ROYALE/DOUBLE WHOOPEE/1929 avec le frère jumeau de Von Stroheim (qui s’obstine à visiter fréquemment la fosse de l’ascenseur de l’hôtel) et Jean Harlow
          THE MUSIC BOX/1932 un peu énervant avec un piano qui refuse de se laisser livrer, à la fin ils ne peuvent s’empêcher en nettoyant (?) leur saccage de la maison du client, de le faire en dansant sur la musique à la radio (ce qui n’ajoute rien à l’efficacité du nettoyage)
          THEM THAR HILLS/1934 régime sec pour Hardy+séjour au grand air imposés par le médecin, mais ils trouvent moyen de camper près d’un puits dans lequel des bootleggers ont vidé leur cargaison de whisky, avec Charlie Hall, un petit nerveux très agressif marié à une épouse qui plaît bien à ce démon de Hardy. ça finit mal
          TIT FOR TAT/ELECTRICIENS/1935, ils montent un magasin d’électricité, mais le commerçant voisin est Charlie Hall et Hardy remet ça avec l’épouse de Charlie, aïe.
          WE FAW DOWN/ON A GAFFé/1928, je ne dis rien du dernier plan, extraordinaire, qui s’il est tenu pour témoignage historique pertinent, établit à un niveau étonnamment élevé, le niveau de cocufiages en pratique aux USA dans ces années là.

        • MB dit :

          L&H/j’ai revu BIG BUSINESS bon ça se passe pas en plein été mais ça aurait pu. La moitié du comique du film est dû à James Finlayson qui se bat avec le tuyau d’arrosage inspirant Lugosi et la pieuvre de BRIDE OF THE MONSTER.

  31. Yves Rouxel dit :

    Parmi les films sur l’enfance il y a des oeuvres qui résonnent beaucoup plus en nous et transcendent complètement l’existence.J’ai choisi »Ponette »de Jacques Doillon ,oeuvre délicate et sensible sur la mort vécut par une petite fille de 4 ans.La petite Victoire Thivisol est en symbiose totale avec le personnage qu’elle incarne à l’écran.Elle ne veut accepter la mort accidentèle de sa maman.Plusieurs scènes dégagent une force incroyable notamment celle ou par jeu avec ses petits camarades elle se réfugit dans une poubelle.La poubelle symbolise la tombe bien sur.Puis il y a un moment magique qui rejoint le tragique lorsqu’elle s’enfuit de l’école pour aller au cimetière.Là Ponette se met à genoux et gratte la terre afin de voir sa maman.Elle apparait en la personne de Marie Trintignant.Rève éveillé pour Ponette qui passe un moment au coté de sa mère disparue à jamais.Puis le papa vient la récuperer et lui demande comment s’est dérouler la semaine.Le cinéma de Doillon est plein de grace et de reliogisité et nous ouvre des portes sur la compréhension de la vie à travers le regard d’une enfant de 4 ans.Véritable prouesse d’avoir sut capter les gestes,les mots et les émotions de ces petits ètres qui ont tant besoin d’amours.N’hésitez à voir les compléments du dvd et comment le réalisateur à sut feinter avec l’éducation nationale pour tourner ce chef d’oeuvre qu’est »Ponette ».

  32. MB dit :

    et JE viens d’apprendre que BHL d’un côté et A Dombasle de l’autre ont chacun commis un effroyable nanar, LE JOUR ET LA NUIT et les PYRAMIDES BLEUES? Et ils sont toujours en liberté?

    • ballantrae dit :

      Ils sont toujours en liberté!
      Et leurs films sont libres de toute entrave: esthétique, narrative, logique… Tout fout le camp, même les stars y sont pitoyables en s’immisçant dans le fantasme de démiurges fous qui ne savent plus très bien pourquoi ils font un film.

      • Bertrand Tavernier dit :

        A ballante
        Je ne saurai trop recommander de voir le Jour et la Nuit dans le DVD où il est le bonus (!!!!) et où le film principal est le documentaire, AUTOPSIE D’UN MASSACRE, consacré à la réception du film, documentaire filmé avec honnêteté qui ne cache pas la réception calamiteuse à Berlin. On y voit BHL et Arielle déambuler dans les rues du Mexique à la recherche de la maison où ils ont tourné le film (« Donne el hacienda ? » demande Arielle). A ne pas louper

    • Yves Rouxel dit :

      A MB.Autant l’une que l’autre ont commis des livres ou des films sans interet.Le mois dernier Arielle à fait la promotion de son film chez Ruquier pendant l’émission des grosses tètes.Elle est d’une condescendance épouvantable avec les gilets jaunes.Ce sont des ètres coupés de la réalité et qui vivent dans une tour d’ivoire avec leur majordome et leurs résidences au Maroc et ailleurs.

      • Bertrand Tavernier dit :

        A Yves Rouxel Exact mais c’est quelqu’un de très gentil

        • ballantrae dit :

          Le film auquel Rouxel fait allusion s’intitule Alien crystal palace qui semble un bon gros nanar au vu de la BA…malgré une BO qui semble pas mal du tout mais faut un film pour aller avec!
          A Dombasle n’est pas digne de haine Rouxel, j’aime bien son décalage chez Rohmer… mais après son cas m’indiffère un peu le plus souvent ou me fait marrer comme en ce moment sur le blog!

        • MB dit :

          si ça se trouve c’est un bon film le dernier Dombasle, surprise!

        • Yves Rouxel dit :

          A Bertrand.Je ne doute aucunement de la gentilesse de l’une comme de l’autre.Mais Arielle est en déconnexion totale avec notre époque,elle à l’air d’une enfant qui n’a pas grandit.Les films de Rohmer dont elle a tourner alors là c’est autre chose.

      • MB dit :

        à Yves Rouxel: hein? Elle a recommencé, Arielle? mais c’est pas vrai je croyais qu’on lui avait dit qu’i fallait pas!!
        arg:
        https://www.imdb.com/title/tt7254808/
        à Bertrand: elle peut être gentille avec des navets pareils si en + elle était méchante…
        bon je voudrais être sérieux: je voudrais déboulonner la réputation indûe de PLAN 9 FROM OUTER SPACE qui est loin d’être le + mauvais film du monde puisque, même s’il est mauvais, on s’en souvient tellement c’est con. Le + mauvais film du monde on s’en souvient plus du coup comme par malédiction on le revoit parce qu’il est tellement nul qu’on a oublié qu’on l’a déjà vu, du coup, on le reprend à la médiathèque et on se le reprend en pleine poire!!! malédiction! on se fait entarter again! il s’agit d’un auto-entartage en +! malédiction!

        • Damien D. dit :

          A MB Exact ! Un mauvais film (jugé subjectivement comme tel !) est bien souvent celui qu’on a oublié totalement. A ne pas confondre avec le nanar (dont PLAN 9 est un digne représentant) : le nanar est mal filmé et/ou mal joué mais l’humour (souvent involontaire) avec quelques scènes d’anthologies font qu’on ne l’oubliera pas et que même on le reverra avec un certain plaisir inavouable !
          Le « mauvais » film se rappelle à nous quand on veut s’y remettre en s’étant dit mais « finalement que vaut-il ce film que j’ai déjà vu et dont je ne me rappelle rien » et souvent on comprend à nouveau pourquoi (il est désormais définitivement à classer dans les « mauvais » après deux tentatives même si une suffit souvent !). Alors parfois une ou deux scènes resurgissent de la mémoire mais c’est trop peu pour lui redonner une nouvelle chance… (Euh un exemple qui me vient tout de suite : CADET ROUSSELLE d’Hunebelle : vu une seule fois cependant… Mais la photo hideuse, François Perrier ridicule et tous le reste oublié le classe bien dans cette catégorie…). Bon je trouverai peut-être un aficionado nostalgique de l’avoir découvert dans sa prime jeunesse (moi j’aime bien par exemple les FANTOMAS découvert enfant du même redoutable Hunebelle : donc vous pouvez me tomber dessus!)

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Damien D
          CADET ROUSSELLE est le prototype du film nul que rien ne sauve même pas l’excès de médiocrité. Dorothy Parker écrivait qu’elle avait vu une mauvaise pièce sauvée par une interprétation exécrable. Il y a des canars dont les erreurs, les sottises accumulées finissent par faire rire, la bataille entre Lugosi et une pieuvre dans un Ed Wood, la démarche du robot dans ROBOT MONSTER (musique de Elmer Bernstein), le malheureux Wayne très embêté de devoir jouer Gengis Khan, cela peut devenir distrayant. Quelquefois c’est un humour volontaire (« Alors hercule et ces travaux ? » à la fin de la VENGEANCE D’HERCULE) le plus souvent non. Un exemple intéressant est SOLEIL NOIR où certains dialogues de Pascal jardin étaient écrits consciemment de manière délirante mais la Patellière les filme imperturbablement et le résultat notamment avec Jean Topart est cocasse et on n’oublie son « j’ai collaboré, j’ai dénoncé des juifs, des résistants , j’ai la gale le typhus (je cite de mémoire mais ,il énumère plein de maladie) et un acolyte dit : »il ne vous a pas dit l’essentiel, il s’appelle Bayard »…En dehors des ces éclairs le film est casse pied et léthargique

        • MB dit :

          à Damien D et Bertrand: je vous remercie pour cette distinction digne de la précision de l’escrime quant à la différence entre nanar et mauvais film.
          Je crois que le plus mauvais film que j’ai vu c’est un film d’espionnage italien des 60 dans lequel un agent au matricule formé d’une lettre suivi d’un chiffre officiait avec une mollesse absolue à s’opposer à des espions eux-mêmes pas trop motivés à le tuer bien qu’essayant quand même, le seul truc dont je me souviens c’est qu’à un moment le héros se retrouvait dans une chambre d’hôtel avec une jeune femme vêtue d’une seule nuisette arachnéenne et à un moment suivant on voyait la nuisette s’étaler en corolle autour des pieds de l’individue pis ça coupait, je me demande vraiment pourquoi je me souviens que de ça mystère. D’ailleurs Hitchcock a plagié ce plan dans TOPAZ, le coquin.

        • Denis Fargeat dit :

          Quel beau sujet!
          Il faudrait faire un digest de ces films, qui nous épargne les tunnels regrettables pour en recueillir le suc. Ce serait un « Voyage au coeur du nanar »…
          Tout de même « Bride of the monster » reste un film très poétique, par hasard – un beau complément au biopic de Burton qui est son plus beau film sur la figure paternelle et la famille qu’on se choisit. Les faux raccords temporels, topographiques perturbent les sens, il faudrait avoir l’avis de neurologues sur le vertige que ça génère. Et je me disais qu’un mauvais film pouvait parfois être plus riche d’enseignements qu’un bon, pour un apprenti cinéaste : qu’est-ce qui fait qu’un plan fonctionne, ou vraiment pas ; comment se débrouiller pour qu’un film de 65 minutes paraisse en durer 4 fois plus.
          Merci pour la citation de Dorothy Parker , m’évoque ce que disait François Forestier d’ARSENIC AND OLD LACE et que je n’ai pas pu vérifier : la pièce serait à l’origine sérieuse et ne serait devenue un succès comique qu’au fil des représentations, pour la sauver.

        • Damien D. dit :

          L’autre clé que l’on peut mentionner c’est l’ennui qui s’ajoute souvent de manière logique à la médiocrité de l’ensemble. L’ennui seul n’est pas un jugement suffisant pourtant : qui s’ennuiera devant JEANNE DIELMAN d’Ackerman, d’autres trouveront ça au contraire passionnant. Cela n’en fait pas un mauvais film pour autant (il y a une démarche artistique évidente à laquelle on adhère ou pas).
          CADET ROUSSELLE par sa médiocrité fait qu’à la fois on s’y ennuie et qu’on l’oublie au final. J’aime par exemple beaucoup certains films de la Hammer des années 60 mais quand un réalisateur est médiocre comme Don Sharp cela donne de bien mauvais films d’un ennui abyssal et aussitôt vus aussitôt oubliés : RASPOUTINE LE MOINE FOU ou même LE MASQUE DE FU MANCHU (où Christopher Lee ne sauve pas grand chose…). Tout comme le désastreux LES CICATRICES DE DRACULA où Roy Baker délaisse toute ambition artistique (décors et photo horribles).
          A côté de cela, comme vous le dites bien Bertrand, on a tous dans notre cinéphilie des films moyens que l’on sauve pour des moments humoristiques ou des éclairs de génie sur une ou deux scènes : Jean Girault est assurément un réalisateur médiocre et pourtant certains gags pris individuellement sont réjouissants et cultes pour certains spectateurs (le concours d’adjudant chef dans LE GENDARME SE MARIE (De Funès sortant gomme, scotch, crayons de couleurs etc pour l’épreuve écrite par exemple), le repas des anglais avec Maurice Risch dans LES GRANDES VACANCES (qui est peut-être son meilleur film ?). Le problème de certains de ces films c’est qu’ils durent 1h30 minimum et la médiocrité de la mise en scène ne parvient pas toujours à maintenir l’intérêt sur l’ensemble du métrage!

        • MB dit :

          à Denis Fargeat: je suis d’accord sur BRIDE OF THE MONSTER, ce film nous a fait passer une soirée familiale à rire aux larmes. La poésie n’y est pas absente dans les dix dernières minutes. En fait le bâclage de ce film touche à la démence, or il s’agit bien d’un savant dément du coup celà convient.
          A la fin Bela Lugosi poursuivi par les flics, excédé, fait une tête comme le gros chien stupide du Tex Avery, martyrisé par l’écureuil type « Ooooh il a recommencé grr il m’énerve il m’énerve à la fin! ».
          Quant au combat à mort avec la pieuvre inanimée, c’est à n’y pas croire, je pense que c’est la métaphore éternelle de l’homme dans son combat sysiphien avec un dieu immobile car indiffént aux souffrances du monde. La grandeur sauvage de ce duel titanesque et vain n’échappe à personne. Là, Wood Jr tutoie le sublime et asticote le sentiment divin!
          Inutile d’aller chercher la moindre résonance, même mineure, dans le film d’espionnage italien dont je parlais plus haut.

      • MB dit :

        à Yves Rouxel: hein? Elle a recommencé, Arielle? mais c’est pas vrai je croyais qu’on lui avait dit qu’i fallait pas!!
        arg:
        https://www.imdb.com/title/tt7254808/
        à Bertrand: elle peut être gentille avec des navets pareils si en + elle était méchante…
        bon je voudrais être sérieux: je voudrais déboulonner la réputation indûe de PLAN 9 FROM OUTER SPACE qui est loin d’être le + mauvais film du monde puisque, même s’il est mauvais, on s’en souvient tellement c’est con. Le + mauvais film du monde on s’en souvient plus du coup comme par malédiction on le revoit parce qu’il est tellement nul qu’on a oublié qu’on l’a déjà vu, du coup, on le reprend à la médiathèque et on se le reprend en pleine poire!!! malédiction! on se fait entarter again! il s’agit d’un auto-entartage en +! malédiction!
        (à Dumonteil merci pour la référence aux attentats pâtissiers godiniens, il est bon de les rappeler de temps à autre)

        • Yves Rouxel dit :

          A MB.Je voulais le voir par curiosité,histoire de ne pas critiquer bêtement comme ces pseudo-journalistes de cinéma qui descendent des films sans les voir.Sur toulouse aucun circuit ne la programmé.

    • DUMONTEIL dit :

      A Martin

      L’entarté…

      Il s’est essayé au ciné
      La France entière a rigolé
      Lorsque les salles n’ont pas été
      Au milieu du film désertées

      (RENAUD)
      écoutez la sur youtube

      • Yves Rouxel dit :

        A Dumonteil.Je croise chaque année en septembre dans les rues de toulouse Noel Gaudin,le fameux entarteur belge qui ne sévit plus.Il est trop fatiguer,je pense reprendre le flambeau avant les « élections européennes ».Mais comment faire pour entarter l’hologramme de Mélenchon qui va circuler à travers la France dans un petit camion?

    • Yves Rouxel dit :

      A MB et aux autres aussi.Une petite devinette à trouver sans vous aider de l’ordinateur ou d’un guide cinéma.Qui incarna Napoléon dans un film de Raoul Walsh?Le gagnant sera inviter à la cinémathèque de toulouse afin d’assister à une retrospective dédiée au maitre Guitry!

      • Denis Fargeat dit :

        A Yves
        Vous mettez à l’épreuve la loyauté des blogueurs ! Je ne répondrai pas car je n’avais que le titre , et j’ai craqué.
        Par contre, rien à voir, entendu à l’instant une jolie archive de Georges Van Parys parlant de Proust musicien. Maintenant que, grâce au  » Voyage… » on connaît sa tête ronde et sa verve, on peut grâce aux Nuits de France Culture apprécier aussi sa sensibilité et son érudition.

      • DUMONTEIL dit :

        Gérard Oury dans « sea devils » ,film porté aux nues chez nous,beaucoup moins dans son pays …

        • Bertrand Tavernier dit :

          A DUMONTEIL
          Et finalement très mineur malgré certains emprunts (dans les noms) aux TRAVAILLEURS DE LA MER de Hugo que Walsh aurait voulu adapter. Universal a préféré financer ce feuilleton. Il y a aussi Brunius, je crois

        • Yves Rouxel dit :

          A Dumonteil.J’espère que vous vous ètes pas aider d’un moteur de recherche.Je viens de voir un film de Raoul André de 65″Quand les dames s’en mèlent ».Gags à gogo,bagarres bien servies,dialogues croustillants avec un Eddy Constantine bondissant du début à la fin.Mème la musique flirte avec le jazz et donne à l’ensemble une comédie honnète et sans prétentions aucune.UN BON DIVERTISSEMENT avec de jolies pépés et toujours une bouteille de whisky.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Raoul André ? C’est d’ordinaire une cinéaste accablant

        • DUMONTEIL dit :

          Je connais le film de WALSH depuis que E.MITCHELL l’a passé à la dernière séance ;Gérard Oury a une carrière dont une partie intéressante(je ne suis pas fan de ses comédies,chacun ses goûts) reste dans l’ombre : « la menace  » (1961) est un petit film noir qui tient bien la route avec Hossein et MJ Nat;la fin fait penser à ce que Chabrol fera dans ce qui est pour moi son chef -d’oeuvre « le boucher »
          Son film à sketches » le crime ne paie pas » a une construction fort originale et mérite une vision ….avec des scénarios très divertissants (dont un Boileau-Narcejac)et quatre reines: Feuillère , Morgan,Girardot et Darrieux ,plus P.Brasseur ,Ferzetti , Noiret, Servais;plus de Funès dont le franglais est irrésistible !
          le meilleur sketch est le « vénitien » qui flirte avec l’horreur gothique (Feuillère,Ferzetti,Schiaffino):qui eût cru que l’auteur de tant de comédies lucratives pût faire çà?

          Yves ,ce n’était pas la première fois que Oury jouait NAPO: dans « l’amanti di paridi » ,il l’était déjà avec Hedy LAMARR (excusez du peu) en Joséphine ;comme acteur ,on peut le voir aussi notamment dans « le miroir à deux faces » « le septième ciel  » (que vous évoquâtes récemment) « les héros sont fatigués » ;il est aussi la voix off du film féministe « horizons sans fins »

        • Bertrand Tavernier dit :

          A DUMONTEIL
          L’AMANTE DI PARIDI qui a d’ailleurs plusieurs autres titres est un film ultra rare de E.G Ulmer, produit par Hedy Lamarr qui joue trois femmes célèbres. Le tournage fut calamiteux, Lamar ayant refusé l’appui de producteurs italiens puissants et je crois que Ulmer claqua la porte. Une des trois histoires est créditée à Marc Allégret et un jour nous l’avons appelé pour lui dire que Ulmer revendiquait la totalité du film. Il s’est écrié: « Je lui laisse l’entière responsabilité de ce film. C’est tellement nul…Je serai ravi qu’il en soit le seul auteur ». Réaction extrêmement sympathique et chaleureuse

        • MB dit :

          « Raoul André ? C’est d’ordinaire une cinéaste accablant »
          vous y allez fort C’est quand même lui qui a réalisé LA KERMESSE EROTIQUE, grand classique du cinéma français quand même!
          et YA UN OS DANS LA MOULINETTE n’a pas laissé les critiques indifférents… Et cette remarquable trilogie: LES PEPEES FONT LA LOI et LES PEPEES AU SERVICE SECRET (hélas inachevée à cause d’une cabbale de jaloux) reste dans les mémoires, non, je vous trouve un peu sévère avec André sur ce coup là!

  33. Chatin dit :

    Merci Merci infiniment !
    Merci pour votre commentaire dans l’emIssion Le Nouvel Esprit Public concernant le film de notre ami Christophe Agou SANS ADIEU
    il n’avait malheureusement pas pu terminer son film avant de décéder mais nous, ses amis, avons eu la joie de pouvoir porter son projet jusqu’au bout
    C’est un immense honneur et une grande récompense de vous entendre en parler
    Mille mercis
    Il doit être tellement fière !

    • Denis Fargeat dit :

      A Chatin
      Très chouette et émouvant, tout ça… pardon de m’immiscer, je ne trouve pas l’émission… A quelle date a-t-elle été faite?

      • Denis Fargeat dit :

        Trouvé l’émission!
        https://www.lenouvelespritpublic.fr/podcasts/102
        Il ne s’agit que des dernières minutes d’une belle émission sur la guerre de 14 au cinéma.
        Ce  » Nouvel esprit public », c’est bien celui qu’on pouvait entendre sur France Culture avant que Philippe Meyer n’emporte armes, bagages, intervenants et Dvorak sur l’île des Podcasts. Avis aux Zamateurs !

  34. MB dit :

    à Bertrand: il y a 3 ans vous m’avez lancé: « Jetez un oeil sur YIELD TO THE NIGHT »
    J’ai mis du temps mais c’est fait, j’ai été scotché pendant une heure et demie, l’un des meilleurs films que j’ai vus sur la peine de mort, c’est terrifiant. La camaraderie réelle entre les gardiennes et l’héroïne est peut-être romancée (Diana Dors qui saisit la cigarette d’une gardienne (les prisonnières ont le droit de fumer, pas celles-là) parce que la surveillante chef arrive) mais sonne juste, Yvonne Mitchell avec qui une amitié se noue très tôt est touchante quand elle raconte pourquoi elle fait ce métier. Il faut absolument que Tamasa ou Elephant le sorte ici, en salles aussi.
    Il me reste à voir de JL Thompson dans sa carrière anglaise LA FEMME EN ROBE DE CHAMBRE (Yvonne Mitchell et Anthony Quayle et Sylvia Sims quels acteurs!) et THE WEAK AND THE WICKED mais là, il n’y a pas de sstitres! dommage.

  35. Yves Rouxel dit :

    J’ai vu ce matin »Vice »qui est un film qui va surement rafler quelques statuettes aux prochains oscars à la fin du mois.Christian Bale est au sommet de son art et se glisse de façon étonnante dans la peau de Cheney.Il faut dire qu’il s’est préparer physiquement avec un medecin qui était sur le tournage tout le long du tournage.Quand on prend 40 kilos plus le maquillage sur le visage,les taches sur les mains,je pense que l’acteur à dut souffrir.De niro au moment du tournage de »Raging bull »avait eu du mal à perdre des kilos et s’était tourner vers un nutritionniste afin de maigrir.Revenons à »Vice »avec un point qui n’est pas évoquer c’est la présidence de Clinton.On voit Nixon,Ford,Carter,Reagan le père et le fils Bush puis Obama vers la fin.Sinon pour terminer,Adam mac kay est un filou au niveau du montage .Ne quittez pas la salle jusqu’au génerique car il y a des scènes en plus à ne pas manquer.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Yves Rouxel
      Mais le plus important ce n’est pas le poids de Christian Bale, c’est son interprétation si pénétrante et c’est le portrait de ce terrible personnage qui va réussir en manipulant un président fantoche totalement décérébré à détruire le monde, donner carte blanche au terrorisme en créant des occasions de se révolter, mettre une partie du monde à feu et à sang tout en s’enrichissant à milliards. Un point qui lui donne une épaisseur, le soutien qu’il apporte à sa fille lesbienne

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.En effet Sam Rockwell qui endosse le role de George W Bush est excellent dans son interprétation.Personnage complètement inculte qui ne connait rien à la politique internationale et acquiesse d’un mouvement de menton quand Cheney,Powell ou Rumsfield donnent leurs avis sur la situation en Irak.N’oublions pas Jesse Pleamons le narrateur de l’histoire mais aussi Eddy Marsan un acteur vu dans quantités de films dont « Une belle fin »ou »Mission impossible,protocole fantome ».

      • Morvan56 dit :

        j’ai été stupéfait par votre hargne anti-communiste se basant notamment sur des dires de Thierry Wolton (anti-coco bien connu) je pensais, à tort, que vous faisiez preuve d’un esprit plus large et critique…je me pose la question « que vous ont fait personnellement ces affreux communistes ? « 

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Morvab56
          Aucune hargne et j’ai défendu suffisamment de scénaristes et de cinéastes blacklistés pour le prouver sans parler du portrait de le Chanois dans LAISSEZ PASSER mais le livre de Wolton (comme tant d’autres, comme Orwell) pointe toutes les dérives qui ont poussé un parti à taire ce qui se passait en Russie (le goulag, la famine en Ukraine, les exécutions planifiées par Beria ne sont pas des inventions capitalistes), à soutenir Lyssenko, à diffamer ceux qui racontaient la vérité. Et le livre de Wolton est très documenté

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.Vous n’avez pas à vous justifier.Ayant été en URSS,en RDA et en Pologne durant les années Brejnev j’ai vu de mes yeux la réalité des files d’attente devant les magasins pour acheter du pain ou autres choses.Après la chute du mur de Berlin les pays dits « communistes »sont tombés comme des chateaux de carte au nom de la liberté,qui est un vain mot!Sans rapport je vous conseille un documentaire choc signé par Patrick Benquet qui revient sur la création de la françafrique par De gaule puis soutenue par tous les présidents qui ont suivis.La partie sur Omar Bongo est fascinante surtout quand tous les souverains africains sont adoubés par la franc-maçonnerie.Puis le role de grandes entreprises comme Bouygues ou Alcatel dans la mise en place ou la destitution de dictatures ou la mascarade des élections truquées.Ce documentaire a été diffusé sur arte qui co-produit ce film fort instructif.

      • Pierre dit :

        A Bertrand Tavernier

        Je viens de découvrir VICE qui est un film puissant et assez réjouissant. L’interprétation de Christian Bale, mais aussi de Steve Carrell et Amy Adams, est de très haute volée (il ne manquait que Joaquin Phoenix quelque part pour avoir tous les plus grands acteurs du moment).

        Pour moi, le film a les forces et les faiblesses d’un pamphlet très réussi. La forme est inventive, avec certaines audaces jamais vues auparavant (le générique au milieu du film). Mais on peut regretter que l’ensemble soit un peu unilatéral. Non que je sois en désaccord avec le propos – on ne peut qu’être terrifié par un tel personnage – mais ne pouvait-on pas lui donner une densité, une épaisseur, supplémentaires ? A titre personnel, je fait déjà partie à l’avance des spectateurs convaincus avant de regarder un tel film. Du coup, je n’ai rien appris. La seule chose qui rachète le personnage, vous le notiez, c’est son attention à sa fille (jusqu’à un certain point ceci dit). Je suis sur que l’on pouvait trouver plus. Le film s’en serait trouvé enrichi.

        Par comparaison, c’est ce qui différencie VICE de NIXON. Stone a dressé un portrait tout en nuances et en contradictions, ce que McKay n’a, semble-t-il, pas voulu faire. Au contraire, on est frappé par la ressemblance entre l’attitude des personnages de VICE et de RON BURGUNDY, premier film de McKay, qui était une pochade, mais qui acquiert , rétrospectivement, une dimension supplémentaire.

        Enfin, et je pense que c’est peut-être l’intérêt majeur du film, VICE est tout autant l’histoire de Cheney qu’un film sur un réalisateur qui s’interroge sur la manière de raconter cette histoire. A de multiples reprises, on interpelle le spectateur sur les zones d’ombres, les incertitudes de certains faits, et les choix que l’on peut opérer dans une fiction pour les combler. C’est audacieux, honnête et cela fonctionne très bien.

  36. ballantrae dit :

    La mère Brazier avait donné lieu à une super émission sur France culture: je ne connais pas ce restaurant mais cela donnait follement envie autant pour les papilles que pour le vent de l’Histoire qui semblait avoir élu domicile dans ce lieu! »Elle mériterait un film » m’étais je dit en écoutant l’émission.
    Je vais me procurer ce film car vous m’avez donné envie.le fait que la cinéaste vous réponde rehausse encore cette envie.
    j’aime ce genre de dialogues fructueux.

  37. ballantrae dit :

    Sur Jeunet, je conseille un beau livre lié à l’expo Caro/Jeunet encore visible sur Lyon: Les cinémas de Caro et Jeunet paru chez Cernunnos/Dargaud.
    Documents rares en pagaille que ce soit des planches de storyboard, des objets en photo, des BD (notamment Pas de linceul pour Billy Brakko), des études de décor et costumes, des pages de carnets…bref que du plaisir!
    J’invite tous les amoureux de Prévert à regarder sur le net Deux escargots s’en vont , génial petit film d’animation conçu par Jeunet et produit par l’excellente E Sterpin qui fut une assistante précieuse pour notre mai Bertrand lors de l’aventure au long cours du Voyage à travers le cinéma français (film + série).
    Jeunet est un amoureux fou du duo Carné /Prévert comme on a pu le mesurer dans moult de ses opus.Revoyez Delicatessen, La cité ou Amélie Poulain et cela sautera aux yeux!
    En revoyant hier soir le segment Chansons de la série Voyage… furieuse envie de revoir les films de R Clair au fait! La chanson costructurée par Grémillon/Jaubert et Clair est une merveille!!!

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Ballantrae
      Précipitez vous sur la version restaurée des GRANDES MANOEUVRES, avec deux fins. Le film tient merveilleusement le coup et s’est même bonifié (il parait nettement supérieur à ELENA ET LES HOMMES). L’interprétation est un régal. J’ai tenté de revoir PORTE DES LILAS et je suis toujours aussi réticent. En revanche C’EST ARRIVÉ DEMAIN est un petit bijou et son film avec Dietrich est vigoureusement soutenu par Tarantino

      • Henri Patta dit :

        a bertrand Tavernier.
        D’accord , PORTE DES LILAS ,n ‘est pas un grand film , mais il y a une scène gèniale ou les enfants jouent a refaire le hold up commis par le fugitif jouè par henri VIDAL.
        Cette scene est je me repète, vraiment sublime. C ‘est une grande trouvaille scènaristique magnifièe a l ‘ècran par rènè Clair

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.Sans rapport avec les films cités ci dessus,je vous conseille une curiosité signée par Jonathan Kaplan qui révela l’acteur Matt Dillon au cinéma. »Violences dans la ville »est l’histoire d’une bande d’adolescents d’une ville appellée New granada(explosive à souhait).Suite à la mort d’un des leurs les jeunes se rebellent contre les adultes,la police et les institutions.Quand j’ai découvert ce film j’ai penser un peu à »Elephant »de Gus van zandt qui était centrer sur une tuerie dans un campus américain.Enfin pour finir je conseille à tous d’acheter « Road games » de Richard Franklin qui est un road movie dans la veine de »Duel »mais se déroulant en Australie.Stacy Keach compose un routier marginal et poète avec une jeune Jamie lee curtis qui fait du stop à travers le pays.Cet ovni à été co-produit par Bernard Schwarz(vous savez qui sait j’espère).

        • ballantrae dit :

          C’est intéressant mais on perd le fil.
          Je connais le film de Kaplan assez mineur mais pas le film de R Franklin qui m’avait intéressé dans mon adolescence avec un film bizarre intitulé Link avec T Stamp et un singe intelligent mais aussi auparavant Patrick une histoire d’ado menaçant pouvant commettre des méfaits à distance.
          Les cinémas australien ou néozélandais peuvent réserver de belles surprises ainsi Utu de G Murphy redécouvert dans sa version restaurée chez La rabbia qui a aussi réédité 3 autres films majeurs Sorcerer ( je sais tout le monde n’est pas d’accord), Memories of murder de B J Hoo et aussi Wake in fright de T Kotcheff.
          Conseil de méthode: faites plutôt un nouveau sujet quand le propos n’est pas dans la continuité. Cela aidera à comprendre qui répond à quoi et à qui.

        • MB dit :

          GEOFF « UTU » MURPHY: je m’étais bien marré avec son 2ème film avant UTU, GOODBYE PORK PIE. il y a un autre film néo zélandais de R Donaldson avant qu’il ne s’enterre à Hollywood, pas mal du tout avec Sam Neill et Warren Oates SLEEPING DOGS, faut que je me trouve le dvd.

      • ballantrae dit :

        J’ai toujours apprécié Les grandes manoeuvres et suis d’accord avec vous sur la comparaison avec Elena et les hommes qui me smeble un Renoir très mineur. Je trouve que les couleurs du film de R Clair sont délicates, harmonieuses et que l’interprétation est vraiment excellente. Le scénario me semble bien structuré avec ses changements de registre, l’évolution des personnages.
        Mes préférés demeurent tout de même:
        1)avant guerre: Un chapeau de paille d’Italie + Sous les toits de Paris+ Le million+ A nous la liberté+ 14 juillet (enfilade prodigieuse de grands films admirés pour certains par Chaplin qui avait pourtant la dent dure avec les confrères)
        2)aux USA: Fantôme à vendre+ Ma femme st une sorcière+ c’est arrivé demain
        3)après guerre: Le silence est d’or + Les belles de nuit (que je trouve sautillant et gracieux)
        Clair fut adulé et semble oublié ce qui est injuste.
        J’avais discuté de R Clair avec O Iosseliani qui l’adule et voit en lui un maître de la comédien douce amère depuis ses débuts en Georgie quand il fit Il était une fois un merle chanteur, La chute des feuilles ou Pastorale.
        Si on veut établir des comparaisons à tout prix Clair dans ses meilleurs moments a le sens visuel d’un Chaplin, la lucidité mordante d’un Wilder et le dynamisme d’un Hawks.
        Avec Tourneur (qui est au final un cinéaste américain ), le cinéaste français qui a le mieux négocié son arrivée dans le cinéma américain.Bien plus convaincant qu’un Renoir par exemple avec qui nous le comparions, Bertrand!

        • Yves Rouxel dit :

          A ballantrae.effectivement j’aurais du d’entrée de jeu créer un commentaire car on s’y perd un peu.Passons pour revenir au cinéma australien des années 70 jusqu’au milieu des années 80,il existe quantités de films qui ne sont jamais sortis en Europe et encore moins en dvd.Pour ceux les curieux je vous conseille vivement »Calme blanc »qui révela la jeune Nicole Kidman,thriller glacial à souhait.

    • Denis Fargeat dit :

      A Ballantrae et tous ( surtout les lyonnais et périphériques)
      L’expo Jeunet s’arrête le 5 mai prochain… c’est au musée Cinéma et miniature, plein de merveilles – acquisition récente, quelques belles boîtes de Charles Matton, homme de la renaissance mort il y a 10 ans.

  38. Denis Fargeat dit :

    Juste pour signaler un texte de Truffaut, une lettre à JL Bory qui l’a qualifié dans un papier de « ramassé par le système ». Une défense, un autoportrait , une réponse à tous ceux qui sous-estiment la quantité de travail , d’énergie, l’intégrité que demande le métier de cinéaste. Entendu dans une émission consacrée à Christophe Honoré , dimanche soir – maintenant, sur France Culture, lu de simple et belle façon. Je le trouve très actuel, ce texte. A la fois vengeur et chaleureux. Donne envie de se procurer la correspondance de Truffaut, qui a l’air d’être un bel épistolier.

    • Denis Fargeat dit :

      Pour ceux que les propos de Truffaut intéressent, sans pour autant vouloir se farcir 2h d’émission avec Christophe Honoré – pas inintéressant cependant : https://www.franceculture.fr/programmes/2019-02-10 (beau texte lu entre la 57ème minute et 1h10) (Tiens, un petit éloge de Rohmer au passage… drôle.)
      ET puisque j’envoie des liens, retour sur le magnifique week end piloté par Bertrand, le concert du vendredi 11 janvier, en attendant la diffusion du reste : https://www.francemusique.fr/emissions/le-concert-du-soir/le-concert-de-20h-du-vendredi-11-janvier-2019-68163?xtmc=prix%20sacem&xtnp=1&xtcr=6
      J’avais déjà tenté d’envoyer le lien , à l’époque où le blog semblait naviguer entre la Black Lodge et le triangle des Bermudes.
      Merci MB pour ce magnifique crossover. Et c’est vrai que « Le signe du lion  » m’avait scotché, et c’est vrai que c’est un autre Rohmer… J’en profite pour signaler un film peu connu de Sam Raimi,scenario des frères Cohen, « Crimewave », le genre de film qui dériderait Houellebecq ou Christine Angot. Il y a un méchant fantastique là-dedans, Paul L. Smith, qui jouait Bluto dans le Popeye d’Altman , et y était aussi évident que Shelley Duvall en Olive. Ce Smith était un peu l’homologue US de Dominique Zardi : physique et emploi de brute louche, et dans la vie, poète. Il n’a pas joué chez Rohmer.

      • ballantrae dit :

        Crimewave est très chouette dans mon souvenir, avec un côté Tex Avery assez réjouissant qu’on retrouvera dès Evil dead 2.
        Christophe Honoré étant un intervenant un peu redoutable (pas autant que Bégaudeau mais presque) je n’ose m’y risquer…

      • Yves Rouxel dit :

        A Denis.Le film d’Altman est vraiment rare en dvd.Signalons la performance de Robin Williams qui ressemblait au personnage de Popeye avec son menton en galoche(loin des frères bogdanoff).Puisque vous évoquez Dominique Zardi,acteur fétiche de Mocky avec son compère Henri Attal,il était peintre et musicien à ses heures perdues.Puis il à créer dans les années 70 une revue consacrée à la boxe!!!

        • Bertrand Tavernier dit :

          A YVES ROUXEL
          LE CÉLÈBRE EURO BOXE OÙ LA CHRONIQUE CINÉMATOGRAPHIQUE CONSISTAIT À LOUER LES RÉALISATEURS QUI FAISAIENT TOURNER ZARDI ET À DESCENDRE LES AUTRES. Il avait cité cette reflexion géniale de Maurice Ronet : « Dominique, tu es Laurel et Hardy à toi tout seul ». Cette phrase aurait enchanté Vialatte

        • Denis Fargeat dit :

          A Yves et Bertrand
          Euroboxe! Encore une découverte, pas féru du noble art mais ça donne envie.
          Et voilà un critique dont on connaît la motivation, l’angle de vue. Voilà qui est rafraîchissant! A dénicher.

        • Edward dit :

          Et l’autobiographie de Zardi est une suite de lieux communs alors qu’elle était prometteuse au vu des films qu’il a traversés. A éviter.

        • DUMONTEIL dit :

          Dominique Zardi est l’auteur de « Capri petite île » ,que la noce chante en choeur au début du « boucher » ;c’est du moins ce que dit le générique

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Dumonteil
          C’est exact

        • DUMONTEIL dit :

          Par contre ,je viens de revoir « juste avant la nuit » ;Zardi y incarne avec un manque total de crédibilité un des bras droits du patron Bouquet ;son interprétation clownesque est le point noir d’ un film par ailleurs tout à fait excellent.

        • MB dit :

          JUSTE AVANT LA NUIT c’est une sorte de brouillon de AU COEUR DU MENSONGE, un thème clef de Chabrol le moraliste, le dernier est quand même bien meilleur? A y repenser je crois que LA FLEUR DU MAL reprend le même thème du mensonge.

        • DUMONTEIL dit :

          JUSTE AVANT LA NUIT c’est une sorte de brouillon de AU COEUR DU MENSONGE

          « sorte de brouillon » vous y allez un peu fort!c’est humiliant non seulement pour CC mais aussi pour le trio vedette ! « au coeur du mensonge »ne fait que reprendre le thème de « la mort de Belle » (le prof injustement accusé de crime qui en commet un) ,copie la fin de « juste avant la nuit » ,et Bruni-Tedeschi est particulièrement mauvaise en flic ,je ne parlerai pas d’Antoine De Caunes.

        • MB dit :

          « « au coeur du mensonge »ne fait que reprendre le thème de « la mort de Belle » (le prof injustement accusé de crime qui en commet un) ,copie la fin de « juste avant la nuit » »
          C’est certainement le même thème, ce qui arrive à un million de films, puisque le nombre de thèmes exploité par le cinéma n’est pas si énorme. et ce n’est pas humiliant pour CC qui a tourné tant de grands films ni à ses interprètes par ailleurs.
          quant à copier la fin de JUSTE AVANT, c’est la même réponse.
          Bruno-Tedeschi n’est pas une actrice très excitante artistiquement, mais dans AU COEUR elle est excellente en flic têtue, vous exagérez sans doute pour appuyer votre défense de JUSTE AVANT. De Caunes joue De Caunes ce qui est parfait, il n’est pas si facile de jouer un con, au contraire de vous, je pense qu’il devrait faire plus de cinéma comme acteur. Ne descendons pas un film pour en relever un autre cher collègue.

        • DUMONTEIL dit :

          Ainsi soit-il ,même si je ne suis pas du tout convaincu en ce qui concerne les deux acteurs

          En 1971 , »juste avant la nuit » était plutôt en avance ;la longue conversation Bouquet/Audran au bord de la mer était plutôt hardie en ce qui concerne les rapports S/M ,et ce sans flashback raccoleur;en faire un brouillon est aussi descendre ce film .

        • DUMONTEIL dit :

          A MARTIN

          Même si je ne change pas d’avis sur  » au coeur du mensonge »,je suis trop fasciné par la période 1967-1973 de CC pour être vraiment objectif ;maintenant les cinéphiles préfèrent ses films plus récents ou les films noir et blanc du début et je n’ai pas suivi le mouvement ….

        • MB dit :

          à Dumonteil: CC/ 2 périodes: de 68 LES BICHES à 73 LES NOCES ROUGES (Piéplu génial vous l’avez dit), des ratés de ci de là, je n’aime pas ses films ouvertement ambitieux VIOLETTE N, UNE AFFAIRE DE FEMMES, ALICE terriblement symbolique et puis de 82 LES FANTÔMES à la fin, il se resaisit certes encore des ratés de ci de là mais dés 92 BETTY c’est une enfilade de bons films il ne rate plus rien (y compris son doc sur Pétain).
          Au fait Arte a diffusé les masters pas ou mal restaurés de chez Panoceanic quand aura t-on enfin les grands films des fin 60 et début 70 dans des super masters sur bray: QUE LA BÊTE, LE BOUCHER, LES NOCES ROUGES, LA FEMME INFIDELE, Bertrand avait dit que l’individu qui les a sortis avait reçu une subvention du CNC pour les restaurer!
          Je voudrais bien voir ou revoir certains des tvfilms ou ép. de série TV, dont le cm de 10′ qui adapte M (peut-être un jour chez L’Oeil du Témoin?).

        • DUMONTEIL dit :

          Qu’avez-vous contre Gertrude dans journey?
          Perso j’aime bien  » Alice » dans lequel j’ai déjà souligné l’influence de « carnival of souls » et du court-métrage « la rivière du hibou »
          si je tiens « le boucher » et « que la bête meure  » pour ses grandes oeuvres ,j’ai un faible pour « la rupture » que les Americains apprécient ( « Hitchcock on drugs »)plus que nous :une réplique de Audran en dit plus long que le plus long des discours « ils ont tellement d’argent  » ;il est curieux que CC fasse suivre un film mélodramatique avec pléthore de personnages-mais il sait créer des personnages secondaires- par une épure comme  » juste avant la nuit  »
          « la décade prodigieuse « vaut mieux que sa moche réputation et « docteur popaul » est du Hubert Monteilhet ,chantre du mauvais goût souvent très drôle .

          Après « Betty » ,il ne rate rien :c’est aussi subjectif que mon jugement sur 67-73
          « La cérémonie » aurait pu être aussi fort que ses grandes oeuvres ,mais Sandrine Bonnaire est mal distribuée:le personnage décrit par Ruth Rendell n’a rien pour elle ,personnage épais et bovidé ; vous allez me dire que je suis(encore) esclave des livres ,mais dans ce cas précis ,il est important que ce personnage d' »analphabète »(titre français du bouquin ;titre original :a judgment in stone) n’ait RIEN ,à partir du moment où elle est jolie et sexy comme SB , quelque chose est de trop ..
          j’ai déjà dit ce que je pensais sur « la fille coupée en deux » » qui fait pâle figure à côté de « the girl on the red velvet swing »

        • Bertrand Tavernier dit :

          A DUMONTEIL
          Je suis plus élogieux sur LA CEREMONIE, Bonnaire amenant aussi des émotions qui ne sont pas dans le livre. Et j’aime L’IVRESSE DU POUVOIR que j’ai revu et qui est tranchant, pas du tout apologétique et formidablement bien joué par Isabelle Huppert.

        • MB dit :

          c’est justement dans LA CEREMONIE que Bonnaire s’est enlaidie de façon incroyable (comment lui a t-on fait des sourcils pareils?) son comportement fait de raideur et gaucherie l’enlaidit autant, c’est donc cohérent au contraire! A revoir la fin de ce film j’ai été déçu par le coup du magnétophone enclenché sans raison par le flic (et mis en marche pour enregistrer l’opéra?) mais peu importe la fin c’est 5 minutes du film.
          LA RUPTURE contient ce moment surprenant du monologue de Audran dans le bus face à Duchaussoy, le film mérite d’être listé avec QUE LA BÊTE et les autres ci-dessus. Le master actuel ne rend pas justice au film (cf + haut).
          et heureusement qu’on est subjectif au lieu d’aller pêcher nos avis dans les Cahiers du Cinéma ou l’ Echo du Loiret.

        • DUMONTEIL dit :

          A BT

          je ne suis pas convaincu pour SB ;par contre Jackie Bisset est parfaite en bourgeoise cultivée et raffinée ,comme l’est Huppert en épicière vulgaire et manipulatrice .

          Il existe une version canadienne gardant le titre du roman (a judgement in stone)d’Ousama RAWL ;la critique de Maltin n’est pas favorable au film pourtant il approuve le choix de Rita Tushingham dans le rôle de l’analphabète ;je ne l’ai pas vu .

    • MB dit :

      à D Fargeat: j’ai failli me trouver CRIMEWAVE/MORT SUR LE GRIL mais j’ai lu un commentaire qui disait que le dvd avait coupé une séquence:
      https://www.amazon.fr/Mort-sur-gril-Louise-Lasser/product-reviews/B000T9QFKQ/
      (3ème commentaire « Sam again »)

      • ballantrae dit :

        Dommage j’avais soudainement envie de le revoir!
        L’amitié entre les Coen et Raimi est une belle histoire de collaboration dans un sens puis dans l’autre.
        J’aime bien ces moments en général où on apprend que des créateurs se consultent , se donnent des conseils.La manière dont Claude Chabrol vous avait parlé de Capitaine Conan m’avait vraiment marqué entre autre.

        • MB dit :

          à Ballantrae:
          MORT SUR LE GRIL/le comm que j’ai lu est rapport à d’ed de 2007, je ne sais pas si celle de 2012 est ok (les 2 versions affichent la même durée…)

      • Denis Fargeat dit :

        A MB
        Je ne puis guère vous aider hélas, vu le film à sa sortie, plus récemment sur un DVD de ma chère bibliothèque municipale… et il n’est plus au catalogue (la durée de vie de ces objets est effroyablement courte, je crois que certains usagers essaient de les insérer dans divers ustensiles, grille-pain, four micro onde, crépière, ponceuse excentrique, avant de se décider pour le lecteur DVD…) je suis presque sûr que ce n’est pas cette édition, qui n’a pas l’air bien flambante, dommage.

      • Denis Fargeat dit :

        A MB et Ballantrae
        Désolé donc d’avoir donné envie de revoir un film pas trop accessible… Se consolera-t-on en disant que l’amour du cinéma se construit aussi sur le manque , ou le souvenir – le film qu’on se reconstruit dans la tête?

        • ballantrae dit :

          Mouais, si on veut…mais je ne suis plus à cela prêt quand on constate que même les Mizoguchi ne sont pas trouvables!

        • MB dit :

          à D Fargeat: oui ok le film qu’on se reconstruit, MA version du CUIRASSE POTEMKINE est bien meilleure que celle de Sergueï c’est évident mais MORT SUR LE GRIL moi je l’ai jamais vu! scrogneugneu ça vous va bien de dire ça vous qui l’avez vu au fait pourquoi parle-t’on toujours de Tex Avery à propos de ce film? Hein? hein? allez dites!
          à Ballantrae MIZOGUCHI beaucoup sont disponibles voyez les sites, ceci dit le coffret MK2 est à 600€! (et beaucoup d’ed anglo USA avec sta?)

        • Denis Fargeat dit :

          A MB et Ballentrae
          C’est vrai que je parle un peu pompeusement, là…
          Mazette , 6OO euros le coffret ? Zéxagèrent un peu chez MK2. Et quand on les contacte pour des droits de diffusion , ils ne répondent jamais…
          Pour Crimewave, il y a des références explicites à Tex Avery, des personnages qui survivent à toutes sortes de traitements, des gags encore plus fous que ce que l’on prévoit quand on les voit s’amorcer , des boules de bowling sur la tête, des appartements ravagés… pas du Mizogushi certes, mais fluide et virtuose. J’imagine que les séances d’écriture entre les frères Cohen et Sam Raimi devaient être aussi animées que celles de la célèbre Termit Terrace où Tex Avery laissa un oeil – blessure de guerre , un trombone je crois…

        • MB dit :

          à D Fargeat: pour le prix du coffret Mizo MK2 ce n’était pas le prix d’origine je pense faut être juste.
          (le coffret « Mizo »… quelle familiarité…)

    • Gerfault Rodolphe dit :

      Dominique Zardi: bon comédien mais vu dans de trop petits rôles pour pouvoir juger de son l’étendue talent. Au passage, j’aimerais demander à M. Tavernier ce qu’il pense de Mocky et surtout de sa filmographie. Je sais que Mocky est connu pour ses affabulations. Est-il vrai que vous avez engagé Galabru pour le Juge… après avoir vu l’ibis rouge?

      • Bertrand Tavernier dit :

        A Gerfault Rodolphe
        Je n’ai jamais vu L’IBIS ROUGE et j’ai engagé Galabru que j’avais vu au théâtre dans Georges Dandin. Mocky raconte n’importe quoi en essayant à chaque fois de se valoriser. Là, c’est totalement bidon. J’aimais bien ses premiers films et les ai défendus, de UN COUPLE aux COMPAGNONS DE LA MARGUERITE, moins ses pseudo films anarchistes. Ensuite, il s’est mis à bâcler de plus en plus et même s’il y avait de temps en temps une surprise ou des moments délirants beaucoup d’oeuvres tombaient dans une sorte de poujadisme bâclé. Je garde néanmoins le soupir deMocky produisant LA TETE CONTRE LES MURS, travaillant avec Queneau sur LA CITÉ DE L’INDICIBLE PEUR. Le bonhomme qui étale ses exploits sexuels et donne des leçons au monde entier ne me plait guère même si sa vie est parfois rocambolesque avec ses achats immobiliers (les chambres de bonnes Quai Voltaire, je crois et ses appartements où il fait rétrécir la porte d’entrée pour éviter qu’on saisisse ses meubles. Et Dominique Zardi était un comédien assez médiocre

        • Gerfault Rodolphe dit :

          ça confirme ce que je pensais. Mocky raconte vraiment n’importe quoi, à tel point que ses interviews en deviennent agaçants. L’anecdote de la porte rétrécie est tout à fait dans l’esprit du bonhomme…

        • MB dit :

          Je ne suis pas d’accord sur Zardi qui n’est pas un mauvais acteur, mais en ce qui concerne Mocky, j’ai renoncé à voir la partie de ses films pas encore vus étant donné les baîllements qui me secouaient après 10′ de visionnage, j’ai vu en entier le mollasson et bâclé A MORT L ARBITRE qui bénéficiait de bonnes critiques à cause de son sujet. Il y a un phénomène curieux: malgré le grand nombre de ses ratages, JPM bénéficie d’un crédit extraordinaire auprès de la critique type « marginal génial etc. ». et auprès des acteurs voir Bourvil…
          (je l’ai entendu dire que Scorsese est un grand copain à lui et que Fellini est mort dans ses bras).

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Je crois que Godard a eu des mots gentils ou l’a fait jouer et cela suffit à déclencher une pseudo approbation. Mais ses premiers films valent parfois le coup

        • MB dit :

          à Bertrand: après votre mise au point, je vais tenter de voir ses premiers…

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Un de ces jours, il faudra que je revoie LES DRAGUEURS. UN COUPLE était aussi dialogué par Queneau et la BOURSE OU LA VIE, plus inégal, par Marcel Aymé

        • Denis Fargeat dit :

          A tous
          J’avouerai que j’aime bien Mocky, y compris dans ses excès et sa manie de raconter n’importe quoi, partie intégrante du personnage – son livre aurait pu s’appeler « M le mytho »… quand on le sait on relativise ses propos et ça reste marrant. Le souvenir de Pasqua en plagiste par exemple , vrai ou faux est impayable et semble sorti d’un… Mocky. Et toutes proportions gardées (bien sûr) j’aime aussi Cendrars pour sa mauvaise mémoire, lorsqu’il écrit ses souvenirs. Pas fiables , mais sincères dans l’invention.
          Il y a une fibre fantastique dans les films de Mocky, un caractère insolite qui n’est sans doute pas entièrement voulu* mais qui n’appartient qu’à lui. « La cité de l’indicible peur », avec ses personnages qui ont tous un tic de langage, est réellement bizarre et cher à mon coeur. ( Et puis , tabernak! Autant d’acteurs singuliers, si bien servis par Queneau, la photo de Schuftan, ça n’est pas rien.) L’Ibis Rouge est un peu ennuyeux et incohérent, mais c’est à ma connaissance le premier rôle de tueur pour Serrault, déjà fort bon là dedans. Il y a souvent un traitement du son étrange, bricolé, mais qui a beaucoup à voir avec le rêve. « A mort l’arbitre », bancal certes, mais désolé MB, je trouve qu’il tient bien ses promesses de thriller – Serrault encore est vraiment effrayant.
          Il y en a deux que je n’ai pas vus et qui me font toujours envie : « Litan » ( pour Nino Ferrer, et Annonay) , et « Agent trouble ». Il y a beaucoup de films mal fichus certes, mais ce n’est pas Pecas ou Dombasle…
          *A lire Mocky on a parfois l’impression que c’est Welles ou Huston… au final ce n’est que Mocky, mais si on ne l’avait pas il nous manquerait quelque chose.

        • DUMONTEIL dit :

          Soupir de Mocky produisant LA TETE CONTRE LES MURS, travaillant avec Queneau sur LA CITÉ DE L’INDICIBLE PEUR.

          Ce très grand film de Franju (comment oublier le désespoir absolu de la fin?) est la meilleure chose que JPM (ici acteur)fera jamais ;et c’est en partie « grâce à/ou à cause de Franju  » que je suis devenu végétarien ; dernièrement Maud Alpi a repris the thème de l’abattoir avec « gorge coeur ventre » : abusivement étiqueté « thriller » ,son film est proche du doc ,comme environ 60 ans avant « le sang des bêtes  » et cette réalisatrice inconnue ,loin du feel-good qui empoisonne une partie de la scène française,nous fait pénétrer dans un lieu où peu de ses collègues oseraient s’aventurer.

          LA CITÉ DE L’INDICIBLE PEUR/ Queneau ou pas, Mocky ne parvient pas à restituer l’univers de jean Ray (il vaut mieux revoir « un soir,un train » de Delvaux ,qui cite Ray ,et bien que n’étant pas un de ses romans, a quelque chose de l’écrivain belge)

          « L’iBIS rOUGE » ne m’ a pas affolé ,et pourtant je suis un grand lecteur de Fredric Brown dont l’humour m’enchante;

          « Litan  » a quelques belles images et créé une atmosphère étrange influencée par « carnival of sorts  » ;mais le scénario trop décousu ne permet pas d’adhérer à cette oeuvre malgré Marie-José Nat qui fait de son mieux dans cette histoire labyrinthique .

          Quand il traite un sujet d’actualité (la pédophilie) dans « les ballets écarlates  » ,il ne trouve pas de producteur et l’amateurisme des comédiens et un scénario qui a autant de trous que du gruyère font tendre ce qui est un sujet gravissime vers la parodie

          Pour moi ,les bons Mocky sont « l’albatros » ,l’excellent « témoin » (lignes qui tuent : « seul un maniaque sexuel peut avoir commis ce crime /-c’est ce que je disais :n’importe qui!) »agent trouble » et le chabrolesque « noir comme le souvenir »;tous ont de bons scénarios et ne donnent pas cette impression de « je m’en foutisme  » fréquente chez JPM

        • DUMONTEIL dit :

          t créé une atmosphère étrange influencée par « carnival of sorts » ; »carnival of souls  » pardon!

        • Yves Rouxel dit :

          Dominique Zardi n’était pas à proprement parler un bon acteur.Il formait avec son ami Henri Attal un duo attachant dans certains films chez Mocky.En revanche Chabrol l’a souvent dirigé avec des roles plus étoffés.Pour revenir à Mocky je ne me lasse pas de revoir »Le miraculé »tourner près de Lourdes car la sainte église à refuser à JPM la grotte de massabièle puis aussi « Une nuit à l’assemblée nationale »ou l’on voit les députés hommes et femmes à poil dans l’hemicycle,enfin je rajouterais »Villes à vendre »qui reste un bon film.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          UNE NUIT A L’ASSEMBLÉE m’avait paru atrocement poujadiste, n’abordant aucune question sérieuse et se roulant dans la boue avec délectation. LE MIRACULÉ est plusieurs crans au dessus. Attal et mardi constituaient surtout un duo qui cassait la gueule (ou me nacrait de le faire) aux directeurs de production, voire aux metteurs en scène pour se faire engager. Je me souviens d’avoir vu un peintre qui travaillait chez de Beauregard les envoyer valdinguer pour protéger le producteur. Il les poursuivait dans la rue en s’abattant Zardi ou Attal pendant que l’autre criait sort ton couteau, sort ton couteau. Chabrol faisait tourner Zardi en disant « c’est génial comme il est mauvais », ce qui était exagéré. J’ai dirigé Zardi dans l’ETOILE DU NORD et il était correct (assagi à ce moment là et respectueux) et Attal dans LAISSEZ PASSER. Il avait exigé une loge

        • DUMONTEIL dit :

          »Le miraculé » s’inspire plus qu’un peu d’une nouvelle de GEORGE LANGELAAN (« le miracle » ) à laquelle le scénariste (Mocky et deux autres) n’accorde aucun crédit (voir l’affiche et la fiche technique ;certaines chroniques ajoutent quand même « inspiré par »)
          on peut la lire dans « nouvelles de l’anti-monde » ,recueil auquel appartient aussi « la mouche » qui donna naissance aux films de Kurt Neumann et de D.Cronenberg

        • Bertrand Tavernier dit :

          A DUMONTEIL
          Tout à fait exact et j’avais été choqué de voir que le générique ne mentionnait pas la nouvelle

        • Yves Rouxel dit :

          A Bertrand.Ou ont été tournés les scènes interieures dans « Que la fete commence »?Je n’ai pas reconnu le chateau en question.Puis comment se déroule les autorisations lorsqu’on veut tourner dans un monument classé tel Versailles ou Le louvre?merci à vous.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          D’abord, le Louvre d’époque n’existe plus. J’ai tourné les scènes s’y déroulant au chateau de Blois, très proche dans l’architecture et les plafonds et la décoration. Pour Versailles, il faut demander une autorisation pour chaque pièce et payer. Dans QUE LA FETE, on a chaque fois qu’il était possible tourné les intérieurs dans le chateau dont on filmait l’extérieur : Champs sur Marne où l’on a fait aussi l’accident de carotte. Je me suis servi de Vaux le Vicomte pour faire Versailles ou le Louvre. Et en Bretagne j’ai utilisé quatre ou cinq chateaux et Fontevrault. Pour le chateau de Tonquedec, on ne pouvait filmer qu’une des murailles, l’entrée du chateau (camera tournée vers l’extérieur) car il n’y avait plus de chateau. Je crois que j’y ai aussi filmé la cuisine où Pontcallec élabore son plan hallucinant repris de Dumas

        • MB dit :

          Réévaluant Mocky, j’ai découvert NOIR COMME LE SOUVENIR, qui détone complètement: mise en scène travaillée, cadrages étudiés, acteurs excellents (Birkin étonnante, B Régent mort en fin de tournage, Stévenin, Azéma), j’ai pas tout pigé à l’histoire (mais qui a tué tous ces gens? j’ai deux coupables possibles en tête) ce qui gêne pas car le film est très visuel, beaucoup plus qu’un film à énigme habituel. Dans le bonus Mocky trouve moyen de dire qu’il aurait voulu avoir de vraies vedettes à la place de Birkin et Azéma, sympa! La photo d’Edmond Richard (LE PROCES/Welles) est très inspirée et offre un plan magnifique à Birkin (58′), il y a aussi des mouvements de recadrage pour suivre une voiture par exemple, formidables.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Si le film parait plus soigné que d’ordinaire on le doit aussi au producteur qui se battait avec Mocky pour qu’il tourne une deuxième actrice, aux deux actrices qui l’ont obligé à travailler davantage : il voulait toujours finir une heure et demi avant pour diverses raisons. Reste qu’il a choisi ce sujet.

        • MB dit :

          « Si le film parait plus soigné que d’ordinaire on le doit aussi au producteur qui se battait avec Mocky pour qu’il tourne une deuxième actrice, aux deux actrices qui l’ont obligé à travailler davantage : il voulait toujours finir une heure et demi avant pour diverses raisons. »
          très intéressant, c’est sans doute pour ça qu’il paraît en vouloir aux deux actrices! (bonus)

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Elles se sont battues pour le film et leurs récits sont hilarants

        • MB dit :

          à Bertrand: ce n’est pas pour en rajouter mais j’ai vu Birkin dans tant de films et elle est là particulièrement étonnante, en plein contrôle de son personnage, jusqu’au bout des ongles, je ne sais pas si c’est la direction d’acteur de JPM!. Quant à Azema elle est autant terriblement brillante, les deux étaient en pleine forme, leurs rencontres sont non seulement crédibles mais époustouflantes elles ont dû très bien s’entendre.Les autres acteurs , Benoît Régent, Stévenin, et un acteur allemand qui joue l’alcoolo dont je n’ai pas retenu le nom aussi.
          Ce sont eux, et la mise en scène la facture, disons qui retiennent l’attention et pas cette histoire à dormir debout! L’intrigue se casse la gueule quand on veut faire passer qqs détails qui tiennent pas la route que je ne peux pas citer sans dévoiler la résolution, mais le spectateur devrait se moquer de cette faille énorme à cause du reste.

      • DUMONTEIL dit :

        autre exemple d’ingratitude :le second sketch de « le diable et les dix commandements  » de Duvivier fut écrit par Barjavel dont le scénario s’inspire allégrement de la nouvelle de Roald DAHL « Mrs Bixby »;le principal « travail » du scénariste étant de remplacer le manteau de fourrure de l’histoire par un collier dans le sketch!
        cette histoire avait déjà fait l’objet d’un « Hitchcock presents  » où Dahl est dûment crédité …

        • MB dit :

          MR BIXBY, c’est l’un des milleurs Dahl/Hitch présente, la chute est géniale.

        • DUMONTEIL dit :

          A MARTIN

          La nouvelle (on la trouve dans le recueil « kiss kiss ») est une petite merveille d’humour .
          j’ai vu deux versions « hitchcock presents  » et une autre des series « tales of the unexpected » avec la merveilleuse Julie HARRIS
          « lamb to the slaughter « de DAHL,où l’humour vire au noir, a aussi été l’objet de deux versions dans les deux séries …
          Et honte à BARJAVEL pour n’avoir pas crédité Dahl ,au même titre que Mocky et Langelaan.

        • MB dit :

          à Dumonteil: je ne savais pas qu’il y avait des remakes dans la même série. Mes meilleurs Hitchcock à la TV, il y en a très peu de visibles mais:
          *4 O’CLOCK (Suspicion) avec EG MARSHALL
          *INCIDENT AT A CORNER (Startime)
          *REVENGE/AHPrésente, chef d’oeuvre Ralph Meeker formidable et Vera Miles en bikini, qui essuie un regard ambigü de la voisine, d’ailleurs elle montre que ça la gêne
          *MR BIXBY/ »
          *ONE MORE MILE TO GO/ » avec David Wayne, film qui commence comme YOUNG AND INNOCENT
          j’en oublie je croyais les avoir notés…

        • MB dit :

          J’ajouterai I SAW THE WHOLE THING (The A.H. Hour) et POISON (AH Presents) ce qui nous ramène à Roald Dahl: James Donald s’aperçoit qu’un serpent venimeux est endormi sur son ventre, s’il remue un peu il est mordu et meurt sur le champ! L’attitude de Wendell Corey qui est supposé lui venir en aide est curieuse, on sent qu’ils ont de vieux griefs à liquider! c’est tout, je n’ai jamais vu d’épisodes non réalisés par AH.
          J’ajoute que, réalisé par AH, certains ép. sont particulièrement nuls: je vous conseille (?) JOUR DE PLUIE, c’est une horreur.

      • DUMONTEIL dit :

        je ne savais pas qu’il y avait des remakes dans la même série

        il ne s’agit pas de la meme série :tales of the unexpected (diffusé sous le titre d’un recueil de Dahl « bizarre bizarre » ) n’est pas une production d’AH ;de plus toutes les nouvelles de la série sont de Dahl
        ;chez AH presents ,vous avez d’autres auteurs comme Bloch (auteur de « psycho ») qui a signé « the water’s edge  » avec John CASSAVETES ;

        rappelons que la femme de DAHL ,PATRICIA NEAL ,est bien connue des cinéphiles. »the day the earth stood still » » « a face in the crowd  » « hud » « fountainhead » ……

        klaatu barada niktu

        • MB dit :

          à Dumonteil: hors les AH PRESENTS signés AH yen a t il des bons, dans la série de 85, je vois qu’il y a un remake de REVENGE, mais en général vous en avez vu, remake ou pas? il y a eu Une autre reprise de AH PRESENTS en 93…

      • Gerfault Rodolphe dit :

        « Que la fête commence ». On dira jamais assez à quel point Marielle est prodigieux dans ce film. Ma réplique préférée du film est « J’ai payé d’avance!… », en concurrence avec une réplique de Noiret: « Autant vous dire que je ne suis pas en bon terme avec mon gendre »… En passant, je ne peux pas m’empêcher d’avoir une pensée pour Christine Pascal, à la beauté fragile si bouleversante d’humanité. Quel terrible destin pour une actrice/réalisatrice si talentueuse!…

        • MB dit :

          la mort de Christine Pascal c’est un coup de couteau dans le coeur du cinéphile, rarement mort n’est intervenue aussi brutalement.

        • Yves Rouxel dit :

          A Gerfault.J’ai revu récemment »Le petit prince à dit »oeuvre sensible et plein de douceur sur la maladie d’une petite fille.C’est à mon avis l’un des meilleurs films de Richard Berry.Anémone apporte sa douceur de maman larguée par les évenements.Le père décide de passer un maximum de temps avec sa fille,loin du travail,de la ville et ses contraintes.Dans la mème veine revoyez ce chef d’oeuvre de Ken Loach qu’est »Kes »ou l’histoire d’un garçon anglais qui va apprivoiser un faucon.En contrepoint Loach nous montre déjà en 69 la misère des villes minières,la précarité des familles éclatées.Surtout c’est un tableau noir à travers le regard de ce gamin qui rejette la société et ses conventions de l’école et de l’éducation.VIVE LA LIBERTE DE L’ENFANCE,tel pourrai ètre ce film tendre et touchant.

        • MB dit :

          « C’est à mon avis l’un des meilleurs films de Richard Berry »
          ou avec Berry et DE Christine Pascal.

  39. Laurent Scof dit :

    Bonjour à tous

    Je tenais à saluer sur ce blog l’éternelle audace de Steven Soderbergh. J’ai été épaté par la beauté visuelle de son dernier film « HIGH FLYING BIRD » (disponible sur Netflix. L’histoire retrace l’épisode du dernier lock out NBA en 2011 à travers le prisme d’un agent sportif. Le film a été réalisé en deux semaines et a coûté environ 1 million de dollars. Soderbergh a réalisé son long-métrage entièrement avec un I-phone (idem pour son précédent film PARANOIA).
    Pour ma part, je suis impressionné par la densité de la filmographie de Soderbergh. Il est un créateur et un novateur de formes cinématographiques.

    Quel regard portez-vous sur son style depuis son retour au cinéma?
    Avez-vous envie de vous lancer dans une expérience cinématographique semblable?

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Laurent Scot
      Mais l’a t il quitté un jour le cinéma. Il en fait sous différentes formes et le plus souvent il me comble. J’avais juste trouvé que l’I phone n’amenait rien à Paranoia sinon des objectifs moins bien définis, des cadres un peu trop didactiques et forcés, ce qui n’était pas le cas de son dernier film. Je considère que c’est l’un des plus passionnants créateurs dans le cinéma américain et j’avais adoré THE KNICK

    • Yves Rouxel dit :

      A Laurent.Soderbergh fait partie de ces cinéastes doués à plus d’un titre.Il y a trois il ne voulait plus tourner pour le cinéma et s’est tourner vers la tv.Pourtant il est revenu avec »Logan Lucky »qui est un film attrayant.Dans sa longue filmographie il me reste à découvrir sa version de « Kafka »dont le dvd est rare sinon je vous recommande »Erin Brockovich », »Bubbles » »Hors d’atteinte »puis la trilogie d »Ocean »avec une brochette d’acteurs.

      • Denis Fargeat dit :

        A Yves
        Kafka, vraiment pas mal.Attention, ceci n’est pas une biographie. Mais il fait partie de ces films qui construisent un espace imaginaire, une topographie aussi efficace que celle d’un rêve réussi. Belle musique je crois me souvenir, de Cliff Martinez.
        Il y a aussi le film sur Liberace, Michael Douglas y est impressionnant.

        • MB dit :

          SODERBERGH/ je suis souvent rebuté par l’agressivité voyante du style de SS qui cherche à bousculer le spectateur dans sa vision avec des difficulté de narration, la brillance du style me hérisse: HORS D ATTEINTE multiplie les flash backs et sauts dans le temps avec brillance mais j’y pige plus rien, je m’y retrouve pas, de même son remake de CRISS CROSS qui heureusement ne dure pas longtemps. Quand il fait du polar, il se croit obligé de transcender le vil plomb du genre… Par contre je rejoins BT, la série THE KNICK est un chef d’oeuvre d’ailleurs il faut que je le revoie! BUBBLES est exemplaire (plus rien à voir avec les polars ci-dessus) Là SS fait pas le malin, il raconte, c’est tout et c’est superbe. Et je voudrais voir dans de bonnes conditions son remontage non autorisé de HEAVEN’S GATE! Rouxel vous avez raison pour BUBBLES mais les OCEAN le premier ça suffit!

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Le premier OCEAN est réussi les autres sont visibles mais sans grand intérêt mais il y a plein d’autres films passionnants de LIBERACE à ERIN en passant par TRAFFIC. Dans HORS D’ATTEINTE, il respectait l’invention narrative, le sens du dialogue décapant et la vision des personnages d’Elmore Leonard. C’est une des meilleurs adaptations de ce remarquable écrivain, au ton si personnel, avec JACKIE BROWN (tout aussi enchevêtré), HOMBRE et GET SHORTY. Le remake de CRISS CROSS est, comme il le dit lui même, inutile mais j’en trouve d’autres plus excitants à commencer par son premier film. Même THE GOOD GERMANS était un échec passionnant

        • MB dit :

          à BT c’est pourquoi je dis « je suis souvent rebuté… » par SS (c’est ennuyeux ces initiales). Il a été culotté de prendre des acteurs amateurs (très bons) pour BUBBLES, que j’admire. Je suis d’accord pour ERIN et TRAFFIC. faut que je voie GET SHORTY.

        • Alexandre Angel dit :

          On parle peu de CHE et ses deux parties qui m’avait sacrément impressionné. Je crois même pouvoir dire qu’il est un des rares films américains récents réactivant une sorte de tradition épique. Et tourner en scope l’accumulation exaltante des victoires pour mieux revenir au format court quand vient l’heure de la débandade sordide est une belle idée.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Alexandre Angel
          Entièrement d’accord sur CHE et LUCKY LOGAN était extrêmement réussi et inventif

        • MB dit :

          SODERBERGH y’en a 2 que je ne connais pas: EFFETS SECONDAIRES et CONTAGION.

        • ballantrae dit :

          Soderbergh est un cinéaste généreux et prolifique: il rate son coup de temps à autre ( The underneath, Contagion, la série des Ocean assez oubliable, the bubble) mais quand il réussit ce peut devenir passionnant.
          Che est très ambitieux et complexe, la réadaptation de Solaris est très belle et différente de Tarkovski et certains de ses polars sont des modèles de construction que ce soit L’Anglais, Traffic ou Hors d’atteinte.La série the kinck est remarquable.Et même le sujet improbable ( Las Vegas + R Clayderman + costumes hideux et clinquants : le mauvais goût roi!) que signifiait Ma vie avec liberace permet un film complexe et passionnant.
          Quant à Kafla je ne l’ai pas revu depuis sa sortie mais avis trouvé cela assez malin, esthétiquement ambitieux.
          J’aime beaucoup dans sa filmo King of the hill jamais revu depuis sa sortie hélas.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Ballantrae
          Et il a produit des dizaines de films ambitieux et souvent remarquables : citons par exemple le magistral et très lucide SYRIANA

        • MB dit :

          à Ballantrae/je me corrige c’est BUBBLE au singulier
          et merci pour cette mise au point sur SS
          et sur Clair: « Les belles de nuit (que je trouve sautillant et gracieux) »!!!

        • MB dit :

          SODERBERGH/
          THE KNICK est vraiment unique et supérieur, l’une des meilleures séries adultes, et SS a eu l’intelligence de ne pas la prolonger (au contraire de MAD MEN qui s’est enlisée à cause de son succès). La saloperie du racisme y est décrite sans le moindre adoucissant du type « vengeance de la victime sur ses bourreaux » et rappele que le racisme ce n’était pas qu’au Texas au début du 20ème ça pouvait être à Boston.

        • Pierre dit :

          Et bien moi j’ai envie de défendre le remake de CRISS CROSS, c’est-à-dire THE UNDERNEATH, pour lui redonner son titre. C’est un film très mal aimé, à commencer par Soderbergh lui-même qui dit aujourd’hui y avoir vu le fond de sa carrière. C’est un avis peut-être un peu rétrospectif au regard de l’échec public du film, car à l’époque de la sortie, je me rappelle qu’il avait plein de choses à dire dans Positif, dans le cadre d’un dossier en plusieurs parties sur le néo-polar.

          Il y a beaucoup de bonnes choses dans ce soi-disant remake. La première est la musique de Cliff Martinez, dont je vois ici la partition la plus réussie (c’est l’occasion de parler de lui car la filmographie de Soderbergh me parait inséparable de ce musicien). Ecoutez le thème du générique : c’est envoutant. Il exprime toute la thématique nostalgique du film.

          THE UNDERNEATH est porté par un casting très intéressant : Peter Gallagher a ici le premier rôle (pour une fois), et il tient la route avec un personnage difficile à défendre ; William Fichtner, qui est un peu à Christopher Walken ce que Michael Ironside est à Jack Nicholson, est très bon (il a les meilleurs dialogues). A l’époque, peu de cinéastes donnaient des seconds rôles à Shelley Duvall, qu’on est heureux de retrouver ici, comme Joe Don Baker.

          Et il y a de vraies trouvailles visuelles : l’histoire est racontée au travers de filtres de couleurs, qui nous permettent d’identifier immédiatement la temporalité de la scène. Et il y a une utilisation brillante du décor dans toutes les séquences ou Gallagher est à l’hôpital, que je n’ai jamais vue ailleurs.

          Bref, tout le monde est d’accord pour dire que Soderbergh est passionnant (pour ma part je singularise TRAFFIC et LIBERACE), mais ne laissez pas THE UNDERNEATH de côté !

        • Alexandre Angel dit :

          A Pierre,
          Je découvre à l’instant A FLEUR DE PEAU, de Steven Soderbergh, qui est interessant en effet. Pas toujours clair, ou lisible sur le plan scénaristique, et alourdi par quelques afféteries mais tenu formellement, comme toujours avec ce réalisateur. Je précise que je suis en train de me faire un cycle et je récupère ceux que je n’ai pas (j’étais sûr d’avoir L’ANGLAIS, mais non en fait).

        • Denis Fargeat dit :

          A Bertrand
          Vu hier ce « Good German », intrigué par votre expression d' »échec passionnant ». A la réflexion je crois que je vois ce que vous voulez dire : trop de péripéties – la révélation finale, qui n’en est d’ailleurs pas vraiment une, m’a fait demander grâce. Les références cinéphiliques écrasent un peu les personnages. Voilà pour l’échec, je crois ; mais il y a toujours l’intelligence du réalisateur, qui n’est pas celle d’un agaçant « premier de la classe » : à part un ou deux plans trop volontaristes ( je me souviens d’un champ/contrechamp où Clooney et son interlocuteur ont le même rayon de lumière au milieu du visage) le film réalise bien je trouve l’ambition d’être à la fois un pastiche et un film contemporain, personnel. Soit dit en passant la musique de Thomas Newman est exactement au diapason de cette ambition-là – ils sont forts, ces Newman. J’ai bien aimé quelques détails : les transparences, qui doivent utiliser des images d’archives bien connues ; quelques scènes surexposées, qui posent question mais qui doivent bien être là pour quelque chose. L’utilisation des décors ; je trouve qu’on est au carrefour de films comme « Berlin express », ce chouette Tourneur, et « Le faussaire » de Schloendorf qui se passait au Liban, sous les bombes. ( Et tiens, ce n’est pas le seul point commun avec le Soderbergh…)
          Sans transition et pour profiter du message, ceci : https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/un-acteur-un-artiste-un-homme-michel-simon-1ere-diffusion-09081961-paris-inter . Une belle émission sur Michel Simon qui intéressera tous les camarades blogueurs, avec quelques interventions d’Henri Decoin, qui regrette de ne pas pouvoir employer l’acteur dans le film qu’il prépare alors, « Maléfices »…

    • Alexandre Angel dit :

      A presque mi-parcours d’une quasi-intégrale Steven Soderbergh, un constat s’impose: le plaisir est là, indéniable, au diapason d’une œuvre cohérente, qui dialogue intimement avec le spectateur.
      Les films de Soderbergh, vus de manière rapprochée, sont étrangement introvertis dans leur côté clinquant, à la fois planants et incisifs, fluides et pourtant heurtés.
      Solidement enrobés d’un élégant écrin colorimétrique, ils hypnotisent, stimulent et s’adresse au mental, nous obligeant à user de nos neurones alors même que nous nous enfonçons dans le plus moelleux des sofas. Comme dans OUT OF SIGHT dont les va-et-vient temporels mettent le spectateur dans un inconfort que compense immédiatement un style cajoleur.
      Cette oscillation constante entre douilletterie et expérimentation, cajolerie et malaise, populaire et savant, font de Soderbergh une sorte d’héritier « indé » de Stanley Kubrick alors que je l’ai longtemps pris, de 89 à 99 en gros, comme un parangon un peu coincé des frères Coen.
      Cet héritage kubrickien transparaît, à mon sens, dans ce goût pour des intérieurs ultra-modernes magnifiés par une définition à tomber. A l’instar des lofts et des restaurants chics de New York que THE GIRLFRIEND EXPERIENCE nous fait visiter.
      On peut louer aussi chez Soderbergh cette façon qu’il a de donner à comprendre, de documenter le spectateur quel que soit le sujet abordé, de contextualiser, de proposer des clés. On s’inclinera également devant son ouverture d’esprit, la souplesse de sa curiosité intellectuelle. Cette manière unique d’aborder certains sujets sans l’once d’un racolage, d’une complaisance.
      La performance qu’il obtient de Michael Douglas dans MA VE AVEC LIBERACE est incroyable et on est à mille lieues du film à oscars, et le minimalisme tragique et social de BUBBLE rappelle LA FILLE AUX ALLUMETTES de Kaurismaki.
      Je terminerai tout cela par la révision intégrale de THE KNICK, œuvre somme qui synthétise tout Soderbergh en laissant sourdre, sous le ton glacial et clinique, des trésors d’humanisme qui viennent contredire ce que l’on prenait pour le plus noir des pessimismes.

  40. Dumonteil dit :

    « L’ours et la poupée »qui font assez dater.Ce sont des purs produits pour la carrière bondissante de bébel

    A ma connaissance ,c’est Jean-Pierre CASSEL le héros du film , et c’est un véhicule pour la carrière finissante de BB (Clouzot,CAL, Malle, où êtes -vous?)

    • Yves Rouxel dit :

      A dumonteil.En revanche j’ai revu »Rififi à Tokyo »qui démarre très lentement mais il y a la dernière demi heure interessante.C’est dommage que les dialogues en japonais n’ont pas été sous-titrer car on ne comprend rien à ce que disent les membres du gang.Comme l’a signaler Bertrand »Symphonie pour un massacre »est d’un niveau superieur grace aux dialogues de José Giovanni(qui joue un des membres de la bande et qui raconte ses années de prison).Dans le role du guichetier signalons la présence de Jacques Deray qui renseigne Christian(Jean Rochefort)à la gare de Lyon.Il y a un petit détail qui ne colle pas avec l’emploi du temps de Christian quand il quitte Paris pour Lyon en voiture et se rend en train à Bruxelles via Paris bien sur.Au niveau des horaires quand Maurice(Claude Dauphin appelle les renseignements sncf ils demandent les horaires de trains entre Lyon et Paris puis Bruxelles en changeant de gare.On lui répond qu’il arrivera à 10h30 en Belgique alors que quand le garçon amène le petit déjeuner dans la chambre d’hotel à Christian dans sa chambre d’hotel,il lui répond que le temps est beau et qu’il est 10 heures.Sinon le scénario et la mise en scène sont maitrisés de main de maitre par Deray qui n’était pas un artisan ni un cinéaste commercial mais un réalisateur français marquer par les polars anglo-saxons.Très belle partition musicale de Michel Magne.En bonus les réflexions de François Guerif toujours aussi truculent ainsi qu’un autre journaliste dont j’ai oublier le nom.Merci à la fondation Jérôme Seydoux pour la restauration de ce film qui est bien sur recommandable à tous.

      • DUMONTEIL dit :

        A YR

        Votre exposé est digne d’Hercule Poirot.

        la fin du film a un côté involontairement comique quand on connait la suite en ce qui concerne les deux acteurs .

  41. Dumonteil dit :

    Je n’aurais pas dû rester « silencieux » sur le film de Pinoteau ; si négligeable qu’ait pu paraître sa carrière par la suite (voire l’immortel « la boum » qui fut pour Marceau ce que « Sissi  » fut pour Schneider) ce film est un bon thriller d’espionnage ,même si le personnage de Léa Massari est indigne du talent de l’actrice ;je voudrais souligner l’influence ,une fois encore,une fois de plus, de Hitchcock ,ici « torn curtain  » et plus encore « the man who knew too much » (surtout la seconde version,la meilleure) lors de la séquence du concert (!)

    Ventura tirait son épingle du jeu dans le thriller d’espionnage ;on peut voir aussi « avec la peau des autres  » (Deray , sc Giovanni ,1966) « espion lève -toi » (Boisset ,1981),ce dernier peut-être le plus satisfaisant des trois.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Dumonteil
      J’ai un faible pour AVEC LA PEAU DES AUTRES qui est bloqué par les héritiers du producteur Tucherer. Je n’ai pas revu le Boisset

      • Edward dit :

        AVEC LA PEAU DES AUTRES a énormément de charme, a un ton annonciateur du SAMOURAI de Melville, donne à Jean BOUISE à la fois le rôle central du film et une consistance affective, en outre déterminante, et, pour les curieux, rend la visite de Vienne plus intéressante que celle qu’engendre le THIRD MAN de Welles

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Edward
          N’exagérez pas. La vienne du Troisième Homme partagée entre les occupants est inoubliable et décrite avec une formidable acuité. De plus ce n’est absolument pas un film de Welles mais à 100% de Carol Reed et Graham Greene comme l’a bien montré Charles Drazin dans un livre définitif. Welles a d’abord refusé de sortir de sa chambre d’hôtel et TOUS LES PLANS où il est censé faire des apparitions fugitives ont été tourné sans lui. C’est l’assistant réalisateur Guy Hamilton qui prêtait sa silhouette, sa jambe, ses mains (pour des amorces). Il n’a consenti à venir tourner que parce que Greene a organisé une rencontre avec un magicien. Welles a été le seul acteur à refuser d’aller dans les égouts contrairement à Cotten, trésor Howard. Après des bagarres et des tractations, il a accepté de descendre sur le premier palier. Il a fallu tourner tous ses plans à Pinewood dans des raccords de studio. Pour être juste, il ne revendiquait aucune part créatrice sur ce film où Reed a TOUT TOURNÉ y compris les plans de seconde équipe. Il travailla sans dormir pendant trois ou quatre semaines en se bossant avec des médicaments. C’est lui et lui seul qui impose la musique. Welles a juste été un acteur qui n’a fait que poser des problèmes et jouer les divas contrairement à tous les autres comédiens et Hamilton des années après éclatait de rire quand on décelait la patte de Welles dans les plans

        • Edward dit :

          A Bertrand Tavernier : Tout à fait d’accord pour dire que c’est un film de REED et non de WELLES. Ce que je voulais dire par rapport à Vienne, c’est que si vous y allez aujourd’hui et que vous vous rendez sur les lieux de tournage des deux films, vous aurez un aperçu de Vienne beaucoup plus intéressant en suivant le film de DERAY que celui de REED.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Edward
          Mais c’est un Vienne différent avec des zones presque interdites car contrôlées par des armées qui s’affrontent, une Vienne expressionniste, hantée par le spectre de la guerre

        • Edward dit :

          A Bertrand Tavernier : Absolument. Je ne discute pas de la beauté ou de la qualité intrinsèque des deux films, juste de l’intérêt à visiter chacun des lieux de tournage pour avoir un aperçu intéressant de la ville et celui de DERAY est incontestablement un meilleur guide de la ville que celui de REED. Il est aussi indéniable qu’il y a 20 ans de distance entre les deux films, que REED n’avait sans doute pas accès à certains quartiers et que la ville a été reconstruite entre-temps mais les trouvailles de GIOVANNI qui était chargé de trouver les lieux de tournages sont géniales et ont nécessité de minutieuses recherches.

      • MB dit :

        et UN HOMME EST MORT?

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Je le trouve beaucoup plus faible notamment par la faute d’un scénario peu fourni, conventionnel et assez mollasson

      • Yves Rouxel dit :

        Savez vous si un jour »Brelan d’as »sortira en dvd car c’est un Maigret que j’aimerais revoir.Michel Simon y est remarquable.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Exact. Simon campe un Maigret très original. Je n’ai pas pu avoir d’extrait de ce film non restauré que je voulais citer dans le passage sur Verneuil que je n’ai pu inclure dans la série, faute d’argent (tout comme Franju, Christian Jaque, les polars méconnus, les étrangers dans les années 50/60 et peut être Malle, Cayatte

    • MB dit :

      à Bertrand: DERAY/ qu’en est-il de RIFIFI A TOKYO, vous en avez passé un extrait dans le VOYAGE mais sans le juger dans l’ensemble?

      • Bertrand Tavernier dit :

        A MB
        Je trouve le film réussi, épuré. Un des meilleurs Deray

        • MB dit :

          RIFIFI A TOKYO
          merci Bertrand, quasi commandé!

        • Dumonteil dit :

          Monsieur TAVERNIER,

          J’ai un faible pour l’avant-dernier film de Deray « un crime » ,oeuvre unanimement honnie (y compris par l’auteur du livre :Gilles PERRAULT dont beaucoup ont lu « le pullover rouge » );huis-clos en dehors de son époque dans une histoire qu’on aurait pu filmer dans les années 40 ou 50;j’en ai retenu l’excellente composition de Manuel Blanc (ce n’est pas Edward Norton,mais il en a quelque chose) et un Delon dont la victoire initiale laisse la place au doute et à la remise en question…

          « Deray tire avantage d’une ville qu’il connait bien » (dixit Claude Bouliq Mercier);n’y étant allé qu’une fois dans ma vie ,je n’argumenterai pas….mais sur ce point « l’horloger de Saint-Paul » a nettement l’avantage .

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Dumonteil
          On va revoir le film.Je saute du coq à l’âne juste pour citer le très joli recueils de poèmes drolatiques, touchants, truffés de calembours et traits originaux que vient d’écrire Michel deville ECRITS ET CRIS DU CHAT HIRSUTE avec plein de photos. C’est publié par Elefilm 36 rue Reinhardt 92100 Boulogne.
          J’en cite un au hasard :
          « Ce matin assez tôt, il était quoi, neuf heures
          Un chat gris, gros, gras, déambule, rêveur
          sur le chemin qui longe, ou presque, le canal
          Notons qu’ils bien mis, pas un poil ne dépasse
          mais je ne dirait pas qu’il est original
          Mais alors, qui serait ? Juste un chat lent qui passe

        • Yves Rouxel dit :

          A la revision on peut se passer de revoir « Le marginal »ou « L’ours et la poupée »qui font assez dater.Ce sont des purs produits pour la carrière bondissante de bébel mais qui manquent d’épaisseur et d’un veritable travail de mise en scène.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rougel
          Mais le Marginal n’est pas de Deville, pas plus que LUCRECE BORGIA,ON DÉMÉNAGE LE COLONEL, LE TAMPON DU CAPISTON, PORTE DES LILAS, LE CORNIAUD ou on S’ÉCLATE ET ON BOIT FRAI À SAINT TROPEZ. Je serai plus réceptif à votre avis sur ADORABLE MENTEUSE, BENJAMIN, DOSSIER 51, LA MALADIE DE SACHS

        • MB dit :

          ah je dois vous corriger, Bertrand, ON S ECLATE ET ON BOIT FRAIS A ST TROPEZ, c’est bien de Michel Deville, on y reconnait sa patte délicate et tendre pour peindre en introspection ce drame de l’incommunicabilité du couple.

        • ballantrae dit :

          Il est vraiment rigolo ce poème! Le chat lent qui passe!
          Je vais lire cela.
          L’oubli de Deville me semble assez honteux quand on constate sa diversité d’inspiration au fil des décennies avec plus de trente films: Dossier 51, Lucky Jo, Raphael le débauché, Benjamin ou les mémoires d’un puceau, Adorable menteuse, le trop oublié Eaux profondes (polar parfait), La petite bande tellement original, les plus connus La lectrice et Péril en la demeure, le remarquable La maladie de Sachs et j’en oublie!
          Pourquoi diable un tel cinéaste n’est il pas plus célébré!!!
          On oublie aussi en ce moment Blier qui a donné tellement de bijoux singuliers.
          Et il a fallu du temps pour que tout le monde ou presque s’accorde sur la maestria de JP Rappeneau.
          Il y a comme une génération à la fois reconnue et méconnue dans l’histoire de notre cinéma , vulgate critique aidant comme si on ne pouvait voir les films tels qu’ils sont mais tels qu’ils sont classifiés par une doxa.
          Dans un autre genre R Fleischer est enfin célébré partout et plusieurs titres sont visibles dans de bonnes conditions à commencer par Mandingo signalé récemment et sorti dans une belle édition combo.

      • Denis Fargeat dit :

        Le « rififi » était en effet bien alléchant , merci d’en parler ainsi, on pourrait sinon s’arrêter au côté fauché et passer son chemin. A voir donc.
        Merci Bertrand pour Michel Deville , on le retrouve bien dans le poème que vous citez, malicieux, formaliste, secrètement grave. Si tout est de la même eau ça doit être même meilleur que ce qu’avait écrit Roubaud avec des procédés voisins.

        • Dumonteil dit :

          « BENJAMIN »
          cité par BT me fait revenir sur la carrière atypique de Pierre Clémenti que j’ai revu dans son premier rôle il y a huit jours .

          …..premier rôle chez Yves Allégret ,malheureusement sur le mauvais versant ,la partie post -« orgueilleux » :aujourd’hui tombé dans l’oubli « chien de pique » (1960) ,3 ans avant Johnny, utilise la Camargue comme terrain de western entre riziers et éleveurs ;avec de beaux décors naturels , le duo Constantine /Pellegrin ,le film aurait pu plus séduire que l’inutile remake du niais « mam’zelle nitouche » , »la jeune folle » ou  » méfiez-vous fillettes » ;mais le scénario est peu maîtrisé,la fin bâclée et la relation Pellegrin/Clémenti-sans demander Wayne /Clift !- qui aurait pu être l’élément intéressant ne fonctionne pas ,à cause d’un je-m’en-foutisme général qui culmine dans une scène ou un batteur de jazz ,Moustache , massacre « retiens la nuit » (pas celle de Johnny)

        • Dumonteil dit :

          ah je dois vous corriger, Bertrand, ON S ECLATE ET ON BOIT FRAIS A ST TROPEZ, c’est bien de Michel Deville, …..

          Martin,
          votre remarque est ,comme de coutume ,d’une pertinence subtile ,mais je dois vous rappeler que le titre exact de cette oeuvre est « on se CALME et on boit frais (à saint-tropez);vous auriez pu souligner la composition toute en nuances de Eric Reynaud-Fourton ;le film oppose le liberté naturelle adolescente et leurs amours sincères et belles et l’univers immoral frelaté et pourri de parents hypocrites :la speakerine Noelle Noblecourt dans une interprétation qui évoque le meilleur de Bette Davis , admirablement soutenue par Philippe Baronnet,qui ,même si on le couvrait d’ordures, conserverait du style à la George Sanders ….

        • MB dit :

          ON SE CALME, oui, c’est le boss qui m’a enduit avec de l’erreur.
          Pour le reste de votre intervention il va falloir que je démêle le 1er du 2ème°. quel boulot.

          par contre ON DEMENAGE LE COLONEL c’est bien de Rohmer? dont je viens de revoir PAULINE A LA PLAGE, exténué en fin de film par l’inanité de ce chapelet sans fin de blablas vains et blanchâtres produits par cette bande de bellâtres et bêelatresses en vacances, crétinisés par le mystère de l’émotion amoureuse, et non contents de celà, s’obstinant à assommer le spectateur de réflexions stupides et surtout vaines (ou superflues pour le moins) et dont on regrette de ne pas être plutôt que chez Rohmer, chez Sam Raimi, afin qu’un dingo perturbé ne vienne en sauveur à coups de hache découper minutieusement cette bande de crétins pour les PUNIR! et afin de, au soulagement du spectateur excédé, les faire enfin SE TAIRE! pour me consoler j’ai relu la critique du RAYON VERT par Lourcelles pour me bidonner une fois de plus, puisque nôtre Jacquot préféré assure que son approche de ce film vaut bien pour tous les forfaits de l’individu appartenant à la série Comédies et Maximes ou Comédies d’Eté ou qu’en sais-je?
          Et un jour lointain il signa LE SIGNE DU LION, oui, c’était la même personne.

        • Ballantrae dit :

          C’est très drôle… mais un peu injuste…mais très drôle surtout le détour par le fou de chez raimi qui punirait et ferait taire tout ce petit monde il est vrai un brin bavard! Mais moi j’aime bien…

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Ballantrae
          Moi aussi et Truffaut était un bel épistolier

        • MB dit :

          à Ballantrae: je pense que ça ne résiste pas à la deuxième vision.
          Tous ces films sont très théoriques, l’élaboration des dialogues est assez travaillée et rejoint une certaine vérité mais le cinéma ne semble pas adapté, là. Les films de ER de cette époque devraient être des écrits type « Choses Ressenties » ou « De l’Amour »…
          L’austérité à laquelle il s’astreint au niveau de la technique, les mouvements de caméra qu’il se refuse, ne mènent pas à grand chose. Avec le mot « Fin » on ne sait pas où il voulait en venir. Les personnages ont parfois des réactions exagérées (Dombasle choquée d’avoir vu sa petite cousine flirter avec un garçon, on a compris qu’elle se refuse à voir celle-ci comme n’étant plus une petite fille, mais en même temps ça pourrait être plus subtil…). faudrait que je voie TRIPLE AGENT, je crois que ça n’a rien à voir.

        • Damien D. dit :

          Mon cher MB votre intervention sur Raimi dans un film de Rohmer est effectivement très drôle mais vous êtes totalement injuste avec le pauvre Rohmer (comme l’est Lourcelles d’ailleurs). PAULINE A LA PLAGE devait être le seul Rohmer que j’ai vu vers 20 ans et je n’avais pas spécialement accroché. Mais à 35 ans j’avais quasiment vu tout Rohmer et était tombé amoureux de son cinéma : une sorte de révélation sensible et intime en quelque sorte !
          Donc oui ça résiste très bien à plusieurs visions : je revois même chaque année au moins une fois certains Contes des 4 saisons, MA NUIT CHEZ MAUD ou LE GENOU DE CLAIRE (et même LE RAYON VERT) qui sont en quelque sorte des films de chevets… Il y a derrière ces flots de paroles et d’interrogations des personnages une justesse, une vérité qui peut toucher n’importe quel spectateur si on y est sensible. On y trouve aussi des thèmes comme celui du hasard, les rencontres et la solitude, les doutes, l’engagement, les choix déterminants qui font une vie au-delà du simple marivaudage que l’on associe souvent un peu vite à ces films…

        • ballantrae dit :

          Oui, Rohmer mérite d’être sérieusement défendu.
          Stylistiquement, il gomme souvent effets les plus visibles et s’efforce de capter le dialogue mais ses plans s’agencent de manière fluide et font souvent preuve d’un sens de la composition tout à fait remarquable. Paulien à la plage a un côté matissien par exemple avec ses aplats de couleur, sa manière de capter la sensualité estivale.
          il y a un côté sciemment désuet qui ne fait pas de mal question importance de la langue que je préfère à celle que parlent par exemple les personnages de Kéchiche dans Mektoub my love avec la caméra à ras de fesses quasi constamment (on a pigé que les mecs lorgnent les formes généreuses des donzelles et que Kechiche fait pareil mais bon!).
          Essayez de voir Ma nuit chez Maud et La collectionneuse deux de mes préférés avec Conte d’été et Les nuits de la pleine lune.
          Rohmer ce sont ces films contemporains qui parlent une langue XVIII s mais aussi des films en costumes atypiques et passionnants: Perceval le Gallois et son détour théâtral par les enluminures, La marquise d’O et sa fascination envers la culture allemande, L’Anglaise et le duc et les toiles peintes comme décors, Triple agent et son esthétique tout aussi théâtrale très art déco, l’adaptation en décors naturels d’un récit plutôt anti naturel L’Astrée.
          De la bien belle ouvrage.

        • Alexandre Angel dit :

          A Damien D
          Ben oui quand même, Rohmer était un de nos grands cinéastes qui avait trouvé une formule peut-être géniale pour marier l’ancien et le moderne, l’art classique et les leçons du néo-réalisme. Son cinéma est la noce esthète du suranné et de l’air du temps, la présence de l’un faisant ressortir l’autre. Peut-être Rohmer s’est-il dit un jour : « Si on mettait une caméra entre les mains de Marivaux, La Bruyère, Jean de La Fontaine, mais aussi Corneille ou Racine, qu’en feraient-ils? ».
          Son cinéma tentait inlassablement de répondre à cette question étrange.

        • MB dit :

          « On y trouve aussi des thèmes comme celui du hasard, les rencontres et la solitude, les doutes, l’engagement, les choix déterminants qui font une vie au-delà du simple marivaudage que l’on associe souvent un peu vite à ces films »
          à Damien D: c’est juste pour le fonds mais j’y trouve peu de conviction pour le mettre en avant.
          Il est vrai que je viens de revoir les deux Ceylan L ANATOLIE et WINTER SLEEP dans lesquels l’importance des dialogues est aussi importante mais là est évidente et même consumante et même stupéfiante, et que je suis un peu remonté contre le monde de Rohmer. Vous dites « le pauvre » ER mais il est considérablement admiré à mon grand dam, ce dont je ne me moque pas alors que je me moque bien des admirateurs de Dany Boon!

        • Damien D. dit :

          A MB, mais en même temps je comprends que certains spectateurs puissent passer à côté des films de Rohmer : Je suis moi même passé de l’indifférence mâtinée d’a priori, à une réelle admiration pour ce cinéaste : comme quoi tout est possible !

          Sur un autre réalisateur, j’ai par exemple encore des réticences à apprécier toute l’oeuvre de Rivette : la longueur des films m’a fait passé à côté de films comme PARIS NOUS APPARTIENT, L’AMOUR PAR TERRE et même LA BANDE DES QUATRE… Il faut dire que les répétitions de théâtre chez Rivette qui est son péché mignon m’ennuient profondément ! Hormis celles-ci, j’ai trouvé OUT ONE assez intéressant avec des acteurs épatants comme Michael Lonsdale, JP Léaud ou Juliet Berto en tête. Et j’avais aimé CELINE ET JULIE, LE PONT DU NORD où se mêlent avec beaucoup d’inventions la réalité du quotidien et l’imaginaire poétique (Rivette devenant là un digne héritier de Feuillade !).
          Carlotta va sortir très prochainement un coffret avec trois films que je n’ai pas vu : DUELLE, NOROIT et MERRY GO ROUND : s’il y a des avis et éclairages ici je suis preneur !

  42. Niko 93 dit :

    Je réitère un message qui était passé à la trappe ces dernières semaines. Le samedi 12 janvier, j’ai eu la chance d’être au Grand Auditorium de Radio France pour assister à « Que la musique commence ! » Quel plaisir d’entendre les merveilleuses musiques d’Auric, Honegger, Kosma, Jaubert, Ibert, Milhaud, Manuel, Dutilleux, Françaix… Mais je le confesse, le grand moment de la soirée fût pour moi Grunenwald et sa merveilleuse composition pour La Vérité sur Bébé Donge. Visiblement je n’étais pas le seul car j’ai senti un frisson parcourir l’assistance. Je la connaissais du film de Decoin, mais l’écouter en direct, jouée par l’Orchestre National de France! Depuis, cette étrange et bouleversante mélodie me hante. Prions pour qu’une édition CD voie le jour (Stéphane Lerouge ?) et rende justice à ces merveilleux compositeurs et à notre patrimoine. Pour finir, un immense merci à celui sans qui ce miracle n’aurait jamais eu lieu : Mr Bertrand Tavernier.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Niko 93
      Merci mille fois. Ce fut une soirée exaltante et je crois que ce concert va être diffusé ces jours ci sur France Musique

  43. Dumonteil dit :

    balancez cette satanée tv qui n’apporte rien de bon.

    cette satanée tv m’a permis de revoir en une journée deux grands Preminger: »where the sidewalk ends » et « angel face » !

    Allons!

  44. Dumonteil dit :

    Quelques films de l’éditorial :

    « les affaires sont les affaires » de Dréville est à voir absolument:adaptation aérée de la pièce de MIRBEAU,avec un Vanel au sommet des sommets ,tour à tour ,cynique, cruel, d’un orgueil au-delà de tout ,qui gagne le monde et perd son âme ,finissant comme un
    pitoyable roi Lear.C’est un film aussi noir que les plus grands noirs de l’occupation,j’ai nommé « le corbeau  » « la vie de plaisir » « l’homme de Londres  » (dont la version a été injustement occultée par celle de Bela Tarr);non seulement le personnage principal est le mal et la rapacité absolus,mais il est entouré d’hypocrites,flagorneurs ,parasites ,vils flatteurs ;dans cet univers impitoyable(!) seule sa fille ,féministe avant l’heure, se révolte et fuit avec le scientifique dont son père veut s’approprier les découvertes; préparez-vous,si vous ne l’avez pas vu,car VANEL en nouveau riche va vous laisser pantois sur votre chaise

    « L’Invite du Mardi « (Deval)est le film qui suit le très amusant « club de femmes » (1936) qui réunissait DARRIEUX (et son petit-ami en travesti) et Betty Stockfeld ;un personnage de lesbienne .
    lE film qui nous intéresse,13 ans plus tard ,réunit trois de mes favoris : Blier,Robinson et Auclair;
    le synopsis ne pourrait pas être plus banal : le trio mari-femme-amant
    Blier a souvent eu ce rôle du mari bonnasse (voir aussi « manèges » mais ce dernier film lui est incommensurable dans sa noirceur);ici il est heureux avec ses timbres ,ses crepes ,ses pantoufles et quand il apprend que sa femme et son invité vont l’empoisonner ;il a ces sublimes lignes à propos de son chien Brutus (« tu as fait ton temps ,mon vieux,il va falloir bientôt partir » );je trouve le personnage de Auclair plus complexe qu’à première vue: un bellâtre ,oui mais un orphelin et surtout un être immature(l’histoire racontée par des cartes postales sur le mur a quelque chose d’enfantin)ce qui peut expliquer cet attachement à son quartier (personnellement je n’ai pas vu d' »ange exterminateur » là-dedans ,mais si vous le ditees)

    « la nuit des espions  » :je serais plus indulgent ,le problème est que c’est plus fait pour le théâtre que pour le cinéma ;BT a bien mis le doigt dessus ,c’est un problème de logique qui vous fera vous munir de doliprane :

    ou bien l’homme est un agent anglais et la femme aussi :il disent la vérité
    ou bien seul l’un des deux l’est et l’autre ment
    ou bien ils sont tous deux des espions et mentent à qui mieux mieux

    « une histoire d ‘amour » est bien le dernier film de Jouvet ;un couple d’amoureux (Gélin,Robin ) se suicide car les riches parents de l’héroïne ne voulaient pas en entendre parler;le film est un long flashback ou l’inspecteur Jouvet enquête ;une bonne séquence montre le père du suicidé et sa vulgaire compagne (l’actrice imite Arletty à mort);et un petit coup de théâtre final:ils ne sont peut-être pas suicidés pour la raison invoquée ;à voir pour Jouvet naturellement.

    Je dois avouer ne pas partager du tout cet enthousiasme pour « l’été meurtrier » où même la dictature de l’intrigue ne rend pas sa « résolution » passionnante :à part « piège pour cendrillon » ,Japrisot ne m’a jamais impressionné par ses histoires .

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Dumonteil
      Vous avez raison pour Blier. J’ai pensé brièvement à Bunuel lors de tous ces moments où un personnage (Auclair ?) tente de sortir du quartier et rate tout, taxis, autobus, métro. Dans la NUIT DES ESPIONS, ce qui m’a fait rire, c’est le repas que Hossein offre à Vlady. Dans une cabane perdue de Normandie, il a réussi à se faire livrer en ces temps de restriction et de disette même pour l’armée allemande hors de Paris, du champagne, du foie gras, sans que cela éveille de soupçons. Pour des gens qui veulent se planquer…Et la musique est inouïe

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.J’avais écrit une petite reflexion sur cette curiosité qui est un huis-clos ennuyeux et lent dans la mise en scène.Dommage car Hossein à réaliser des films plus aboutis.

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.J’ai essayé de voir « Brigade des moeurs »de Max Pécas sorti en 85.J’ai tenu 10 minutes montre en main.

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.Le pire est peut etre l’unique film de Guy Lux »Drole de zebres »qui est d’un niveau lamentable.Sim et Alice Sapricht forment un duo sortis d’une mauvaise bd.On y trouve pèle mèle claude françois,pétula clark,jacques legras,le couple bussières-poivre ainsi que léon zitrone aux commentaires des courses.LCJ fait vraiment bas de gamme coté 7ème art!!!

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Le pire ne connait pas de limites et DROLE DE ZEBRE a des partisans qui le prennent au dix septième degré de la nullité. On peut faire un festival avec BANG, BANG et, ajouté par Chabrol, LE JOUR ET LA NUIT, les PYRAMIDES BLEUES et certains films d’avant-guerre (DOUBLE CRIME SUR LA LIGNE MAGINOT, DEBOUT LÀ DEDANS, LES 28 JOURS DE CLAIRETTE) mais qui sont parfois trop débilitants. Il y a des degrés dans le canar nul. Il faut au moins qu’il soit distrayant même si c’est malgré lui

        • DIDIER DUMONTEIL dit :

          Et « le congrès des belles-mères « de Monsieur Couzinet où on apprend que Adam fut le plus heureux des hommes car n’ayant pas de belle-doche et « joe caligula  » (un film culte pour certains)de José Bénazéraf avec cette réplique qui tue : »ils l’ont brûlé vif (…) et il brûle encore! »

          et, ajouté par Chabrol, LE JOUR ET LA NUIT,sans souci!(l’entartré)
          puisque nous en sommes à Chabrol ,ARTE a eu la bonne idée de rediffuser  » les noces rouges « -on peut le revoir à la demande jusqu’au 18/2,avis aux amateurs!- .Claude Piéplu y vote presque la vedette au couple vedette Piccoli/Audran :ayant vu pratiquement toute sa filmographie ,j’en reviens toujours au même point :sa période 1967 -1973 me décoiffe ! »les biches  » « la femme infidèle  » « que la bête meure »  » la rupture » (ces deux derniers bien supérieurs aux romans dont ils sont tirés) « juste avant la nuit  » « les noces » et bien sûr « le boucher » :un correspondant américain m’a fait remarquer que dans « le boucher » ,CC ne tombe pas dans le piège du faux -suspect ,de la fausse piste (alors qu’il y tombera à pieds joints dans « blood lines »,récemment évoqué par M. Rouxel )
          Cette période est faite de films que je peux voir et revoir sans arrêt :atmosphères décrites à la perfection (le village du boucher ,la petite ville des noces ), musique extrêmement prenante , actrice idéale (Audran ,sauf pour « que la bête meure » ), pas de dictature de l’intrigue , suspense étouffant pourtant ;autant de qualités que CC ne pourra saisir que sporadiquement par la suite (quelle idée de refaire ,par exemple  » the girl on the red velvet swing  » de Fleischer (« la fille coupée en deux » )?

          dans sa période autour de 1970,CC etait mon directeur français préféré : mais  » nada » « folies bourgeoises » « les magiciens  » et autres « partie de plaisir » m’ont fait déchanter.

        • MB dit :

          ça fait des années que je cherche à voir LE FUHRER EN FOLIE que DDTon défendit dans Charlie Hebdo (le vieux).

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Et il y a quelqu’un sur IMDB qui écrit que c’est le film le plus juste, le plus fondé, le plus humain sur cette guerre. J’ai cru que c’était Philippe Clair qui avait écrit ce texte à la hauteur du film. Mais n’oubliez pas surtout RODRIGUEZ AU PAYS DES MERGEZ une relecture du Cid

        • MB dit :

          à Bertrand:
          « philippe clair is at least the most clever and fabulous and charismatic director ever ever in the world »
          C’EST LUI!!!

        • DUMONTEIL dit :

          Le pire film que j’aie jamais vu s’appelle « l’antisémite » (2012)
          je ne citerai pas le nom de l’auteur de cette infâmie.

  45. Yvon dit :

    J’avais laissé un commentaire sur trois très bon livres de l’un de vos compatriotes et me demandait pourquoi vous ne les avait pas publié,il me semblait approprié pour le blog et aurait sûrement en intéressé qqe eux en tout cas moi il m’on passionné car très instructif sur l’histoire du cinéma et de ces grands films.

  46. Denis Fargeat dit :

    Juste pour dire que je suis bien heureux de vous retrouver, et même content de lire De Travers, c’est dire ! Et encore une belle livraison.

  47. ballantrae dit :

    Je confirme que Faisons un rêve revu après visionnage de votre segment consacré à Guitry et Pagnol s’avère un chef d’oeuvre à voir et revoir, brillant, drôle et élégant. Pendant français des comédies de Lubistch qui elles aussi avaient une confiance absolue dans les ressorts du langage. C’est votre rappel de l’usage du téléphone qui m’ y fait penser tout comme je pense aussi à Hawks dans Bringing up baby.
    Je vais lire les essais de J Cercas qui est un auteur passionnant.
    Chez Actes Sud aussi, je me permets de conseiller le dernier E Vuillard La Guerre des pauvres consacrée à la figure passionnante et tellement actuelle de Thomas Muntzer, figure clé des remises initiées par Luther. C’est un court récit qui a la force usuelle de Vuillard qui sait rendre intimes les pages les plus sidérantes de l’Histoire.

  48. Jean-Luc de travers dit :

    Voici deux mois que nos concitoyens se font éborgner tous les samedis par la police du régime, et vous, ben vous, vous continuez à parler travelling et gros plan. Ca fait 50 ans que vous êtes toujours aussi con.

    • Bertrand Tavernier dit :

      Je continue à parler de mon métier comme les menuisiers continuent à faire des tables et la politique j’en fais ailleurs et tout le temps. Depuis plus de 50 ans. Et lire et faire découvrir Vuillard, Sinclair Lewis ou le documentaire sur les femmes chef, c’est aussi faire de la politique tout comme d’applaudir certains réquisitoires (celui de François Sureau si bien écrit, si argumenté) contre la loi anti casseur ou sur le journalisme. Et quelqu’un qui n’était pas con a dit que les travellings, c’était politique

      • MB dit :

        à AA: la tactique c’est de se placer à gauche en se servant d’un mouvement de revendication (c’est utile même pour un gus qui reste devant sa TV le dimanche plutôt que d’aller manifester), une fois bien connoté à gauche, on insulte qqn qui est notoirement à gauche depuis un bail, ça vous donne une légitimité,une originalité: le lecteur est sensé dresser l’oreille (l’oeil), après, le seul truc important c’est de sortir un mot dit « gros », une insulte bien grasse, « con » c’est pas mal la prochaine fois ça sera « salaud » ou un truc du même style, on sait qu’on sera publié puisqu’on sait que BT pousse loin (trop à mon avis) la liberté d’expression. Il y a aussi la figure sexuelle bien grasse, ça marche aussi (cf le zig qui se dressait soi-disant contre la pédophilie l’autre fois, sans doute le même, le roi des pseudos): qui va vous reprocher d’être contre la pédophilie? personne, vous êtes blanchi d’avance, donc on vous lit avec plus d’attention.
        On croit naïvement enfin qu’on va choquer les lecteurs de ce blog qui comme chacun sait sont des cinéphiles naïfs qui ont tous la photo de Bertrand dans leur chambre et qui s’endorment tous les soirs au pays des Bisounours, alors que ça nous fait soupirer, ces âneries de polémiste mal dans sa peau.
        Bertrand à tous les coups c’est toujours le même mec à qui vous avez refusé un autographe un jour: c’est votre faute aussi: vous l’avez vexé à mort, le pauv chou.

        • Alexandre Angel dit :

          A MB,
          C’est bien résumé.

        • Denis Fargeat dit :

          A MB
          Voilà qui est astucieux, un peu flippant aussi ; pour ramener sur le terrain du cinéma, je songe à « Play misty for me » ou « Misery » dont le dispositif est très effrayant. Mais au cinéma, on peut jouer à se faire peur, les enfants petits et grands ont tous besoin de ça.
          Rien à voir, et c’est seulement pour profiter du même message. Il y a quelques temps j’ai pu rencontrer Tiffany Tavernier, venue parler de son livre « Orly » tout près de chez moi. Elle avait beaucoup de choses essentielles à dire sur et autour de ce qu’elle avait écrit. Je guettais dans son attitude une ressemblance avec Bertrand en j’en fus pour mes frais ; à part peut être certains gestes des mains – à y réfléchir ce n’est pas par hasard : les mains se font le vecteur d’une certaine forme de conviction qui est commune au père et ses enfants. La conscience du poids des choses , la présence au monde. Je crois que tout cela m’a facilité l’accès au livre, non qu’il soit obscur ou mal écrit , très loin de là. Mais je n’aurais pas , sans cette rencontre , réalisé la masse de travail, et le substrat humain qui sont derrière cet « Orly ». Beau moment donc , mais un regret, celui de n’avoir pas osé demander si ce livre devait , devrait ou aurait pu devenir un film.
          Le hasard a fait qu’une semaine plus tard je voyais le « Facteur Cheval » de Nils Tavernier, et forcément j’y ai cherché – et trouvé!- le même sérieux , la même implication, la même humanité. Je crois que bien des parents aimeraient voir dans leurs enfants , non leur reflet , mais la continuation de leurs valeurs , de leurs devise implicite : pas celle que l’on proclame , mais ce qui émane de ses actes, de son attitude.
          J’ajouterai, par souci de symétrie, que pour ce film c’est Jacques Gamblin qui m’a servi de médiateur , via un texte lu sur France Culture, où il racontait de belle façon son compagnonnage avec le facteur. Beau témoignage sur la noblesse pleine d’humilité de son travail d’acteur.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Denis fargeat
          Je suis très fier et d’ORLY, beau livre foisonnant, riche et humain et du FACTEUR CHEVAL où Gamblin est digne de Daniel Day Lewis. Il y a une attention aux émotions, à la vérité des choses qui me touche, une manière de parler, sans ostentation ni esbroufe, du mystère de la création quand elle est le fait de quelqu’un de taiseux. Une même curiosité unit ces deux oeuvres

        • Yves Rouxel dit :

          A MB.Oui vous avez raison mon cher MB,car poser en photo avec un ministre italien de la ligue du nord quand on se prétend gilet jaune ou dénoncer des migrants dans un camion au début du conflit,ce n’est pas très progréssiste de la part d’un mouvement qui se dit apolitique(d’extreme droite)!!

      • Jean-Luc et alors dit :

        Et je rajoute cher Bertrand-anecdotique, que vous ne faites pas un « métier ». Vous pratiquez une expression exclusivement réservée à la bourgeoisie qui nous assassine, à dessein de dominer les masses, sûrement pas pour les aider à devenir libre. « L’humanité, disait Trauner, mais oui Alexandre Trauner, a vécu 2000 ans sans cinéma, mais elle n’aurait jamais pu vivre sans musique et sans peinture » Fabien Onteniente ne comprend pas ce que dit A. Trauner, mais vous, vous en êtes parfaitement conscient, alors arrêtez de nous faire croire que vous faites un « métier ». Mon mécano fait un métier, mon fromager fait un métier, vous, et les gens de votre corporation, ne répandez que des nuisances.

        • Denis Fargeat dit :

          Cher Jean-Luc Les-Mouches
          Je ne peux dire ce qui va suivre qu’en mon nom propre. A vous lire je me fais l’effet d’être une vache devant laquelle vous agitez un chiffon rouge : vous vous trompez de champ, je crois qu’il y a des taureaux dans un autre enclos , qui seront certainement plus intéressés par votre numéro. Pour ma part je préfère ruminer l’herbe cinématographique qui se trouve ici, et je m’en félicite, meuh. Merci de ne plus tacher mon vert de votre rouge , même si je vous sens vert de rage.
          Pourquoi est-ce que je songe ainsi aux vaches? Ah oui, ce doit être à cause de « Petit paysan », qui a été réalisé par Hubert Charuel , ce grand bourgeois multimillionnaire. Riche, à l’instar de toute la profession qui ne connaît que des vaches bien grasses.

        • Yves Rouxel dit :

          A jean luc.Comme dit le personnage de Jean pierre Léaud dans »La maman et la putain »: »Vous ètes en vert et contre tout ».Rideau!!!

    • Alexandre Angel dit :

      A Jean-Luc De Travers
      C’est très politique, en effet, d’insulter les gens sur internet.
      Je crois que je vais m’arrêter là pour ne pas vous ressembler.

      • Bertrand Tavernier dit :

        A Alexandre Angel
        C’est toujours la même rengaine, les mêmes conneries surtout à propos d’un blog qui parle de Cuercas, des dérives communistes, du machisme dans la restauration et de films qui se passant en Irak.Comme disait Clemenceau « l’ignorance a souvent besoin d’être réconfortée par la bêtise »

        • Yves Rouxel dit :

          A Bertrand.Je pense que vous commencer à me connaitre un peu à travers les divers commentaires que je laisse sur ce blog qui pour moi une respiration voire une thérapie dans le bon sens du terme.Il m’est arriver de m’emporter avec certains mais sans animosités aucunes car je ne supporte plus les insultes primaires voire les rumeurs qui circulent sur vous dans le milieu du 7 art.J’en ais entendues des vertes et des pas mures sur votre façon de travailler sur les tournages,votre coté pointilleux et minitieux sur les plans d’angles,la lumière ou le son qui n’était pas bon.Je balaye d’un grand revers de main tout ça,car je tiens à l’écrire et à vous le dire quand vous viendrez à toulouse,je vous admire et je vous aime tel que vous ètes,avec vos qualités et vos défauts comme chacun de nous.On ne sait forcément dans ce monde qui bouge trop vite à mon gout ce que vous faites dans l’ombre car on sent bien chez vous de la générosité et de l’humanisme et ça pour moi c’est l’essentiel.A bientôt de vous lire.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Merci. Mais je tiens à vous rassurer. Dans l’ensemble les tournages de mes films se sont passés dans une ambiance chaleureuse et passionnée, avec énormément de bonheur. Je n’aurai pas pu retravailler dix fois avec certains techniciens et acteurs si l’atmosphère était aussi pesante. Quant aux attaques, elles viennent toujours du même coté

      • Pierre dit :

        L’ignorance a souvent besoin d’être réconfortée par la bêtise.

        Les mensonges aussi. Car on ne peut pas écrire que « voici deux mois que nos concitoyens se font éborgner tous les samedis par la police du régime ».

        C’est faux, tout simplement. Personne n’a été éborgné. Encore moins depuis deux mois. La police n’est pas celle du régime mais de la nation française. Ca fait beaucoup pour une phrase si petite.

        Quant à l’insulte, je suppose qu’elle est destinée à faire écho à la fameuse phrase de Godard à Cannes en 68. Dans le contexte présent, ce n’est hélas qu’une grossièreté de plus.

        • MB dit :

          à Pierre: « voici deux mois que nos concitoyens… » en effet c’est dans la relation factuelle que ces polémistes se distinguent: en la négligeant, car trop pressés de sortir LE mot qui va choquer.

        • MB dit :

          à Pierre: attention ceci dit, c’est vrai qu’il y a eu des éborgnés, même si c’est pas « nos concitoyens » donc tt le monde en général et chaque samedi.
          C’est la caricature qui m’a gonflé chez l’individu.

    • Ballantrae dit :

      Question sonnerie je ne sais pas si vous en dites depuis 5, 10 ou 50 ans mais en tout cas ce message est gratiné.
      Gardez vos flèches et votre énergie pour ceux qui eborgnent et non pour un cinéaste qui ne vous a pas attendu pour s’engager, s’engager, s’exposer alors que rien ne l’y oblige bon sang.
      A mon avis, cela pue la provoc d’extrême droite… un petit côté  » je suis partout ».
      Passons notre chemin…

      • ballantrae dit :

        J’ai fait involontairement du Bobby Lapointe et voulais écrire non « sonneries » mais « conneries » bien sûr!
        Je confirme les qualités du Facteur Cheval: sensible, secret, plastiquement en osmose avec son sujet.avec un J Gamblin toujours aussi subtil dans la restitution de la folie taiseuse du personnage éponyme.Vous direz à Nils que son film est aimé par bien des spectateurs comme j’ai pu le constater à l’issue de la séance où régnait une belle qualité de silence et d’attention.
        La mule est un bien bel opus de l’ami Clint, comme un second volet d’un diptyque initié par Gran torino avec ne plus ici cette aptitude à donner une topographie itinérante de l’Amérique dans la lignée de Honkytonk man, Breezy, Un monde parfait ou Josey Wales…veine picaresque d’Eastwood. Film sacrément émouvant et fin dans son approche du lien entre acteur/personnage.

    • Yvon dit :

      Mon ami(sic)je vous propose de changer de blog tout simplement,cela nous évitera des commentaires hors propos pour un cinéaste proche du simple amoureux du cinéma,chose rare.

  49. Vérane FREDIANI dit :

    Heureuse, impressionnée et fière de trouver ici une critique de Monsieur Bertrand Tavernier sur mon documentaire A LA RECHERCHE DES FEMMES CHEFS. Toutes les femmes chefs du monde vous remercie d’avoir écouté, regardé et compris qui elles sont réellement.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Verane Frediani
      J’ai beaucoup aimé votre film et avais envie de le défendre comme vous défendez vos personnages

  50. Yvon dit :

    Je vien de revoir (voir serait plutôt le bon terme car vu seulement à la télé)La Vengeance aux deux visages et bien qu’elle belle époque on vie qui nos permet enfin de s’avouer ce film ds de tél condition,les paysages d’une beautés à couper le souffle et le jeu des acteurs WoW,,Brando magnifique d’intériorité,de séduction les bijoux qu’il vol,donne et reprend,très drôle et enfin un Ben Jonhson plus présent et toute ces geules de western,mon seul reproche le manque de supplément pour un filme qui ne manque pourtant pas d’anecdotes mais le film lui est bien là et c’est ce qui est important je pourait continuer mais là je me commande un billet pour la mer.Merci à tout ceux qui on travailler à la restauration.

    • yves rouxel dit :

      A Yvon.Je ne vous juge pas,mais essayer de revoir ce genres de films sur un écran de tv voire un rétro-projecteur mais balancez cette satanée tv qui n’apporte rien de bon.Regardez Brion cantonnez sur France 5 puis le présentation maniérée de Dominique besnehard qui connait surement les caprices des actrices et acteurs mais qui ne connait rien en cinéma.Merde faut pas déconner quand même comme disait coluche!!!

      • Bertrand Tavernier dit :

        A Yves Rouxel
        Dominique Besnehard connait et aime passionnément le cinéma même s’il ne l’aime pas comme un érudit ou un cinéphile. Quand il était agent, il m’a donné des idées astucieuses de distribution. C’est quelqu’un que j’aime beaucoup. et qui de plus, est, drôle. L’entendre parler de Ségolène Royal dont il soutint un moment la candidature est hilarant et la série qu’il a produite DIX POUR CENT est souvent jubilatoire et il est resté très fidèle à des comédiennes qu’il avait découvertes même quand elles connaissaient des périodes difficiles, Beatrice Dalle, voire la maladie

        • Yves Rouxel dit :

          A Bertrand.Vous avez raison sur le fait que Dominique Besnehard à aider quantités d’acteurs et d’actrices qui étaient au creux de la vague.Béatrice Dalle,Jean hughes Anglade,Dominique Pinon,la liste serait trop longue.On oublit aussi qu’il produit des films français rejeter par beaucoup de producteurs.Pour conclure en revoyant »Au poste »de Quentin Dupieux(Mr Oizo)j’ai appris que ce film a été tourner au siège du pcf place du colonel fabien.Après les défilés de mode,tournages de films pourquoi pas des cours de cuisine donnés gratuitement par Thierry Marx!!!!!Je vais faire bondir Fabien Roussel le nouveau secretaire du pc!!

      • Yvon dit :

        Je l’ai revu avec un écran HD de 65 pouces ,quand mème!

      • MB dit :

        « balancez cette satanée tv qui n’apporte rien de bon »
        et previously sur Arte: LE MONDE PERDU, LE MERDIER, L ECONOMIE DU COUPLE, SHOOTING STARS, IRREPROCHABLE, ARSENAL, Cinéma DE Minuit: THE ET SYMPATHIE,FURY, M, que des navets, rien de bon quoi, nothing good! sacré Yves.

        • Yves Rouxel dit :

          A MB.Je respecte tout à fait que vous regardez des films à la télévision mais l’objet en lui même m’ennuit énormément.Enfant je me souviens que ma grand-mère mettait un petit napperon devant l’écran et consultai le programme du journal local.Là elle me demandais si telle émission pour la jeunesse m’intéressait.Souvent je lui répondais négativement et aller aider mon grand père au jardin pour arroser les fleurs ou les légumes.Je vous parle d’un temps ou il y avait que deux chaines publiques.Thierry la fronde,nounours cher à claude laydu ou les dessins animés ricains abondaient dans les programmes sans oublier Guy Lux et »Intervilles »ou « Les dossiers de l’écran »avec cette musique qui me faisait un peu peur!!!!

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Certes, certes et rien ne vaut l’écran d’une salle de cinéma ou d’un home cinéma. Je n’ai jamais eu la télévision sauf durant trois ans mais même à l’époque que vous décrivez, on pouvait voir des émissions de Bluwal (Don Juan), Santelli, Jean prat, de Desgraupes et Dumayet, des films dans l’après midi essentiellement en noir et blanc

        • Denis Fargeat dit :

          Comme disait Patrick Timsit:
          « Je m’installe devant la télé
          c’est chiant
          Mais si je l »allume
          c’est pire »

        • MB dit :

          « Certes, certes et rien ne vaut l’écran d’une salle de cinéma ou d’un home cinéma.  »
          ou d’un home cinéma? vous avez un peu évolué, il y a peu vous vous arrêtiez à la salle de cinéma, Bertrand!

    • SERVANT Jean-Pierre dit :

      A Yvon : (La Vengeance aux deux visages) oui admirable édition vidéo Carlotta. Je finissais par désespérer de pouvoir enfin un jour visionner ce film dans des conditions optimales, après deux achats DVD antérieurs très décevants. Comblé.

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