En Italie avec Zampa, aux Etats-Unis avec Redford et en Russie avec Klimov

13 mai 2020 par - DVD

UN PETIT TOUR VERS L’ITALIE
ANNI DIFFICILI. C’est sous ce titre qu’il faut acheter le film de Luigi Zampa que je viens de découvrir dans une copie restaurée par la Cinémathèque de Milan en VO sous-titrée. Sous le titre français on a le droit à une version de LCV qui mélange des bouts en VO et en Version doublée. C’est une oeuvre passionnante qui traite de la montée, de la prise du pouvoir du fascisme sous un angle original, à travers des sous-fifres souvent suivistes fascinés, un héros hésitant que l’on force à s’engager. Bon nombre de notations sont âpres et percutantes et n’épargnent pas les puissants toujours du côté du manche. Zampa et Brancati montrent bien que la ferveur fasciste se nourrit souvent de principes irresponsables (la mère ou la fille du héros en sont des exemples parfaits) et aussi les profiteurs sournois qui retournent leur veste. J’ai adoré le Baron cauteleux et répugnant qui devient podestat puis retourne sa veste. Il y a des moments percutants : les deux plans du cheval blanc de Mussolini qui n’arrivera jamais à Alexandrie. Décrire cette horreur sur un ton qui parait léger est passionnant mais, comme le dit Tullio Kesich, en fait c’est un film profondément tragique. Là encore, plein de bonus passionnants dont une longue analyse des affrontements que provoqua le film, avec la commission de Censure et avec le parti communiste (Italo Calvino ne put jamais publier sa défense dans l’Unita où il disait que c’était le film anti-suivisme, moralement exemplaire). La bataille avec la Censure fut réglée par Andreotti qui défendit le film et avec le PC par Togliatti qui le jugea juste, ce qui fit changer d’avis les critiques du Parti. Un historien déclare que Zampa dont l’oeuvre est considérable a été brusquement oublié, rayé des mémoires : « C’était le héros des fins de films. Il avait un sens de la synthèse dramatique qui lui permettait de tout recentrer dans les dernières images. »

IL VIGILE (Tamasa), toujours de Luigi Zampa, démarre sur les chapeaux de Roue. Alberto Sordi, toujours avec la complicité de Rodolfo Sonego (que l’on retrouvait dans QUI A TUÉ LE CHAT), brosse de manière foudroyante un épouvantable fainéant, profiteur qui passe son temps à sermonner les autres, à leur expliquer comment travailler et se comporter, provoquant moult problèmes au passage. Dans la deuxième partie, les choses se tassent un peu, le propos semble plus contraint mais certaines séquences restent jubilatoires.

LE CHÂTEAU DES AMANTS MAUDITS (Gaumont collection rouge) sort hélas dans une copie non restaurée qui ne rend que faiblement l’éclat des couleurs, les audaces de certaines juxtapositions de teintes (le bleu et le doré), notamment dans la si belle (dans mon souvenir, la photo était de Gabor Pogany) séquence d’ouverture : cette poursuite par une nuit d’orage d’une jeune fille par deux groupes de cavaliers dans une forêt. Du coup, on fait plus attention aux raccords, à une direction d’acteurs primitive. Le scénario, je l’avais oublié, est co-écrit par Jacques Remy, le père d’Olivier Assayas.

On trouve enfin quelques films d’Antonio Pietrangeli dans un indispensable coffret (éditions seven7) consacré à ce cinéaste mort si jeune à 49 ans en 1968, aussi discret que raffiné. Ses œuvres tournent toujours autour d’héroïnes, de personnages de femmes maltraitées, exploitées, abusées par une société masculine. Pietrangeli ne cesse de dénoncer l’arriération mentale, morale de ses compatriotes, à travers des personnages provinciaux, souvent humbles. Il prend l’histoire de biais, sans aucun a priori idéologique, saisit au vol au moyen de transitions audacieuses avec une caméra qui scrute le paysage, le décor. Il faut absolument commencer par JE LA CONNAISSAIS BIEN où la sublime Stefania Sandrelli incarne une jeune fille de la Toscane qui va s’écorcher le cœur en poursuivant de vagues et illusoires rêves de grandeur à Rome. Elle veut, sans sembler trop y croire, devenir une star et se fait mener en bateau par des margoulins, humilier par des mufles. Elle est naïve, candide, d’un naturel optimiste et bienveillant. Pas farouche avec des hommes pourtant minables, elle refuse de coucher pour de l’argent. Cette chronique douce amère, traversée par des éclairs fulgurants, des juxtapositions de scènes et de plans qui vous prennent à la gorge, devient de plus en plus grave jusqu’à une conclusion d’une rapidité déchirante.

CONFESSION D’UN COMMISSAIRE DE POLICE AU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE (M6 Vidéo) est, avec EL CHUNCHO, l’une des grandes réussites de Damiano Damiani malgré l’emploi systématique du zoom. Ces deux films partagent, à travers les péripéties héritées du film de genre, la même approche analytique, dialectique ou chaque geste, chaque prise de position d’un des deux héros est systématiquement remis en perspective et par rapport à l’autre et par rapport au contexte social. Damiani s’intéresse aux facteurs endogènes du changement, c’est à dire ceux qui naissent du fonctionnement même de la société. Comme l’écrit Mailox dans Psychovision : « CONFESSION D’UN COMMISSAIRE DE POLICE AU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE reste à mon avis son meilleur. Il convient de préciser qu’on semble tenir là le premier film sans espoir aucun sur l’ascension mafieuse. Impasse et désespoir que l’on retrouvera d’ailleurs dans les deux autres films cités, dotés d’une fin laissant peu de place à l’éradication d’un système bien trop puissant pour être démantelé.
CONFESSION… est- il, à proprement parler, un film anti-mafia ? Eh bien pas vraiment, ou en tout cas pas seulement. Le réduire à cette simple charge ne serait vraiment pas lui rendre hommage […] tandis que Damiani livre ici un film bien plus riche en questionnements et thématiques, tout en surfant brillamment sur divers genres.
Soit, tout cela est très bavard, mais doté d’une tension qui ne se dément jamais. Ce ne sera pas forcément toujours le cas pour ses films suivants.
Difficile, voire impossible de faire appliquer la loi. Tout va dans ce sens au sein de cette excellence, en plus de retranscrire parfaitement la paranoïa d’une époque où l’Italie ne croyait plus en rien.
Les personnages du juge campé par Nero et celui du flic campé par Balsam servent finalement le même propos. Et ce à quoi on assiste, c’est un duel sans fin entre un juge ultra-légaliste, qui croit encore que la justice, telle qu’elle est faite, peut éradiquer la vermine ; tandis que de l’autre, Bonavia a perdu toute illusion depuis bien longtemps. Poursuivant néanmoins un but commun, jamais ils ne parviendront à s’entendre. Ils sont emblématiques de deux visions opposées de la justice. Sauf que l’un est encore dans la théorie, l’autre est depuis longtemps dans la pratique.»

  

J’avais redécouvert Alessandro Blasetti avec le très réjouissant DOMMAGE QUE TU SOIS UNE CANAILLE. AMOUR ET COMMÉRAGES (dans la même collection chez SND) renforce encore cette impression. Cette comédie incisive trace un portrait décapant du chef de l’opposition dans une mairie conservatrice qui, une fois au pouvoir, va pactiser avec l’industriel qu’il dénonçait à grands coups d’envolées lyriques. Vittorio De Sica est délectable dans ce personnage qui tente de se rassurer avec ses tirades, de dissimuler ses lâchetés sociales et familiales (la manière dont il traite son fils) et Gino Cervi, comédien remarquable, inspiré lui offre un partenaire de choix. Carla Gravina est délicieuse en fille de balayeur qui fait resurgir tous les préjugés de classe de De Sica et met à mal son engagement progressiste. En France ce personnage serait un des chefs de file du PS. Je vais voir dans la foulée LA CHANCE D’ÊTRE FEMME. On trouve dans la même collection MARITI IN CITTA de Comencini et une Germi dont j’ignorais l’existence, MADAME LA PRÉSIDENTE d’après un vaudeville de Hennequin et Weber, auteurs peu alléchants.

QUELQUES FILMS AMÉRICAINS TRÈS RARES

SORTIES 3D

  

Kino Lorber continue à sortir des DVD en 3D qui avaient totalement disparu du commerce. Chaque galette contient aussi une version 2D et les restaurations sont splendides. Hélas pas de sous-titres. Je ne sais plus si j’avais signalé le très agréable JIVARO d’Edward Ludwig, film d’aventures joliment colorié (les chemises et cheveux de Rhonda Fleming sont un délice) où le relief était très bien utilisé pour augmenter la profondeur de champ, donner du poids au décor (une chambre, un bar) et renforcer un coup de théâtre (la première apparition d’un crane réduit). SANGAREE, toujours de Ludwig était beaucoup plus conventionnel et languissante et THOSE READHEADS FROM SEATTLE, une comédie musicale assez débile se déroulant dans un Klondyke en toiles peintes.

  

THE MAZE de William Cameron Menzies, immense décorateur (LE VOLEUR DE BAGDAD de Walsh, AUTANT EN EMPORTE LE VENT, LE LIVRE NOIR d’Anthony Mann) bénéficie de critiques louangeuses sur le net. Cela m’a paru pourtant terriblement cornichon, affreusement éclairé, avec un monstre vaguement batracien vraiment ridicule. J’ai enfin pu voir cet ovni qu’est CEASE FIRE (CESSEZ LE FEU) de Owen Crump (pas d’autre long métrage au compteur), sorti au Napoléon, produit par Hal Wallis. Cela raconte une dernière patrouille lors du dernier jour de la guerre de Corée, tourné sur les lieux de l’action (en fait à quelques kilomètres de la ligne de feu apprend-on dans les commentaires) avec de vrais soldats et non des acteurs. Pour des raisons totalement énigmatiques, ce sujet peu spectaculaire, sans vedette avec juste une scène de combat à la fin fut tourné en 3D. On amena donc plusieurs cameras en Corée pour un résultat assez plat, sans jeu de mots. Plusieurs plans très simples dégagent une véritable authenticité et les extérieurs sonnent justes. Ils ressemblent d’ailleurs à ceux de COTE 465 et on se demande si Yordan producteur ne s’est pas inspiré de ce film. Le propos est alourdi par une introduction hyper patriotarde d’un général (on a droit à deux versions) et une musique et une chanson horribles de Dimitri Tiomkin.

FILMS CLASSIQUES
Toujours chez Kino Lober, il faut éviter le désastreux A BULLET FOR JOEY du calamiteux Lewis Allen où on a l’impression que Edward G. Robinson est vraiment heureux quand il sort d’une pièce et termine une scène. Il donne l’impression d’avoir voulu se débarrasser d’un dialogue pourtant signé par Bezzerides et Daniel Mainwaring. J’ai de loin préféré FOXFIRE de Joseph Pevney, un mélodrame racial où la riche et gâtée Jane Russell, une mondaine new-yorkaise, doit apprendre à pactiser avec la culture apache de son mari à demi-indien (Jeff Chandler bien sur). Le Technicolor resplendissant de Charles Lang et un nombre important d’extérieurs enracinent ce mélodrame aux accents sirkiens (durant le générique un plan évoque irrésistiblement l’auteur d’ECRIT SUR LE VENT) et au générique ponctué d’une chanson de Henry Mancini (lyrics de Jeff Chandler qui la chante sans être crédité). On peut aussi trouver chez Kino, FEMALE ON THE BEACH, toujours de Pevney avec toujours Jeff Chandler. Jacques Audiberti, ce me semble, en parla en bien dans les Cahiers du Cinéma.

Chez Warner Archive, il faut se ruer vers THEY WON’T FORGET de Mervyn Le Roy, une des plus cinglantes dénonciations d’une justice biaisée et du lynchage qui s’ensuivit dans une ville du Sud minée par le racisme. Robert Rossen s’inspira pour son brillant scénario d’une histoire vraie. La Censure lui interdit de retenir tout l’arrière plan antisémite et il dut jouer sur le ressentiment anti-nordiste. Malgré ces manques, son scénario analyse de manière cinglante comment se crée une erreur judiciaire. Mervyn Le Roy découvrit durant le tournage Lana Turner dont l’apparition et les scènes sont sensationnelles. Elle a 16 ans, mâche du chewing-gum et rien qu’en marchant allume toute une rue. Mais il sait aussi filmer un lynchage surprenant en quelques plans. Il ne faut pas manquer ce film trop oublié.

MISTER 880 (Fox Archive,  sans sous-titres) est une comédie dramatique écrite par Robert Riskin assez placide et aseptisée malgré une bonne interprétation notamment de Dorothy McGuire et surtout de Edmund Gwenn, délicieux en faussaire qui ne fabrique que des faux billets de 1 dollar, ultra grossier, juste pour subvenir à des besoins urgents. Durant la scène de procès, on retrouve le ton de Riskin, mélange de comédie sociale (c’était un démocrate convaincu), de conte de fée et de mélodrame. Le propos devient sérieux, sombre et assez original. Il faut absolument revoir les grands scénarios de Riskin mis en scène de manière si étincelante par Capra : NEW YORK MIAMI, AMERICAN MADNESS, LADY FOR A DAY, L’EXTRAVAGANT MR DEEDS, PLATINUM BLONDE et lire le beau livre de Victoria Raskin sur son père et sa belle histoire d’amour avec Fay Wray (Panthéon Books New York).

  

Chez Rimini, CAGLIOSTRO de Ratoff est une adaptation assez extravagante et pas trop fidèle de Dumas (Dumas fils est joué par Raymond Burr !!) avec des passages divertissants mais Welles a-t-il pris en main la mise en scène comme le disent certains (qui citent à tort JOURNEY INTO FEAR), il est permis d’en douter. Alexandre Vialatte écrivit une critique très amusante, s’attardant sur le duel final hautement improbable, frôlant la parodie, sur un toit, avec un des combattants qui se cache les yeux pour ne pas se faire envoûter. Le travail de Ratoff est imperturbable et dénué de tout style.

La version des MISÉRABLES (Rimini) de Lewis Milestone contient de fort beaux plans notamment durant les scènes de tribunal avec l’ombre de la balance de la justice se détachant sur le mur ou un immense Christ surplombant le juge durant les interrogatoires de Champmathieu, l’attaque des barricades en montant cut une série de travellings ou quand Valjean se fait expulser de tous les villages. Milestone fignole de des gros plans très dramatiques, de beaux mouvements d’appareil durant les séquences de galère car le scénariste Richard Murphy prend le mot galérien au pied de la lettre et fait ramer les convicts alors que les galères ont été supprimées depuis près de 52 ans et remplace Toulon par Marseille. Scénaristiquement, cette adaptation est d’ailleurs très faible, inférieure à L’EVADÉ DU BAGNE de Freda et surtout à celle de Raymond Bernard. Les Thénardier passent à la trappe tout comme les 3 évasions de Valjean, Gavroche, Fantine n’est plus prostituée et ne vend plus ses cheveux et ses dents. Elle enfreint juste le couvre feu et se dispute avec un bourgeois. L’’émeute éclate on ne sait pourquoi (plus d’enterrement du général Lamarck ni de mouvement révolutionnaire), les rapports entre Javert et Valjean sont très édulcorés et simplifiés au profit de la romance mollassonne entre Marius et Cosette (Cameron Mitchell et Debra Paget, fort ternes tous les deux). De Milestone mieux vaut revoir LE COMMANDO DE LA MORT (il existe enfin une version restaurée de WALK IN THE SUN), DES SOURIS ET DES HOMMES, voire même OKINAWA dont les qualités plus discrètes rendent le film plus attachant que dans mon souvenir. Milestone fut une des victimes rarement évoquées de la Chasse aux Sorcières.

OLIVER STONE
Il ne faut pas manquer la passionnante série qu’Oliver Stone à consacré à l’Histoire politique de son pays,&sorti dans un coffret avec sous-titres et dans une version papier, uniquement en anglais, passionnante jusque dans ses excès polémiques, des parti pris souvent un peu trop binaires et rapides. Stone n’est pas Marcel Ophüls. Il préfère foncer dans le tas. Le mot « inconnu » (« untold ») n’est pas mis là pour promettre des révélations incroyables mais pour dénoncer la manière dont on enseigne l’Histoire aux USA, de l’école à la télévision commerciale, dont on oublie des pans entiers. Cette mini-série met justement en lumière les souffrances effroyables subies par la Russie durant la Seconde Guerre Mondiale, l’héroïsme de l’Armée Rouge, sujets très sous-estimés, voire occultés en Amérique, tout en pointant les erreurs catastrophiques de Staline, son élimination des principaux généraux, et en dénonçant les crimes commis en Ukraine. Peut être accepte-t-il trop facilement ses explications pour justifier le pacte germano-soviétique. Stone oublie aussi la manière dont le parti communiste a éliminé les anarchistes en Espagne et favorisé l’accession au pouvoir d’Hitler. De Gaulle est quasi absent et le passé meurtrier de Khrouchtchev en Ukraine occulté. On est parfois submergé par l’avalanche de faits souvent passionnants, par le morcellement du montage et la voix un peu monocorde de Stone qui tient à dire que c’est sa vision. S’il loue FDR (tout en notant son refus d’accueillir des juifs), notamment pour sa détermination à imposer Henry Wallace aux caciques du Parti Démocrate, il n’a pas de mots trop durs contre Truman, ignorant, raciste (il écrit à sa fiancée que les nègres sont fait de boue et les Chinois avec ce qui reste), n’écoutant que ses conseillers militaristes, qui décida cyniquement (cela ne servait militairement à rien selon Stone) de larguer les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, pour damer le pion aux Soviétiques qui envahissaient la Mandchourie, donna le feu vert au maccarthysme. Tout cela est juste mais on oublie que Truman fut le premier président à faire du lynchage un crime fédéral (FDR n’avait pas réussi, bloqué par un sénateur sudiste qui devient l’inspirateur de Truman,) et à lancer une action pour les droits civiques. Et contrairement à Staline ou à Mao, il ne créa pas de goulag. Stone, lui, prend parti pour Henry Wallace, le dernier vice-président de Roosevelt, qui selon lui aurait infléchi le cours de l’Histoire mais qui fut d’abord vaincu puis éliminé par Truman. Stone est impitoyable sur la politique extérieure de Nixon, tout en pointant quelques mesures intérieures positives mais se montre encore plus sévère sur Eisenhower, Reagan, Clinton et Obama. Il sauve la dernière partie du mandat de Kennedy et son courage durant la crise des missiles quand il tint tête à tous les chefs militaires, grâce aussi à Khrouchtchev. Pour vous Rouxel, cela vaut mieux que certains nanars chers à votre coeur.

REDFORD
Ces derniers temps, je me suis penché sur l’œuvre de Redford réalisateur. J’ai revu plusieurs de ses films qui tiennent le coup, même si la mise en scène parait parfois (trop?) classique. Elle ne gomme jamais les aspérités du sujet, l’originalité réelle des thèmes, souvent très personnels, et des angles. Le découpage traditionnel n’étouffe jamais le propos et ne l’aseptise pas. Il faut dire que Redford témoigne d’une attention envers ses personnages (et les acteurs qui les incarnent) qui préserve leur mouvement intérieur. Il les regarde avec une impartialité analytique et comme détachée qui surprend et détonne dans le cinéma américain actuel. QUIZZ SHOW, l’une de ses meilleures réussites (hélas uniquement trouvable en zone 1) délivre une morale des plus amères qui bat en brèche, sans ostentation, tous les archétypes dramaturgiques et idéologiques à la Frank Capra et n’offre aucune porte de sortie facile. Relisez la critique de Todd McCarthy et du Guardian.

  

LA CONSPIRATION dont j’ai déjà parlé ici malgré quelques scènes engoncées aborde un sujet rebattu de manière très originale. Cette enquête sur l’assassinat de Lincoln déboucha sur un procès inique qui renvoie directement à la manière dont le gouvernement Bush piétina les lois et la Constitution soi disant pour combattre le terrorisme. Ce procès d’une femme (Mary Surrat remarquablement incarnée par Robin Wright) fut un scandaleux déni de justice comme le soulignent ses deux avocats, le Sénateur Johnson du Maryland (brillante interprétation de Tom Wilkinson) et Frédéric Aiken, jeune avocat nordiste dont la conduite fut héroïque durant la guerre. Il est d’abord très réticent à défendre une éventuelle complice de l’assassinat de Lincoln mais sera peu à peu touché par sa cliente.

ORDINARY PEOPLE m’a paru meilleur, plus complexe que lors de la première vision et beaucoup moins explicatif. On assiste plutôt à une suite de dénis, de refus d’appréhender la réalité.

  

Dans AU MILIEU COULE UNE RIVIÈRE, pari hyper audacieux que d’adapter ce très court et génial roman qui mêle la voie du Christ et la pèche à la mouche, Redford semble avoir choisi Brad Pitt pour le rôle de Paul (un choix d’ailleurs excellent) parce qu’ils ont des points communs — sans parler de la ressemblance étonnante de l’acteur avec le cinéaste jeune. Et avec lui, il capture l’essence du livre et en restitue la grâce secrète et l’émotion. Redford, avec la complicité de Philippe Rousselot, réussit à capter toute une gamme de réactions complexes – gestes d’affection réprimés, rivalités, brusques élans retenus, petites déceptions poignantes, sentiments indicibles – qui respectent et traduisent la mystérieuse force émotionnelle du roman. Ce film prolonge ces chroniques provinciales chères à Henry King ou Clarence Brown, leur donne une nouvelle jeunesse, une nouvelle vie.

CINÉMA RUSSE
REQUIEM POUR UN MASSACRE est une œuvre terrible, un coup dans l’estomac. On est broyé devant cette découverte progressive, à travers les yeux d’un enfant, des horreurs commises par les Nazis, la manière dont ils rasent ces villages, anéantissent la population, que Klimov restitue dans des plans très longs, souvent en mouvement, magistraux.

J’ai été un peu moins convaincu par son RASPOUTINE (L’AGONIE) même si l’interprétation d’Alexei Petrenko est inoubliable. Il faut le voir rentrer à quatre pattes dans un ministère, se rouler sur le sol, sauter sur toutes les femmes, prédateur sexuel en folie. On a un peu de mal à comprendre l’ascendant qu’il exerçait sur le tsar, via sans doute son épouse.

L’ASCENSION (Coffret Klimov chez Potemkine, copies restaurées) réalisé par sa femme Larissa Chepitko est tout aussi violent, aussi âpre et rigoureux que REQUIEM dont il constitue une sorte de double inversé et en noir et blanc. L’histoire étant racontée du point de vue de partisans qui se font massacrer et dont certains vont trahir. Pour respirer, mieux vaut se plonger dans AILES belle et sensible réussite de Chepitko, hélas disparue prématurément nous privant d’un regard passionnant.

Continuez votre lecture avec



Articles similaires


Commentaires (649)

 

  1. Aigle Bleu dit :

    Cher Bertrand,merci de nous rappeler Antonio Pietrangeli,cineaste encore trop meconnu, independamment du coffret de 3 films que vous nous vantez. On peut voir aussi chez Rene Chateau, une oeuvre de ses debuts: Nata di Marza,de 1958, traduit chez nous par Les Epoux Terribles,titre pas tres heureux, qui fait penser au pire theatre de boulevard,et met en scene un jeune couple, Gabriele Ferzetti et Jacqueline Sassard, fraichement maries. Dix ans d’ecart les separent et trop de choses vont les opposer, conception de la vie a deux,l’humeur fantasque et insouciante de la jeune femme , supremement enervante.Il est vrai que le doublage n’arrange pas les choses.Enfin, tout cela est bien vu, mais un peu decevant , malgre un scenario ou ont participe entre autres Age/Scarpelli et Ettore Scola entre autres.

  2. yves rouxel dit :

    Le monde d’hier ne veut pas mourir tandis que le nouveau monde ne veut pas naitre.C’est pour cela que je tiens à vous faire mes adieux ici sur ce blog que j’ai alimenter de mes coups de coeur,en bifurquant plusieurs fois sur des sujets sociétaux qui m’interpellent car je ne vis pas dans un chateau,ni dans un appartement du 16ème à paris.Je suis né avec le coeur à gauche et je n’ai jamais trahis mes convictions premières sans tomber dans les dogmes des partis politiques.Je connais comment fonctionnent les appareils politiques avec ceux qui ont vus mais qui ne connaissent rien de la vie.J’ai souvent démissionné,claquer des portes de chefs de services ou de directeurs de ressources humaines et j’ai toujours retrouver ma liberté d’étre et de vivre ma vie sans contraintes ni servitudes aucune.Au fil des années sur ce blog certains commentaires m’ont émus,certains films m’ont aider à surmonter des drames que l’on devrais pas vivre en tant que père.Je reste amer par cette espèce de barnum ou l’on nous impose de retourner dans les salles,en oubliant pas de porter un masque et de se laver les mains plusieurs fois par jour.Puis enfin la distanciation sociale s’est transformer en sociale du jour au lendemain.J’ai vraiment honte de vivre aujourd’hui dans un pays qui à vu naitre Hugo,Jaurès,Balzac,Proust et mème Céline que j’admire profondémment et d’un autre coté un public pour regarder Hanouna ou d’écouter Bercoff sur sud radio(station poujadiste comme rmc).Allez bon vent à tous,sachez que ce n’est pas la girouette qui tourne mais le vent!!!

    • Bertrand Tavernier dit :

      A yves rouxel
      Vous n’allez pas disparaitre ainsi, vous êtes aussi indispensable à ce blog que les sandwichs thon oeuf dur mayonnaise à un pique nique. Et je m’étonne que vous vous insurgiez contre les conseils d’hygiène, de protection, de distance sociale qu’il aurait fallu prendre plus tot et pas de cette manière bureaucratique et courtelinesuqe (interdiction des balades en foret). C’est bien qu’on impose de porter un masque cela a protégé les coréens du Sud , les taïwanais.
      D’autre part, nous sommes pas mal sur ce blog à ne pas vivre dans des chateaux. Quant au public qui regarde Hanopuna et écoute Bercoff, avant il se vautrait dans les années 30 dans les vaudevilles militaires et les chansonniers pre poujadistes pendant que sortaient les films de Renoir, de Gremillon. Et Celine que vous admirez a fait tout pour que les médecins juifs ne puissent exercer

      • Gilles dit :

        A B Tavernier et Y Rouxel

        Dans les chansonniers pré-poujadistes, j’espère que vous n’intégrez pas Gaston Ouvrard et son inventaire exhaustif de tracas organiques, dont souffre peut-être aussi Yves Rouxel à chaque fois que s’annonce l’été. L’an dernier (Rouxel Yves) vous nous faisiez l’annonce de disparaitre toute une saison avant de revenir trois jours plus tard. Je suis sûr qu’il en sera de même en cette année difficile pour tout le monde, et vous n’êtes plus un moussaillon.

        • yves rouxel dit :

          A Gilles.Je vous réponds pour la dernière fois.Non je ne travaille pas du chapeau en sachant que Gaston Ouvrard comique troupier est né à Caussade ou un usine fabrique des canotiers et des chapeaux de paille.Quelquefois on doit se retirer à temps sans arrière pensées aucunes ni haines envers personne.Ma rate ne se dilate pas,mon foie est droit,j’ai le coeur à gauche(enfin ça je l’ai déjà écrit)mes oreilles,mes yeux et mon nez ont grandit avec le temps(c’est valable pour tous).

        • MB dit :

          « Gaston Ouvrard comique troupier est né à Caussade  »
          MORT à Caussade et né à Bergerac

        • MB dit :

          « Je vous réponds pour la dernière fois. »
          « LA DERNIERE’ il a dit Yves vous avez bien lu??!!

    • MB dit :

      à Y Rouxel je viens de vous dire « revenez avec nous » et vous partez?
      revenez avec nous en effet car vous faites beaucoup de commentaires (comme moi, c’est par vagues, mais je suis battu) mais toujours du haut d’une espèce de tour, d’où vous dispensez votre haine des riches (pourtant j’en ai connu des gentils: yen a même qui pleurent à la fin d’un film de Disney) ou alors parlez de films qui ne sont jamais une réponse aux pages de Bertrand (oui oui ça m’arrive aussi mais vous tout le temps) vous réagissez trop peu à ce que disent les autres, ce qui n’est pas poli, disons. On dirait que vous n’avez aucun souci pour les autres, donc ne partez pas, revenez!
      la dernière fois vous m’avez fait rire parce que vous vous êtes demandé pourquoi personne ne réagissait au commentaire sur le film de D’Anna quand vous vous ne réagissez jamais aux avis de Bertrand ni à ceux des autres (cf réaction de Michèle) vous êtes gonflé mon vieux! alors faut sortir les mouchoirs?

    • Mathieu dit :

      A Yves Rouxel :
      À vous qui êtes toulousain et qui « admirez profondément Céline », ces quelques lignes de votre idole:
      « Zone Sud, zone peuplée de bâtards méditerranéens dégénérés, de nervis,félibres gâteux, parasites arabiques que la France aurait eu tout intérêt à jeter par dessus bord. Au dessous de la Loire, rien que pourriture, fainéantise, infects métissages négrifiés. »

      • yves rouxel dit :

        A Mathieu.Il faut remettre ces quelques lignes dans le contexte de l’époque et des névroses de l’auteur,ses faiblesses,ses rancoeurs interieures.On est loin à mon avis aujourd’hui de cette noirceur malgré la montée de la haine,la séparation des races,des ethnies,l’intolérance envers les orientations sexuelles,les convictions politiques,syndicales ou religieuses.On doit mettre chaque individu dans une case et faire du »politiquement correct ».On essaie de s’élever mais finalement on regresse énormément.

    • SugarKane dit :

      À Yves Rouxel
      Comme l’ont souligné Bertrand Tavernier et les principaux contributeurs vous êtes un des piliers de ce blog, donc ne partez pas. Même si pouvez être excessif voire même agaçant dans vos préjugés, je retiens avant tout votre sensibilité et la pertinence de vos propos que je lis toujours avec beaucoup d’intérêt. Grâce à mon travail je suis devenu ce qu’on appelle aujourd’hui un privilégié mais J’ai toujours respecté l’autre et je suis comme vous quelquefois révolté par le monde qui nous entoure. J’espère donc faire partie de la race des gentils riches (par contre c’est plutôt la beauté des films de Ford qui me font pleurer).

      • Pascal MINETTE dit :

        Moi aussi Ford me fait pleurer : Andy Devine assis sur la carriole auprès de Vera Miles , sans rien dire, dans LIBERTY V. me suffit.
        C’est beau d’avoir un point commun avec un gentil riche respectueux , parce que moi, je suis un pauvre infect.

  3. Ballantrae dit :

    Double remerciement cher Bertrand pour le conseil concernant le coffret Pietrangeli cinéaste dont je n’avais jamais vu un film puis la serie d’O Stone effectivement percutante.
    Par hasard il se trouve que je lisais le très dispensable essai d’Iris Brey Le regard feminin au moment où je vis le superbe Je la connaissais bien et tout se passe comme si la finesse, l’émotion vibrante, la justesse de celui-ci consolait de la rigidité , du sectarisme des errances théoriques de celle qui s’est affirmée comme herault des gender studies en France. Je crois que ce courant est en train de dépasser en autosuffisance claironnante et en assèchement le structuralisme et la sémiologie qui au moins peut parfois se montrer ludique.Pour en revenir à Pietrangeli encore un grand cinéaste méconnu dans l’immense cinématographie italienne qu’on peut explorer à l’infini.
    Le Neorealisme est loin mais on en mesure l’onde sismique des années après dans ce portrait qui refuse tout simplisme et s’avère bien plus touchant que des pensum tels Rosetta des Dardenne: inutile de charger la barque, il suffit d’accompagner la trajectoire « normale » de l’héroïne pour mesurer tout ce qui l’aliene.
    O Stone reste percutant dans sa série que je vois comme un complément à Une histoire populaire des États-Unis de Zinn. Il est indispensable pour sa détermination héritée des 70′ à interroger les certitudes imbéciles prodiguées par le révisionnisme néolibéral. On retrouve le rythme implacable de certains de ses films notamment JFK et son utilisation du film de Zapruder. Et j’ai appris plein de choses notamment sur Roosevelt et Truman. J’ai envie de revoir son Nixon et de comparer avec les éléments du docu.

  4. Didier dit :

    A MM Rouxel,Minette,MB.(de la part de Tom)

    A Yves Rouxel:
    C’est tres amusant, Mr. Rouxel, concernant “le velo” et “aux mal mollets” – j’espere que vous avez raison!

    Je regrette de ne peut pas vous rencontre autour d’un verre de vin aussi! J’ai un partenaire producteur qui connait personellement Monte Hellman et il pourrait vous dire beaucoup des histoires interessantes.

    A MB:
    Comme je l’ai fait avec Didier depuis plus de vingt ans, MB!

    A Pascal Minette:
    Not a childish question at all, Mr. Minette, and in fact I get asked that one all the time. But no — I tell people he’s the film music Silvestri and I’m the screenwriting and story development Silvestri. But I should only be half as successful as he’s been!

  5. Gilles dit :

    A Bertrand Tavernier,

    Je viens de lire votre message au sujet du discours de Lindon qui fait plus mal à Macron que les vociférations mélanchoniennes. Macron est un candidat Mandchou que rien ne blesse ni ne flatte, mais vous savez très bien comme la plupart des blogueurs, que Lindon lit un texte qu’il n’a pas écrit. Contrairement à nous vous connaissez sans doute l’identité de l’auteur.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Gilles
      Je crois que c’est lui qui l’a écrit avec des collaborations diverses

    • yves rouxel dit :

      A gilles.N’est ce pas Edwy Plenel qui à torcher ce long texte très hugolien?La taxe Valjean à fait rire de nombreux blogueurs du site »La bas si j’y suis »crée par Daniel Mermet(viré de France inter sous l’ère hollande)!!!

      • Bertrand Tavernier dit :

        a yves Rouxel
        Très hugolien ? Sauf que Valjean accomplit toutes ses belles actions sans taxes ni importes ni aides de quiconque, juste en s’investissant lui même

        • yves rouxel dit :

          Une question que je me suis souvent poser concernant les écrits intenses et forts de Victor Hugo.As t-il réellement connu des personnages tels Valjean(qui à plusieurs idendités)la petite Cosette et les méchants Thénardier?Je pense que Hugo avait un sens aigu de la société et des gens qui l’entourait.Quelle imagination quand on relit « Les misérables »on est happer par cet injustice contre les petites gens,les pauvres qui vivaient dans des taudis entassés comme des animaux dans une étable.Les personnes vaniteuses pleines de haines et de méchancetés qui profitaient de la faiblesse des illétrés ainsi que tous les enfants(Gavroche fut un exemple de rebellion et de révolte parmi les adultes).

        • Bertrand Tavernier dit :

          A yves rouxel
          Qu’il les ait connu ou non n’a aucune importance. Ce qui compte c’est la force de l’imagination. Croire qu’elle a absolument besoin d’un modèle est un cliché désespérant et très à la mode

        • Mathieu dit :

          A Yves Rouxel :
          D’ailleurs la phrase que vous citiez il y a quelques jours en vous demandant dans quel film on la trouve: « C’est de l’enfer des pauvres dont est fait le paradis des riches » est de Hugo.
          D’accord avec Bertrand sur la faiblesse de la version des MISÉRABLES par Milestone due surtout mais pas seulement à un scénario réducteur dans tous les sens du terme, mais la version de Boleslawski de 1935 qui a meilleure réputation (de l’autre côté du lac) n’est pas meilleure selon moi. Maltin loue le Javert de Laughton, je le trouve au contraire pénible et cabotin comme souvent (insupportable par exemple dans JAMAICA INN). Robert Newton est meilleur dans le Milestone. Ce qui frappe quand on regarde le Milestone après le Boleslawski, c’est le sens du cadre, de la composition, de la pofondeur de champ chez Milestone.

        • yves rouxel dit :

          A Bertrand.Je vous rejoins complètement car en préambule de générique il est toujours préciser d’après une histoire vraie.Que ce soit les films ou les séries à la chaine on dirait que les producteurs et réalisateurs ont un besoin maladif de préciser que les faits d’une histoire sont tirer d’une histoire qu’ont vécut des personnages « dans la vrai vie »c’est la réplique à la mode !!!

        • MB dit :

          à YR
          « Je vous rejoins complètement car en préambule de générique il est toujours préciser d’après une histoire vraie »
          générique de quel film?
          soyez précis quoi

      • Gilles dit :

        Mais on dit de Balzac qu’il rencontrait ses personnages dans les salons APRES les avoirs dépeint.

      • MINETTE Pascal dit :

        Hugo, c’est peu de mots simples qui veulent dire beaucoup.
        Edwy Plenel, c’est plein de mots dont on n’est pas sûr de ce qu’ils veulent dire.
        Les personnages de roman, ils sont tous en nous-mêmes, quelque part.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MINETTE Pascal
          Il y a surtout que Hugo est un poète, un romancier de génie, un chroniqueur éblouissant et que le mettre sur la même ligne que Plenel est presque une insulte

        • Pascal MINETTE dit :

          A Mr Tavernier: Oui, c’est la différence entre le cosmos et la vase.

        • Denis Fargeat dit :

          A Minette Pascal
          … entre Jean Cosmos et Manuel Vase?
          Je (re)sors.

  6. Gilles dit :

    De Damiani, Patrick Brion a diffusé LA MOGLI PIU BELLA (Seule contre la mafia) autre grande réussite du cinéaste, qui implique une mafia de proximité, où on fréquente le mafieux sur la place du village, on joue aux cartes avec lui et on le craint d’autant plus qu’il fait partie des nôtres. Ornella Mutti engage une lutte sans merci contre son violeur, impitoyable mafieux brutal et macho, craint de tout le village. Elle a 15 ans, c’est son premier rôle et elle crève l’écran.
    Même univers et personnages de mafieux prolétariens qui croissent dans ces petits villages du sud de l’Italie, où le mafieux y est aussi naturellement présent que le cafetier et le cultivateur, IL GIORNO DELLA CIVETTA (La mafia fait la loi) signalé par Rouxel. Les films de Squitieri qui avec I GUAPPI, IL PREFETTO DI FERRO, nous plongent dans ce même univers où les mafieux, qu’ils soient parrains ou hommes de main, se confondent avec les gens du peuple. Ils habitent les mêmes maisons, portent les mêmes vêtements, fréquentent les mêmes lieux, observent les mêmes coutumes, ils défendent les mêmes valeurs, et ils ont les mêmes appréciations morales, sur le rôle de la femme notamment. On connait mieux SALVATORE GIULIANO de Rosi, mais globalement c’est un cinéma méconnu en dehors de l’Italie, et qui pourtant contraste tellement avec les films de mafia américains, complaisants, où on nous présente une mafia bourgeoise et communautaires qui fonctionne en vase clos, et qui au bout du compte nous concerne assez peu.

    • yves rouxel dit :

      Décidemment il faut ètre prudent.Près de nous,mais dans des univers parallèles,évoluent des milieux secrets et dangereux.Tout habitant de notre monde qui,par inadvertance,par jeu ou par hasard,introduit ne serait ce que le petit doigt dans ces limbes en meurt.Car en effet,en quelques mois cette année 77,trois films abordent ce mème thème,sous des aspects differents,cependant: »Un papillon sur l’épaule »,d’abord, »Dossier 51″et « L’ordre et la sécurité du monde ».Dans ce dernier on découvre à la fois la malheureuse victime dans sa dimension humaine et la machine qui va le broyer dans son implacable fonctionnement.Dans un tel film les multinationales sont visées et si il est peu probable que des voix venant d’elles s’élèvent pour démentir les procédés dénonçés(elles ont d’autres chat à produire)il y aura bien un quelconque expert français pour dire que tout celà n’est qu’affabulation.Soit,il n’en reste pas moins qu’un film existe et si il nous présente une fiction peut-on pour autant la considerer sans rapport avec une quelconque réalité.Les deux multinationales tout d’abord,elles s’affrontent mais ne représentent pas des valeurs differentes,elles ne sont que deux composantes du grand capital et à aucun moment le film ne prend parti pour l’une ou l’autre donc n’en présente aucune comme plus positive.Leur conflit n’a pas lieu sur le terrain habituel de la concurence,soit par les prix,soit par la qualité ou les deux combinés.Elles se placent donc en marge des lois économiques de marché et sans contraintes d’utiliser d’autres armes.Or,l’arme en question n’est pas banale ;le chantage à la mobilisation de l’opinion publique par la presse.On y croit ou pas,dans le film cette manoeuvre est présentée comme décisive et l’objet du chantage est important:dénoncer les agissements criminels et subversifs de la société américaine dans un pays africain ou à la suite d’un changement de pouvoir elle a vu ses interets menacés.Tout nous prouve que la société allemande n’agit pas pour des raisons humanitaires ou politiques qui par conttre pourraient émouvoir l’opinion publique française.Ainsi donc,un état du continent africain est l’otage volontaire de deux rivalités occidentales,dont il sait ne rien avoir à attendre.Lucas Richter le journaliste français discrédité,à la recherche d’une bonne affaire semble préoccupé d’humanisme,n’est qu’un pion dans ce grand jeu,comme l’opinion publique française que l’on souhaite manipuler pour en utiliser les réactions à des fins uniquement économiques.Dans le film deux personnages sont éliminés:un ancien combattant du vietnam,complètement taré,inadapté à ce monde de guerre économique et qui n’avait aucune raison d’y rester et Hélène femme oisive d’un riche bourgeois français qui nous apparait futile mais curieuse,capable de s’interesser au coup mais comme pour s’occuper sans autre défense que ses possibilités individuelles,sans arrières.Le continent africain dernier et gigantesque réservoir de matières premières est l’objet de toutes les fausses attentions,de toutes les aides empoisonnées,de toutes les escoqueries morales du colonialisme économique qui s’abrite derrière la légitimité de pouvoirs que l’on tente de maintenir en place ou de rétablir par tous les moyens.Dans leur lutte sans merci,les combattants n’hésitent pas à envoyer au « casse pipe »les inutiles(l’ancien du vietnam)et à éliminer les géneurs,bourgeoisies nationales,petits pouvoirs faibles ,empécheurs de tourner en rond,non négligeables dans le système des multinationales mais connaissant juste suffisamment les règles de la guerre pour représenter un danger potentiel.Quand à l’opinion publique….On retrouve au générique Bruno Cremer,Donald Pleasence,Dennis Hopper,Joseph Cotten,Gabriele Ferzetti,Michel Bouquet ainsi que Laure Deschanel sur une musique composée par Claude Nougaro et Maurice Vander son vieux complice d’écriture.C’est Claude d’anna qui réalisa cette co-production entre la france et les états-unis.

      • yves rouxel dit :

        Aucune réaction ou souvenir à ce film de Claude D’anna qui reste d’une réelle actualité sur la manipulation des masses,et les interactions entre les multinationales et les politiques.A travers la crise sanitaire on à vu comment les gouvernements n’ont pas su gerer la distribution de masques,le manque des respirateurs dans les hopitaux publics,le manque de bras(Veran et Salomon ont fait appel à des soignants retraités qui sont mort sur le front et maintenant on les matraquent dans la rue).Quelle bande de fumiers et d’incapables eux qui sortent de l’éna et qui se contrefichent de la population et surtout de ceux qui étaient en première ligne dont tout les cons ont applaudit sur leurs balcons à 20 heures.PITOYABLE!!!!

        • Bertrand Tavernier dit :

          a yves rouxel
          Vous êtes épuisants avec vos généralisations. LES GOUVERNEMENTS : plusieurs ont très bien su gérer cette crise et avec des dirigeants qui sortaient de grandes écoles, souvent de commerce, à Taiwan, au Danemark, Hong Kong, en Corée du Sud. Donc on a affaire à des salauds incompétents applaudis par des cons. En dehors de vous, personne n’est lucide. Dans le cas français, le poids d’une bureaucratie absurde a joué un aussi grand rôle que l’incompétence et surtout les mesures catastrophiques de déstuction de l’hôpital prise dans ces dernières années

        • MB dit :

          à YR
          « (Veran et Salomon ont fait appel à des soignants retraités qui sont mort sur le front et maintenant on les matraquent dans la rue) »
          FAUX!!!

          c’est surtout ça qu’il faut retenir pour la France, le reste est bla-bla:
          « les mesures catastrophiques de déstuction de l’hôpital prise dans ces dernières années »

        • Ballantrae dit :

          La gestion catastrophique de l’hôpital comme de bien des services publics ne date pas d’hier mais le clou s’enfonce de plus en plus profondément et le nouveau monde n’est pas pour tout de suite.
          En complément du coffret O Stone il faut relire La stratégie du choc de N Klein ou le digest très bien conçu de M Wintterbotom au même titre: on entre maintenant dans la phase où la crise va permettre au dogme neoliberal de faire feu de tout bois , comme après Katherina mais à une échelle plus vaste.
          Un service public a eu des difficultés faute de moyens? Et hop on multiplie les PPP…
          L’état a eu du mal à assurer la cohésion territoriale et du coup laissé ces territoires agir? Magie: on va envisager un acte 4 de la décentralisation histoire de se défaire un peu plus des responsabilités de L’état…le tout sans les subsides nécessaires.
          Les soignants ont assuré sans matériel et rappellent qu’ils veulent plus qu’ une simple prime une revalorisation légitime? Manif malmenée et decridibilisee.
          Les enseignants essaient de pallier les manques du système comme ils peuvent avec leur materiel, des changements de paradigme aussi rapides que brusques? Campagne médiatique de dénigrement sur ces grosses faineasses puis injonction à reprendre quasi normalement comme début mars alors que n’importe quel bureau de poste ou entreprise fait perdurer une vraie prudence.
          Je me trompe peut-être mais sens qu’on nous la fait et fera à l’envers malgré ce que nous avons vécu et allons vivre.
          Mieux vaut parler cinéma c’est moins désespérant.
          Yves est parfois rentre dedans mais je ne peux lui donner tout à fait tort.

        • Gilles dit :

          Ces digressions, si elles ne sont pas ignorées, obligent à des contradictions, et peuvent nourrir une polémique sans fin. Plusieurs blogueurs en désaccord avec Y. Rouxel er B. Tavernier se garderont d’apporter leur grain de sel. Pourquoi n’allez-vous pas vous défouler dans les capsules que produit André Bercoff depuis son Ehpad ? Vous pouvez même l’appeler en direct si vous voulez.

        • Ballantrae dit :

          J’ai reverifie qui était Bercoff. Peut-être est ce votre tasse de thé mais ce n’est pas la mienne à vrai dire…
          Autre point: je n’ai pas compris l’expression  » Macron candidat mandchou » …cela veut dire impassible et impénétrable est ce cela?
          C’est plus simple: il accomplit la feuille de route de ceux qui ont facilité son élection. Ses objectifs sont simples et decryptables compte tenu de son statut de candidat d’une oligarchie précise.

        • ballantrae dit :

          J’ignorais que Bercoff était en Epadh. Est-ce dans la même qu’Alain Minc?
          Je n’ai pas bien compris votre allusion si par hasard Gilles vous vous adressiez à moi.
          Lisez plutôt Lordon qui est en pleine forme si vous voulez des arguments intéressants et percutants.
          Mais ici parlons cinéma puisque demain les salles réouvrent enfin!
          Et défendons le support DVD/BR qui ne dispose pour le moment pas des aides du livre et va disparaître si nous n’y prenons garde et là on est pile poil dans ce que défend ce billet et d’autres: la nécessité de garder un support matérialisé à l’heure des « flux » dont le nom dit l’évanescence.
          Défendons la culture qui ne peut être simplement encouragée symboliquement -c’est joli les symboles tout comme les médailles mais bon ce ne peut nourrir son homme- mais nécessite des aides comme le secteur industriel: sans livres, sans films, sans musique comment aurions nous tenu durant cette période? Les créateurs et travailleurs de ce domaine doivent pouvoir vivre décemment.

        • michèle dit :

          à Yves Rouxel,
          Si personne n’a répondu à votre texte sur le film de Claude d’Anna, c’est peut-être pour souligner votre incorrection envers Bertrand qui avait demandé le 17 juin d’arrêter ces incessantes digressions pour en revenir aux films présentés dans son billet mensuel.
          Votre texte du 18 juin montre soit que vous ne lisez pas les textes des autres participants au blog (ce qui n’est pas exclu), soit que vous vous en fichez !
          De plus, toutes ces généralisations (tous pourris !) sont effectivement lassantes. Il y a d’autres lieux pour cela : les ronds-points, par exemple !

        • SugarKane dit :

          À Yves Rouxel
          Vous êtes vraiment meilleur quand vous évitez de parler de politique. Vos propos manquent de lucidité, car nous avons la chance de vivre en France dans une démocratie avec un état qui protège, contrairement à de nombreux pays dits « civilisés ». Malgré des dysfonctionnements condamnables, les mesures et les aides mises en place par l’État sont uniques comme le chômage partiel par exemple et beaucoup sont responsables et vont plutôt dans le bon sens. La critique permanente est contre productive et elle nourrit les extrêmes qui en prétextant vouloir défendre le peuple ne cherchent qu’à détruire et je ne suis pas un défenseur de Macron ni du libéralisme.

        • MB dit :

          ceux qui veulent apporter leur grain de sel ici le feront, que ça vous plaise ou pas (et en évitant l’insinuation par contre).

        • MB dit :

          à Sugarkane: tout à fait d’accord avec vous, ça n’est pas encore une dictature la France!
          et Rouxel: respirez, arrêtez, revenez avec nous, quoi.

        • MB dit :

          « Je n’ai pas bien compris votre allusion si par hasard Gilles vous vous adressiez à moi. »
          à Ballantrae: c’est justement le truc grossier: ne pas être trop précis, insinuer, amener une pointe d’extrême-droite (Bercoff bosse ou bossait à Valeurs Actuelles) sans y toucher, ce n’est pas la 1ère fois que G suggère à certains qui lui reviennent pas de quitter ce blog, quelle innocence.

          Je préfère la discussion sur LES DEUX CAVALIERS! ou LA RIVIERE DE NOS AMOURS!

        • Gilles dit :

          A Ballantrae, non je m’adressais à Y. Rouxel, et me référais au film de J. Demme, bien plus divertissant que l’indigeste pensum de John Frankenheimer. Eh oui, Sud radio est un ehpad déguisé en média. Je n’aime pas la malhonnêteté intellectuelle F. Lordon désolé. Trop de digressions, stop.

          Curieux que des messages passent du premier coup et que d’autres restent bloqués on ne sait où même quand on les réitère.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Gilles
          Ouiais, ajoutez à mon avis car ayant revu les deux films je trouve le Frankenheimer très supérieur même si le Demme a été traité par dessus la jambe (mais le Frankenheimer à la sortie aussi). Les opinions paradoxales ont aussi leurs limites

        • Ballantrae dit :

          Le Frankenheimer me semble nettement supérieur au Demme qui est pas mal et en plus il initie toute une vague de fictions paranoiaques passionnantes pour leur portée politique. Je viens de découvrir le passionnant Winter kills de W Richert dans la collection Make my day de JBThoret chez Studio canal tiré d’un roman de R Condon auteur de Manchurian candidate. Une réflexion très stimulante sur la théorie du complot avec un casting magnifique ( J Bridges, J Huston, A Perkins, S Hayden…) et une photo comme tjs inventive de V Zsigmond.
          Cette veine passionnante est maintenant présente dans le format série mais je trouve plus impressionnant de réussir à suggérer une telle vision du monde dans un format de 2 heures.
          Comment ne pas préfèrer Seconds, Les 3 jours du condor, les hommes du président, Manchurian candidate ou Marathon man à Homeland très intéressant certes mais tellement long?

        • DIDIER D dit :

          Angela LANSBURY !!!!!Pardon Martin !

        • Gilles dit :

          A Bertrand Tavernier,

          Je vous accorde, comme vous l’indiquez dans un supplément, qu’il faut laisser la parole à ceux qui aiment les cinéastes, non à ceux qui les détestent. N’ayant aimé aucun film de Frankenheimer parmi ceux que j’ai vus, à vous l’honneur.

        • Gilles dit :

          A l’autre

          Dites, mon petit père, si vous cherchez la bagarre il va falloir vous trouver un autre Punching ball parce que je ne suis pas du tout votre homme vous savez. Vous me cherchez depuis le début, je ne sais pas pourquoi d’ailleurs. Allez bon vent hein.

        • MB dit :

          je suppose que c’est pour moi il faut deviner… Gilles très bien 1er degré: entre autres je vous sens affilié à l’extrême droite et je n’en démords pas et je n’aime pas ça vous comprenez maintenant? et je n’aime pas vos insinuations à propos de tout…
          mais vous aviez déjà compris à mon avis

        • MB dit :

          à Ballantrae: je suis d’accord avec vous, la durée extensible de la série est un problème par rapport au film. Au minimum, toutes les saisons de la série devraient être conçues à la suite avant même d’être filmées. Ce qui a peut-être été le cas avec BORGEN je n’en suis pas sûr. Et le modèle américain de poursuivre une série tant qu’elle a du succès est absurde pour l’art de la dramaturgie (mais pas pour le tiroir-caisse de la production).

    • Denis Fargeat dit :

      A MB, Gilles, Yves, Matthieu
      Ben qu’est ce qui vous, nous arrive? Le déconfinement ferait il de nous des cons finis – non, déconfits, déconnants, pis? On fait nos dents, confits dans nos appartements… (j’arrête ce petit jeu, juste un jeu qui ne voudrait vexer personne…)
      Entre Yves qui soudain menace de claquer la porte en un théâtral coup de colère ( à moins que ce ne soit un colèrique coup de théâtre) et des insinuations dignes des cons trolleurs qui rôdent parfois ici, il y a un vent bizarre qui souffle ici…
      Alors c’est bien, chacun s’est expliqué, mais comment dire… restons en là voulez vous? Et redescendons de nos tours, d’ivoire, de granit, de béton ou de n’importe quel autre métal… voulez vous. Et amitiés à tous, cinématographiques bien sûr.

      • Bertrand Tavernier dit :

        A Denis Fargeat
        Comme disait Prévert à Carné : « rentre tes grands chevaux dans des petites écuries »

      • MB dit :

        à Denis Fargeat: vous me rappelez le maire du SHERIF EST EN PRISON de Brooks: « bon allez d’accord… les Irlandais aussi » je sors mon mouchoir et je plie devant cet appel à la réconciliation et je laisse le bénéfice du doute aux personnes concernées.

      • Mathieu dit :

        A Denis Fargeat :
        J’espère que vous ne pensez pas que je cautionne un seul instant les insanités céliniennes que citais uniquement pour montrer à Yves Rouxel un autre aspect d’un écrivain qu’il dit admirer profondément.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Mathieu
          Personne ne le pensait et la citation est bien choisie mais on n’a que l’embarras du choix

        • Denis Fargeat dit :

          A Matthieu
          Pas une seconde évidemment! Mais précisément, j’ai eu – ne le prenez pas mal, je vous sais au-dessus de tout ça!- l’impression d’être dans une cour de récré où, entre autres noms d’oiseaux, on entend des choses du genre « le gars que tu admires tellement, eh ben c’est un salopard »….
          On a tous vécu ce genre de moment où on est déçu par l’homme dont on admire l’œuvre… le motif en est plus ou moins grave, arrive toujours un moment où ces deux choses irréconciliables coexistent, le sublime et le dégueulasse, bon gré mal gré ; on n’a plus qu’à en prendre son parti, c’est l’humain avec son mystère, ses misères. Son destin achevé. Ensuite, libre à chacun de vivre ces contradictions à sa façon ; en psychanalyste, en franciscain, en critique, en moraliste, en historien ou en contre-historien, en citoyen, en penseur qui se voudrait libre (mais, que c’est difficile, avec tant de bruit…) les choses existent et on n’y peut rien, sinon continuer à faire en sorte qu’elles existent..
          A MB Il faut vraiment que je le voie, ce Sheriff…

        • MB dit :

          à D Fargeat
          pour LE SHERIF mon parallèle n’était pas bon, ce n’est pas vous qui me faites penser au maire mais à votre message de conciliation je me suis senti moi comme le maire, ouf! vous verrez bien.

        • Pascal MINETTE dit :

          A DENIS : Bof; à part la scène des fayots….

        • MB dit :

          « Bof; à part la scène des fayots…. »
          une percée métaphysique brillante, certes, mais pêchant par son minimalisme

      • yves rouxel dit :

        Il faut que je redescende sur terre et revenir aux valeurs du 7ème art.Je m »éparpille et j’écris des choses dont je regrette par la suite.J’ai revu »Toni »de Jean Renoir qui est resorti dans une version restaurée et rafraichit.Quel plaisir de revoir Charles Blavette qui campe un ouvrier italien qui franchit la frontière afin de travailler dans une carrière près de Marseille.On entend les cigales chantés,il ne manque plus que les odeurs de romarin et de ciboulette quand Toni et la jolie Marie gambadent dans les champs de luzerne de la garrigue.Puis la complicité entre le papé(Delmont le physique rongé par le vent)et Toni qui hésite entre deux femmes.C’est une oeuvre majeure de Renoir,le plan ou Toni court le long de la voie de chemin de fer est superbe.

  7. Ballantrae dit :

    Comme je constate que cela fait quelques temps que le fil de discussion a délaissé la consigne de reagir face aux films du billet, je me permets simplement quelques conseils cinéma avant que les salles ne reouvrent tlmidement lundi prochain.
    Tout d’abord le cinéma de Preston Sturges inépuisable malle aux trésors de la comédie des années 40 doit être vu et revu. Son goût pour le cartoon ( le générique fou et énigmatique de The palm beach story ou celui de Lady Eve carrément en cartoon) , le plaisir du gag visuel et du comique de situation ( les chutes de Fonda dans Lady Eve, la partie dans le train de nuit pour Palm Beach, la fanfare dans Hail the conquering hero n’empêchent pas que soit magnifiée de manière singulière la screwball comedy initiée dans les années 30 par Hawks, Lubitsch, Mac Carey. Les personnages de Sturges sont assez complexes pour rester humains, assez dynamiquement croqués pour faire rire.
    C’est très beau aussi de voir comment le cinéaste de fllm en film a constitué une famille d’acteurs récurrents pour les seconds rôles si savoureux qui ont leur scène à eux, leurs moments de franche drôlerie.
    Le coffret de 6 comedies paru chez Wild side est indispensable même si les dvd ne comportent nul bonus mais cela n’est pas un obstacle au plaisir rare que l’on peut éprouver face aux films. Les revoir dans une durée déterminée tout en revoyant des Lubitsch, des Wilder, des Hawks ou des Mac Carey permet de comprendre le lien entre ces univers comiques tout en les distinguant.
    Ensuite j’aimerais revenir sur Éléphant man qui a 40 ans cette année et sera repris au cinéma sous peu.On a beau penser connaître le film, il conserve son absolue étrangeté et son émotion puissante intactes. La séquence liminaire qui trouvera ultérieurement une explication logique dans le parcours du personnage conserve la logique onirique d’Eraserhead et trouve des échos dans ces plages de contemplation des activités ouvrières de l’Angleterre victorienne comme lors de la scène du théâtre ( je n’ai toujours pas compris quelle pièce voit John et on peut douter que ce soit du théâtre même). Lynch révèle sa très belle innocence comme son talent visionnaire intuitif dans un film toujours aussi puissant plastiquement et sur le plan sonore et je pense que même un film aussi genialement fou que Lost highway conserve cette part.
    Il est peut-être l’un des derniers grands surréalistes capables de voir le réel en hallucinant tout en le révélant .
    Je ne sais comment fait J Hurt avec ce maquillage mais sa gestuelle, sa voix, ses yeux sont extraordinaires de subtilité.
    Je tenterai le prochain coup de revenir vers les films du billet notamment Raspoutine l’agonie que je comptais revoir.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Ballantrae
      Oui mais j’aimerais que l’on revienne à ce qui était le but de ce blog. Commenter des films proposés et les éclairer non pas en les inondant d’un déluge d’oeuvres annexes (moi aussi je suis capable chaque jour de citer 74 tires peu connus sans vérifier s’ils ont été mentionnés par quelqu’un d’autre) ni se perdre dans des questions style Que Choisir. Revenons aux films s’il vous plait. Et certes le temps passe, l’eau coule, la vie c’est la vie.Aux Preston Sturges plusieurs fois mentionnés ici, j’ajouterai des La Cava, PENSION D’ARTISTE, PRIMEROSE PATH et MON HOMME GODFREY, cette merveille que je viens de revoir

      • Ballantrae dit :

        Désolé Bertrand un accès de rouxelite aigue sûrement…j’essaierai de le juguler la prochaine fois.

        • yves rouxel dit :

          A ballantrae.Ah non là je réagis vivement et suis vexer.J’ai mis en avant »Les garçons sauvages »de Mandico puis j’ai pleurer à la revoyure de « La rivière de nos amours »le bonus est excellent sur la personnalité de De toth qui reste pour moi un grand cinéaste.

        • Ballantrae dit :

          Il ne faut pas vous vexer :nous connaissons vous et moi ( et tous les habitués) votre péché mignon de la digression.
          Et comme je venais de m’y adonner j’ai forcément pensé à vous?
          Soyons raisonnables et tentons d’éviter les hors sujets par respect pour Bertrand qui du coup intervient moins alors que nous avons la chance d’un dialogue à ma connaissance unique avec un grand cinéaste.

    • Mathieu dit :

      A Ballantrae :
      A propos des « plaisirs du gag visuel » chez Sturges, c’est au contraire ce que je trouve de moins réussi dans ses films, et je suis un grand fan du slapstick de Chaplin, Lloyd, Keaton, Laurel & Hardy (c’est peut-être pour ça d’ailleurs).
      A propos de « la screwball comedy initiée dans les années trente par Hawks, Lubitsch, Mc Carey », pour moi l’art de Lubitsch est vraiment très différent de la screwball comedy, et d’ailleurs son film le plus proche de celle ci, BLUEBEARD’S EIGHTH WIFE, n’est pas pour moi et de loin le plus réussi, malgré des moments très drôles au début. Je trouve entre autres qu’il n’y a pas vraiment d’alchimie dans le couple Colbert-Cooper. L’art de Lubitsch est ancré dans le muet, et il joue sur l’ellipse, sur l’intelligence et l’imagination du spectateur, la dilatation du temps, ce qui est difficilement compatible avec le rythme plus uniformément rapide de la screwball comedy, même s’il a intégré en chemin des éléments de celle ci.

  8. Gilles dit :

    Faut-il pour autant jeter Bourgoin/Jallieu avec l’eau de son bain ? Son livre sur Richard Fleischer, auquel je me réfère souvent faute d’autres références, ses Terence Fisher et Roger Corman.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Gilles
      ERt son livre sur la série B avec Pascal Merigeau

    • Damien D. dit :

      A Gilles, non bien sûr : Bourgoin est certes un mythomane sur les tueurs en série, ce qui l’a conduit devant médias à inventer ou exagérer certains propos pour se valoriser. Mais c’est par ailleurs un cinéphile sincère et amateur éclairé de polars. S’il a pu se tromper en mettant un film qui n’est pas d’Ulmer dans le coffret bach films c’est peut-être en s’étant lui même fait abusé par l’autre mythomane qu’était Ulmer lui-même qui s’attribuait des films qu’il n’avait pas fait… Donc non ne jetons pas Bourgoin avec l’eau du bain à qui l’on doit effectivement quelques livres références que vous avez cité chez Edilig.

    • Pascal MINETTE dit :

      Bon, il reste ce qu’il a vraiment fait et filmé. Ses interview dans les prisons US sont uniques.

  9. Gilles dit :

    A Y. ROUXEL

    Diane Rouxel est par conséquent la fille de votre frère, et vous êtes donc le beau-frère de la fille d’Yves La Prairie, auteur dont je n’ai rien lu, dont vous pourriez, à l’instar de Luchini, me recommander les meilleurs ouvrages.
    Votre active participation à ce blog m’a incité à regarder GUY, dont vous faisiez l’éloge il y a quelques lunes. Ignorant tout de son auteur interprète, j’ai cru pendant tout le film être en présence d’un véritable septuagénaire, manipulation génétique entre Herbert Léonard et Guy Mardel, mais qui aurait tout de même eu une carrière de chanteur dans un pays francophone, n’ayant pas reconnu Elodie Bouchez. Le césar du meilleur maquilleur ça existe ? Voilà un acteur qui n’a pas volé le sien en tout cas. Le film est spirituel, constamment surprenant, bien souvent troublant, les personnages sont attachants, le parti pris de mise en scène y est pour beaucoup, cependant il manque à ce personnage une petite dose de Michel Sardou. En faire un réac n’aurait pas nui à ce portrait subtil bien au contraire, au lieu de ça nous tombons, au moins à trois reprise dans ce qu’Eric Neuhoff pointe du doigt dans (TRES) CHER CINEMA FRANCAIS, à savoir un cinéma qui se veut citoyen avant tout, citant les idéologies sans jamais les critiquer (ici le mariage gay), condition si ne qua non de ses subsides.

    • yves rouxel dit :

      A Gilles(comme le lapin).Non mon cher Diane n’est pas la fille d’un de mes frères mais celle d’un cousin dont le père était jumeau avec mon father.Ouh la tout celà se complique.J’ai aussi une nièce Victoria qui est journaliste à France 3 national. »Guy »est une pure merveille grace à la présence d’Alex Lutz qui prend un certain recul par rapport à la profession de vedette de la chanson durant la décennie 70.Il est à la fois un mélange entre Dave et C.Jérome.C’est une oeuvre rafraichissante et qui ne tombe jamais dans les lourdeurs et les caricatures.Puisqu’on évoque les prénoms ,je vous conseille le film « Yves »sorti l’an dernier .Là aussi William Lebghil va adopter un frigo intelligent qui va lui rendre beaucoup de services.Allez un dernier pour la route »Damien veut changer le monde »est une comédie douce-amère avec Franck Gastambide qui nous as habituer à des roles de durs.Ici il prouve qu’il peut jouer un role à contre emploi et déploit un talent intense et lucide.

      • Gilles dit :

        Dans l’esprit faux docu/demi fiction, voyez LA VIE DE MICHEL MULLER EST PLUS BELLE QUE LA VOTRE, un de ces objets filmés non identifiés cités parfois ici. Le spectateur averti trouvera la frontière entre fiction et réalité sinueuse, vu que Muller se met en scène lui-même en off de ses spectacles. On retrouve dans GUY la même architecture narrative et un personnage placé dans des situations identiques, mais à l’opposé du film de Lutz, gentil, qui remporte l’adhésion sans la forcer, La vie… est un film méchant, crade, volontairement inesthétique à l’unisson avec la dérive de son personnage qui se perd dans les circonvolutions d’une notoriété destructrice. En plus d’être bidonnant, le film fait mouche au sujet de la grandeur et décadence de ces comiques de scène qui perdent de vue l’essence de leur métier sans s’en apercevoir.

        • yves rouxel dit :

          A Gilles.Merci pour ce film que je ne connais pas.C’est une veritable hécatombe après Michel Picolli,Dabadie,Bedos,l’ex femme de Bertrand,le grand Manu dibango,Mory Kanté chantre africain puis Christophe,la liste vient de s’allonger avec la disparition de Patrick Poivey voix française de Bruce Willis ou Don Johnson,homme attachant rencontrer lors d’un festival de l’enac de toulouse.Il était ce soir là accompagné de son vieux complice Med Hondo acteur-réalisateur(dont ses films sont introuvables).Ce n’est pas le temps qui passe c’est nous simples mortels qui faisont que passer!!!

        • yves rouxel dit :

          Dans l’esprit tordu et tourmenté d’Albert Dupontel peut ètre!!!

        • ballantrae dit :

          Marrant mais très, très anodin.
          J’avais préféré Les clés de bagnole de Baffie dans le même genre.

    • Denis Fargeat dit :

      A Gilles
      Chouette, mais vous allez faire d’Eric Neuhoff le patron d’un nouveau « politiquement correct » ( si on peut appeler ainsi le fait de se conformer à une charte préétablie, de juger une œuvre à l’aune de sa conformité à une morale). Voilà qui pourrait faire imploser le pauvre Eric, tiraillé par ses contradictions. Le spectacle serait assez croquignol, même si assez improbable. A titre personnel, j’avais été assez surpris que son livre soit récompensé d’un Renaudot de l’essai.

      • Gilles dit :

        A Denis Fargeat,

        Il l’a écrit en vitesse, s’est-il relu ? Delon un acteur des années 50… Et une autre énormité que j’ai oubliée. Mais ce côté anarchiste de droite propre à des Philippe D’hugues, à des Paul Vecchiali, jadis à Cinématographe, me plait beaucoup. L’hyperbole n’ayant plus qu’un petit strapontin au fond de la salle, on ne va quand même pas le lui retirer non. « Un pays qui considère Isabelle Huppert comme sa meilleure actrice est un pays malade » est une phrase forcément écrite dans une intention satirique.
        Personne ne juge une oeuvre à l’aune de sa conformité morale, en tout cas pas ici je pense, cependant cette conformité qui ne m’échappe jamais, lourdement assénée comme dans LES GARCONS SAUVAGES, ou glissée en douce, comme dans GUY, parasite mes appréciations, et fiche carrément en l’air ma quiétude de spectateur.

  10. MB dit :

    à Bertrand
    vous avez fait le bonus de L HOMME EN FUITE le tv film de Don Siegel avec Fonda, c’était donc au moins pas mal?

    • Bertrand Tavernier dit :

      A MB
      Ca se voit pour les acteurs et quelques touches de Siegel

      • MB dit :

        ok merci!

      • yves rouxel dit :

        A Bertrand.Je tiens ici sur ce blog que vous animer depuis une dizaines d’années à vous présenter toutes mes condoléances suite à la disparition de votre ex-femme et mère de vos deux enfants:Nils et Tiffany.Bon courage à vous Bertrand.

        • Bertrand Tavernier dit :

          Merci Yves, c’était une femme lumineuse et une remarquable scénariste. Elle débusquait les émotions les plus aigüées, les sentiments secrets mais pouvait aussi écrire UNE AFFAIRE DE FEMME et BEATRICE où ses origines irlandaises jouent un grand rôle. C’est un film Celte

  11. MB dit :

    à Y Rouxel je vous conseille le site de la cinémathèque de Paris qui propose des films en streaming: vous pourrez y voir un cm de JC Brisseau de ses débuts, PAPARAZZI de Rozier et aussi des westerns de Allan Dwan de 1916, Epstein etc… Le streaming rame mais il est possible de télécharger et de regarder tranquillement plus tard!

    • yves rouxel dit :

      A MB.Merci beaucoup pour l’information sur la cinémathèque.Entre netflix,le site de mk2 qui propose de revoir des classiques du cinéma français plus la réouverture de la grande médiathèque de toulouse,je suis saturer surtout que dimanche 21 c’est la fète des pères.Mes filles vont me combler de cadeaux à dévorer des yeux.Entendu hier sur les ondes de france culture Fabrice Luchinni qui proposait si il était ministre de la culture d’envoyer à chaque français les 70 meilleurs films français à voir ainsi qu’une centaine d’ouvrages indispensables à lire(Hugo,Balzac,Proust ainsi que Céline ).Luchinni doit vivre dans une autre sphère loin du réel quand on sait déjà le nombre de personnes qui ne savent pas lire,ni écrire autant dans les villes ou nos campagnes.Sidérant et pourtant entendu.

      • MB dit :

        à Y Rouxel: Luchini (l’acteur qui m’énerve sur un écran) n’est pas si bête, peut-être revoir à la baisse le projet mais qui sait ça pourrait faire découvrir, et Yves ya tant d’illettrés que ça en France?

        • yves rouxel dit :

          A MB.Oui moi qui fréquente les vieilles librairies toulousaines et les bouquinistes de grand vent,il y a énormément de personnes qui ne lisent pas en dehors de Musso,Werber,Marc Lévy ou le dernier Onfray.N’évoquons pas la musique car là aussi on adore Goldman,Noah ou Zazie mais on ne connait pas Brassens,Brel,Barbara,Ferré,Béranger,Colette Magny ou le grand Graeme Alright disparu en début d’année!!!

        • Bertrand Tavernier dit :

          A yves Rouxel
          Cela dit, ce n’est pas dans les vieilles librairies toulousaines ou les bouquinistes qu’on peut vraiment percevoir les gens qui ne lisent pas à moins d’inventer la statistique par l’absence

        • MB dit :

          ce monde est absurde: les librairies sont remplies d’illettrés quand les dancings-kakaoke sont encombrés par les intellectuels marxistes-léninistes. Absurde.

          (pardon)

        • yves rouxel dit :

          A MB.Quel personnage dit cette phrase dans un film? »C’est de l’enfer des pauvres que nait le paradis des riches »!!!

    • Damien D. dit :

      Merci MB de rappeler le site de la diffusion des films de la cinémathèque dont certains inédits (https://www.cinematheque.fr/henri/).

      Je me suis rué sur les deux westerns d’Allan Dwan admirablement restaurés et inédits en vidéo il me semble (il ne sont pas dans le coffret Fairbanks édité par Flicker Alley). Incroyable de découvrir dans ces copies THE HALF-BREED et THE GOOD BAD MAN tous deux de 1916.
      Ce qui frappe c’est d’abord la beauté des paysages entièrement tournés en décors naturels (la forêt de Séquoia géants dans le premier, les plaines désertiques dans le second) et puis tout le travail de Dwan sur la profondeur de champ (Fairbanks devenant qu’un point chevauchant au loin dans le premier ou les duels dans la forêt pour le second film…) Ajoutons à cela Fairbanks jouant le rôle d’un métis dans le premier au milieu d’un duo de femmes et d’une description du racisme ordinaire d’une petite ville.
      Bertrand peut-être pourrez vous les revoir pour votre notice sur Dwan dans 100 ANS… On est ici plus dans le drame que dans les films d’aventures légers et virevoltants que Dwan tournera plus tard avec le même Fairbanks.

      A signaler aussi un « western français » : HACELDAMA de Julien Duvivier qu’il réalise en 1919 !

    • Damien D. dit :

      THE HALF-BREED (LE METIS en français) est sorti en blu ray uniquement aux Etats-Unis chez Kino.

      • MB dit :

        « THE HALF-BREED (LE METIS en français) est sorti en blu ray uniquement aux Etats-Unis chez Kino. »
        de plus la cinémathèque a prévu les sstitres français!

  12. yves rouxel dit :

    Onirique et choral, »Les garçons sauvages »de Bertrand Mandico est une oeuvre puissante pour ses qualités visuelles.Le cinéaste nous plonge dans un univers qui flirte entre le fantastique et la culture new age agrémenté d’une musique froide et mortuaire.On va suivre 5 adolescents qui viennent de commettre un crime.Un capitaine les séquestrent sur son bateau afin de les amener vers une ile étrange qui est en réalité une huitre géante.Là ils seront confrontés aux paradis terrestres de la végétation luxuriante et aux pièges des chrysalides qui sont les gardiens de l’ile.Tourné avec peu de moyens Mandico prouve que l’on peut s’écarter des critères du cinéma traditionnel commercial et créer des oeuvres qui dégagent énormément d’émotions et de questionnements sur la relation de l’homme avec la nature. »Les garçons sauvages »est un tableau vivant ou s’animent des ètres dans un monde de paix et de grande quiétude.C’est pour moi du grand CINEMA,à découvrir d’urgence.

    • Denis Fargeat dit :

      A Yves
      Je crois qu’on en avait déjà parlé ici, je rajouterai la superbe photographie, renvoyant à l’époque de Murnau sans que ce soit un simple clin d’œil ; les intentions de l’auteur je ne sais pas, mais le résultat est une uchronie, un film qui aurait pu être tourné en 1929 si… ( points de suspensions lourds de tout ce que le spectateur voudra y projeter, dans la caverne de son crâne magique.) Je crois avoir entendu Mandico regretter que, faute de moyens, il ait dû tourner ses transparences avec une projection numérique… le réalisateur regrette et le regardeur s’esbaudit, c’est beau le cinéma quand il est rendu à son innocence.
      Oh , Rouxel, ne vous fâchez pas mais « agrémenté d’une musique froide et mortuaire »… vous travailleriez pas dans les pompes funèbres par hasard?…

      • yves rouxel dit :

        A Denis.Pourtant je suis bien chausser.Effectivement c’est ma nièce Diane que l’on retrouve dans cet OVNI du cinéma français.Mandico suit les traces de Fassbinder en décorticant les rèves,les fantasmes et les maux de nos sociétés conditionnés par les artifices que l’on veut nous vendre à tout prix.Les génies se détachent du monde réel et nous offrent des champs du possible ,là ou l’impossible écrasent les ètres dit « humains »!!!

        • MB dit :

          à Y Rouxel damned! c’est dans ma médiathèque! je veux voir ce film!

        • Ballantrae dit :

          Les garçons sauvages est effectivement passionnant dans sa générosité baroque qui invente des images fortes tour à tour en couleurs flamboyantes ou en un noir et blanc somptueux.
          Récit initiatique autour d’une île sans trésor, fantasme tordu mariant Fassbinder, Raoul Ruiz et Von Sternberg, apologue sur les genres un film sidérant qui reussit la gageure de nous surprendre quasi constamment.
          B Mandico est déjà auteur de toute une oeuvre de formats divers courts, moyens métrages qu’on peut retrouver via 2 coffrets chez Malavida Mandico in the box +Hormona et vanités .
          Un cousin des frères Quay et de Guy Maddin autres amoureux inconsolables de l’expressivite du muet.

        • Denis Fargeat dit :

          … rien à dire, juste m’esbaudir de la justesse de tout ce qui est dit autour de ce film ! Et dire que les références citées sont toutes pertinentes, sans doute très présentes dans l’univers de Mandico, mais digérées, organiques, jamais pesantes… ( merci Ballantrae de rappeler Maddin, les frères Quay je connais moins. Pas exactement la nostalgie, mais la permanence, la coexistence d’un certain cinéma des origines.) Je sens les bloggers en état de grâce : Tabernak, Mandico nous a tous ensorcelés!

        • MB dit :

          LES GARCONS SAUVAGES enfin vu ne m’a pas autant enchanté que vous, l’univers visuel créé par Mandico ne m’a pas paru bien maîtrisé bien que drôlement travaillé, et j’ai trouvé pénible le personnage du capitaine au point d’être soulagé par sa mort soudaine, je n’ai rien pigé au personnage de la femme au chapeau, à peine moins agaçant, qui semble diriger toute l’entourloupe de l’île-huitre-baba au rhum; ces fantasmes sexuels fumeux me paraissent avoir étés rabattus depuis des lustres (je pense aux étreintes des garçons qui plus ou moins s’embrassent sans s’embrasser se font l’amour mais pas vraiment on sait pas trop Mandico non plus) et j’ai bien compris que dans cette scène, leur sexe n’est pas encore défini mais justement ça me semble un peu puritain. Cette idée finale (le pouvoir de l’île) est géniale et on ne dévoilera rien sauf que c’est déjà fait si on épluche le générique et connaît les visages.
          Le délire est difficile à maîtriser, l’incongru ne sauve pas un film d’un coup de magie.
          Bon, c’est à voir comme un JOHN WICK 1 2 ou 3 (dans lesquels le délire visuel est maîtrisé au moins) et ça s’oublie à moitié.
          Et Rouxel, votre nièce vous a bien eu elle vous a dit qu’elle partait tourner en Inde c’était à La Réunion. Bien attrapé!

      • Damien D. dit :

        Oui nous avions déjà parlé ici de Mandico et des GARCONS SAUVAGES sur ce blog il y a un moment. Le lien avec Maddin m’avait sauté aux yeux même si les deux conservent leurs spécificités. Je signalerai également pour Mandico deux coffrets dvd/blu ray regroupant les courts métrages du réalisateur et sortis chez l’éditeur Malavida.

    • michèle dit :

      Je suis d’accord avec Yves Rouxel (eh oui !) concernant le film Les garçons sauvages ! Je n’osais pas trop évoquer ce film (bien loin de la règle de ce blog : principalement les films du patrimoine), mais il me semble appartenir à une lignée de films qui sont souvent des one-shots ou des premiers films, baignés dans le surréalisme, l’onirisme voire le fantastique. Je veux parler d’Eraserhead de David Lynch, de Dementia de John Parker, de Carnival Of Souls de Herk Harvey, mais aussi de Le sang d’un poète de Cocteau, de La nuit du Chasseur de Charles Laughton et de bien d’autres … Des films uniques, qui obsèdent longtemps après leur visionnage. Oui, beaucoup d’entre eux sont en noir et blanc, même si ce n’est pas obligatoire (Some Call It Loving de James B. Harris).

      • Jacques Maltais dit :

        LES GARÇONS SAUVAGES.
        Et il y a une certaine Diane Rouxel… Votre nièce, Mr Rouxel ?

        • yves rouxel dit :

          A Jacques.Oui mon cher.Le tournage en Inde fut éprouvant pour l’équipe à cause de la chaleur et de l’alimentation.Plusieurs acteurs-actrices et techniciens furent atteint de fièvres.Diane débutait dans le métier et à été ensorcelée par Bertrand Mandico qui est aussi peintre,photographe,essayiste,poète,enfin un artiste rare.

        • Ballantrae dit :

          Je reste coi: une invasion du clan Rouxel!
          Je croyais sinon que le film avait été tourné sur l’île de la Réunion et non en Inde.

        • Ballantrae dit :

          Diane Rouxel est elle Toulousaine comme vous?

        • yves rouxel dit :

          A jacques.J’ai aussi un neveux qui est journaliste sur une radio périphérique mais chut celà reste entre nous.Les ROUXEL sont les rois de la com(nerie).Allez hop un peu d’humour,c’est bon pour les zygomatiques et la digestion(j’ai le magret grillé sur l’estomac)!!!

        • yves rouxel dit :

          A ballantrae.Non Diane n’est pas née à Toulouse mais dans la région centre.J’ai oublier un cousin à mon père breton qui créa les fameux Shadocks qui n’en finissent pas de pomper,une version BR vient de sortir avec des inédits de ces sales bébètes et leurs chefs Les gibis coiffés de haut de forme(réference aux british)!!!

      • yves rouxel dit :

        A michèle.Je vous remercit pour votre commentaire mais pourquoi vous n’osez pas d’évoquer des films qui sortent des sentiers battus?Bien sur ne vous égarez pas en citant des « nanard »sinon notre cher Bertrand se mettra en pétard et je le comprends car c’est un homme franc du collier qui ne mache pas ses mots et qui sait remettre les gens sur les bons rails à suivre.Bien je vous laisse afin de découvrir une création originale de Spike Lee qui résonne avec l’actualité brulante des usa et la mort d’un homme noir tabassé par un policier blanc. »Da 5 bloods »:frères de sang »est dans la droite ligne d »Apocalypse now »avec images d’archives et des chansons de Marvin Gaye.IL faut que je revois aussi des oeuvres signées par Larry Clarck et Charles Burnett en écoutant quelques vieux vinyles de Paul Robeson .Bons films à vous.

  13. MB dit :

    à Tom Silvestri
    (will get back to MACCABE but…)
    I posted recently something about crude language in some american films wondering if this was a superficial movie-trick to get an easier listening ear from spectators:
    https://www.tavernier.blog.sacd.fr/?p=4129#comment-758552
    nobody answered this but now we have an American here! so do ordinary people in insurance or bank business or any administration actually talk like those guys in GLENGARRY GLENN ROSS? I mean I don’t give any quotings from the film dialogues but « crude » is an euphemism, as Jack Lemmon verbally assassinates Kevin Spacey under tons of insults, I’m glad there’s no censorship about that but is it really likely? It’s not a gangster movie!…

    à Rouxel je vous ferai une récap après promis!

    • Bertrand Tavernier dit :

      A MB
      Merci mais il faut, par politesse, limiter ces échanges en anglais. Très souvent les réalisateurs devaient tourner deux versions : une non censurée pour le cinéma et une où l’on remplaçait tous les mots grossiers par des synonymes. Je me demande comment on faisait dans les films d’Eddie Murphy, dans THE LAST DETAIL et des dizaines d’oeuvres analogues

      • MB dit :

        à Bertrand: ok pour l’anglais (dommage ça m’amusait bien) mais à part celà je suis certain que THE LAST DETAIL/LA DERNIERE CORVEE dans sa version dvd a été purgé de l’innombrable quantité de jurons à 4 lettres qui m’avait frappé quand je l’avais vu au cinoche. L’édition video a-t’elle été plus sourcilleuse en celà que la sortie d’exclusivité française? (je parle d’un dvd ed britannique).
        J’ai revu récemment un film moyen -LES DRAKKARS- dans laquelle dans mes émois adolescents à sa vision j’avais été frappé de voir un marché aux esclaves dans lequel la fille du roi viking était brutalement et totalement dénudée pour être vendue. Ce plan (général et vu de dos) a disparu dans le dvd Sidonis. Est-ce ma lubricité coupable effervescente qui a imaginé ou une censure puritaine encore plus coupable (et coupante)? Dans le dvd l’émir (Sidney Poitier) ne parle que de vendre la troupe des vikings puis change d’avis (à mon furieux grand dam) voyant son intérêt ailleurs (il a besoin des vikings), ça aurait rallongé encore un métrage assez long (2 h).
        J’ai lu cà ou là la sévèrité spécifique de la censure cinéma britannique, par exemple ULZANA S RAID, et justement LES DRAKKARS mais plus pour les chutes de chevaux et traitements subis par les animaux.
        (je suis très intervenant ces temps-ci ça doit être la suppression d’activités sportives cause virus, ça va s’arranger je suppose, le 22 juin?).

      • MB dit :

        « une non censurée pour le cinéma et une où l’on remplaçait tous les mots grossiers par des synonymes.  »
        je vous ai lu trop vite oui, ça confirme pour THE LAST DETAIL.

      • D DUMONTEIL dit :

        d’autant plus que Tom lit très bien le français ,et il adore le lire !

    • Tom Silvestri dit :

      Comme un scenariste moi-meme, je vais vous dire, MB, que les scenaristes chercent les mots et l’argot precis comme d’habitude. Des bons films Americains pour voir a cet egard sont par exemple HIGH SIERRA, THE TREASURE OF THE SIERRA MADRE, WHITE HEAT, KISS ME DEADLY, SWEET SMELL OF SUCCESS, PETULIA, BYE BYE BRAVERMAN, THE FRIENDS OF EDDIE COYLE, MEAN STREETS, AN UNMARRIED WOMAN, CUTTER’S WAY, PRIZZI’S HONOR, THE GRIFTERS, SIX DEGREES OF SEPARATION, BOYS DON’T CRY, et sans aucun doute beaucoup d’autres.

      J’invite tout le monde sur ce site a corriger mon francais — afin de m’aider a apprendre!

      • Bertrand Tavernier dit :

        A Tom Silvestri
        Je suis d’accord sur tous ces titres. J’en ajouterai plein qui sont écrit par Jonathan Latimer (THE BIG CLOCK, ALIAS NICK BEAL, deux super films de Farrow), William Bowers (CRY DANGER, SPLIT SECOND, LARCENY, ABANDONNED), Frank Fenton (HIS KIND OF WOMAN) et plein d’autres et dans les grands westerns, THE HANGING TREE, « .10 TO YUMA, THE WONDERFUL COUNTRY, RAWHIDE, TRUE GRIT (Hathaway)

        • Tom Silvestri dit :

          Bien sur, Mr. Tavernier! Mais les sous-titres et le doublage en francais pour les films que vous avez ajoute’ etaient primitifs par rapport a aujourd’hui, non?

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Tom Silvestri
          Beaucoup n’ont pas été doublé et je ne vois les films qu’en VO

      • yves rouxel dit :

        A Tom sylvestri.Votre français est correct et compréhensible.Je pense que les langues c’est un peu comme le vélo,quand on le pratique pas souvent on a mal aux mollets.

    • Tom Silvestri dit :

      Si vous deviez demander le webmaster pour mon adresse e-mail personnelle, MB, je pouvais vous amuser en Anglais de temps en temps en prive.

      • MB dit :

        « Si vous deviez demander le webmaster pour mon adresse e-mail personnelle, MB, je pouvais vous amuser en Anglais de temps en temps en prive. »
        OK Tom, je testerai mon anglais et vous votre français ça marche

        Bertrand je compte sur vous!

      • Pascal MINETTE dit :

        Sorry for the childish question, but are you an Alan Silvestri’s relative ?

    • Tom Silvestri dit :

      Pardonnez mon erreur: C’est William Devane dans MCCABE…, bien sur. (Et aussi « …demander au webmaster…, » je crois, oui?)

  14. yves rouxel dit :

    Influençé par la nouvelle vague et représentant de la contre culture américaine,Monte Hellman à sut apporter au début des années 70 un vent de fraicheur et de liberté .Arretons nous sur »Macadam à deux voies »qui reste un de mes films préféré de ce cinéaste boudé par certains critiques français.Sur le plan technique il ne faut pas s’attendre à des grands plans séquences avec couchers de soleil,belles nanas et musique country.On va suivre deux copains dont l’un est taiseux et l’autre un peu déniaisé .Ils vont se relayer afin de rallier Memphis pour une course de bolides aux moteurs gonflés.A un moment donné il croise le regard d’un quadragénaire qui conduit une belle pontiac jaune pétard.Ils vont faire un deal en compagnie d’une jeune auto-stoppeuse un peu perdue dans la vie.On est happer par ce road movie qui nous dépeint une amérique disparate ou les marques de soda et de stations services sont légion .La douceur de vivre est là présente tout le long du film quand les protagonistes s’arrètent dans un vieux saloon de province,ils prennent un petit -déjeuner en toute décontraction.Au générique on retrouve la jolie Laurie Bird,James Taylor,Dennis Wilson(échappé de son groupe les beach boys)puis surtout la présence d’un acteur qui aura marqué cette décennie et qui nous as quitter trop tot,en la personne de Warren Oates au sourire grinçant et aux yeux perçant.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A yves rouxel
      Boudé par la critique française ? Vous vous mettez le doigt dans l’oeil. Monte Hellman a été découvert en France, par la critique française avec THE SHOOTING et L’OURAGAN DE LA VIOLENCE. A Cannes où, avec Pierre Rissient, on avait amené ces deux films QUI NE SONT JAMAIS SORTIS AUX USA

      • Alexandre Angel dit :

        A Yves
        Et il y a Harry Dean Stanton dans le rôle d’un auto-stoppeur homosexuel. Monte Hellman l’avait distribué ainsi pour lui faire une espèce de farce. Comment je le sais ? C’est Monte Hellman qui me l’a dit alors que je l’interviewais en 1994.
        Eh ho, si on peut plus frimer!!

        • yves rouxel dit :

          A Alexandre.Oui il y a aussi une des filles de Monte Hellman,par contre je n’avais pas reconnu Harry dean Stanton dans le role de l’auto-stoppeur homosexuel!!!

        • Alexandre Angel dit :

          De Monte Hellman, j’aime bien aussi COCKFIGHTER.

        • MB dit :

          à AA COCKFIGHTER vous avez raison et comme il a été tourné après MACADAM je devrais corriger mon comm ci-dessus. Le roman est formidable, avec une fin que Hellman n’a pas tourné frontalement, il n’aurait pas pu à cause de la spa ou équivalent américain. Tous les romans de Willeford sont à lire.

      • MB dit :

        à Bertrand
        c’est DE LA VENGEANCE, je ne savais pas qu’ils n’étaient jamais sortis aux USA, je les ai vus en France et je revois le titre sur une de ces affiches sobres qui alignaient les titres de haut en bas: « THE SHOOTING OU LA MORT TRAGIQUE DE LELAND DRUM ». Carlotta les a sortis ya longtemps en dvds il faudrait une reprise ici des masters Criterion (brays st anglais). THE SHOOTING est inoubliable, mais Hellman nous a déçus plus tard.

      • MB dit :

        … nous a déçus APRES MACADAM je veux dire.

        • DIXON STEELE dit :

          Oui, franchement un bon film que ce Cockfighter (la version montée par Hellman, bien sûr, et non celle remontée par Joe Dante, sous les ordres de Corman, afin d’y ajouter des scènes de sexe et de violence). Il faut d’ailleurs lire le journal de tournage de Willeford, préfacé par James Lee Burke, ainsi que le Remembering Warren Oates, du même auteur. Willeford y rapproche assez finement Hellman de Rossellini, alors que l’on a plutôt tendance à évoquer Antonioni à son sujet. Rappellons le slogan de ce Cockfighter, que je vous laisse bien volontiers traduire en français : « He came into town with his cock in hand, and what he did with it was illegal in 49 states. »

      • Ballantrae dit :

        Non seulement Monte Hellman n’a pas été boudé par la critique française mais decouvert par elle et défendu pour ses dernières oeuvres pas franchement réussies: Iguana ( apologue curieux et trop étiré), Silent night deadly night 3( un sous produit dans le domaine du slasher) ou encore Road to nonowhere ( archétype du film porté par un producteur fan pour un cinéaste vraiment fatigué).
        Ceci dit j’aime bcp son cinéma des 60′ 70′ jusqu’à Cockfighter qui est un cousin du cinéma de Peckinpah Warren Oates aidant .

        • yves rouxel dit :

          A ballantrae.Avez vous vu »Back door to hell »un des quatre films qu’a tourner Jack Nicholson pour Monte Hellman?Film de guerre assez réaliste,brutal et concis à la fois.Certraines séquences auraient influencés Stanley Kubrick pour « Full métal jacket »,c’est dire!!!

        • Ballantrae dit :

          Je l’ai vu il y a une éternité et ce me semblait pas mal, sans plus. Un peu trop théorique je crois.
          Ce sont les 2 westerns qui ont surtout mis Monte Hellman en selle par leur singularité et leur nouveauté. Là oui on tient un auteur qu’on a envie de suivre et de défendre.

        • yves rouxel dit :

          A ballantrae.Il y a un très bon papier dans le Positif de juin sur « Cockfighter »et le personnage qu’incarne Warren Oates.Voilà ce qu’écrivait Guy Debord juste avant de se bruler la cervelle: »Nous vivons en enfants perdus nos aventures incomplètes ».A méditer pour tous ceux qui sont envahit par la tristesse,la mélancolie,la fatigue de vivre ou de survivre!!!

  15. Tom Silvestri dit :

    A Bertrand Tavernier: With respect to Americans, movies, and « sous-titres, » Mr. Tavernier, there ARE exceptions. Granted, I’m a film freak of 50 years and I’ve worked in the movie business in Los Angeles for almost 40 years. But I much prefer subtitles while watching any non-English language film.

    For one thing, I always want to hear the real voice of the actor so that I can try to assess and appreciate not just the actor’s performance but the affect and mood underlying it — and sometimes even take note of different regional accents. I was once fluent in French and know a lot of Italian and Spanish. But I’ve picked up some words and phrases in other languages like Japanese and Portuguese over the years by way of steering clear of dubbed versions of movies.

    I’d never watch anything like, say, Jancso’s SILENCE AND CRY or Oshima’s BOY in anything but a subtitled version. I remember going to New York City’s cherished Thalia movie theater on the Upper West Side as only a teenager to see UN HOMME ET UNE FEMME and BELLE DE JOUR. When I found out that both films were being shown in their English-dubbed versions — which had not been made clear in the newspaper listing — I immediately demanded my money back (and got it!).

    So, while I certainly can’t speak for any Americans other than those whom I know personally or professionally, you can rest assured that there are many of us in the U.S. who consider the dubbing of movies into languages other than those in which they were shot to be something of a high crime — one that I won’t have any part of. I say if you love French or Vietnamese or Egyptian movies, make an effort to learn the languages spoken in them — and you’ll love those movies even more.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Tom Silvestri
      I totally agree

    • MB dit :

      « while watching any non-English language film. »
      to Tom Silvestri
      and thanks a lot for not putting it as « while watching any foreign language film ».
      cheers!

      • yves rouxel dit :

        A MB.Auriez vous mon cher de nous traduire cette portion de commentaire car étant de souche grecque du coté de ma mère et breton du coté de mon father je suis complètement perdu dans cette jungle fever?merci mon cher mb je vous enverais une petite récompense lors de votre prochain anniversaire!!!It’s a private joke!!!

      • D DUMONTEIL dit :

        MB

        je ne saisis pas non plus la nuance entre votre expression et celle de Tom.

        • MB dit :

          à Dumonteil
          j’ai apprécié que Tom utilise justement l’expression « non-english language » au lieu de ce « foreign language » qui est typique d’un autarcisme américain à ornières (ce que Tom évite soigneusement et il a montré son absence d’ornières) car « foreign » par rapport à quoi? Vous savez que Leos Carax a refusé de répondre à l’invitation des oscars quand nominé dans la catégorie « best foreign language films »? et je vous retrouverai la lettre qu’il leur a balancé! Je savais pas que c’était si obscur désolé!

      • Tom Silvestri dit :

        I’m afraid I often make a bit of a pest of myself by correcting Americans along those lines, MB. Having started watching « foreign films » in the 1960s as little more than a child when I saw LA STRADA in a theater with my Italian grandmother, FAHRENHEIT 451 on TV when I was 12, and 8 1/2 in an English-dubbed version on TV when I was about 13, I’ve spent over 50 years trying to tell some Americans how provincial (and plain dumb) it sounds to talk of « American films » and « foreign films. » Sometimes I’ll tease such people by jokingly saying things like, « Oh, you mean ‘foreign films’ like, say, those from Brazil and those from Japan? Which are so similar in so many ways?

        And so as not to make a pest of myself here, I’ll just say, having noted your interest in Westerns, that my favorite of the « old-school » Westerns is Anthony Mann’s THE TIN STAR and my favorite of the modern Westerns is Altman’s MCCABE AND MRS. MILLER. And my favorite surrealist Western is Ferreri’s TOUCHE PAS A LA FEMME BLANCHE.

        • MB dit :

          à Tom
          Right, that’s the point: it means USA here and all the rest of the world all mixed up together there, it’s just the same ole country from Japan to Scandinavia!
          Westerns? I saw all three but McCABE so long ago well I wonder why must fix that.
          BUT… BUT! I’m just out of a chef d’oeuvre des familles of a western absolument formidable: RED SUNDOWN by Jack Arnold you saw that one? Flawless from minute one to minute 78! Bref: vachement bath!
          and thanks Tom for your knowledge and ouverture d’esprit! and your great mixup of two languages I imitate.

          OK Yves vous tenez le coup? j’ai fait exprès de mettre la moitié en français que pour vous!

      • Tom Silvestri dit :

        Thanks much for the kind words, MB. I actually know Didier by email for almost 25 years and I met he and his wonderful wife when they passed through the Los Angeles area a few years ago, so many a kind word has passed between me and him and his family. In fact, it was he who told me about this wonderful site.

        When I guest-lecture at film schools to students — including to students of all ages from all over the world who come to study at universities like UCLA and UCSB (Santa Barbara) — one way in which I get their attention is by telling them right up front, « I’m all about the Five E’s — Empathy, Education, Enlightenment, Empowerment, and Entertainment. » I try to speak on behalf of those values elsewhere as well, as you’ll see from another post of mine today.

        I’ve not seen the Arnold film for many years but I recall it as a minor gem. But MCCABE is a must and if you get the Criterion DVD, the voiceover commentary on it by Altman and producer David Foster is one of the best that I’ve ever heard. There are also excellent special features such as the one that shows, by way of documentary footage from the shoot, how Altman and company simultaneously built the fictional town in which the movie takes place and shot the movie there.

        A few years ago I asked VARIETY and THE HOLLYWOOD REPORTER if they’d print a guest column on political films whose dynamics and themes go much deeper than whatever’s currently on the front page of the news, and the two films that I wanted to focus on were MCCABE… and TOUCHE PAS… As Trimingham (Edward Fox) mused to Leo (Dominic Guard) about the outcome of his returning a prayer book to Marion (Julie Christie) in THE GO-BETWEEN, I « didn’t fetch a very warm response. » I won’t speculate excessively on the reasons for that other than to say that such topics aren’t exactly top of mind for the American movie biz trades on a regular basis.

        So I’ll give you a brief sense of why MCCABE… will leave you etonne’, as Didier taught me to say, if you watch it again now. Obviously, the direction, the cinematography, the Leonard Cohen songs on the soundtrack, and the performances of the amazing cast will all bring great pleasure. But in the dynamic between no-nonsense yet still naive entrepreneur McCabe (Warren Beatty); the even more entrepreneurial yet at once both more clear-eyed and cloudy Mrs. Miller (Julie Christie); a pompous and preening government office holder (William Daniels) who pledges to protect McCabe in his right to self-determination; and the cold-eyed killers (chillingly led by hulking Hugh Millais, unforgettable despite his status as an unprofessional actor), you’ll find an epic tale that has only become more and more relevant to our time since the film’s initial day of release almost 50 years ago.

        P.S. On the basis of MCCABE… and THE GO-BETWEEN within the space of only a few months in 1971 as well as many other films in which she personally chose to appear and to some extent made happen, I made my claim — when introducing two nights’ of screenings of PETULIA at Quentin Tarantino’s New Beverly Cinema in Los Angeles in August 2016 — that Ms. Christie is one of the most important and influential filmmakers, not just actors or actresses, in film history.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Tom Silvestri
          I was at one the screening of Petulia at Tarentino’s cinema

  16. Tom Silvestri dit :

    A Dixon Steele and again, please pardon the English. (I can pretty much read the posts found on this site but to write a respectably coherent post of my own in French would take me hours. Again, I’ll be studying the language once more as soon as I can do so.)

    Mr. Steele, I remember LAW AND DISORDER being a lot better than what they called CRIME AND PASSION here in the U.S., but I’d like to see both again, having seen neither since their original U.S. theatrical releases in the 1970s.

    For me, CUTTER’S WAY is the film in which Passer put it all together best on every level, though his U.S. films afterward were, I think, mostly better than his earlier American efforts. On CUTTER’S… he had a great script adapted from a very good novel by Newton Thornburg. Jeffrey Alan Fiskin, a California guy roughly the age in 1981 of the characters Cutter and Bone in the movie, was a terrific choice to adapt.

    The novel was actually set in the Midwest and, if I remember correctly, J.J. Cord was a cattle baron, not an oil magnate. I’m pretty sure it was Fiskin’s idea to move the action to Santa Barbara and make Cord a titan of the oil industry, which couldn’t have been more prescient in terms of where the U.S. would go with respect to the energy business and certain major corporations in the 1980s in general. The shots when Bone (Jeff Bridges) takes Valerie (Ann Dusenberry) out sailing in the harbor — with the off-shore oil rigs in the ocean on the horizon in the background — are at once atmospherically eerie, given the basic conflicts in the story, and symbolically brilliant.

    The manner in which Fiskin captured in the script so many of the attitudes, beliefs, and mannerisms of so many Vietnam veterans, and the often ferocious yet thoroughly nuanced performance in which John Heard, as Cutter, brought all that to life on-screen, simply can’t be praised highly enough. By contrast, I find the depiction by Jon Voight, a great actor in his own right, of a similarly wounded Vietnam War vet in COMING HOME to be a bit tinny at best, sometimes bordering on hollow at worst. I must also praise the performances of Ms. Dusenberry and especially Lisa Eichhorn, who effortlessly and memorably handled one of the most complex female roles in American films of at least the last 50 years.

    I served as the « story development executive » (officially « production executive, » but I worked in the story arena) to director Howard (PRIVATE BENJAMIN, UNFAITHFULLY YOURS) Zieff at Columbia Pictures in the mid-1980s, and one of the screenwriters that I called in for a meeting was Jeff Fiskin. I was enormously impressed by him, his knowledge of not just film but also of the world in which films take place, and his ability to see beneath the text and deeply into the subtexts of conflicts and dynamics in society. I still hope to produce a film written by him someday much sooner than later — maybe one you’ll direct, Mr. Tavernier!

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Tom Silvestri
      why not

      • Tom Silvestri dit :

        Call me a dreamer, Mr. Tavernier, but the list of French filmmakers with whom I’m determined to work before I die includes Jean-Claude Carriere, Claude Lelouch, Nicole Garcia, Jacques Fieschi, Anne Fontaine…and now yourself. So you couldn’t be in better company.

      • Tom Silvestri dit :

        Quel dommage que nous n’avons pas parle’ a The New Beverly, Mr. Tavernier!

      • Tom Silvestri dit :

        Mon commentaire final en Anglais, Mr. Tavernier: Mes remarques d’ouverture avant la projection de PETULIA a The New Beverly Theater a Beverly et La Brea a Los Angeles, Aout 2016. L’editeur de livres de mon livre au sujet du film a fait faillite, mais j’ai l’intention de publier le livre dans l’avenir. Ms. Christie m’a envoye’ ses remerciements par e-mail par l’intermediaire de son manager Renee Missel, qui a produit des films excellents (RESURRECTION, NELL) elle-meme:

        « Is it rolling, Bob? »* Good evening. My name is Tom Silvestri, I’ve worked in the movie business for 35 years, and I’m here to talk to you about PETULIA, for my money quite possibly the greatest picture ever made.

        Producer Ray Wagner, who left us in 2014, was a great friend and mentor of mine. He was the first person that I called when I came out here from New York in 1981, when I lived just a few blocks from this theater. And he had me over to his office on the basis of nothing more than my love of this movie.

        Ray did many great things in his career, but he moved mountains to make this film. He bought the film rights to a novel by a dentist in Westwood whom almost nobody had ever heard of, borrowed money from his real estate agent to fly to London, and worked relentlessly on Richard Lester and Julie Christie, two of the biggest people in the movie business at the time, to do the picture.

        And he did all this when he had no profile as a feature film producer. He’d never made a movie for theaters, having worked in advertising and TV. What’s more, on the spur of the moment he came up with an inspired solution that enabled Ms. Christie to shoot the movie in the summer of 1967 in San Francisco.

        As for Ms. Christie, I’m here to tell you that when it comes to contributions to the art of moviemaking for adult audiences, she takes a back seat to no one in the history of the industry. She starred in DARLING, FAHRENHEIT 451, FAR FROM THE MADDING CROWD, PETULIA, THE GO-BETWEEN, MCCABE AND MRS. MILLER, DON’T LOOK NOW, and SHAMPOO — eight of the greatest films ever made in the English language and essentially all different from each other, as were her roles in them. And I didn’t even mention BILLY LIAR, DR. ZHIVAGO, and HEAVEN CAN WAIT.

        My book will be published by The Critical Press and it will feature lots of inside information on PETULIA, other films, the film business, and film history. It’ll have some observations of mine on the movie that you might enjoy, as well as some warnings about what is easily the biggest threat to art and artists in almost a hundred years — which is, of course, all this political correctness nonsense.

        We can’t discuss the movie in the theater after the screening because of the midnight show that follows. But I’ll be happy to talk to anyone about it outside of the theater afterward, or « Maybe we can find someplace open, » as Archie says to Petulia in the movie, where we can talk about it long into the night. And so, here’s PETULIA..

        *Obscure reference to pre-song chatter on an old Bob Dylan album.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Tom Silvestri
          I remember and I agree on everything except SHAMPOO, FARENHEIT and CROWD who are for me minor and disappointing films. Mostly SHAMPOO which I could not rewatch. It is a thousand miles away from PETULIA

  17. yves rouxel dit :

    Si je devais choisir un seul film dans la longue et riche filmographie de Sacha Guitry ce serait sans nul doute »La vie d’un honnète homme ».Tout d’abord pour la distribution toujours aussi croustillante avec un Michel Simon dans un double role,Marguerite Piery qui joue sa femme,Pauline Carton qui est la patronne de l’hotel,Louis de funès dans celui du majordome qui à déjà ses mimiques bien singulières sans oublier la petite frimousse de la jeune Laurence Badie.Revenons à ce film qui est à la fois une intrigue,un film policier mais également une chronique sociale et psychologique d’une famille bourgeoise au début des années 50.Au fil du déroulement on sent un climat lourd comparable à l’ambiance chez Simenon ou le doute et les mystères flottent dans l’air.Les dialogues entre les deux frères sont tranchant à souhait ,l’un est heureux d’avoir réussit dans sa vie(femme,enfants,entreprise prospère)et l’autre est tout son contraire ;la marginalité,les voyages,la prison,36 métiers.Chacun détient une part de vérité qui est la sienne et c’est là ou Guitry excelle en ne tombant pas dans le manichéisme.Pourtant le maitre n’oublit pas d’apporter une note d’humour caustique ,une drolerie dans le portrait de la comtesse(Lana Marconi)le tout dans une noirceur si partucilière qu’il nous faut revoir l’oeuvre de ce génie qu’était Guitry.

    • Bertrand Tavernier dit :

      a Yves roule
      Merci Yves pour cet exposé mais LA POISON c’est aussi une grande réussite

      • yves rouxel dit :

        Bien sur mon cher Bertrand »La poison »qui fut tourner en 11 jours car Michel Simon avait des obligations théatrales et cinématographiques.Quoique Guitry dise à Michel Simon: »On ne m’empechera pas d’appeler celà du théatre »la poison est très éloigné du théatre,du moins de celui qu’il écrivait avant guerre.

  18. Damien D. dit :

    Dans mon cycle western : deux déceptions.
    Revu pour la deuxième fois LES DEUX CAVALIERS de Ford et j’ai une fois encore un mal fou à aller au bout. J’ai pourtant laissé passer 13 ans entre les deux visions espérant un regain d’intérêt, rien n’y fait. Et pourtant les 10-15 premières minutes je me dis c’est pas mal jusqu’à la célèbre scène au bord de l’eau. Après le désintérêt l’emporte devant la faiblesse du film, les bavardages incessants, les décors pauvres, les scènes bâclées, etc. Je pense que certains sont restés indulgent uniquement parce que c’est Ford et qu’il y a deux vedettes Stewart et Widmarck… Cette fois c’est décidé je ne garderai pas le dvd. Bertrand vous arrivez tout de même à maintenir une demi heure de bonus sur un film qui en dehors d’une ou deux scènes est vraiment raté. Ce ne serait pas Ford, on en parlerait même pas. Le plaisir pris à visionner de bonnes séries B comme les films de De Toth fait ressortir encore plus les faiblesses de ce film de Ford. La politique des auteurs a ses limites : Brion ose dire « mieux vaut un film « malade » intéressant qu’un film « bien portant » inintéressant » ce qui sur le fond et la forme est bien discutable. Au lieu d’admettre une bonne fois pour toute que le film n’est pas bon en dehors du début du film. Même la scène de lynchage finale est évacuée, mal filmée…

    Enfin le GERONIMO d’Arnold Laven est pas loin d’être une purge : Chuck Connors en indien passe encore mais Ross Martin (qui crie dans une scène « APACHES ! ») moi ça m’a fait presque rire… Pas la peine d’en dire plus si ce n’est que cela se regarde tout de même si on est pas trop exigeant. Je dois avouer avoir de plus en plus de mal avec les indiens joués par des acteurs blancs : sur des films des années 40 ou début 50 passe encore mais au bout d’un moment sur le nombre et sur des films postérieurs je décroche. La dernière exception le TOMAHAWK de George Sherman que vous aviez mentionné Bertrand et qui accroît sa crédibilité avec de vrais acteurs indiens (dommage que l’histoire racontée ne soit pas particulièrement passionnante malgré quelques bonnes idées de mise en scène)

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Damiens D
      Je suis entièrement d’accord avec vous sur ces deux films. Pourtant le début du Ford, le personnage de Stewart, c’est vraiment pas mal mais dès que la quête commence, tout s’effondre. On sait maintenant que Ford a perdu tout intérêt dans le film et qu’il l’ bâclé et un film bâclé d’un grand metteur en scène reste un film bâclé : décors nuls, scènes tournées avec paresse . Je garde un souvenir correct de la scène du bal et du lynchage mais le reste est infiniment moins bon que certains films soignés de Douglas, Karlson. Mais TOMAHAWK c’était vraiment un film intéressant qui évoque un massacre célèbre

      • MB dit :

        à Bertrand DEUX CAVALIERS
        SI on ajoute la rivière, le bal et le lynchage, et qu’on ajoute aussi les quelques réflexions de Stewart parfaitement analogues à celles qui montrent l’attitude de Wayne envers les Indiens dans SEARCHERS, un regard dur mais lucide et pragmatique, on trouve un film boîteux certes, mais sûrement pas un film qui aurait pu être signé Allen Smithee ou John Doe, AVEC ses défauts c’est du vrai Ford sans nul doute! Maintenant, si on préfère les défauts aux qualités c’est foutu, ce n’est pas ma cinéphilie en tout cas.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Mais le sujet était vraiment prometteur et brusquement tout part à vau l’eau. L’interprétation des indiens est désastreuse. Ford s’est mis à détester le film et il le bâclé (les meilleures scènes ont du être tournées au début. Elles se passent toutes dans le même complexe de décor) comme il bâclé la fin des CAVALIERS après la mort d’un cascadeur et refuse de tourner certaines scènes. La mauvaise partie ne porte pas du tout la marque de Ford. Je pense que notre réaction s’explique aussi par les éloges exagérés, disproportionnés attribués au film, presque plus à l’époque que pour LIBERTY VALANCE. Et la théorie des films malades m’énerve un peu parce que cela conduit à sous estimer LES SACRIFIÉS ou QU’ELLE ETAIT VERTE MA VALLÉE

        • MB dit :

          « Je pense que notre réaction s’explique aussi par les éloges exagérés, disproportionnés attribués au film, presque plus à l’époque que pour LIBERTY VALANCE. »
          d’accord

          mais trouvez-vous que LIBERTY VALANCE n’est pas abouti ou parfois maladroit? Parce que je n’ai jamais adhéré à ce film (Lee Marvin par exemple n’est pas très bon?).

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          J’adore ce film

      • F.B. dit :

        Je lis souvent des propos négatifs au sujet des Deux cavaliers ces dernières année sur votre blog. Dans les années 90 il fallait le considérer comme le plus grand film de Ford, et il était classé parmi les critiques de Positif et des Cahiers comme l’un des plus grands films qu’il soit. Les temps on changé, sauf Tavernier qui lui n’a jamais réalisé un film à la hauteur des Deux Cavaliers : que ce soit_dit en passant; car on ne mélange pas les torchons et les serviettes. Un peu d’humilité monsieur Tavernier, ça vous ferait beaucoup de bien! Vos intervention sur les bonus de dvds sont sans d’aucuns intérêts, comme vos films.

        • SERVANT Jean-Pierre dit :

          A F. B. J’ai reçu LES DEUX CAVALIERS le 22 mai. Évidemment il y a de beaux moments, je pense que personne ne le conteste, je l’ai d’ailleurs revisité avec plaisir, mais il n’est quand même pas comparable à THE SEARCHERS, qui traite aussi d’une quête. Certains moments sont très beaux (l’ouverture, le départ de Stewart et Widmark,la halte près de la rivière où ils discutent de mariage par exemple), d’autres comme le lynchage du jeune homme expédiés rapidement à mon goût.
          Bref, j’ai eu un sentiment mitigé. Comme je n’ai pas racheté la nouvelle édition vidéo avec bonus, mon ancienne edition Columbia Classics me donnant toute satisfaction, je me suis replongé dans la lecture du passage concernant cette oeuvre dans le JOHN FORD de Lindsay Anderson et j’ai découvert que Ford n’aimait pas ce film qu’il a tourné uniquement pour rendre service à Harry Cohn, patron de Columbia. Il détestait le scénario et malgré son attachement à le réécrire avec Frank Jugent, en y introduisant un peu d’humour et une fin plus optimiste, il n’a pas pu sauver cette histoire.
          Peut être ceci (et c’est presque certain) est précisé dans les bonus de la dernière édition vidéo de ce western, mais je préfère le préciser à nouveau.
          Vous n’aimez visiblement pas les films mis en scène par l’hôte de ce blog. C’est votre droit. Personnellement je suis très attaché à son oeuvre et croyez moi (ou pas) ce n’est pas pour « faire de la lèche « , n’ayant rien à y gagner du tout.
          Vous n’aimez pas les interventions de B. Tavernier sur les éditions vidéo, souvent pour les westerns et Films Noirs de l’editeur Sidonis. Encore une fois, c’est bien dommage. Personnellement j’attends ce moment avec impatience à la fin du film. Avant hier j’ai enfin découvert DARK ANGEL de Roy William Neill, magnifique Film Noir avec Dan Duryea et à l’issue de la projection j’ai écouté avec intérêt Bertrand Tavernier parler avec humilité du travail méticuleux de R. W. Neill, cinéaste à redécouvrir, et de la carrière de Dan Duryea,utilisé à contre emploi dans ce film. Ces interventions sont toujours fines, documentées, intéressantes et sont un prolongement magnifique au film visionné.
          Bien sur je ne suis pas toujours du même avis, sur le jugement d’une oeuvre, d’un metteur en scène, mais c’est ce qui fait toutes la richesse des échanges. Et souvent nous avons tous une opinion qui évolue – à la hausse ou à la baisse – sur un film, un réalisateur. Il m’arrive parfois d’être déçu par un film après une nouvelle vision, alors que j’avais une opinion très positive à l’origine. C’est ainsi.
          J.P. S. (ce sont bien mes initiales. C’est mon véritable prénom et patronyme. Chiche ?

        • MB dit :

          à JP Servant: tout à fait d’accord sur les bonus de BT, mais je n’ai pas jugé intelligent de répondre, car la dernière fois que j’ai vu ces initiales « FB » c’était aussi pour une attaque personnelle (y’a pas d’arguments…) qui revient régulièrement sous d’autres pseudos. La même personne en-dessous ou pas m’apparaît une question secondaire. C’est comme une mouche qui bourdonne et repasse par la fenêtre avec insistance, la même ou une autre on s’en fout.

        • SugarKane dit :

          Bien que je participe très peu je lis ce blog avec assiduité depuis 2 ans. Grâce aux interventions et à la passion de Bertrand Tavernier et des différents contributeurs j’enrichi ma cinéphilie en découvrant des films et des réalisateurs et je tiens ici à les remercier. Régulièrement il y a des avis contraires, voire des prises de becs et quelquefois même des réponses un peu sèches mais toujours avec bienveillance. Vous n’aimez pas Bertrand Tavernier c’est votre droit, mais pourquoi perdez vous du temps avec des propos blessants ? Moi j’ai eu un plaisir immense en voyant pour la première fois l’année dernière au Festival Lumière Que la fête commence. J’ai aimé l’originalité de la mise en scène et la richesse du scénario qui mélange habilement le drame et la comédie l’absurde et la férocité.

        • Ballantrae dit :

          Les errances d’une politique des auteurs aveugle ne sont pas un repère: c’est tout simplement snob d’aimer à tout prix un film mineur d’un auteur presque contre ses chefs d’oeuvre. Ford n’était pas infaillible aussi génial soit il par ailleurs.
          Il y a eu le même problème pour bien des auteurs et leurs films: on celebra autant El Dorado que Rio Bravo, Le dejeuner sur l’herbe que La règle du jeu, L’étau que Fenêtre sur cour, Le destin que Gare centrale, Agantuk que Le monde d’Apu, etc…
          Un auteur dans ses films de fin de carrière peut rester immense ( The dead de Huston) mais c’est loin d’être une règle .
          Quant aux attaques contre Bertrand elles me semblent assez stupides comme si s’exprimait ici un gardien du temple zélé qui défendrait de manière fétichiste le moindre cm de pellicule issu d’un Ford.
          Et comme le dit Bertrand défendre à tout prix le film faible d’un grand se fait au détriment de grands films plus oubliés.
          Le critique en l’occurrence fait l’intéressant en trouvant des vertus là où personne ne les verrait.

        • Denis Fargeat dit :

          A MB
          Merci pour l’image de la mouche, que je me permettrai de compléter parce que chez moi, les mouches restent derrière les vitres à bourdonner, même fenêtre ouverte ; ce qui est aussi bête qu’agaçant.
          Restons courtois et ne filons pas la métaphore diptèroïde trop longtemps, parce que voilà.
          Mais, pour la bonne mouche, euh bouche, une citation trouvée à l’instant:
          « Salvador Dalí était un grand passionné des mouches qu’il considérait comme l’insecte paranoïaque-critique par excellence. »

        • MB dit :

          à Ballantrae ok mais il ne s’agit pas d’admirer un film de Ford parce que de Ford, mais juste de reconnaître des qualités quand il y en a, même si éparses. On peut le faire avec un auteur inconnu, le film avant tout.
          à D Fargeat cette défense des mouches vous honore, je ne pensais pas avoir été spéciste.

        • ballantrae dit :

          J’ai avant tout réagi face au message agressif concernant Bertrand (Ford comme moyen de l’attaquer, énorme!)et ne voulais pas vous blesser MB car je vous sais sincère dans vos goûts même quand je ne les partage pas.
          Après Les deux cavaliers ne me semblent pas haissables: c’est un film un peu indolent, fordien d’abord par des fils thématiques surlignés moins par la mise en scène ou le récit dans son entier.Un film un peu banal avec deux -trois moments bien.
          Les Cheyennes est plus intéressant mais par moments des ruptures suspendent la beauté du projet, par exemple l’épisode avec J Stewart en Wyatt Earp assez hors sujet.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A ballante
          Le problème c’est que ce sont des films abimés par Ford lui même. C’est lui qui décide, en revenant sur ce qu’il avait dit, contre l’avis du producteur Bernard Smith, de distribuer Sal Mineo, Montalban dans des rôles d’Indiens alors qu’on lui propose de vrais indiens et c’est lui qui part en guerre contre son propre film. Ils restent intéressants et je dois revoir LES CHEYENNES sur un très grand écran mais ils ne possèdent pas, un exemple entre mille, la vibration, la nostalgie, l’incandescences de certaines scènes de RIO GRANDE dont le scénario de Kevin McGuiness d’après Warner Bellah, les deux scénaristes d’extrême droite de Ford, est infiniment plus banal et moins porteur. Avez vous lu, tous les fordien, le roman de Howard Fast, la Dernière frontière (Gallmeister), qui inspire les deux tiers des CHEYENNES (oubliez Mari Sandoz)

        • MB dit :

          à Ballantrae
          « ne voulais pas vous blesser MB »
          no no no problemo, je n’ai pas répondu dans ce sens-là, bien sûr que ce film est loupé mais si Bertrand a fait un bonus alors qu’il évite de le faire quand il n’aime pas le film c’est qu’il y a de la nuance à apporter… tiens! ça m’a donné l’envie de l’acheter ce bray de Sidonis du coup! On a bien fait d’aborder le sujet DEUX CAVALIERS.

        • Alexandre Angel dit :

          Il y a en effet des bonus où Bertrand Tavernier ne conclue pas sa présentation sur une note positive mais il a du juger que quelque chose excitait ses papilles dans une mesure suffisante pour qu’il puisse effectuer une présentation. Comme quoi pas mal de films pas convaincants présentent certaines qualités qui les rendent un tant soit peu intéressants à explorer.
          Dans le cas des DEUX CAVALIERS, c’est encore différent.
          Dans mon souvenir, le bonus de présentation par Bertrand y est très conséquent en durée et le ton est passionné. Les griefs sont bien là mais plein d’éléments donnent envie de revoir le film.

        • MB dit :

           » Les griefs sont bien là mais plein d’éléments donnent envie de revoir le film. »
          à AA ah! ça me rassure!

        • Damien D. dit :

          A Alexandre et MB le bonus de Bertrand fait une demi heure sur LES DEUX CAVALIERS et fait cette durée pour expliquer en quoi le film est problématique. Vu que c’est Ford et que c’est assez décevant cela demande plus d’arguments que pour un vulgaire tâcheron! Mais Bertrand ne mentionne de bon que la toute première partie du film tout comme moi. En le revoyant à nouveau, je croyais que le charme Fordien allait opérer et je l’ai cru pendant 15 minutes. Malheureusement le reste est ennuyeux, bavard et assez bâclé et j’en suis le premier déçu. Et loin de moi l’idée de dezinguer à tout pris le film.
          Moi je revend mon dvd sidonis, MB lui veut acheter le blu ray : preuve s’il en était que le marché de la vidéo est bien vivant parmi les cinéphiles et c’est une bonne nouvelle !

    • MB dit :

      DEUX CAVALIERS
      « Même la scène de lynchage finale est évacuée, mal filmée… »
      je ne suis pas d’accord, la scène de lynchage est avec la rivière une des deux scènes valables, en + comme on l’a déjà dit ailleurs elle détient la particularité d’aller à l’encontre des anciens clichés que Ford lui-même a illustré (YOUNG MR LINCOLN) puisque là, le héros qui tente de raisonner la foule se fait assommer par derrière et le lynchage va jusqu’au bout!

      • Damien D. dit :

        A MB votre défense ne me convint pas mais libre à vous. Quand on a vu comme moi plus de 20 westerns en 2 mois on remarque d’autant plus les défauts et les qualités de chacun d’entre eux a l’intérieur du genre. Et je suis désolé mais le film de Ford rejoint le bas du panier. Et que ce soit signé par Ford ne change pas pour moi l’appréciation. Et puis quand au bout de 15 minutes on s’ennuye ferme c’est qu’il y a un problème…

        • MB dit :

          mais vous n’avez pas à être désolé
          et qu’il soit signé Ford est à part, je parle du film avant tout

      • Damien D. dit :

        Et sur une scène de lynchage réussie revoyez plutôt L’ÉTRANGE INCIDENT de Wellman (c’est même le thème du film) qui rend la scène des DEUX CAVALIERS au mieux anodine..

        • MB dit :

          c’est vrai qu’on peut toujours saisir un film pour taper sur un autre, ça n’est pas mon approche et libre à vous

        • Damien D. dit :

          Cher MB c’est un peu facile puisque je ne suis pas spécialement coutumier du genre. Juste que exceptionnellement puisque vous citez en exemple le lynchage du Ford comme étant pas mal, la comparaison m’a tellement sauté à la figure tant l’absence de style et de mise en scène de l’un m’a fait penser à une autre…

    • yves rouxel dit :

      A Damien D.J’ai revu avec un réel plaisir »La rivière de nos amours »réalisé par l’immense André de toth.Tout me plait dans ce western sans prétentions aucunes.Les plans des paysages sont très bien photographiés,l’attaque du fort par les indiens est une veritable prouesse avec un brin de fantaisie et d’humour avec le personnage du photographe qui perd son appareil en pleine bataille,la rencontre entre ce cow boy solitaire sans attache qui découvre cette jolie indienne se baignant dans la rivière argentée,mais l’essentiel lorgne vers un monde de paix et surtout de pacification entre les blancs et les indiens.

      • Damien D. dit :

        Yves, je ne m’étendrai pas trop sur ce film de De Toth qu’est LA RIVIERE DE NOS AMOURS qui à la vision le mois dernier m’a un peu laissé de côté : ce n’est pas selon moi un De Toth majeur qu’on a connu plus inspiré. Les beaux décors ne me semblent pas au mieux exploités et aucune scène (hormis celle du bain d’Elsa Martinelli qui a fait la réputation du film) ne m’a marqué. Je préfère dans les westerns de De toth quelques uns de ses petits westerns de série B avec R. Scott (dont Bertrand a déjà parlé) et surtout ce chef d’oeuvre qu’est LA CHEVAUCHEE DES BANNIS… (et je ne parle pas des films noirs de De Toth tous très originaux)

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Damiens D
          Je partage ce point de vue. C’est un film en dessous de sa réputation

        • MB dit :

          RIVIERE « son western le plus célèbre, mais non le plus inventif, où seules peuvent faire illusion les scènes d’amour entre Douglas et Martinelli »
          dans 30 ANS vous ne vous y étiez pas laissé prendre! dans Le Western (10/18 rééd de 1968) dans la notice De Toth le film est exalté!
          Dans ces années, pour beaucoup, il fallait mettre Ford en avant, les cinéastes de films à moindre budget n’étaient pas ignorés mais reconnus pour qqs séquences précises du bout des lèvres en quelque sorte…
          quoique dans le même bouquin la notice Boetticher par Bertrand est déjà d’actualité!
          Il est facile de se moquer des erreurs de jugement mais à l’époque, même pas de VHS pour revoir les films et vérifier.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          FEMME DE FEU est nettement supérieur à la RIVIÈRE et fidèle au beau roman de Luke Short

        • MB dit :

          à Bertrand: je dois revoir FEMME DE FEU que vous avez conseillé il y a longtemps et dont je me souviens très bien de Veronica Lake que j’avais trouvé très expressive, sobre et capable d’imposer sa voix par son phrasé et non pas par son volume sonore, Tourneur l’aurait appréciée (si ça se trouve il l’a fait tourner mais je m’en souviens pas alors…). Je ne crois pas que cette actrice ait réussi à s’imposer vraiment hors de P Sturges et quelques films noirs.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Exact mais ce fut une star et vous oubliez le René Clair. L’insécurité, le manque de confiance l’ont rongée puis détruite aidée bientôt par la drogue. Elle joue d’ailleurs une droguée dans le de Toth, LA FURIE DES TROPIQUES et il lui avait donné ce rôle comme une sorte de traitement

        • Alexandre Angel dit :

          A Bertrand et Damien,
          Il ne me semble pas que LA RIVIERE DE NOS AMOURS ait la réputation d’un chef d’oeuvre. On s’est toujours un peu abusivement focalisé sur une scène d’amour sympathique mais un peu anecdotique.
          En l’état, je trouve le film agréable. On sent (pour moi, on voit) qu’il est fait par un réalisateur qui a du métier, du goût. L’ambiance cinématographique est vivifiante, un peu à la manière de LA RIVIERE SANS RETOUR (pas fait exprès), tonique. Il y a de chouettes extérieurs, de jolies couleurs et un certain sens du mouvement (j’ai le souvenir d’une scène très bien exécutée quand un indien abat le cheval de Kirk Douglas qui s’écroule sous ce dernier).
          Je trouve qu’il contribue à la richesse de la filmographie.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Damiesn D
          Tout à fait juste. Mais il a été surcot par rapport au CAVALIER TRAQUE, FEMME DE FEU, LA CHEVAUCHÉE DES BANNIS et d’autres Randolph Scott tout aussi plaisants. Il me semble qu’il y a moins de transparences que dans LA RIVIERE SANS RETOUR autre film que j’ai un peu abusivement porté aux nues

        • MB dit :

          à Alexandre: LA RIVIERE vendu! 50 signale quand même « une bonne utilisation du cinémascope » (peu utilisé par De Toth à part ce film), ce qui conduit quand même à une opinion qui porte sur l’ensemble du film.
          Au fait pour STRANGER WORE A GUN/MASSACREURS DU KANSAS, Lourcelles le place parmi les meilleurs, ce qui me surprend l’ayant découvert hier, mais bon je me suis pas ennuyé tant que ça, il y a des détails d’intrigue qui m’échappent c’est un peu flou niveau récit mais je vais pas le revendre pour autant.
          et Claire Trevor s’en sort très bien, d’ailleurs Randolph la préfère à Joan Weldon!
          (bon dieu l’incendie à la fin ils ont pas hésité ça partait vite les feux à l’époque, je me demande comment Scott a payé les dégâts au patron, avait-il une responsabilité civile etc.)

        • MB dit :

          bon ben pour LA RIVIERE je vais attendre une édition simple hein? Pour l’instant on n’a droit qu’à l’ensemble familial br+dvd+ livre tout ça dans un gros coffret très peu pour moi patientons…

        • MB dit :

          à A Angel/RIVIERE
          « (j’ai le souvenir d’une scène très bien exécutée quand un indien abat le cheval de Kirk Douglas qui s’écroule sous ce dernier). »
          c’est comme ça que Kirk a cassé son nez( autobio) mais pas son ego!
          Comme dit Lourcelles le film est un peu mou mais comme dit Bertrand le cinémascope sauve pas mal de choses (sans arriver à mettre le film au niveau d’autres westerns detothiens (!).
          Du point de vue suspension de crédibilité quant aux Indiens Sioux et à la place de la femme, elle doit être sollicitée à la puissance 10, c’est absurde, mais ce n’est pas ce qu’on est venu chercher, Martinelli qui va se baigner nue au lieu de vaquer aux tâches quotidiennes et corvées féminines habituelles ça passe à moitié. De même, le côté sensuel des baignades m’a échappé et du même coup aussi l’approche de P Bureau qui a exalté le film pour l’ode à la nature (dans Le Western).
          Ce que je me dis c’est que Kirk producteur a voulu diriger De Toth (1er film de la Bryna) et que celui-ci a abdiqué sagement, en effet en exemple les deux personnages de méchants joués par Matthau et Chaney Jr sont laissés à l’abandon et comme si pas dirigés ni écrits du tout. De Toth n’a jamais filmé des méchants de façon aussi terne (les deux acteurs surtout Chaney sont très mauvais).

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Ils sont d’abord mal écrits

      • Mathieu dit :

        A MB :
        Oui Veronica Lake était une star trés populaire au début des années quarante, imitée et caricaturée dans des cartoons de l’époque (avec Alan Ladd). Dans THE MAJOR AND THE MINOR de Billy Wilder, qui se passe dans une école militaire, une classe de filles à été invitée à l’occasion d’un bal. On s’aperçoit bientôt que toutes les filles se sont faites la même coiffure à la Veronica Lake. Quelque temps apparaît la surveillante qui les chaperonne, une femme d’âge plus que mûr… qui s’est faite aussi une coiffure à la Veronica Lake…
        J’aime beaucoup FEMME DE FEU, constamment inventif et personnel sur le plan visuel, ce qui me paraît aussi évident que pour un film de Sternberg mais apparemment certains n’y sont pas sensibles et le film est noté 3/10 par Erik Maurel de dvdclassik.
        Pour en savoir plus sur Veronica Lake on pourrait conseiller le livre de De Toth FRAGMENTS, mais comme son titre l’indique il est parfois très elliptique (par une forme de pudeur). Elle a elle même écrit une autobiographie mais je ne l’ai pas lue.
        Et j’adore I MARRIED A WITCH que je préfère beaucoup à IT HAPPENED TOMORROW dans le genre comédie fantastique de René Clair. Un Blu-ray serait le bienvenu, le dvd Studiocanal est vraiment médiocre si je me souviens bien.

        • MB dit :

          Lake a été une star mais peu de grands films, peut-être le Clair et le Sturges VOYAGES DE SULLIVAN surtout où elle se glisse dans le film avec discrétion, sa 1ère apparition se fait tout en douceur mais elle s’impose tout de suite avec ses répliques lasses et désabusées! Et ce timbre de voix! Il n’y avait pas que cette chute de cheveux sur l’oeil droit…

      • Damien D. dit :

        A MB pas besoin de payer 50 euros pour LA RIVIÈRE de De Toth. J’ai payé le dvd que quelques euros pour ma part et la copie est quasi identique au blu Ray (d’après le test de dvdclassik)…

  19. yves rouxel dit :

    « Ki lo sa »est selon son réalisateur Robert Guédiguian le film le plus noir de sa carrière.L’année 1985 est une année charnière pour le cinéaste marseillais,il met dans ce film tout le desespoir des petites gens,des déclassés,des laissers pour compte sur le bord du chemin.Mais surtout Guédiguian nous livre une oeuvre ou les individus ne pensent plus,ou les musiques que l’on entends ne résonnent plus dans nos consciences.Délitement de la classe ouvrière perdue dans les espoirs de l’après 81 ,éclatement des partis de « gauche »…Le libéralisme frappe à la porte et c’est là que tous les rèves vont s’envoler.On va suivre Gitan(Gerard Meylan,l’ambulancier)Charlot(Ariane Ascaride,belle et lumineuse),Dada(Jean pierre Darroussin,échappé des comédies insipides pour rejoindre la troupe à Robert)puis Alain(Alain Lenglet).L’un est un marginal qui ne veut pas travailler,l’autre est jardinier et gardien d’une grande demeure située dans le quartier de l’estaque à Marseille,Alain essai d’écrire mais ne trouve plus les mots pour exprimer ce qu’il ressent au fond de lui mème,et enfin Charlot est une sauvageonne qui aime ses trois copains d’enfance sans aller jusqu’au bout.On retrouve dans une de ses premières partition Alexandre Desplat qui est devenu depuis un grand compositeur au style singulier et dont les thèmes flirtent avec les musiques de Philippe Sarde.Je ne dévoilerais pas ici la fin de l’histoire pour ceux qui ne connaissent ce film.Pourtant il y a une lueur d’espoir dans le jeu des enfants qui courent dans les champs,qui grimpent aux arbres et qui rient sous un grand soleil d’été.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A yves Rouxel
      Texte lyrique mais Daroussin a joué dans énormément de films qui ne sont pas des comédies insipides. Dites donc, vous jugez un peu vite les acteurs

      • yves rouxel dit :

        Visiblement Bertrand vous ne saisiser pas vraiment ce que j’ai écrit.Avant sa rencontre avec Guédiguian reconnaissert que Jean pierre Darroussin à tourner dans pas mal de nanards.Bien sur par la suite dans des films forts tels »De bon matin » »Riens du tout », »On connait la chanson »ou « Le poulpe »que j’aime beaucoup pour son personnage nonchalant.

  20. Tom Silvestri dit :

    To Mr. Tavernier and others interested in, among other things, American Westerns: Sidney Lumet’s BYE BYE BRAVERMAN from 1968 starring George Segal, Jack Warden, Sorrell Booke, Joseph Wiseman, Jessica Walter, Zohra Lampert, and Godfrey Cambridge is a darkly comic chronicle of a post-World War II New York City that no longer exists, and not because of the unrest of the past week. This New York was for the most part a memory by as early as about 1980.

    The film takes place in a city largely populated by workers, small business owners, and struggling writers like those played by Segal, Warden, and Booke and local religious leaders like the one played by Wiseman. In other words, the New York City that Steve McQueen, who moved there to study acting in the early 1960s, once said was a place that you moved into when you had NO money, rather than when you have a lot of money like today in New York.

    It’s worth mentioning, Mr. Tavernier, that even in this movie, which is simply about a group of old friends reassessing their lives as they seek out the funeral of another, one can see clearly Lumet’s interest in themes of class, religious, and interracial conflict; the nature of justice; the lingering effects of World War II and the Holocaust; and more. Europeans will see in …BRAVERMAN echoes of films such as VINCENT, FRANCOIS, PAUL ET LES AUTRES; LA TERRAZZA; and others.

    Anyway, toward the end — and this won’t « spoil » anything for those who’ve never seen the film — one of the characters says that « The D.W. Griffith Theatre is having their Randolph Scott Festival » and he proposes that they all go to see it. I can’t remember the second title that he says is showing, but the first is FRONTIER MARSHALL.

    Right now, I’m watching Robert Altman’s CALIFORNIA SPLIT from 1974, which similarly takes place in a Los Angeles of cheap bars, all-night diners, used car lots, laborers in all kinds of little shops and stores, low-level criminals — in other words, a Los Angeles completely different from today’s in which one has to be truly wealthy to live in more and more parts of the city with each passing day. …SPLIT’S Los Angeles is very much the city seen in Demy’s MODEL SHOP of 1969 and Deray’s THE OUTSIDE MAN of 1972.

    I’m watching the DVD with the commentary on and it’s by Altman, George Segal, Elliott Gould (the two male leads) and screenwriter Joseph Walsh. Early on in the commentary, Altman, Segal, and Walsh comment on Gould’s skill at acting, emoting, and saying his dialogue all while he has a cigarette in his mouth. He says that he got that skill from Belmondo.

    If there are any other things on the commentary that might interest those on this blog, I’ll post again.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Tom Silvestri
      Thanks. I like both films. We wrote many praises on BYE BYE and CALIFORNIA SPLIT is great. It has been restored

      • Tom Silvestri dit :

        While I’m not at all surprised that a cineaste like yourself would have seen BYE BYE BRAVERMAN and CALIFORNIA SPLIT, Mr. Tavernier, I’m very intrigued that you have and that you enjoyed them. Those two films are extremely specific to their eras, to the New York and Los Angeles that they depict, and to the cultural, ethnic, and sociological realities of the worlds that their characters inhabit. There are plenty of folks in America for whom the Jewish/Yiddish/Talmudic attitudes and values on display in …BRAVERMAN are very unfamiliar, to say the least. Same with the hedonistic Western states gambling lifestyle, in which risk itself is the greatest good, that …SPLIT dramatizes.

        It’s all a bit like the manner in which I tell some Americans that to really appreciate and understand Chabrol’s thrillers from LES BICHES to LES NOCES ROUGES, it helps to learn a bit about the cities, towns, and villages in which the films in that stretch of his career take place. I’ll have to try to find DVDs of …BRAVERMAN and …SPLIT with French subtitles. I’d be very curious to see how the many uniquely New York and L.A. words and phrases are translated into French.

        On the …SPLIT commentary, Segal mentions BORN TO WIN, in which he starred for Ivan Passer in 1970. Altman says, « I love Passer, he’s… » and then he’s interrupted by one of the other guys. I’m sure that Altman’s enthusiasm for Passer has as much to do with his CUTTER’S WAY (1981) as Passer’s Czech films, and …WAY is a film that I highly recommend to everyone on this site. For one thing, it’s the only American film to ever truly examine and make use of the central coast California city of Santa Barbara, which though only about 90 miles from L.A. is a world apart from it. For another, it’s the film via the themes of which one can best understand the transition from the America of the rebellious 1960s to the somewhat confused and hesitant 1970s to the Reagan-era 1980s. I might add that the film can be viewed as well as a film noir like no other.

        Perhaps most viscerally, CUTTER’S WAY is far and away the film that dramatizes on the deepest and most insightful levels the conflicts and crises of the Vietnam War and their lasting impact on America. In the same way that I contend that Paul Mazursky’s ENEMIES:A LOVE STORY is the greatest American movie about the Holocaust despite taking place in New York City in the late 1940s rather than in the death camps during the war, CUTTER’S WAY is the greatest American movie about the Vietnam War without having so much as a single scene set on a battlefield.

        • DIXON STEELE dit :

          Passer’s Law and Disorder and Ace Up My Sleeve are very good too – but hard to find!

  21. MB dit :

    « Bertrand Tavernier : A Denis Fargeat Mais même Orane Demùazis a des beaux moments dans ANGELE et surtout dans BAGARRE de Calef que je recommande à nouveau vigoureusement ain… »

    bizarre je ne retrouve pas cette réponse c’est pourtant sur cette page

  22. SERVANT Jean-Pierre dit :

    A Bertrand Tavernier, à tous : j’ai reçu hier sur ma page Face book un long texte intitulé « Appel des 50 : DVD, Blu-Ray dans la tourmente », émanant d’un collectif d’éditeurs indépendants auquel, Monsieur Tavernier vous apportez une belle conclusion en forme de soutien aux magnifiques objets que sont ces « précieuses galettes », qui permettent de voir,revoir ou découvrir – comme vous l’écrivez – les films de patrimoine, ceux qui n’ont pas eu beaucoup d’audience en salles, passés inaperçus. Sans oublier l’interactivité (les fameux « bonus ») que beaucoup d’éditeurs français (les noms sont connus, vous les citez à juste titre) ajoutent au programme proposé et qui sont souvent indispensables.
    Je sais bien que depuis quelques années le marché de la vidéo physique ne s’adresse plus qu’à un nombre limité de passionnés, mais il serait dommage que la crise actuelle sonne le glas de ce formidable support culturel.
    Pourtant hier je lisais des commentaires mitigés arguant que « le plastique pollue » (disques, boîtiers), commentaires qui m’ont un peu ébranlé quant au devenir de ce support, certains allant à proposer la fabrication d’un support « en verre » à la place du plastique. Je ne sais plus trop quoi penser, étant personnellement « accro » au support.
    Le boîtier carton n’est pas un handicap, celà existe déjà.
    Mais ce n’est pas le véritable problème. Le problème c’est l’avenir du support avec toute la chaîne qui y est liée bien entendu.
    Il va sans dire que je veux toujours y croire. J’en attend trois en cours de livraison…

    • Bertrand Tavernier dit :

      A SERVANT Jean Pierre
      Soyons sérieux. Que pèse la pollution des boitiers et des disques face à la pollution industrielle, chimique. Celle des avions, des usines, des boues rouges, des diésels. Vous savez un colibri pollue aussi. Et l’air conditionné des cinémas pollue. Attaquants nous d’abord aux trusts de l’industrie des pesticides

      • Damien D. dit :

        Ajoutons à cela, surtout pour rester dans l’offre cinéma, que la consommation VOD et films en ligne est beaucoup plus polluante qu’un dvd et ses matières utilisées ! En effet l’utilisation de serveurs monstrueux nécessaires aux flux est beaucoup plus énergivore que l’utilisation d’un dvd acheté qu’une seule fois et qu’on va revisionner à loisir ! Si on ajoute le visionnage d’un film en ligne en haute définition : alors là c’est la cata, l’énergie consommée et la pollution générée étant alors encore plus forte.
        A tous ceux qui ont une fibre écologique et qui se plaignent du réchauffement climatique : j’ai envie de dire justement achetez du dvd et consommez moins en ligne que diable !

        • Mathieu dit :

          A Damien D:
          En effet un blu-ray double couche c’est 50 gigas d’informations pour quelques grammes de plastique qui ne polluront pas tant qu’ils resteront sur les étagères d’un collectionneur et qui pourront ensuite être facilement recyclés. Au contraire la matérialisation de l’objet permet d’être conscient du problème, la dématérialisation facilite l’irresponsabilité. Mais le verre (et l’or) pourrait être une solution pour la conservation des données numériques, les disques durs n’étant pas éternels et étant par contre modifiables ce qui ne fait pas l’affaire des archivistes et conservateurs qui veulent des preuves qu’un document n’a pas été modifié après une date donnée.

        • SERVANT Jean-Pierre dit :

          A Mathieu et à tous. Merci pour ces précisions techniques parce que j’avoue que je n’avait pas d’éléments de réponse précis. Personnellement je ne vois pratiquement les films que sur DVD/BR, parfois encore sur VHS pour des oeuvres enregistrées ou achetées à l’époque de ce support (qui m’avait aussi enthousiasmé) et qui ne sont pas encore disponibles sur disque. Et j’avais commencé à alimenter ma passion avec le Super 8 !

        • yves rouxel dit :

          A Damien d.Je suis sur le fond d’accord avec vous mais comment découvrir tout simplement quantité de film qui n’existe sur aucun support matériel?Comment des plateformes comme youtube arrive à accepter de mettre en ligne des films captés sur des chaines thématiques?Je cherche à voir depuis 40 ans les oeuvres de Jean pierre Denis(histoire d’adrien ou la palombière)ou ce film de Stéphane Kurk »L’oeil du maitre »et plein d’autres titres disparus ou carrément invisibles.Pour ma part je continuerai à acheter des dvd pour la qualité de restauration des images ainsi que le travail sonore,puis l’objet en lui mème est beau c’est comme les collectionneurs de vinyle qui ont vu en 1982 débarquer un petit boitier de forme carré appelé le compact disc(froid,sans graphisme ni aucune création de pochette).

        • Bertrand Tavernier dit :

          a yves rouxel
          J’ai horreur de ceux qui pourraient se gaver et qui veulent plus. Commencer par voir TOUS LES FILMS RESTAURÉS ET SAUVÉS QUI SORTENT EN DVD. Vous en aurez déjà pour 20 ans.Et si vous ne pouvez pas les acheter, groupez vous à plusieurs, allez dans les médiathèques. Je connais au moins 12 personnes qui depuis 3 ans ne voient, en dehors des films en salle, que des dvd en se regroupant et en échangeant ou en revendant ce qui ne leur plaisent pas. Il y aura toujours des titres difficiles à voir, des livres difficiles à trouver, des disques épuisés (le vrai bon pressage et enregistrement de Armstrong et son Hot five et Hot seven). Et puis un jour ils sortent.

      • SERVANT Jean-Pierre dit :

        A Bertrand Tavernier : bien d’accord avec votre commentaire. En lisant ce propos d’un internaute j’avoue être resté interloqué.
        D’autant – pour donner suite au commentaire de Damien D. qui suit le votre – que je n’ai pas pour habitude aussi de « balancer » mes précieux trésors dans la nature après visionnage…

        • yves rouxel dit :

          A Jean pierre ,Bertrand.Les dvd que j’achètent font le bonheur de mes enfants à qui je fais découvrir des merveilles du 7ème art.Tenez par exemple »Douze hommes en colère »est un des film préféré de ma fille Fanny .Elle adore les films à thèse qui permettent de comprendre et de s’interroger sur la nature humaine.Puis heureusement qu’il existe les médiathèques et les bibliothèques de quartier qui permet à des gens à faible revenu de voir des films qu’ils ne peuvent pas voir en salles.Comme le soulignait justement Bertrand dans les compléments on découvre là aussi des images,des témoignages inédits ou rares à voir ainsi que des analyses et des commentaires qui nous enrichissent.

      • MB dit :

        à Damien et Mathieu: tt ce que vous dites c’est exactement ce que j’avais dit ici ya 2 ou 3 ans suite à une discussion avec un écolo forcené de ma famille qui disait que les dvds polluaient! ah que c’est bon d’être un précurseur…

        • yves rouxel dit :

          A MB.Je vous signale la sortie de trois films avec Brigitte Bardot. »La mariée est trop belle »de Pierre Gaspard-huit, »La femme et le pantin »de Julien Duvivier qui m’a laisser un peu sur ma faim,enfin « Vie privée »de Louis Malle .Je pense qu’on en reparlera sur ce blog.

    • MB dit :

      à Servant Jean-Pierre:
      je regardais dans mes étagères et remarquais que l’éditeur Memento fabriquait pour ses dvds des boîtiers non seulement en carton mais bien plus étroits que les en plastique qui sont l’habitude depuis 1997 (1er dvd en France: MICROCOSMOS (Montparnasse)) avec quand même un logement en plastique à l’intérieur. Pourquoi créer un support en plastique dont l’épaisseur est àpp 1cm pour 1mm de disque!
      D’autres éditeurs ont abandonné le plastique pour du carton, mais irrégulièrement je crois (Carlotta). Le logement interne n’a pas besoin d’être en plastique, comme a fait parfois Wildside. Le bray qui aurait le 1er prix écolo: celui du PROCES, Studiocanal mais ce n’est pas une habitude régulière chez eux.

      • SERVANT Jean-Pierre dit :

        A M.B. Depuis que je fais des prouesses pour essayer de ranger mes nombreuses galettes je me suis dit que l’idéal en terme d’épaisseur c’est le boîtier slim, peu utilisé mais très pratique en gain de place (exemple pour Gaumont Découverte) qui fait à peu près la moitié de l’épaisseur d’un boîtier standard. Il en existe quelques uns en version intégralement cartonnée, mais c’est assez rare.
        Je me souviens pourtant que mon premier achat de DVD était en 1999 (le support était sorti en France en 1998 me semble-t-il) et j’avais craqué pour le coffret FANTOMAS (L. Feuillade) édité par Gaumont, magnifique objet « tout carton », sans parler de la qualite des menus interactifs superbes et de la beauté des images pour des oeuvres aussi anciennes.
        Certains éditeurs comme vous le précisez sortent leurs titres dans de très beaux étuis cartons (Wild Side et ses « livres-vidéo » par exemple) mais ce n’est pas devenu courant. Notez que le boîtier plastique ne me gene pas outre mesure, mais l’épaisseur de la boîte oui.

        • MB dit :

          à JP Servant
          alors le problème c’est que je fais passer la majeur partie des dvds dans des slims box achetés par 50, et les boîtiers vides s’entassent à la cave! On s’en sort pas!

        • Alexandre Angel dit :

          A Jean-Pierre Servant
          Un ami avait pris son courage à deux mains et avait intégralement converti sa collection de dvds en format « slim ». C’est un truc à faire hurler bon nombre de collectionneurs car c’est « forcer » l’apparence de l’édition telle qu’elle est sortie. Mais changer de boitier est, à mon sens, peu blasphématoire ou hérétique tant la plupart des boîtiers n’ont qu’une facture industrielle et interchangeable. Donc, pour ma part, je pense qu’il a eu raison et je vais essayer de suivre ses pas.
          Le seul problème évidemment est la lisibilité sur la tranche mais la plupart des jaquettes reconditionnées laisseront apparaître un titre toujours aussi gros, quoique rogné. Mais le gain de place est inestimable et la finesse de la tranche crée, pour moi, une certaine élégance qui contredit le côté un peu mastoc des dvd standards. Il suffira donc d’élaguer au cutter sur les côtés.
          Bien sûr , la question ne se pose pas pour les boîtiers intouchables (coffrets, éditions un peu spéciales, déjà « slim » ou cartonnées, etc…).
          J’avoue néanmoins que je vais avoir du mal à toucher à la collection Sidonis.
          Ces commentaires auraient peut-être du prendre place à la suite de la chronique précédente consacrée à la défense du support physique.

        • SERVANT Jean-Pierre dit :

          A Alexandre Angel, MB : l’idée de changer les étuis pour du slim m’avait séduit un moment, mais devant l’ampleur de la tâche j’ai vite abandonné. Et le fait de redecouper les jaquettes m’est apparu aussi insupportable je dois le dire.

        • MB dit :

          l’ordre alphabétique de titres de films évite le besoin d’un bout de jaquette, faut farfouille un peu, des étiquettes lettres sur les étagères sans doute, les médiathèques ont un problème de place qu’ils pourraient résoudre ainsi, bon, mais jeter les boîtes vides? aïe!
          Dés le début, les fabricants auraient dû imiter les boîtes de cd audio.

        • Damien D. dit :

          A Jean-Pierre, enlever 1 à 2 mm de jaquette ne tue pas la jaquette non plus. Personnellement je le fais sur des dvd ou le titre reste lisible en slim et où la découpe ne nuit pas à l’ensemble et au texte de résumé au verso par exemple. Et que pour des films dont je suis quasi sûr que je conserverai dans ma dvdthèque… Et évidemment les beaux collector sont conservés tel que.

      • Damien D. dit :

        A MB. Oui l’éditeur Memento est ce qu’il faudrait faire pour les boîtiers : des digipacks cartonnés fins. Le boitier plastique de 5 mm est totalement obsolète à partir du moment où il n’y a pas de livret à l’intérieur (et même un petit livret rentre parfaitement dans un format slim). Tant que j’ai pu : j’ai fait rentrer mes dvd ou blu ray dans des éditions slim (un format slim noir est d’ailleurs de meilleur effet que les horribles boîtiers bleus des blu ray)

        • MB dit :

          à Damien: MEMENTO/le plastique réapparaît pour le logement du disque lui-même, dommage!

  23. MB dit :

    à Mathieu en fait à tt le monde: ma petite antienne: je voudrais savoir combien est payé un traducteur de sstitres pour traduire « my gun aims too low/mon fusil tire trop bas » par « mon fusil n’est pas rapide » (4 TUEURS ET UNE FILLE), dans ce cas précis, il faut comprendre que certains fusils, de mauvaise humeur le matin parfois, quand on appuie sur la détente réagissent avec une mauvaise volonté évidente et n’exécutent le départ de la balle qu’avec un retard qui tient de la sédition. Bref. En tout cas ce film, que tt le monde a signalé ici comme un joyau est vraiment un joyau: comme tt le monde a tout dit, inclus Jeremy Fox qui décrit le mouvement de travelling arrière précédant deux hommes partis pour une bagarre et la foule qui les entoure, se muant en mouvement vertical ensuite pour surplomber le tout sans couper, pas la peine que je le fasse!
    Il y a juste deux personnages féminins étonnants, Nina Foch qui sépare les combattants au fouet, et une femme qui a caché dés le début un pistolet dans son giron pour le pointer sur celui des deux qui voudrait poursuivre. Les plans sensuels sur Coleen Miller sont aussi frontaux, avec l’idée de savoir jusqu’où on peut aller trop loin, que ce que l’on voit dans OLIVIA. Le 1er baiser ferait vomir nos féministes habituels. C’est aussi indécent que décent, une prouesse, de l’équilibrisme adroit! hier j’ai vu LE LAC NOIR, formidable, et je vais recevoir REPRESAILLES EN ARIZONA (surtout pour le prologue) et CREPUSCULE SANGLANT et cochon qui s’en dédit youpi Broadway et tout ça.

    • Pascal MINETTE dit :

      A MB : ça me rappelle mes années d’école, dites-donc . Comme j’ambitionnais de tout plaquer ici pour tenter ma chance comme acteur à Hollywood, j’avais commencé à étudier l’anglais par moi-même à l’aide d’un vieux manuel qui traînait par là.
      J’ai abandonné lorsque que j’ai vu que TRUE GRIT signifiait CENT DOLLARS POUR UN SHERIF. Trop complexe pour moi…
      Je sais, ce n’est pas intéressant. Mais au moins c’est vrai !

      • MB dit :

        à P Minette: les grands écarts entre titres français surtout de western et titres originaux c’est un monde! Notez le nombre de « Chevauchées » on s’y retrouve pas, mon préféré c’est AMOUR FLEUR SAUVAGE (SHOTGUN!).

        • Pascal MINETTE dit :

          Il y a une thèse à faire là-dessus. Les « chevauchées » et les « poursuites », en racolant les gosses de manière aussi ostensible, devraient tomber sous le coup de la loi !
          JOHN WAYNE ET LES COWBOYS relève carrément de la prostitution, pour moi.
          Ce qui intrigue le plus, ce n’est pas le type qui a proposé une traduction, ce sont tous les autres qui ont donné leur accord.

        • Mathieu dit :

          A MB :
          Les Québécois traduisent littéralement c’est pas mieux. SCARY MOVIE devient par exemple FILM DE PEUR…

    • Mathieu dit :

      A MB :
      Je note ce QUATRE TUEURS ET UNE FILLE dans mes tablettes. Mlle Miller a l’air bien jolie ma foi. Le problème des traductions peut être résolu en lisant les ST anglais ce que j’essaie bravement de faire de plus en plus, mais avec Sidonis bien sûr pas le choix (pas non plus le choix de supprimer les ST).
      Encore faut il qu’ils soient correctement transcrits. Dans le coffret Sherlock Holmes/Rathbone de Koch media un Allemand nommé Schiller se voit nommé Sheila dans les ST. Dans un autre épisode S.H. traite Moriarty de « knave » (canaille, coquin) et c’est transcrit « maid »…
      Ceci dit je crois que c’est mal payé (la traduction des ST).

      • MB dit :

        à Mathieu: le film de Carlson faut vraiment le coup, Bertrand en a parlé ailleurs et les blogeurs aussi, il y a d’autres trouvailles à tous les niveaux, bon, les Indiens sont vraiment suicidaires à se laisser estourbir aussi souvent, et l’attaque qu’ils mènent est un peu basique, il faut chercher du caractère ailleurs.

        • Mathieu dit :

          A MB :
          Les Indiens sont souvent suicidaires dans beaucoup de westerns ce qui a tendance à m’énerver… Alors que dans la réalité, les Indiens vivant dans de petites communautés la vie d’un guerrier devait être précieuse et ne devant pas être inutilement mise en danger, pour la survie même de la communauté. Ce sont les grandes nations qui se comportent de manière suicidaire, comme l’Allemagne et la France pendant la première guerre mondiale. Mais vers la fin des guerres indiennes il y a sans doute eu des attitudes suicidaires liées à des mouvements religieux ce qui est évoqué par exemple dans TWO RODE TOGETHER..

        • Pascal MINETTE dit :

          A Mathieu : Vous me faites penser à ce chapitre sur le métier d’Indien de cinéma dans COMMENT VOYAGER AVEC UN SAUMON d’Umberto ECO. A se rouler par terre, surtout si on s’est tapé Le Nom De La Rose juste avant.
          Pour les Indiens, le refus de se rendre ressemblait parfois à suicide, comme dans le cas de Victorio.

        • MB dit :

          à Mathieu: c’est la même chose que les Japonais ou les Allemands dans les films de guerre, ou que les Zombies dans les films de zombies! Je me demande d’ailleurs pourquoi les mouvements de défense des morts-vivants ne s’élèvent pas contre cette vision raciste intolérable.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Ils le font dans un telefilm de Joe Dante

        • D DUMONTEIL dit :

          Et n’oubliez pas que les Américains ont refait beaucoup de classiques de notre patrimoine :
          de « pépé le moko » au « jour se lève » ,en passant par « le corbeau  » , « la bête humaine » « la fête à Henriette » « pièges » « la chienne » « la tête d’un homme » ….
          l’inverse est plus rare *.

          *à MB : bien que plus récent , »la cérémonie » est,en quelque sorte , un remake !mais je doute que Chabrol ait vu le film américain/canadien.
          Ah !et merci pour le soutien!

        • MB dit :

          à Dumonteil
          LA CEREMONIE
          je ne connaissais pas ce A JUDGMENT IN STONE de Ousama Rawi du titre du roman de Rendell, l’avez-vous vu? C’est la seule réal de ce dir de photo (LES TUDORS, LES BORGIAS…).

        • D DUMONTEIL dit :

          à MB

          oui;le personnage principal est plus proche de celui du roman et il a gardé le nom initial Eunice Parchman (ce qui permet aux bourgeois d’ironiser sur son nom qui sonne un peu comme « parchment »,surtout dans le roman);la femme du metteur en scène, Rita Tushingham ( dr Zhivago »  » a taste of honey » ) ,est le seul nom connu ici et sa composition est le seul intérêt du film .Les meilleures scènes sont dans la première partie ;l’une d’elle la montre petite fille ,moquée par la classe car incapable de lire ,et urinant sur le plancher.

          Claude Chabrol sort haut la main vainqueur de la confrontation :son film est incommensurablement supérieur .

          aka « the housekeeper « 

      • yves rouxel dit :

        A Mathieu.Ce qui me fait rire à chaque fois que je regarde un western des années 50 c’est que les dialogues français comme souvent les sous-titres ne correspondent absolument pas avec les dialogues originaux.Quand on entend dire d’un cow boy »Rapelle toi Joe il avait un cheval marron et portait un veston de couleur beige »alors que le film est en noir et blanc!!Je me souviens d’une anecdote que m’a rapporter Roger Carel(grande voix de doublage).Un jour il est convoquer au studio de Joinville le pont près de Paris afin de doubler un western de série b.En se mettant à la barre(l’endroit ou les comédiens se mettent dans la peau du personnage et déclament leurs textes avec la bande rythmo qui défile sous l’écran)Roger s’apperçoit que le texte qu’il doit lire ne tient pas la route: »Ce n’est pas une balle dans le bras qui va me faire plier les genoux »s’exclame l’un des personnage touché par une balle tirer par un indien.Donc Roger s’est tourner vers le chef de plateau en demandant de changer le dialogue.Ce dernier refusa car s’était les textes originaux traduits littéralement.Des cas comme celui çi il y a a des tas dans quantité de film.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A yves rouxel
          Désolé Yves mais ce que vous dites n’a aucun sens. Les films en noir et blanc sont remplis d’allusions aux couleurs. GREEN HELL, RED HEADED WOMAN, THE YELLOW TICKET, UNE ETUDE EN ROUGE sont tous des films en noir et blanc. Donc le texte original devait être exacte et 2° l’histoire de Carel ressemble à ces inventions, ces légendes urbaines que l’on se refile pour faire rire mais qui n’ont aucun fondement. Les quelques exceptions étaient souvent volontaires : « Aigle Bleu a vu rouge » dans Far West 89. Bien sur, il y avait des conneries, noms francisés et prononciation stupide – les Clanton dans MY DARLING CLEMENTINE prononcés comme piston.

        • MB dit :

          à Bertrand: ss titre que j’ai vu dans LE TRESOR DU PENDU à l’Action Lafayette: un panneau sur une baraque dit « Sherif », ss titre: « SHERIF », mais la meilleure c’est « mon nom est Randolph Scott » quand le personnage de Scott se présente dans un western (cf 50 Ans).

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Dans FRONTIER MARSHALL, un sous titre dans une copie libanaise

        • MB dit :

          à Bertrnad, Y Rouxel: ah les bons vieux films doublés quand William s’appelait Guillaume, John c’était Jean, Cole donnait Paul et Frances, Francine que sais-je… et quand Guillauume sortait dans la rue avec Francine on avait les enseignes Barber Shop, Drugstore, Funeral Parlour…

        • Pascal MINETTE dit :

          La VF de MY DARLING CLEMENTINE n’est pas loin de ruiner votre plaisir. En plus des Clanton souligné par MR Tavernier, ils appellent Earp William et Tomstone Tombeau.
           » Vous vous amuserez à Tombeau ! » fait-on même dire à Walter Brennan.
          A mon avis, Victor Mature n’est pas passé loin de Docteur Vacances et Chihuahua de Monique.

        • Pascal MINETTE dit :

          A MB : Je trouve qu’ils auraient pu aller jusqu’au bout et franciser aussi les noms d’acteurs genre RIVIERE BRAVO avec Jean Veine, Daniel Martin et Walter Banane.

        • Denis Fargeat dit :

          Sur ce domaine Rouxellien… On n’est jamais contents et le sujet est sans fin… certains doublages ont été refaits, ce qui se comprend car ils sont horriblement datés ( je songe à certains Hitchcock rendus ridicules), mais avec des acteurs à la voix blanche ( viennent-ils de la rue Blanche?), le doublage devient alors purement informatif et fait presque penser à la pratique soviétique dans laquelle le camarade James Stewart tient un discours impérialiste. « La classe américaine » constitue, par ricochet, un bel hommage aux comédiens de doublage -Marc Cassot, Raymond Loyer, Roger Rudel…, en redonnant par la parodie un certain lustre au kitsch des adaptations françaises.
          Par contrecoup, c’est personnel mais n’étant pas polyglotte les films étrangers en V.O. me paraissent toujours moins datés que leurs contemporains francophones, dans lesquels les phrasés, expressions, façons de placer la voix peuvent parfois faire barrière à l’émotion – pour ne citer qu’un exemple, Orane Demazis! j’ai vraiment du mal. (Irai-je jusqu’à préférer Maureen O’Sullivan dans « Port of seven seas » de James Whale? Faut pas charrier. IMDB nous apprend qu’elle s’appelle Madelon pasque Fanny, c’était un peu connoté… il paraît.)

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Denis Fargeat
          Mais même Orane Demùazis a des beaux moments dans ANGELE et surtout dans BAGARRE de Calef que je recommande à nouveau vigoureusement ainsi que JERICHO

        • Mathieu dit :

          A Denis Fargeat :
          Je partage vos sentiments sur beaucoup d’acteurs et surtout d’actrices du cinéma français des années trente quarante dont le ton à beaucoup plus vieilli que celui des films américains contemporains. Beaucoup d’actrices françaises parlaient en voix de tête, ce qui n’est pas naturel mais était devenu chez elles une seconde nature. Je pense notamment à Renée Saint-Cyr. Ça donne un ton emprunté, bourgeois, même quand le rôle demande autre chose (par exemple MARIE-MARTINE dans le cas de Renée Saint-Cyr). Et les personnages de milieux populaires sont parfois aussi caricaturaux dans leur diction. C’est peut-être encore plus vrai du cinéma anglais.
          Le cinéma américain est moins daté car il est plus démocratique (même si on y trouve aussi beaucoup de caricatures (ethniques notamment).

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Mathieu
          De multiples vedettes n’ont pas pris une ride : Gabin, Darrieux, Vanel, Arletty, tous les acteurs de Pagnol, de Blavette à Delmont (personne aux USA n’atteint cette vérité provinciale. Les 9/10ème des accents sont faux et fabriqués), Harry Baur, voire Raimu. Vous prenez l’exemple d’une comédienne dont on se moquait à l’époque. Mais Odette Joyeux, Madeleine Robinson voire Gaby Morlay sont d’une autre trempe. Les beaucoup de rôles américains sont stéréotypés. Je pense que c’est une idée générale

        • Mathieu dit :

          A Bertrand :
          Je ne généralisais pas je disais « beaucoup d’actrices » et je suis d’accord avec vous sur les noms que vous citez ( sauf Gaby Morlay et désolé Dumonteil sauf Maria Casares ) auxquels j’ajouterais Marie Dea et Mireille Balin pour les années trente. Mais j’ai vu assez récemment DE MAYERLING À SARAJEVO d’Ophuls qui m’a beaucoup déçu et je dois dire j’ai beaucoup de mal à supporter le jeu d’Edwige Feuillere surtout dans ce film. A un moment apparaît Gabrielle Dorziat, une actrice plus âgée et avec une longue expérience au théâtre et je me suis dit: on n’est donc pas obligé de jouer comme ça, je veux dire comme Edwige Feuillere, ce faux naturel, cette affectation (bon je sens que j’aggrave mon cas).

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Mathieu
          Mais Feuillère comme Marie Bell faisait partie de ces actrices qui dataient les films contrairement à Balin et Annabella dont on disait que ce n’étaient pas des actrices et qui paraissent modernes. Feuillère par la suite a éliminé ces affèteries. Dans OLIVIA et EN CAS DE MALHEUR elle est superbe et déjà dans SANS LENDEMAIN, on perçoit l’évolution

        • MB dit :

          à Bertrand: savez-vous pourquoi il arrive trop souvent que lorsqu’il y a une deuxième langue parlée dans un film en vo, cette dernière n’est pas sous titrée, pas dans tous les films mais dans un film américain qui parle principalement anglais, quand pour un moment isolé des non anglophones parlent on n’a pas de sstitres? c’est des économies de traduction? le pire c’est quand on a le st : »discussion en allemand ». Je crois avoir vu « discussion en langue étrangère »!!!

          Quand dans un film américain, des Allemands ou autres grossiers ennemis même pas de chez nous parlent de façon prolongée, par miracle ils sont anglophones, avec un p… d’accent par contre!

          bon, c’est pas sérieux toute cette parenthèse sstitres-doublage etc.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Les américains haïssent par principe les sous titres

        • Pascal MINETTE dit :

          Le pire, c’est les Indiens traduits en langage châtié dans les VF, genre: « Quand bien même les hautes instances gouvernementales s’aviseraient d’inciter l’armée à nous poursuivre… »…
          J’ai remarqué que les Anglo-saxons aiment tout traduire en anglais et peuvent chanter ( et publier) Carmen ou Rigoletto , par exemple, en anglais, comme si les langues originales avaient une importance secondaire.

        • D DUMONTEIL dit :

          En ce qui concerne les acteurs français des années 30/40 et même 50,je partage entièrement l’opinion de BT .
          Le jeu de Maria Casarès ,dans « bagarres « (1948) (auquel je préfère « eaux troubles » cependant ) n’est pas plus démodé que celui de Joan Crawford dans ,disons , »Harriet Craig « (1950) (en français « la perfide » (sic)),deux portraits de femmes calculatrices et égoïstes ;je précise que cela ne m’empêche pas d’apprécier les deux films(et les deux actrices).

          Un Anglais (pseudo « writer’s reign ») qui écrit sur imdb est un grand fan de TOUS les acteurs cités par BT ; et quand je lui oppose,disons ,Vivien Leigh ,Laurence Olivier ou Michael Redgrave, il fait la moue … Comme dit le proverbe : »l’herbe du voisin…. »

          Il faut porter « Jericho  » très haut .Cette image d’amputé (Larquey)brutalisé par des soldats reste longtemps sur la rétine. .

        • MB dit :

          « Les américains haïssent par principe les sous titres »
          ah c’est vrai c’est ce que Eddie Constantine rappele dans CET HOMME EST DANGEREUX!

        • MB dit :

          ACTEURS FRANCAIS
          à Dumonteil et Bertrand tt à fait d’accord, que prend-il donc à nos deux collègues cinéphiles pourtant si pertinents ailleurs?
          je ne comprends pas non plus la résistance, je n’ai jamais trouvé les acteurs français des années 30 ou 40 parler de manière démodée sauf avec qqs exceptions acceptables en quantité (les mauvais acteurs, qui sont éternels). Les anciens films américains regorgent de « gee! » « gosh! » « Christ! » et même des gestes des trucs de comportement qu’on devine à peine ébauchés. De toute façon les bons films ne se démodent pas que ce soit pour les acteurs ou autre, et les années 30 ou 40 c’est pas si loin. Orane Demazis m’enchante par ses excès mêmes car ils appartiennent au film lui-même. Du coup elle n’est plus excessive elle porte juste sa parole jusqu’en 2020 (bref, elle est géniale). La façon forte et culottée quasi pieds-dans-le-plat qu’elle a de poser ses répliques décoiffe le spectateur (comme le fait Jacqueline Delubac, autre génie) et les acteurs actuels peuvent s’en inspirer, car la retenue est un peu trop de mise de nos jours (pas toujours, je ne dis pas que c’était mieux avant)!
          allons les gars redescendez sur terre!

        • MB dit :

          … je parlais des films qu’on voit en vo ici, si une deuxième langue secondaire est parlée elle n’est pas sstitrée et je me demandais si c’était pas pour éviter de payer deux traducteurs.

        • Mathieu dit :

          A MB :
          C’est parce qu’on n’est pas censé comprendre ce qu’ils disent puisque le film était destiné au public américain. D’où le dialogue en yiddish dans MAYOR OF HELL traduit dans les STF du dvd Warner France (ce qui est plutôt exceptionnel) et pas dans le dvd Warner US. Si les producteurs avaient vraiment voulu qu’on comprenne il y aurait des ST anglais incrustés sur la pellicule.

        • Denis Fargeat dit :

          A MB
          Je rends les armes, j’avais juste un souvenir un peu piquant du duo Pierre Fresnay/Orane Demazis: « Ô Marius, tu as eu faimg? -Oh oui, et j’ai eu froid aussi. – Ô Marius, tu as eu froid? »
          Mais c’est juste une question de fréquences et de Western Electric*. ( et un peu d’assent, pour Fresnay.) Je ne voulais pas incriminer les acteurs français de l’époque, juste souligner que, moins familier de l’anglais, j’étais moins sensible au côté vieillot des films hollywoodiens, sous le rapport vocal… mais dire du mal d’Orane Demazis, pas mon but, et vous me donnez envie de la revoir, surtout dans les Calef que je ne connais pas.
          A lire les échanges, je repensais à un livre de Denis Podalydès, où il parlait très bien des voix d’acteurs, y compris sous le rapport des procédés d’enregistrement… mais je ne sais plus, est-ce « Voix off » ou « Scènes de la vie d’acteur », en tous cas c’était bien intéressant.
          *Sous ce rapport j’aime beaucoup Una O’Connor, qui hurle très bien chez James Whale et Michael Curtiz.

        • MB dit :

          « C’est parce qu’on n’est pas censé comprendre ce qu’ils disent puisque le film était destiné au public américain. »
          à Mathieu: je m’explique mal je ne parle pas spécialement d’un film américain en particulier ni des films américains en général, bon je trouverai un exemple, je peux pas enfumer le blog avec cette histoire!…

        • MB dit :

          à Denis: ok je saisis la nuance! Sinon Demazis n’a joué que dans un Calef, BAGARRES, et je confesse que là, je ne m’en souvenais absolument pas j’ai honte merci Wikipedia.

        • Pascal MINETTE dit :

          Le truc, c’est que la façon de parler évolue ,au fil du temps, dans la vie ordinaire. Les vieilles archives de la télé nous le montrent bien.
          Aujourd’hui, on suit toujours des sortes de modes dans les inflexions, les rythmes, le vocabulaire…
          Le pire, c’est les vieux qui copient leur manière de parler sur les jeunes pour faire croire qu’ils sont encore dans le coup !
          Les films devraient se moquer de ça…

  24. yves rouxel dit :

    Film enchanteur à la fraicheur éternelle de l’enfance perdue »Rue des cascades »de Maurice Delbez est une oeuvre pleine de poésie,de malice et de tolérance .Ce film respire la joie de vivre grace à une musique rythmée sur des thèmes de jazz.Delbez nous dévoile les petites rues de la butte montmartre et nous suivons ces quatre petits galopins qui pourrais ètre les cousins du jeune Doinel échappé des »400 coups ».Quel plaisir de voir le petit Alain sautait dans les flaques d’eau avec la paire de gants de boxe que Vincent lui à donner en souvenir.Preuve d’amour entre un petit garçon blond comme les blés et un grand malabar antillais qui à un coeur gros comme ça.Au fil du film on reconnait la voix d’Henri Salvador qui interprète une chanson qui imprime là aussi une note d’espoir dans cette oeuvre simple mais tellement juste et belle.Je comprends maintenant pourquoi le film fut incompris à l’époque car trop en avance sur son temps.Comment expliquer à la France des années 60,qu’une femme blanche,veuve avec un fils à charge tombe amoureuse d’un homme de couleur de vingt ans de moins.Depuis les moeurs ont évolués et l’amour n’est plus une question de couleur de peau mais une affaire de coeur et de sentiment.En tout cas Delbez à travers ce film nous fait passer un moment unique et impressionnant .

    • Bertrand Tavernier dit :

      a yves rouxel
      Vous pourriez citer le scénariste qui y doit y être pour quelque chose

      • yves rouxel dit :

        A Bertrand.Evidemment j’étais un peu dans la lune et encore imprégné de ce film et j’ai oublier de citer Jean Cosmos qui signe le scénario.

    • D DUMONTEIL dit :

      C’était aussi mon opinion ,mais l’avis de BT m’a fait reviser mon jugement ;le jeu de Robinson et Nubret (non professionnel sauf dans les peplums)est « raide » ,et en aucun cas on ne croit qu’ils se sont rejoints dans un lit .
      Je persiste et signe en ce qui concerne « on n’enterre pas le dimanche  » (1959) de Michel Drach ,plus audacieux pour l’époque :l’intrigue policière -quoique assez originale avec une fin inattendue- importe moins que les liaisons d’un jeune Martiniquais solitaire avec deux femmes blanches….mais qui restera un exclu , ceci symbolisé par l’énorme bouteille publicitaire qu’il trimballe;Drach reprendra ce thème avec le roman de Claire Etcherelli « Elise ou la vraie vie ».

      • yves rouxel dit :

        A Dumonteil.Oui on voit bien que Serge Nubret n’était pas un acteur professionnel,pourtant il dégage quand mème quelque chose lorsqu’il porte sur ses épaules le petit Alain.Je persiste et je signe que « Rue des cascades »est une oeuvre touchante.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A yves rouxel
          Le film n’est pas très bien joué malgré ses bonnes intentions

  25. Yvon Gauthier dit :

    Je vous écris Ms Tavernier pour vous vour remercier pour votre dernière édition d’Amis Américains que je viens à peine de terminer,après cette lecture j’ai l’impression de mieux connaître ces grands cinéastes et scénaristes et en plus votre description de votre sensation a la vision de la scène ou Brad Pitt traversait la coure le menant à Charles Manson dans le film que vous savez était exactement la mème que moi ce qui prouve qu’un bon cinéma nous rejoint tous de la mème façon moi étants du Québec, j’attend avec impatience votre nouvelle édition de 50 ans et j’ai aussi adoré votre série sur le cinéma sans parler de vos films,je me demande seulement combien d’heure on vos journée car vous m’impressionez Par tous ce vous faite,rester en santé et continué votre beau travail et en terminant je vous envie pour toutes ces rencontres et ces amitiés

    • yves rouxel dit :

      A Bertrand.Faudra t-il attendre la fin 2020 pour découvrir la suite de 50 ans ce cinéma américain?C’est une simple question et pas une attaque car je sais que vos journées sont bien chargés.Est ce que l’institut lumière de lyon à rouvert ses portes?Merci à vous.

  26. yves rouxel dit :

    J’avais entendu parler du personnage du commissaire Sergil campé par l’excellent Paul Meurisse. »Sergil chez les filles »réalisé par Jacques Daroy venu de la radio et à qui l’on doit « La guerre des gosses »est un film d’une grande faiblesse au niveau de la mise en scène.En dehors des belles petites pépés,des flics qui parlent avec l’accent marseillais on ne retire rien de cette pochade.Qu’en dit notre cher Bertrand?

    • Bertrand Tavernier dit :

      a yves rouxel
      Mais pourquoi, Yves, vous vous acharnez sur ces rogatons. C’est du cinéma minable, un film de série, pauvre, sans idées avec des décors nases. Cela a été dit et Daroy n’est pas un aigle. La série des Sergil, éreintée justement à l’époque, s’est vite arrêté

  27. DIXON STEELE dit :

    A propos de Damiani, réalisé avant ses films sur la mafia, une de ses toutes premières œuvres, la plus personnelle sans doute, et l’une des plus belles : Les femmes des autres (1963 – DVD M6). Ecrit d’après ses propres souvenirs, il nous propose de suivre cinq amis qui se retrouve pour une nuit dans les quartiers populaires de Milan. C’est un petit chef d’œuvre, à l’interprétation parfaite (en particulier un Walter Chiari Gassmanien), une déambulation nocturne et poétique vers une conclusion sans aucune concession qui tient autant de Husbands que de Nous nous sommes tant aimés. Damiani reste au plus près de ses personnages, de leur humanité et de leur inhumanité dans une société, celle du Boom italien, qui commence à creuser un fossé entre les gagnants et les perdants. Dieu que le cinéma italien était grand à cette époque – et on ne peut que regretter que Damiani n’est pas poursuivi dans cette veine intimiste et tragi-comique, qui fait de ce film une sorte d’orphelin inoubliable.

  28. yves rouxel dit :

    Allez ,je voulais souhaiter un bon anniversaire à Clint Eastwood qui souffle ses 90 printemps.La chaine TCM lui consacre une journée spéciale(Mémoires de nos pères,Lettre d’iwo jiwa,L’échange(que j’affectionne beaucoup)puis »Gran torino qui est un film qui tombe à pic dans l’actualité).Sinon j’hésite entre « Le coup de torchon »toujours aussi poisseux et glauque mais tellement prenant pour ses situations loufoques,ses bons mots pittoresques,ou les ivrognes font les imbéciles pour manipuler les matamores.C’est sur c8 oui la chaine ou sévit un grand philosophe nommé Hanouna!!!Vous pouvez aussi obter pour « La mafia fait la loi »policier réalisé par Damiano Damiani avec Claudia Cardinale et Franco Nero.Et ce dernier est diffusé sur ciné+classic.Bons projections à tous.

    • yves rouxel dit :

      Un ami toulousain qui me lit de tant à autre m’a reprocher de souhaiter un bon anniversaire à ce vieux Clint lui qui à soutenu la candidature de Donald Trump(selon lui le plus piètre président des usa depuis Nixon et Clinton ou mème le clan Bush père et fils).Je lui ai répondu que je retenais le cinéaste Eastwood mais pas l’homme.C’est dit ,il à tourner les talons puis il est monter dans sa voiture ,direction la mer .Bon vent à lui.Il y a des jours comme ça ou mème en changeant de mois on compte toujours autant de cons!!!

      • MB dit :

        « .Il y a des jours comme ça ou mème en changeant de mois on compte toujours autant de cons!!! »
        oui c’est vrai j’ai remarqué c’est assez curieux comme phénomène, des experts s’y sont penchés.

      • Alexandre Angel dit :

        A Yves,
        Dîtes donc vous êtes sympas avec vos copains vous!!

      • Julia-Nicole dit :

        A Yves Rouxel,
        Vous croyez franchement que les histoires de vos amis nous intéressent ?
        Faites donc votre blog personnel, comme ça vous pourrez parler de vos navets, de vos copains, de votre concierge si cela vous chante, et on pourra se reposer.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Julia Nicole
          Pas d’ostracisme. Liberté d’expression quitte a reprendre celui avec qui on n’est pas d’accord. Mais je l’ai dit souvent, arrêtez cher Yves de me prendre pour le Pic de la Mirandole du film français de série z. Je préfère qu’on me parle des bons films et concentrez vous sur ceux là

        • Ballantrae dit :

          « Le Pic de la Mirandole de la série Z française  » celle-là elle m’a bien fait marrer??
          Oui Rouxel les nanars c’est drôle ( parfois) mais à petites doses et en faisant des choix: certains sont seulement sinistres et font prendre conscience de la vanité des choses.

        • yves rouxel dit :

          A Nicole-julia.Si vous voulez je vous envois un bon transat pour vous reposer.Laisser vos coordonnés au modérateur qui transmettra!!!

        • MB dit :

          à Julia-Nicolle: il faut le prendre soit par l’humour soit passer à autre chose. Vous ne pouvez rien contre un phénomène cosmique.

  29. Tom Silvestri dit :

    Je regrette the misspelling of THE OX-BOW INCIDENT in my commentaire, which was sans doute the work of Microsoft Auto-Correct, which I’d say en fait is Auto-Mistake. Also, after ACE IN THE HOLE, HIGH NOON, and SWEET SMELL OF SUCCESS, I meant to add TOUCH OF EVIL. And of course, it’s worth mentioning that both I AM A FUGITIVE FROM A CHAIN GANG and THEY WON’T FORGET were directed by Mervyn LeRoy, better known for THE WIZARD OF OZ, which was equally « socially aware » in its own way, i.e., if one deciphers the symbolism of the L. Frank Baum novel on which the movie was based.

    Please pardon l’anglais. Once the « lockdown » is over, I intend to study at the Alliance Francaise here in Los Angeles and regain my former (way back in the days when the new French films I was seeing in theaters were, par exemple, LA FIANCEE DU PIRATE, JUSTE AVANT LA NUIT, L’AVENTURE, C’EST L’AVENTURE, and LA MAMAN ET LA PUTAIN) fluency in French.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Tom Silvestri
      You cannot name ALL THE FILMS, just a few titles. In the 30’s at Warner, there many social films and you choose only a handful. I would add MASSACRE, about the Indians, DOWNSTAIRS about the class relationship, many Wellman, the films written by John Bright who was a communist. The pre code films are fascinating and we keep discovering them. You touch a subject which is so wide that picking up a few titles becomes unfair for NONE SHALL ESCAPE, the African American characters in the second film directed by Huston but you are right a film like THEY WON’T FORGET, was coming from a tradition You write for instance : »they foreshadowed even more explosive examinations of such themes in American movies after World War II like, say, Ace in the Hole, High Noon, and Sweet Smell of Success. » But those were done many years after WW II. Before you had several films written by Foreman like HOME OF THE BRAVE. Or like CROSSFIRE, ACT OF VIOLENCE, THE BEST YEARS OF OUR LIVES, THE NEGRO SOLDIER IN WW II which has the most progressive speech delivered by a minister. And during the blacklist you have SALT OF THE EARTH, DEADLINE USA. There are so many

      • Tom Silvestri dit :

        Yes, Mr. Tavernier, I greatly appreciate and value your comments. My own thought was to touch on a few cinematic highlights that might encourage folks on this site to investigate on DVD certain films with respect to various movements within the cinema, in the case of my post the 20th century American cinema. My director friend and mentor Richard (GETTING STRAIGHT, THE STUNT MAN) Rush, for instance, speaks of how working in movie theaters in the 1940s as a teenager and seeing films like CASABLANCA and MILDRED PIERCE taught him « the power of the close-up. »

        Some of the films that you mention — such as, say, SALT OF THE EARTH — bring us to the subject of the Hollywood blacklist and its effects upon filmmakers who made some of the films from the 1930s and ’40s of which we’re speaking. Robert Rossen, for instance, who co-wrote THEY WON’T FORGET, both suffered from and cooperated with the forces of the blacklist. And the effects of the blacklist sometimes lingered long after some folks might’ve imagined. In his excellent book JOSEPH LOSEY: A REVENGE ON LIFE, David Caute talks about how there is evidence of surveillance of Losey’s political activities into the mid-1960s.

        And that in turn brings up the subject of the struggle for free expression that filmmakers, including yourself I’m sure, have fought since the dawn of the cinema. The late producer George Litto was Losey’s agent in the late 1960s and early 1970s, and he once told me a remarkable story about THE GO-BETWEEN, which I consider one of the greatest films of all time. Mr. Litto told me that even after the film won at Cannes, MGM in England wanted to re-cut it into a narrative of strict chronological order. Litto told Losey, « Go to your house in France, bury the print in the backyard, and don’t come out until I tell you to. » Whereupon Litto worked to ensure that the film would be distributed and shown in its original form.

        I saw STAVISKY at the New York Film Festival in Autumn 1974, and I’ll never forget what Alain Resnais said at the press conference afterward: « I made this film because despite what they tell us in school, there are many problems for which there are no answers. » Hopefully like Mr. Resnais, filmmakers will continue to boldly pose questions and seek out answers as long as movies — and movies shown IN THEATERS — exist.

  30. yves rouxel dit :

    Avant de devenir un cinéaste reconnu de tous,il fut avocat,journaliste,scénariste puis dialoguiste.André Cayatte fut vilipendé par Truffaut en ses termes méchants et primaires: »Si les gens de cinéma voient dans Cayatte un avocat,les gens de robe le prennent pour un cinéaste ».Pourtant il nous laisse une oeuvre fleuve avec des films dossiers captivants sur la nature humaine et ses comportements.Fin analyste et pointilleux sur les petits détails qui font les surprises de la vie ,Cayatte est un réalisateur à voir et à revoir.Ses films doivent ètre disséquer comme ces corps qui sont charcuter lors d’une autopsie.La preuve avec « A chacun son enfer »oeuvre méconnu mais toujours d’actualité.On retrouve pour la troisième fois la grande Annie Girardot longtemps oubliée de la profession mais dont le public n’oubliera jamais ses roles du docteur Françoise Gailland à celui de Gabrielle Russier dans l’excellent « Mourir d’aimer ».Ici il s’agit du kidnapping d’une gamine dans une petite ville de province.Tout commence dans la tourmente et la peur pour ce couple qui s’interroge: »Pourquoi nous? ».Puis il y a le fils de la mère qui à rencontrer un autre homme.N’oublions pas le beau-père campé par Fernand Ledoux qui reste collé à la radio pour écouter les nouvelles des journalistes.Une fois de plus Cayatte nous fait prendre conscience que les apparences sont souvent trompeuses et on a à tort tendance à croire que l’on est dans le vrai.La verité se cache souvent proche de nous .On se laisse emporter par cette chronique douce amère dont je tairais ici la fin afin de ne pas déflorer l’intensité du propos.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Yves Rouxel
      Idem. Ce qu’écrit Dumonteil ne vous intéresse pas ?

      • yves rouxel dit :

        A Bertrand et à dumonteil.Si mais au moment ou j’ai écrit ce commentaire ,le texte de dumonteil n’était pas mentionner.Je vais rester sur Cayatte,histoire de défricher des oeuvres invisibles en dvd. »Raisons d’état »est un film qui frappe fort sur le commerce international des armes si cher à notre cher Yves Boisset lui qui s’est battu tant d’année afin de monter « Barracuda »projet avorter au demeurant.La trame est simple et complexe à la fois.Cayatte nous démontre une fois de plus comment les politiques au sens large du terme font la pluie et le beau temps dans nos démocraties en vendant des armes par des intermédiaires.Et lorsque qu’une brèche s’entrouve on fait liquider ceux qui en savent trop sur les républiques qui se cachent derrière des pseudos libertés(on à vu celà durant deux mois en France avec les laisser-passer et autres passe-droits).Michel Bouquet est un agent influent des services secrets français et dégage encore une fois une froideur immonde,face à un François Perrier qui veut révéler des vérités au sein de l’opinion publique.Il n’y a aucun manichéisme dans la mise en scène et le film mérite d’étre découvert pour de nombreux adeptes de ce blog.

      • yves rouxel dit :

        Si depuis ma naissance tous les pays du monde avaient consacré à la recherche biologique des sommes qu’ils ont engloutis dans la fabriquation des armes,aujourd’hui nous serions capables de prolonger la vie des hommes jusqu’a 120 ans et de conserver leurs jeunesses jusqu’a 90!!!!

        • Pascal MINETTE dit :

          Si tu veux la paix, prépare la guerre, comme disait l’autre.
          Et puis, en un sens, pourquoi prolonger la vie de créatures qui se détestent et ne pensent qu’à se taper dessus ?
          Sacré Yves !

  31. MB dit :

    on peut voir OLIVIA chez Mr Ripley de Arte (à condition de lui demander poliment)

    • yves rouxel dit :

      A MB.Je vous conseille sur le site d’arte un très bon documentaire sur la carrière de William Friedkin.Cinéaste qui affirme apprécier deux hommes dans la vie:Hitler et Jésus christ!!Avec des témoignages de Coppola,Tarantino,qui nous permettent de lever un peu le voile sur cette personnalité si singulière qu’est Friedkin.Ah oui une curiosité rarement diffusé à la tv française.Il s’agit d’un film de Maurice Delbez »Rue des cascades »de 64,très en avance pour l’époque.On retrouve une femme de 40 ans,veuve et mère d’un petit garçon qui va tomber sous le charme d’un antillais.Il est adapter d’un roman de Robert Sabatier et sera diffusé le 5 juin prochain à 3 heure 50 sur ciné + classic.

      • MB dit :

        à YR merci pour Friedkin j’avais déjà noté, on peut le voir chez mr Riplay dés maintenant
        https://is.gd/CP1TnL
        ou à la tv le 31 mai
        RUE DES CASCADES/ Bertrand et JP Servant en ont parlé mais le moteur de recherche ne veut rien savoir pour retrouver le film, on peut taper même Delbez nada!

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Le film était co écrit par Jean Cosmos

        • MB dit :

          à Bertrand: il méritera (tardivement) un bouquin à lui tout seul, Cosmos! Sa filmo est impressionnante.
          Il y a un mystère avec le film de M Delbez on peut le chercher par tous les moyens il se cache.

        • D DUMONTEIL dit :

          Martin,

          voici le lien pour « rue des cascades »
          https://www.tavernier.blog.sacd.fr/cinema-americain-ford-demille-aldrich-russell/

          cela dit ,ses audaces pudiques (« elle (Robinson)ne le (Nubret) touche même pas » BT) me font préférer « on n’enterre pas le dimanche » de Michel Drach .

        • yves rouxel dit :

          A MB.J’ai enfin vu « La péniche de l’amour »d’archie Mayo qui n’est pas si mauvais que ça malgré le manque de moyen.Entendre Gabin parler anglais c’est assez bizzare.On ne sait pas d’ou sort ce marin français sans attache,en dehors de ce chien qui le suit partout.Drame sur fond d’alcool et de chinois qui vendent des appats de poissons .La bluette n’est pas du tout génante et apporte un peu de douceur à cette chronique dramatique.Je vais revoir du mème Mayo »Les aventures de marco polo »vu à la tv il y a plusieurs décennies.

        • Bertrand Tavernier dit :

          a Yves Rouxel
          Bonne chance, c’est nul comme est vraiment médiocre ce film ou Gabin avait l’impression de n’avoir aucun metteur en scène. Le film avait été préparé par Lang non ? Mais Mayo est l’un des plus ternes réalisateurs de la warner. Garnier disait de lui qu’il dirige avec deux pieds gauches

        • MB dit :

          à Dumonteil oui je connais ce lien avec le comm de JP Servant, mais je croyais que Bertrand en avait parlé dans une chronique ben peut-être pas, merci.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Je crois aussi

        • yves rouxel dit :

          A MB.Je ne comprends pas pourquoi ce film à deux titres distinctif?Il est sorti en format dvd chez une petite maison d’édition.

        • Fréville dit :

          Bonsoir,
          Je ne connais pas les films d’Archie Mayo, à part Une nuit à Casablanca. Même si ce film n’est pas, loin s’en faut, l’un des meilleurs film des Marx Brothers , j’ai du respect pour ce réalisateur.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Freville
          Je me demande pourquoi. Surtout sans connaitre les films C’était un tâcheron (cela apparait dans un memo de Zanuck) dans une usine à la chaine. Il était moins énergique que Lloyd Bacon. Cagney ne voulait plus travailler avec lui. Si vous avez du respect pour lui alors vous devez élever des statues à Alfred Green, Roy del Ruth, voire Ray Enright et vous payer devant Wellman, Curtiz ou Dieterle. Des gens comme Mayo ne choisissaient ni les angles, ni les positions de caméra, ne participaient pas au scénario et tournaient plan d’ensemble (en mouvement si les chef op ou le producteur le décide), plan moyen et gros plan. Bacon au moins filmait les répétitions pour aller plus vite. Dans ses derniers films, Mayo devenu tyrannique avec les acteurs se cache avec la plupart. Tyrone Power le détestait et aussi Annabella. Quelqu’un déclare que c’était un d fat slob = Gros plouc

        • Edward dit :

          A B.T.
          A propos d’Archie Mayo, j’ai gardé un bon souvenir (lointain) de LA FORET PETRIFIEE (qualificatif qui peut sans doute s’appliquer à sa mise en scène), vraisemblablement à cause de la qualité des acteurs (excellent souvenir de Bette DAVIS).

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Edward
          C’est une pièce filmée, adaptée astucieusement par Delmer Daves mais filmée sans la moindre idée. Je n’aime pas du tout ce film qui sera recyclé de manière plus ou moins talentueuse des dizaines de fois, de MENACES DANS LA NUIT à l MAISON DES OTAGES

        • fréville dit :

          A Bertrand Tavernier
          Quand je parle de respect c’était une boutade. Mais, et cela n’engage que moi, un réalisateur qui a travaillé avec les Marx Brothers ne peut pas être complétement dénué de talent. Les films des Marx Brothers sont pour moi, même les plus faibles, des moments jubilatoires, et je ne lasse pas de les revoir.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A fréville
          Mais là le metteur en scène n’est qu’un faire valoir. En fait les Marx, avec leur génie, se foutaient des metteurs en scène. Ils n’en ont eu qu’un et demi. Leo McCarey pour qui le tournage avait été dur. Il n’arrivait jamais à les avoir sur le plateau et David Miller raconte qu’ils ont ruiné LOVE HAPPY, un très joli sujet avec seulement Harpo. Puis Groucho a voulu faire partie du film et Chico qui avait besoin d’argent est arrivé et le scénario a explosé

        • Mathieu dit :

          A Bertrand:
          Il y a au moins un bon film signé Mayo, c’est MAYOR OF HELL avec James Cagney qui se passe dans l’équivalent d’une « maison de correction » pour délinquants juvéniles, mais le film aurait été repris en cours de route par Michael Curtiz, ce que je veux bien croire car les autres films de Mayo que j’ai vu représentent une espèce de degré zéro de la mise en scène. Et PETRIFIED FOREST n’est qu’une pièce filmée, que je n’aime pas beaucoup mais que je trouve au bout du compte plus visible car plus divertissant que KEY LARGO, que je trouve lourd et prétentieux.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Mathieu
          Sur MAYOR OF HELL il y avait Edward Chodorov et en effet Curtiz. Parmi les visibles il y a DOORWAY TO HELL écrit par Rowland Brown qui pesa sur la distribution et sous un pseudo Zanuck qui suivit de près la mise en scène

        • Mathieu dit :

          A Bertrand :
          BLACK LEGION est également visible avec Bogart en ouvrier naïf et soupe au lait qui se laisse enrôler dans une organisation fasciste genre KKK parce que la place de contremaître qu’il convoitait à été attribuée à un Polonais.

        • yves rouxel dit :

          A dumonteil.Merci pour cette piqure de rappel pour le film de Maurice Delbez »Rue des cascades ».Le dvd est trouvable sur rakuten à un prix modique.

        • MB dit :

          MAYO la liste des films visibles va s’allonger, bientôt on va s’apercevoir qu’il est pas si mauvais cinéaste que ça! bon, ses films les plus réussis semblent le devoir à des collaborateurs. Mathieu m’avait fait voir ce MAYOR OF HELL au titre français magnifique: LE BATAILLON DES SANS ESPOIRS avec Cagney et son double ado Frankie Darro, Bertrand m’avait fait voir ce DOORWAY TO HELL dans lequel Cagney n’est pas encore vedette et passe derrière Lew Ayres, acteur au léger strabisme convergent assez séduisant mais en plus apportant une touche de tragique très convaincante, j’aimerais le retrouver dans d’autres films: outre le Milestone ALL QUIET…, il a joué dans neuf Dr Kildare, série qui me fascine par pure perversion. Pour Mayo, BLACK LEGION est défendu par Maltin (3*), 50 ne le cite pas mais j’ai très envie de le voir si on trouve un dvd.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Dison qu’il bénéficiait du système Warner. Mais Stuart Heisler monteur de Marco Polo le qualifie de grand nullard et dut réaliser dix minutes supplémentaires pour colmater les manques, les sottises de la mise en scène, ajoutant : « le résultat est mauvais mais vous auriez du voir le film avant »

        • Mathieu dit :

          A MB :
          Mon taux de confiance dans les notations du Maltin (j’écris le Maltin parce qu’il est écrit avec des collaborateurs) est proche de zéro. Le Maltin donc donne trois étoiles à une flopée de westerns de Roy Rogers, Gene Autry et autres Hoppalong Cassidy et seulement deux et demie à des chefs-d’oeuvre du western « adulte » comme COMANCHE STATION ou FROM HELL TO TEXAS et même une et demie (une petite marche avant l’enfer et l’infamant « BOMB ») à SILVER RIVER, qui n’est pas le meilleur Walsh/Flynn mais ne mérite pas ce traitement. Le Maltin conjugue amour décomplexé pour le kitsch (cow boys chantants, films de SF débiles etc…) et respect pour ce qui est long, lourd, cher et prétentieux et des films comme THE LONGEST DAY, GONE WITH THE WIND, GIANT, LOST HORIZON, THE TEN COMMANDMENTS ont tous quatre étoiles, de même que quelques pour moi faux chefs-d’oeuvre comme CASABLANCA ou REBEL WITHOUT A CAUSE.
          En dehors de ALL QUIET… Lew Ayres est très bon dans HOLIDAY, film que je préfère à PHILADELPHIA STORY dans le genre film de Cukor avec Katharine Hepburn et Cary Grant sur un scénario de Donald Ogden Stewart d’après une pièce de Philip Barry. PHILADELPHIA STORY que je trouve brillant certes mais assez irritant et donneur de leçons, d’ailleurs il a quatre étoiles dans le Maltin, forcément (dirait Duras, dont le style de mise en scène est assez proche de celui de Mayo…)
          Il y a aussi JOHNNY BELINDA de Negulesco que je n’ai pas encore vu mais que j’ai en DVD et qui a l’air bien.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Mathieu
          C’est vrai ce que vous dites de Maltin sur ces titres mais il défend aussi d’autres film et a parfois révisé à la hausse ses étoiles pour des De Toth. Il a une adoration pour certains comiques comme les 3 Stooges mais a été souvent le premier à repérer des tires inconnus dans les années 3O et son travail sur le burlesque les débuts du parlant doivent être portés à son crédit. On signale dans 50 Ans plusieurs jugements justes

        • Mathieu dit :

          A Bertrand:
          C’est vrai je suis injuste avec le Maltin d’autant plus que je le consulte assez souvent et je lui dois quelques découvertes importantes pour moi comme WHISTLE DOWN THE WIND de Bryan Forbes.

        • Mathieu dit :

          A MB :
          BLACK LEGION on le trouve dans le coffret WARNER GANGSTERS vol.3 avec MAYOR OF HELL, PICTURE SNATCHER, LADY KILLER, SMART MONEY et BROTHER ORCHID (excellente comédie avec E.G. Robinson et Ralph Bellamy, nettement meilleure que A SLIGHT CASE OF MURDER par exemple, dans le genre gangster comedy avec E.G.Robinson et dirigée par Lloyd Bacon).

        • MB dit :

          MAYO
          à Bertrand
          30 ans de carrière! il devait être protégé, MARCO POLO c’est quand même Gary Cooper en vedette
          et BLACK LEGION? ça m’a l’air tentant.
          « When a hard-working machinist loses a promotion to a Polish-born worker, he is seduced into joining the secretive Black Legion, which intimidates foreigners through violence. »…

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB Mais c’est surtout Goldwyn producteur redoutable

        • MB dit :

          à Mathieu
          « Mon taux de confiance dans les notations du Maltin (j’écris le Maltin parce qu’il est écrit avec des collaborateurs) est proche de zéro.  »
          il s’agit de lire entre les lignes, ne jamais accepter aveuglément les jugements de ce genre de guide, ça donne une idée c’est tout: CLASSE TOUT RISQUE est atrribué d’un « rythme lent » ce qui me laisse rêveur, en fait sur les films de genre il y a un autarcisme prétentieux du ciné américain qui croit que les meilleurs polars c’est leur truc, ils font les meilleurs. Les 4* suivent souvent le nombre d’oscars en effet, les oscars les récompenses que les Américains placent (souvent) stupidement au-dessus de tout.

        • Mathieu dit :

          A MB :
          Mais c’est justement dans le domaine du film noir comme dans celui du western que je ferais le moins confiance au Maltin. Et il y a très peu de films français dans celui ci, il ne parle que des films disponibles sur le marché étasunien. Parmi les injustices difficiles à avaler pour moi: LA VIE D’O HARU de Mizoguchi noté deux étoiles (trois étoiles par exemple pour TALL IN THE SADDLE, un western d’Edwin L. Marin avec John Wayne que j’ai abandonné au bout de trente minutes. Il y a pire que Mayo c’est Marin – sans jeu de mot -)

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Mathieu
          Pas toujours NOCTURNE, c’est bien

        • Jacques Maltais dit :

          MARIN – NOCTURNE
          JOHNNY ANGEL est intéressant aussi avec également George Raft. Et je garde un bon souvenir de RATON PASS.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Jacques Maltais
          Un cran en dessous

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Jacques Maltais
          un cran en dessous. Manque Fenton et Rowland Brown au scénario et les dialogues percutants de Jonathan Latimer

        • Damien D. dit :

          A MB en même temps attribuer « rythme lent » à CLASSE TOUS RISQUES n’a jamais voulu dire que le film était moyen ! Après sur ce genre de guides il faut bien pendre en compte une forme de subjectivité : le Tulard par exemple dont les notices sont rédigées par plusieurs personnes frôlent l’incohérence pour un même réalisateur (l’un adore, l’autre déteste). Subjectivité dont on peut parfois être en désaccord mais pour le meilleur avec des critiques vraiment étayées et passionnées comme le Lourcelles ou 50 Ans (bientôt 100) de notre hôte et Coursodon… Cela doit être la même chose avec le Maltin.

        • MB dit :

          à Damien D: sauf que le rythme n’est pas lent et que le film est par ailleurs mal noté. Je ne prends pas « rythme lent » comme un défaut lui si, il ajoute « trop familial », bien sûr les familles (donc avec des enfants, sont rarement dans le film policier américain d’où je parlais de sa tendance à tout voir selon ce modèle).
          Je ne mettrais pas dans le même sac les deux guides: la majorité du Tulard est signée JT et contient des âneries dont les plus belles sont les siennes, voyez son approche de RIZ AMER. Je préfère le Maltin malgré son américanisme et si Mathieu insiste sur les défauts, on y trouve aussi qqs films de série B ou Z dont personne ne parle. Et de tte façon, le point de vue américain m’intéresse, par exotisme…

        • MB dit :

          Maltin: « je le consulte assez souvent et je lui dois quelques découvertes importantes  »
          à Mathieu: moi aussi! c’est une relation d’amour-haine quoi!

          (avec Tulard c’est plutôt haine-haine!)

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          J’ajoute que léonard Maltin est un homme délicieux, jamais blasé, toujours passionné, qui présente chaque année des programmes à Telluride (sur les premiers films sonorisés avec des disques). Il a écrit un livre sur la radio hyper documenté qui retrace la carrière d’auteurs et réalisateurs radiophoniques qui innovèrent avant Welles, des gens comme Arch Oboler

        • Mathieu dit :

          A MB:
          Un autre problème pour moi avec le Maltin c’est qu’il se complaît un peu trop dans un jargon/argot pas facile à comprendre au début, des mots du genre « oater » (western). Attention aussi aux faux amis, « genial » ne veut pas dire génial mais plaisant, agréable si j’ai bien compris (Pierre Murat dirait sympatoche).
          Par ailleurs, malgré sa political correctness typiquement américaine il met quatre étoiles au TRIOMPHE DE LA VOLONTÉ de Leni Riefenstahl, je ne vois pas un guide français ou européen faisant la même chose.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Mathieu
          Oater est un terme courant. Il a fallu que je me familiarise avec Bomb, Turkey (nanar)

        • MB dit :

          à BT Maltin c’est un passionné, quand il est dans un bonus il fait passer un bon moment, en plus il élargit sa culture pour sortir des USA sans doute sous votre influence un peu? rien à voir avec l’autre que je mentionnais, là…

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Dans ses premières éditions, Maltin mettait beaucoup plus de films étrangers mais son éditeur a exigé qu’il en coupe plus de la moitié. Idem pour les films anciens qui ont disparu et parfois recyclés dans un volume appelé Classics. C’est la même chose qu’un France

        • MB dit :

          Maltin
          à BT c’est peut-être pour ça qu’il a arrêté la parution, ce que je regrette, je l’achetais tous les 3 ans.
          à Mathieu enfin si vous lisez en anglais pourquoi pas l’argot?
          « oater » est un western ah ok et que signifie « yarn »?
          et si « turkey » est « nanar », « bomb » c’est encore en-dessous?

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          BOMN c’est ce qu’il y a de pire. Yarn c’est un truc d’aventure en apparence routinier et red herring, harengs rouges, des fausses pistes

        • Mathieu dit :

          A MB :
          Mais il n’y a pas un argot mais des argots et je vais finir par savoir plus de pseudo argot des pseudo gangsters des années trente que de celui des movie buffs des années deux mille.

        • MB dit :

          … ok pour yarn quant à sleeper ça doit être au-dessus de turkey ça se regarde quand même mais d’un oeil!

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Seeper c’est un succès inattendu

        • D DUMONTEIL dit :

          A tous

          Il existe le HARRAP’s » American slang dictionary « , très utile pour se familiariser avec l’argot yankee; « red herring  » n’est pas typiquement américain ,la preuve, A.Christie l’utilise et c’est une experte de la technique !

        • MB dit :

          à Bertrand
          « Seeper c’est un succès inattendu »
          ah là j’aurais jamais deviné merci!

        • MB dit :

          à Dumonteil
          je n’ai pas le Harrap’s mais le Chapman, j’ai retrouvé
          tous ces mots mais pas « yarn », je croyais que le hareng rouge venait de Hitchcock (ent avec Truffaut)

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Vous confondez avec le Mc Guffin

        • MB dit :

          exact. Le Macguffin est un prétexte, qui ne sert que de point de départ et que l’on oublie, le hareng rouge sert à distraire l’attention du spectateur ou lecteur (pour qu’il ne découvre pas trop tôt que c’est le maître d’hôtel l’assassin).

        • MB dit :

          à Mathieu mais « genial » par contre n’est pas argotique

        • Mathieu dit :

          A MB :
          Vous ne trouvez pas « yarn » parce que ce n’est pas de l’argot. Yarn au sens propre c’est du fil, au sens figuré un récit, une histoire, au sens encore plus figuré une longue histoire compliquée ou/et rebattue.

        • MB dit :

          à Mathieu: « yarn » exact on a en second sens « longue histoire » « conte de marin » (Harrap’s)

          Indiens suicidaires: dans 4 TUEURS c’est quasi un gag: l’Indien après avoir tué qqn reste découpé sur le ciel bleu bien dressé, le héros prend son temps pour lui tirer dessus, Carlson a complètement bâclé tout ce qui tourne autour de l’affrontement, je n’ai pas pigé la stratégie indienne un peu loufoque, d’ailleurs.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Pas bâclé. Réglé par un cascadeur en chef qui recycle les mêmes trucs et ce que savent faire ses mecs mais certains plans sont chiadés. Ne soutirez pas la totale méconnaissance par les trois-quarts des scénaristes d’Hollywood de la réalité indienne, de la réalité de toutes les ethnies ou races (noirs, asiatiques, Huns,) Un film étrange, visuellement étonnant, à la fois raciste et anticolonialiste, PRESTIGE de Tay Garnett montre un colonie pénitentiaire en Indochine aux deux tiers peuplée de noirs

      • D DUMONTEIL dit :

        à yves

        le livret inclus dans le dvd explique tout :
        .
        M.Dalloz raconte que les producteurs le laissèrent tomber et que les salles étaient rebutées par le sujet.
        Columbia accepta de distribuer le film ,non pas parce qu’ils l’ aimaient ,mais parce qu’il leur fallait remplir un petit quota de films français pour avoir le droit de lancer leur production hollywoodienne sur notre marché national.
        Le titre original est « rue des cascades  » que les Américains changèrent en « un gosse de la butte » .

        • yves rouxel dit :

          A Dumonteil.Merci pour cette précision sur le réalisateur Maurice Delbez qui nous as quitter à un bel age en mars dernier.Je sais qu’il fut ruiné par la sortie de ce film qui fut incomprise de beaucoup de critiques.

        • Bertrand Tavernier dit :

          a yves Rouxel
          pas ruiné. mais cela a bloqué sa carrière riche en films oubliables : DANS L’EAU QUI FAIT DES BULLES, ET TA SOEUR et autres avatar de A PIED A CHEVAL. C’est lui qui réalise l’émission de Guérif sur Grangier. Il était chaleureux et sympa. On le crédite aussi du mauvais remake de LA ROUE mais je croyais que c’était André Haguet

      • Salomon dit :

        A Y. ROUXEL :
        Vous écrivez à propos de William Friedkin : « Cinéaste qui affirme apprécier deux hommes dans la vie:Hitler et Jésus christ!! »
        C’est entièrement faux et pitoyable de retranscrire ainsi, par des raccourcis dont vous seul avez le secret, les propos de Friedkin qui déclare exactement :
        – « Pour moi, les deux figures les plus fascinantes de l’histoire du monde sont Hitler et Jésus Christ. Le Bien et le Mal cohabitent en chacun de nous. »
        Et de préciser quelques secondes plus loin :
        –  » Je n’ai aucune admiration pour Hitler. Et je ne voudrais pas que des imbéciles aillent s’imaginer que je lui tresse des lauriers… »

        • Alexandre Angel dit :

          A Marc (je ne me trompe pas de Salomon, j’espère??)
          Je suis globalement de votre avis.
          Toutefois, à la décharge d’Yves Rouxel, je trouve que ces propos de Friedkin prêtent à la déformation car ils me paraissent fumeux et consensuels dans le fumeux, d’une provocation ( en même temps, c’est Friedkin) un peu surfaite et rebattue.
          De plus peut-on considérer Jesus Christ comme une figure, un personnage historique au même titre que Churchill, Cromwell ou Vercingetorix ? Je n’ai pas de réponse assurée quant à cette question mais ça me fait un peu tiquer.
          Alors certes, je ne connais pas le contexte dans lequel ces propos ont été formulés, mais ils me rappellent un peu les inscriptions antinomiques dont les Marines gratifient leurs casques pendant la guerre du Viet Nam.
          Cela dit, vous faîtes bien de rétablir l’exactitude.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Alexandre Angel
          Je les trouve, c’est vrai, prétentieux et fumeux. Pourquoi Jesus Christ et pas Bouddha ou Confucius et pourquoi Hitler et pas Attila, Staline, Mao ou Donald Trump. Vous avez raison, c’est une sorte de provocation creuse et sans signification

        • Alexandre Angel dit :

          Petit rectificatif personnel.
          « les deux figures les plus fascinantes de l’histoire du monde sont Hitler et Jésus Christ »
          Friedkin parle de « figures » de l’histoire du monde, ce qui est un peu différent de figures ou de personnages historiques, en tant que « personnalités ». Donc Jesus Christ, pourquoi pas?
          Reste que ces propos me paraissent, à priori, lestés de prétention et d’emphase un peu rances.

        • MB dit :

          FRIEDKIN
          « Vous avez raison, c’est une sorte de provocation creuse et sans signification »
          « Reste que ces propos me paraissent, à priori, lestés de prétention et d’emphase un peu rances. »
          à Bertrand, A Angel et Salomon: vous allez trop loin, déjà, Rouxel a isolé ces propos alors que dans le doc de Arte Friedkin les illustre tt de suite après pour faire valoir que mal et bien coexistent en chacun de nous, ce qui est un gros cliché mais reste tt à fait juste, on peut le vérifier dans la vie quotidienne sans avoir à tuer qqn et dans la foulée faire un don de 100000€ à Emmaüs (ou les deux en même temps avec un peu d’adresse)… Lang (que Friedkin a interviewé et j’aimerais bien revoir cet interview) serait d’accord. Il reste que le propos est grossier mais dés l’instant qu’il l’explicite un peu… (sûr il aurait pu trouver autre chose que cette image binaire pour celà). Rouxel vous ne devriez pas isoler ce type de phrase pour passer tt de suite à autre chose ensuite.

        • yves rouxel dit :

          Ah non pas vous Jérome Salomon que les télespectateurs ont subi pendant 8 semaines pendant 1 heure avec Olivier Verran et notre cher Philippe édouard.

      • MB dit :

        « BLACK LEGION on le trouve dans le coffret WARNER GANGSTERS vol.3 »
        ces coffrets sont intéressants, ils sont toutes zones avec stf, bon ils font souvent doublés avec la collec française Forbidden Hollywood:
        https://is.gd/Hh1zHR

        • Mathieu dit :

          A MB:
          Oui ça peut faire doublon avec la collection française Forbidden Hollywood. Je ne possédais que MAYOR OF HELL quand je l’ai acheté le volume 3. Beaucoup de titres des autres volumes sont disponibles séparément et même en blu-ray pour WHITE HEAT,PUBLIC ENEMY, PETRIFIED FOREST et LITTLE CAESAR réuni d’ailleurs en coffret de 4 BR. Des autres coffrets je retiendrais ANGELS WITH DIRTY FACES, G MEN, KID GALAHAD et CITY FOR CONQUEST dont vous aviez parlé ici. A noter que les ST du dvd français de MAYOR OF HELL traduisent un dialogue en yiddish au début du film ce que ne fait pas l’édition américaine. Ces films sociaux de la Warner n’hésitaient pas à montrer les jeunes délinquants comme d’origine immigrée de deuxième ou troisième génération (Juifs, Italiens, Irlandais, etc…). Ils pouvaient le faire parce que le regard était bienveillant, sociologique et pas essentialiste comme celui de certains aujourd’hui. On ne cherchait pas dans le Talmud les causes de la délinquance juvénile…

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Mathieu
          Et Chodorov était juif

  32. Gilles dit :

    Contrairement à Chabrol qu’on a enterré avec ses certitudes, vous vous remettez en question sur certains films. Je pensais que vous détestiez Bronson et vous savez mettre en sourdine votre rancune sur Michael Winner quand il s’agit de commenter un bon film. Votre intervention sur THE STONE KILLER permet d’en comprendre certains éléments que je n’aurais pas repérés sans vous. D’accord sur ce mépris des vendeurs à l’étalage, remarquez que dans beaucoup de films la poursuite en voiture se termine dans la vitrine de vendeurs d’électroménager ou de voitures d’occasion. A creuser. On retrouve ce même « mépris » mais je ne sais pas si c’est le mot, pour les marchands de primeur de l’arrière pays niçois dans plusieurs films de Lautner. Toutefois, défoncer des étals de fruits et légumes c’est plus spectaculaire que de se poursuivre sur une trois voies. Je me disais, en revoyant cet excellent polar, qu’il montrait des images d’un New-York disparu du cinéma américain d’aujourd’hui. Disparu tout court. Idem sur le Los Angeles de UN HOMME EST MORT de votre ami Deray. On trouve ce New-York populaire dans plusieurs Lumet, ou dans Kojak. Je ne sais pas si les femmes sont « toutes des putes » ou si le film reflète la drug culture, la liberté sexuelle, en même temps que les mouvements féministes de l’époque. De Winner, revoyez FIREPOWER, plus actuel que jamais.

    • yves rouxel dit :

      A Gilles.Sans rapport avec les films « coups de poings »de Winner qui est un cinéaste pas dépourvu d’un certain talent.Nervosité et rythmes dans les scènes de poursuites en voiture.J’ai revu »Deux hommes dans la ville »qui est vraiment laborieux.Le vieux Gabin traine la patte dans le role de cet éducateur qui à réponse à tout et pense qu’il à tout vécut.En revanche Alain Delon se regarde jouer,il lui manque juste un miroir.On sent bien que José Giovanni à dut se battre pour contenir deux bètes comme Gabin qui finissait sa carrière sur sa petite chaise pliante et de l’autre Delon et son égocentrisme fatigant.Pourtant le contenu du scénario qui remet en cause la peine de mort aurait pu nous offrir une autre vision de la société des années 70.

      • Bertrand Tavernier dit :

        A Yves Rouxel
        Vous êtes dur pour Gabin que je trouve très juste. Il ne traine pas la patte, il est désabusé. Il avait dit à Giovanni qu’il avait surnommé l’acrobate, ajoutant :c’est pas un metteur. : « je jouerai cet éducateur sans paternalisme » et il était au coeur du personnage

        • SugarKane dit :

          À Bertrand Tavernier
          Tout à fait d’accord avec vous. J’ai vu hier pour la première fois Voici le temps des assassins de Julien Duvivier. Le film est magnifique, les acteurs excellents, particulièrement Jean Gabin qui est magistral.

        • yves rouxel dit :

          A Bertrand.Revoyer quand mème le film.On sent bien que l’homme Gabin est fatiguer des tournages et des attentes interminables.Puis on est loin de l »éloquence de l’acteur qui joue dans « Le président »un des meilleurs films de Verneuil(lui aussi un peu trop vite oublié car il faisait un cinéma commercial pour faire des entrées en salles). »Le président »est une oeuvre réquisitoire sur la justice des hommes qui sont minoritaires dans leurs costumes d’apparat.Ils représentent qu’eux mème et c’est peu face à un jury complètement ahuri et idiot.La Plaidoirie de Gabin est emplit d’humanité avec des circonstances atténuantes.Il est plus facile de faire condamner des innocents que de mettre en prison des violeurs de femmes ou d’enfants mais aussi des politiques corrompus qui s’en sortent avec les honneurs de la république et la rosette sur le coin de leurs vestes.

        • Bertrand Tavernier dit :

          a yves Rouxel
          Mais il joue un personnage fatigué de se battre contre l’institution, désabusé mais qui continue. Il m’en avait parlé « C’est le contraire de la Horse. Je dois joue l’usure d’un mec qui lutte contre les moulins à vent ». Il est EXACTEMENT dans la tonalité de son personnage et le comparer à un Président batailleur, qui affronte la Chambre, est délirant. Dans le Giovanni il est aussi économe qu’il est flamboyant dans le PRESIDENT. Vous pourriez aussi ajouter qu’il chante moins que dans COEUR DE LILAS ou LA BELLE EQUIPE. Le jury ??? dans le President ??? Vous prenez la Chambre des députés pour une cour d’assise ??? Et je ne comprends rien à votre dernier paragraphe qui n’a rien à voir avec aucun des deux films. Et Verneuil a eu plein de projets qui n’étaient pas commerciaux sur le papier : UN SINGE EN HIVER, MILLE MILLIARDS DE DOLLARS, LA 25ème HEURE, MAYRIG projets parfois ratés mais commerciaux ?

        • MB dit :

          « .Il est plus facile de faire condamner des innocents que de mettre en prison des violeurs de femmes ou d’enfants »

          eh oh condamner un innocent c’est du boulot faut pas croire, vous croyez que les preuves fabriquées ça se trouve sous le sabot d’un cheval? et les faux témoignages on les trouve pas dans des pochettes-surprises, c’est pas gratuit!
          quant aux politiques corrompus qui s’en sortent avec les honneurs vous avez des éléments pour appuyer ça? parce que récemment…
          bon, Rouxel vous vous démenez comme un diable ces temps-ci, allez! du repos!

        • michèle dit :

          Je repose ma question : Rouxel existe-t-il vraiment ?
          Je soupçonne Bertrand d’avoir créé ce personnage fictif pour animer le blog par de multiples polémiques.
          Je n’en démordrai pas ! mdr comme disent les jeunes.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A michèle
          Impossible. Trop de boulot et je n’arriverai jamais à être aussi imprévisibles que lui avec des intuitions fulgurantes, des opinions généreuses et de brusques embardées vers des considérations rabâchées qui n’ont rien à voir avec le sujet, une vision binaire qui contredit une réelle générosité et une curiosité insatiable

        • MB dit :

          « avec des intuitions fulgurantes, des opinions généreuses et de brusques embardées « …
          un génie quoi, énervant parfois mais génial

        • yves rouxel dit :

          A Michèle.Non ma chère Bertrand n’a pas créer un hologramme façon mélenchon sur ce blog.Effectivement je suis un peu perché comme Louis de funès dans ce fameux film dans un arbre.J’ai revu « Glengarry »réalisé par James Foley et tirer d’une pièce de David Mamet qui co-signe le scénario.C’est un huis-clos ennuyeux et poussif comme l’écrit justement Tulard dans son dictionnaire.Al Pacino avec ses mimiques vues et revues dans tous ses films(la façon de tenir un verre ou une tasse,cette façon de gesticuler dans tout les sens en parlant),Jack Lemmon qui tire sur la corde et essai de jouer les vieux vicelards à qui on ne l’a fait pas,Kevin Spacey est le seul assez juste ainsi qu’Ed Harris qui comprend vite et adopte un ton sobre pour son personnage à double tète.Qu’est devenu James Foley dont beaucoup de critiques françaises avaient loués un façon de filmer théatrale et enjouée?Sinon au passage Bertrand une question ,étant donné que vous ètes incollable sur le cinéma français.Que vaut « Quelle drole de gosse »réalisé par Yves Mirande avec Danielle Darrieux,Albert Préjean et Lucien Barroux?J’hésite à investir pour ce film sorti chez notre vieux camarade René chateau.Enfin ,quand l’institut lumière de Lyon rendra t-il un hommage appuyé à l’oeuvre de Pierre Zucca oublié de beaucoup. »Vincent mis dans l’ane dans le pré », »Le secret de monsieur l », »Alouette je te plumerais »,ou «  »Rouge gorge »sont des oeuvres à redécouvrir sur la toile ou en dvd.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Mais lisez vous parfois ce qu’écrivent vos camarades sur ce blog. Il y a eu des avos précis sur Foley et ce film et la moindre des politesses serait de les prendre en compte au lieu de se référer à Tulard dont les opinions politiques sont si loin des votes. Et non je ne suis pas incollable sur le cinema français (ce n’est ni mon désir ni vocation) et ne connais pas ce film

        • D DUMONTEIL dit :

          A YR

          Que vaut « Quelle drole de gosse »réalisé par Yves Mirande avec Danielle Darrieux,Albert Préjean et Lucien Barroux?J’hésite à investir pour ce film

          N’investissez pas ! Basé strictement sur le même principe que « New York Miami »:un couple se dispute pendant tout un film et finalement…mais n’est pas F CAPRA qui veut!

          Si vous voulez investir dans le début de carrière de DARRIEUX ,voyez plutôt « un mauvais garçon » (qui a donné la fameuse chanson éponyme,disp en dvd) et surtout son tout premier « le bal  » où elle a 14 ans et où elle balance toutes les invitations de ses parents nouveaux-riches à l’aristocratie dans la Seine.(mais il est dur à trouver)Son Wilder (« mauvaise graine » ) en revanche ne m’a pas affolé. »Mayerling  » de Litvak n’est pas mal ,mais vous l’avez sûrement vu.Evitez « volga en flammes »* où elle et Préjean sont des slaves avec le malheureux R.Rouleau grimé en cosaque !

          à tous :
          après l’intervention de Thomas ,je suis étonné que absolument personne ne semble intéressé par le film de Le Roy « they won’t forget » aka « la ville gronde » ,que BT a porté haut sur son éditorial : Martin, Julia, Yves , Ballantrae, Denis,Alexandre , Gilles ,Michèle,Dixon ,où êtes-vous?

          *auquel on peut préférer ,du même metteur en scène, « le mensonge de Nina Petrovna  » mais sans DD.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Dumonteil
          Je suis d’accord avec vous. Personne ne semble vouloir voir ce film

        • MB dit :

          à Dumonteil et Bertrand: je trouve votre réaction à côté de la plaque et exagérée, je ne sais pas ce qui vous surprend à propos de THEY WON T FORGET, personnellement je l’ai vu il y a 20 ans donc, il est forcément à revoir avant d’en reparler (Je me souviens seulement que c’est bien! ce qui est court comme réaction à vous offrir!). Pour ceux qui voudraient le découvrir, je rappele qu’il n’existe qu’en dvd Warner Archive zone 1 sans st, donc, si votre connaissance de l’anglais est parfaite tant mieux pour vous mais tt le monde n’est pas anglophone au point de se passer de stitres! En plus il faut un lecteur z1 (ce qui est plus facile).
          Je laisse moi-même des commentaires sur des films que j’ai adorés qui semblent n’intéresser personne y compris vous deux, je ne vais pas m’offusquer pour si peu. Esta la vida…

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          On ne s’offusque pas, on constate comme dirait Audiard. C’est mieux que bien

        • Manu dit :

          A Bertrand Tavernier,
          Bonjour, concernant « Deux hommes dans la ville », je ne suis pas du tout gêné non plus par la composition de Gabin ni de Delon que je trouve tous les deux superbes et émouvants (certes Gabin apparaît bizarrement le visage plus marqué dans ce film que dans ses précédents, j’ai lu qu’il était tombé malade pendant quelques jours), ni même par le ton mélodramatique renforcé par la musique de Sarde et les événements malheureux qui s’enchaînent sur le personnage joué par Delon. Je suis en revanche davantage gêné par les facilités utilisées par Giovanni pour son plaidoyer contre la peine de mort : utiliser un personnage (celui de Delon) qui suscite d’évidence la sympathie, qui tente réellement de se réinsérer et se retrouve victime de l’acharnement démesuré d’un policier (Michel Bouquet) qui va le pousser à un meurtre non prémédité, tout cela ne peut que nous faire adhérer aux positions, certes tout à fait honorables, de Giovanni sur la peine de mort… Mais remplacez ce personnage par un terroriste ou un tueur récidiviste (qui furent sans doute de plus fréquentes victimes de la guillotine que des personnes victimes de l’acharnement du mauvais sort) et la situation gagnait, à mon sens, en réalisme… mais le plaidoyer perdait du même coup en efficacité…

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Manu
          Vous avez entièrement raison. Et un film comme celui de Cy Enfield, FUREUR SUR LA VILLE (SOUND OF FURY aka TRY AND GET ME) prend position contre le lynchage avec des personnages de criminels coupables d’un crime odieux. Et NOUS SOMMES TOUS DES ASSASSINS est infiniment plus audacieux et plus adulte

        • D. DUMONTEIL dit :

          En fait « quelle drôle de gosse  » est un film de Léo Joannon,qui termina sa carrière avec des films du saint-sulpicien kitsch porté à la fonction exponentielle ,et ils sont extrêmement drôles à regarder .Yves Mirande n’est responsable que du scénario (bien lourd).

        • MB dit :

          à Bertrand, vous bottez en touche mais ce n’est pas « ne pas vouloir voir ce film » c’est « ne pas pouvoir », ce film est quasi invisible d’où le peu de réactions.
          il est passé chez Brion ya un bail.

          Au fait qqn a-t’il des infos sur le CDM?

        • Alexandre Angel dit :

          Oui, je comprends un peu la réaction de MB par rapport aux réactions sur THEY WON’T FORGET. Ne pas réagir ne veut pas dire être indifférent. Parce que , dans ce cas, je dois être indifférent à l’écrasante majorité des films (et des livres) commentés par Bertrand sur ce blog.
          Or, c’est fort loin d’être le cas mais on a pas, en effet, toujours le matériel à portée de main.
          En ce qui me concerne, j’avais adoré THEY WON’T FORGET quand il est passé au CDM, l’avais enregistré et vu plusieurs fois. Mais je ne l’ai jamais revu depuis (cela remonte à plus de 30 ans), d’autant que j’ai du me débarrasser de mes vhs, ne pouvant plus les lire ni les stocker (c’est triste mais c’est ainsi).
          Je précise que j’ai découvert ce LeRoy après L’ETRANGE INCIDENT et à peu près en même temps que THREE ON A MATCH dont j’avais aussi raffolé.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Alexandre Angel
          Je sais mais je déplore qu’on passe aussi du temps à commenter d’obscures et souvent médiocres réalisations, un des péchés mignons de Rouxel, au lieu d’explorer certains titres même sans les avoir vus. Il y a des questions que pose THEY WON’T FORGET, sur le lynchage par exemple, évoqué avant au détour d’un film mais quels sont ceux qui, comme OX BOW INCIDENT, roman et film, en font le sujet principal

      • dixon steele dit :

        They won’t forget est en effet un film tout à fait honorable, même si je n’ai pas une passion dévorante pour Mervyn Le Roy qui jamais ne transfigure le scénario de Rossen. On n’y sent guère le climat, l’atmosphère très particulière du sud (et les accents New Yorkais, voire londoniens des locaux n’arrangent rien), les personnages (en particulier les reporters) y sont assez stéréotypés, tout d’une pièce, sans grandes nuances, la mise en scène est illustrative, académique (cf : le procès), la direction d’acteur inégale (cf : la femme du condamné). Il reste heureusement le sens du rythme caractéristique de la Warner (à la MGM Leroy perdra son seul atout), un scénario qui tient la route (le fait de laisser complètement de côté la question du vrai coupable est assez remarquable), Claude Reins et Lana Turner très bons, quelques trouvailles (l’ellipse du lynchage, quelques transitions) et tout ça fait largement la blague même si, à mon avis, on est loin de Furie, tourné à la même époque.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A DIXON STEELE
          Il y a davantage de qualités même si Rossen a du évacuer la question de l’antisémitisme. Le réalisme du Sud n’était pas du tout une exigence de Hollywood et ce pendant des années. De peur aussi de vexer ces états hyper susceptibles. Trop marquer le climat du sud, c’était exonérer le Nord. Le Roy à l’époque a signé plusieurs films épatants : influence capitale de Zanuck à coup sur, puis de Hal Wallis, des scénaristes, du système Warner et un sens certain du casting. Tout cela s’évanouit à la MGM où ses films devinrent deux ou trois fois plus longs

        • Jacques Maltais dit :

          LEROY,
          une autre très grande réussite oubliée de Leroy, c’est SECONDS avec son flashback mortel, inoubliable. Et réalisé la même année que I AM A FUGITIVE FROM A CHAIN GANG (pareil, dernière image inoubliable, d’ailleurs reprise dans le final d’un Sam Raimi). Il me reste à dénicher ma cassette de THEY WON’T FORGET. Peut-être aurons-nous le plaisir un jour de découvrir un coffret de ses meilleurs films Warner.

        • Alexandre Angel dit :

          LA VILLE GRONDE
          J’ai un souvenir. Alors que l’objet du lynchage et de la vindicte n’est pas un noir, lorsque la horde des lyncheurs déboule dans le commissariat, on voit l’ « homme de ménage » noir des lieux bondir comme un chat et se percher d’instinct à l’abri des regards comme s’il craignait pour sa vie.
          Cette image ne m’a jamais quitté.

        • DIXON STEELE dit :

          Que le réalisme du sud ne soit pas une exigence de Hollywood, oui – il n’empêche qu’un metteur en scène comme Ford par exemple, de Judge Priest à Tobacco Road en passant par Steamboat Round the Bend rend immédiatement sensible par sa mise en scène l’atmosphère bien particulière des lieux. Cela étant dit, il est vrai qu’il était peut-être plus prudent de ne pas trop « localiser » à l’époque un film traitant du lynchage, même si tout le monde savait qu’il était adapté de l’affaire Leo Frank.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A DIXON STEELE
          Pas dans TOBACCO ROAD joué par une bande d’Irlandais. Tout est faux et fabriqué et c’est une trahison de Caldwell. D’accord pour JUDGE PRIEST et STEAMBOAT. Ford n’avait pas eu le droit de filmer un lynchage dans JUDGE PRIEST et il reprit la scène dans LE SOLEIL BRILLE POUR TOUT LE MONDE

        • dixon steele dit :

          Si j’étais d’une parfaite mauvaise foi, je pourrais avancer que Ford n’avait pas complètement tort en transplantant « sa bande d’irlandais » dans la Géorgie de Tobacco Road (encore que Nunnally Johnson pousse un peu loin le bouchon en employant cette expression, la très grande majorité des acteurs sont de bons américains) – il y a en effet des livres passionnants sur l’immigration des Scots-Irish depuis l’Ulster dans le deep South (en Georgie, dans le Tennessee et dans le Kentucky), entre 1720 et 1800 – ils étaient protestants, c’était avant la vague catholique dite de la famine irlandaise de la fin du XIXème, qui, elle, est restée en majorité sur la côte est. Beaucoup de Scot Irish se sont installés sur le territoire des indiens creeks, dans la région de Louisville, une ville quasi irlandaise, ce sont eux qui ont construit une bonne partie de la voie ferrée en Georgie puis vers l’Alabama et le Mississippi. En 1850 près de la moitié des habitants de Savannah étaient nés en Irlande ! De Davy Crockett à Mark Twain en passant par Faulkner et Caldwell, tous sont descendants de ces Scott Irish. Il y a aussi quelques bouquins assez passionnants sur la culture du sud des Etats-Unis originaire d’Irlande– avec ses montreurs de serpents, ses moonshiners, la musique country, ses danses, sa défiance envers le pouvoir centralisateur, son organisation en clans, sa langue, etc… Il y a enfin un historien célèbre, Grady McWhiney, à l’origine de la « celtic thesis », qui fait une lecture (passionnante à lire) de la guerre civile comme une opposition de caractère et de civilisation entre un sud « celtique » et un nord « anglo-saxon ». Vous l’aurez compris, je suis prêt à tout pour défendre Ford !

        • Mathieu dit :

          A Dixon Steele:
          Trés intéressant. Will Rogers avait lui des origines mêlées scott irish et cherokee.

  33. Gilles dit :

    Rare entretien filmé avec Robert Aldrich

    https://www.youtube.com/watch?v=QNI0Mpx7FrE

    • Denis Fargeat dit :

      A Gilles
      Merci beaucoup !
      On voit aussi Richard Brooks et Stanley Kramer, moins rares je crois.

      • Bertrand Tavernier dit :

        A Denis Fargeat
        Kramer dit des banalités mais il faut dire que les questions sont parfois si scolaires, notamment sur cette « théorie des auteurs » dont personne ne semble savoir ce que cela veut vraiment dire, en tout cas au départ. Non pas que tous les films d’un auteur sont bons ni que le réalisateur est toujours le seul auteur du film (Truffaut insistait sur les chef opérateurs) mais mais que des metteurs qui ne signaient pas leurs scénarios pouvaient être des auteurs par la mise en scène : Hawks et Hitccock dont les bio ont prouvé qu’ils contrôlaient la plupart de leurs scénarios. Sarris en a fait une lecture biaisée, reprise par des français qui l’ont encore biaisé. C’est le téléphone arabe Aldrich est le plus interessant et juste après brooks

        • Gilles dit :

          Cette notion d’auteur contrastée par Aldrich quand il répondait à Truffaut « vous voyez dans mon film des choses que je n’ai pas mises. »

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Gilles
          Ca ne veut rien dire. Un auteur n’est pas toujours conscient de tout ce qu’il a voulu mettre.

        • MB dit :

          Sidney Lumet a dit des bêtises sur la politique des auteurs, il croyait que ça signifiait que le metteur devait seul signer le scénario et n’avait pas à avoir besoin de scénaristes, je regrette de le dire mais l’un de mes cinéastes respectés était même assez condescendant avec « les Français »… (bonus de son film A 8 H CE SAMEDI.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Il n’est pas le seul. Cela signifie simplement qu’un réalisateur peut faire oeuvre d’auteur même s’il ne signe pas le scénario. Par le style Mais pas comme seul auteur

        • MB dit :

          « Ca ne veut rien dire. Un auteur n’est pas toujours conscient de tout ce qu’il a voulu mettre. »
          à Bertrand: tout à fait, ça va même assez loin, un auteur n’est même pas conscient des différents éclairages sous lesquels peut s’apprécier son oeuvre, il ne peut tenir compte des multiples personnalités des spectateurs qui réagiront sans se soucier de ce qu’il aurait voulu mettre, je me marre en pensant à la colère de Hawks à qui on disait que ses héroïnes étaient féministes, lui en entendant ça se cabrait en pensant aux manifestantes qui brûlaient les soutiens-gorges: deux éclairages différents. En plus quand on rajoute là-dessus la distance temporelle d’un film réalisé 50 ans plus tôt qui filtre et bouleverse la chose filmée…) mais il faudrait reparler de ça car c’est l’essence de l’approche du cinéma que de considérer un film en-dehors de ce qu’en dit un cinéaste (je déteste les présentations de film style ciné-club sauf quand elles restent factuelles à la rigueur). Pour achever Hawks et provoquer la crise cardiaque il aurait fallu lui demander si John Wayne et Dean Martin avaient eu une liaison amoureuse dans le passé car on sentait à certains signes…

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Il arrive aussi que les cinéastes donnent des aperçus passionnants sur certains aspects de leurs films même Hawks quand on lui posait des questions précises. Je pense à De Toth, Wyler, Hathaway, Daves et plein d’autres. A condition qu’on ne leur colle pas une vision mode ou franco française. Quand Ford dit : « je suis un paysan qui fait des films de paysans », c’est assez fort même p si pas juste à 100%. C’était aussi un lecteur, un dévoreur de livres d’Histoire. Quand Walsh me déclare qu’il aurait voulu Nathalie Wood pour L’ESCLAVE LIBRE, ce la est super intelligent et révèle plein de choses mais c’est pas cela, souvent, que les journalistes attendent. Quand ils demandaient Hawks de parler de Monroe, il répondait : Jane Russell est une formidable actrice. Sous entendu, Monroe lui doit tout. C’est elle qui l’a cachée

        • MB dit :

          à Bertrand: exact. Je trouve que quand qqn interviewe un cinéaste, il devrait l’aborder en lui posant des questions concrètes qui relèvent de son mètier au lieu d’attaquer par la philosophie ou les grandes idées, ou de grossir un détail qui plaît qui a enflammé l’interviewer: il y a une vieille int des Cahiers paru dans le recueil La Politique des Auteurs avec Welles à propos de Quinlan (SOIF DU MAL): « faut-il voir en lui une certaine ambigüité? » OW: « il est haïssable. Il n’y a pas d’ambigüité ». 50 lignes plus loin on insiste: « Ce sentiment d’ambigüité n’est-il pas renforcé du fait qu’à la fin Quinlan a quand même raison puisque le jeune mexicain est coupable? », OW: « Il a tort et c’est seulement un hasard » et « ça dépend de votre point de vue » en effet si on s’en tient à l’intrigue, le coupable n’est pas découvert par Quinlan par sa perspicacité mais par hasard pur.
          Les interviewers et l’interviewé sont parfois sur deux planètes différentes.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          J’en ai été témoin cent fois tant pour moi que pour les autres. Les journalistes des Cahiers demandaient si le fait que Ricky Nelson tire du premier étage ne signifiait pas pour Hawks qu’il introduisait une double structure narrative. Du chinois traduit de l’éthiopien pour HH qui répondit qu’il voulait montrer que Wayne en bon tacticien voulait surprendre l’adversaire

        • Denis Fargeat dit :

          Caenfucius, le grand philosophe sino-normand, ne disait-il pas: « Le pommier se moque de savoir quel alcool sera fait de ses pommes. » Les cinéastes font des films, aux spectateurs de se faire les leurs.
          Sur les délires des Cahiers, et la période Mao entre autres, bel entretien cette nuit sur France Culture avec Pascal Bonitzer et Thierry Jousse. Il est arrivé que la visière des casquettes Mao bouche entièrement la vue… on le sait bien, ici en tous cas, mais les détails de cette affaire, racontée de l’intérieur par le rédacteur en chef, sont passionnants.
          https://is.gd/ZpMy8X ( merci MB, ça marche.)

        • MB dit :

          « Les journalistes des Cahiers demandaient si le fait que Ricky Nelson tire du premier étage ne signifiait pas pour Hawks qu’il introduisait une double structure narrative »
          ZUT! où sont passés mes smileys de mort de rire grr

        • Pascal MINETTE dit :

          Cette discussion me rappelle Michel Legrand parlant à Stravinsky de tout ce que les critiques voyaient dans sa dernière oeuvre, derrière chaque dissonance; « Vous savez, nous les créateurs, nous ne savons pas trop ce que nous faisons. » répondit le grand Igor.

        • Pascal MINETTE dit :

          Bon alors, prenons un exemple : Claude Sautet avait-il conscience que son personnage des CHOSES DE LA VIE ne devient proche du spectateur qu’au moment de l’accident , au moment où il n’est plus qu’un homme comme les autres ?

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Pascal Minette
          Je n’en sais rien et il n’aurait jamais raisonné ainsi. Je ne vois pas comment un vrai cinéaste peut avoir une idée aussi carrée, précise et aussi limité. Je me sens proche de Piccoli à de nombreux moments, quand il s’insurge contre les promoteurs, dans des gestes de tendresses entre lui et Romy, dans des silences avec Lea Massari, dans son amitié avec Jean Bouise. S’il n’avait été proche qu’au moment de l’accident, le film n’aurait pas remporté un tel succès. On est constamment proche de lui et en même temps, on s’en écarte Et comme l’a répété Sautet, l’accident l’empêche d’avoir à faire un choix

        • Pascal MINETTE dit :

          A Mr Tavernier:
          Ce film me semblait original pour cette raison même : tant pis si le héros ne vous botte pas des masses, vous l’aimerez quand même à la fin, quand il ne sera plus rien qu’un autre homme. C’est ce que semble montrer les camionneurs de l’accident se précipitant sur un homme qu’ils n’auraient jamais croisé autrement.
          La voix éteinte de Piccoli à ce moment est la crème du film, je trouve.
          La scène des promoteurs, d’accord, même si je l’ai trouvée mal jouée.
          Pour Jean Bouise, il est impossible de ne pas l’aimer, et son jeu d’acteur ne connaît pas de faille.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Pascal Minette
          Mal jouée, la colère de Piccoli ?

        • Pascal MINETTE dit :

          A MR TAVERNIER: Il y a quelque chose d’artificiel et de forcé dans cette colère; peut-être aussi parce qu’on sort de scènes où il est d’un calme olympien; mais ce moment m’a mis mal à l’aise car j’ai vu Piccoli faisant sa scène plutôt que le personnage, ce qui n’est jamais un bon signe pour un acteur.
          Et peut-être aussi à cause de sa colère de VINCENT, PAUL…qui, elle, sort du coeur.
          J’adore ce film néanmoins, je préfère préciser.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Pascal Minette
          Il s’inspire là parfaitement, à l’inflexion près, comme je le montre dans VOYAGE A TRAVERS LE CINÉMA FRANÇAIS, des colères éruptives, spontanées,imprévisibles, un peu cafouilleuses, grande spécialité de Sautet dont il est là totalement mimétique. Je la trouve inouïe de justesse, de non fabrication. Il s’inspire beaucoup de Sautet tout au long du film

        • Pascal MINETTE dit :

          A Mr Tavernier : Je trouve qu’il rate sa scène mais je pense aussi que cette colère aurait dû être préparée. D’après ce que l’on voyait du personnage, on attendait plutôt quelque chose de froid et cinglant. Donner des signes, faire comprendre qu’il était capable de s’emporter ou que ses nerfs lâchaient aurait peut-être été adroit.
          Mais ce n’est que mon avis, foulable aux pieds devant l’Eternel.

        • Gilles dit :

          A Bertrand Tavernier

          S’il n’est pas conscient c’est de tout ce qu’il a mis, pas de « tout ce qu’il a voulu mettre ». Dans La brume électrique vous êtes conscient de la référence à Shinning. Mais dans Coup de torchon vous n’êtes pas conscient de la référence à Affreux sales et méchants.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Gilles
          La référence était d’abord de Burke, mais cette histoire de photo preuve d’un décalage temporelle, existe avant SHINING dans dix récits et nouvelles célèbres de SF et il est horripilant qu’on ne pense qu’à SHINING alors que Clarke, Heinlein, Philip K Dick, Bradbury et quinze autres avaient déjà utilisé ce procédé. Et quand ce n’était pas une photo, c’était un objet. Jamais en effet pensé à AFFREUX SALE ET MECHANT qui a peut être été influencé par le roman de Thompson

        • MB dit :

          à Bertrand: la photo finale de SHINING est une très mauvaise idée qui cherche à plaquer une piste surnaturelle de plus sur un film jubilatoire que j’adore et revois tous les trois ans (et dont je sais que vous ne l’aimez pas à mon grand dam), et qui n’a pas besoin de ce truc. Elle est incohérente dramatiquement par rapport à l’intrigue: en effet elle double grossièrement l’effet voulu, et réussi, par le personnage de Grady (où alors peut-être voit-on aussi ce dernier jeune dans la foule…) et assez conventionnelle car ayant été pêchée n’importe où dans qqs comics de EC ou autre, vous dites dans qqs romans ou nouvelles je ne sais pas bref, c’est du déjà vu et encore une fois on ne voit pas comment ça raccorde avec le reste. A la fin de REPULSION cette idée est justifiée et n’a pas le même rôle, elle montre l’héroïne petite fille avec un regard étrange qui signale qu’elle est déjà atteinte grave au rayon psy (les parents auraient pu se douter de qqch!). J’adore SHINING mais je ne comprends pas ce choix de Kubrick de cette photo. La même idée dans DANS LA BRUME est bien mieux justifiée, en rappel des qqs apparitions fantastiques du général, il n’y a pas de contradiction avec l’ensemble du film, du moins je n’ai pas tiqué comme dans le Kubrick. L’idée d’une influence du Kubrick sur le Tavernier paraît absurde par contre il est évident que DANS LA BRUME est largement influencé par L ARRIVEE D UN TRAIN EN GARE DE LA CIOTAT, quasi plan par plan! mais là-dessus tout le monde est d’accord!

        • Hugo Savary dit :

          Bonjour, ce que je vais vous dire n’a aucun rapport mais vous recherchiez un spectateur qui a regardé Ursule et Grelu et bien j’ai vu ce film si vous voulez qu’on en discute en vrai pourquoi pas ?

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Hugo Savary
          J’aimerai bien avoir un avis sur ce film écrit par Michel Cournot

        • D DUMONTEIL dit :

          J’aimerai bien avoir un avis sur ce film écrit par Michel Cournot

          J’ai longtemps hésité à répondre car suivant le vieux proverbe : « si vous n’avez rien de bien à dire ….. »

          Malgré toute l’admiration que l’on peut avoir pour le talent des deux principaux ,ce film ne peut être décrit que par un inventaire à la Prévert:naufrage du Titanic II (1) ,tueur en série, cantiques louant le Seigneur, clochardise, armée du salut,LFD (ligue des femmes d’abord ) , tomates farcies, détournement d’argent,couple d’homosexuels, PDG de banque ,enfant élevé en secret ,flics, taule, sauveur des FMI ,rencontres avec le pape ,Nixon,Che ,Golda Meir, les Arabes pétrolifères, Pompidou ,Mao,re-naufrage …On peut prendre le film à n’importe quel moment et suivre l’action sans problème…..

          De ce naufrage , on peut sauver la musique d’Alain Goraguer ,très « années 70 » et nostalgique…

          Monsieur SAVARY proposera peut-être une autre vision de cet amphigouri.

          (1) Voir « Titanic ».

        • Bertrand Tavernier dit :

          A D Dumonteil
          Je dois avouer que cela laisse rêveur

        • MB dit :

          je jure de trouver LE film que Dumonteil n’a jamais vu

          (je l’aurai un jour… je l’aurai…)

      • Denis Fargeat dit :

        A MB
        « L’arrivée du train… » d’accord, surtout à 0’40 », quand on voit Tommy Lee Jones, reconnaissable aux moustaches qu’il réutilisera dans  » The Homesman », éviter la caméra de peur d’être reconnu- peine perdue.
        Ah, et désolé d’enfoncer une porte déjà ouverte à coup de hache, mais j’ai vraiment du mal avec « Shining »…. que je trouve éléphantesque dès qu’on bascule dans un surnaturel déclaré (Kolossale Finesse), et je décroche. Mais ce n’est que moi.

        • MB dit :

          mais ce n’est que moi non plus

        • MB dit :

          à Denis: l’elephantiasis de SHINING est une figure de style (ah ah bien attrapé le Denis!)

        • yves rouxel dit :

          A Denis.La seule et unique question qui n’a jamais été posée et développer est »Pourquoi Stephen King lui mème à détester l’adaptation de son livre »?Car il me semble que le roi s’est bien enrichit grace aux adaptations cinématographiques de ses oeuvres.Entre les séries,les bandes déssinés ainsi que quantités d’expositions de photographies en Asie ou en Europe,la machine King fonctionne à plein régime coté droits d’auteurs.De temps en temps celà fait du bien de cracher dans la soupe comme disait feu Michel Simon à Pierre Larquey!!!

        • Bertrand Tavernier dit :

          A yves Rouxel
          Cette adaptation ou toutes les adaptations ? a t il craché dans une soupe ou dans des centaines de soupes ? ce qui justifierait un pluriel problématique parce que je connais au moins 8 ou 9 films qu’il a défendu. Il ne crachait pas tout le temps

        • SugarKane dit :

          À Yves Rouxel
          Je trouve que vous manquez de nuances concernant Stephen King. C’est un auteur de talent qui a longtemps été ignoré par certains alors que d’autres le vénèrent comme un demi dieu. S’il gagne beaucoup d’argent grâce à l’adaptation de ses livres, tant mieux pour lui. En tout cas concernant Shining je crois qu’il a été vexé qu’il ne participe pas à l’écriture du scénario et que Kubrick et Diane Johnson se soient écartés de son roman.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A SugarKane
          Le nombre d’écrivains qui n’ont pas aimé, à tort ou à raison, des adaptations de leurs livres est considérable sans que ce soit pour des motifs mercantiles

        • MB dit :

          à Yves Rouxel: KING/cher ami vous délirez: il avait le droit de ne pas aimer l’adaptation de Kubrick, d’ailleurs il en a validé une autre que je n’ai pas vue, pour la TV (273′ en 3 parties) signant lui-même l’adaptation, il n’a donc pas fait que critiquer Kubrick, il a concrétisé ses critiques. De nombreux romanciers n’ont pas étés d’accord avec les adaptations de leur romans, ça ne s’appele pas cracher dans la soupe quand même (d’ailleurs ça donne parfois des directions différentes ce qui est parfois passionnant), vos nombreuses sorties anti-riches sont enfantines.
          Ca me fait penser que King a écrit un bouquin de critique qui commente tout ce qui touche à la fiction de l’horreur et qui est films, séries tv, romans et nouvelles, très intéressant: Anatomie de l’Horreur 2 tomes en poche chez J’ai Lu. Pour les anglolisants ça s’appele Stephen King’s Danse Macabre.

          Il s’est fait beaucoup de pognon avec les adaptations, ok mais ça ne me concerne absolument pas!

      • Denis Fargeat dit :

        Ursule et Grelu…
        Faute de mieux, on peut dénicher assez facilement les chansons du film, qui complètent utilement l’inventaire Prévert modifié Dumonteil…. ( à la lecture, on devine que Cournot s’est bien lâché sur ce coup-là.)
        Ce n’est que personnel, mais de Goraguer je préfère largement les arrangements pour Vian ou Gainsbourg – et, dans un genre différent, la « Planète sauvage ».

        • Pascal MINETTE dit :

          De Gorager, j’aime bien aussi le départ en tarentelle.
          Dans URSULE, les chansons sont inégales mais je suis toujours sidéré par le talent de chanteur des comédiens. Ils ont l’essentiel, le texte, à défaut d’une voix travaillée. Les opérettes et comédies musicales devraient toujours être confiées à des comédiens plutôt qu’à des artistes lyriques. Ou bien il faut que ces derniers prennent des cours d’art dramatique.

        • D DUMONTEIL dit :

          A MB
          je jure de trouver LE film que Dumonteil n’a jamais vu

          Mais cher collègue,il y a moult films,à commencer par « ma tante de Honfleur » , »le tampon du capiston » « Pauline à la plage » « comment draguer toutes les filles » ETC ETC ETC ….

          D’aucuns trouveront que je n’ai pas été tendre pour « U et G »,mais j’ai bien dit que j’attendais d’autres opinions qui éventuellement infirmeraient la mienne.Et j’aime beaucoup les deux acteurs.Mais ailleurs .

        • yves rouxel dit :

          Puis Alain Goraguer à travailler avec Juliette Gréco et Jean Ferrat sur plusieurs albums.Il existe une vhs du film »Ursule et grelu »je vais fouiller dans les brocantes,les greniers et autres magasins d’occasions.

        • Denis Fargeat dit :

          A Pascal Minette ; d’accord avec vous, c’est une résurgence de plus du vieux débat « prima la musica, e poi le parole », il y a toujours les tenants du beau chant et ceux de l’expression dramatique ; c’est passionnel, il y a des gens avec qui il vaut mieux ne pas aborder le sujet si on veut rester amis.
          Un autre sujet passionnel ici, ce cas d’école que devient « Ursule et Grelu » ; et voici que notre ami Rouxel va courir la campagne et n’aura de cesse de trouver le Graal, la VHS coincée dans le tiroir d’un buffet de cuisine transformé en poulailler qui l’attend encore, mais plus pour longtemps ; et entre temps , en chemin, combien de films oubliés ( parfois à tort?!?) aura-t-il retrouvés? Dont on aura bientôt une recension extensive?
          Mais qui a donc (re)déclenché Rouxel? ( Blagounette en toute amitié, bien sûr.)

        • MB dit :

          à Dumonteil: je vois que vous avez entouré PAULINE A LA PLAGE de LE TAMPON DU CAPISTON et COMMENT DRAGUER TOUTES LES FILLES, c’est pas sympa pour les deux derniers!

          eh eh

        • MB dit :

          URSULE
          à YR moi je l’ai tralala!
          mais j’ai peur de le regarder, on dit des choses… que c’est maudit, yen a qui l’ont vu il leur est arrivé malheur, c’est pire que le film japonais là…

        • Pascal MINETTE dit :

          A DENIS : Moi, je ne connais que des partisans des voix, des adorateurs de contre-ut.
          Mais c’est pas des vrais copains…

  34. Denis Fargeat dit :

    A Bertrand Tavernier
    Vous avez piqué ma curiosité avec votre évocation de quelques ressorties de films en 3-D…
    The Maze, « Le monstre batracien vaguement ridicule », on ne saurait mieux dire…. mais il est attachant pour cela… les amateurs de monstres, auxquels John Landis et Guillermo Del Toro – pour les plus prestigieux- apportent une certaine légitimité, peuvent l’ajouter à leur immense bestiaire, d’autant que, blessé, il devient émouvant. On est en plein cliché, mais ça ne dérange pas ceux qui aiment aimer les monstres.
     » Redheads from Seattle » est assez ordinaire, mais les numéros musicaux ne sont pas mal, chantés avec entrain, et j’aime bien les arrangements qui assument l’anachronisme. J’ai lu à propos de ce film une opinion intéressante ; que, même vu en 2D, il reste quelque chose de l’espace envisagé pour le procédé. En dehors de quelques gimmicks (le camelot vendeur de Jokari au début de « House of Wax », et tous ces objets qui sautent à la figure), la 3d a été l’occasion d’explorer le champ dans sa profondeur. Je n’ai jamais été convaincu par quelque procédé que ce soit ( la déception avait commencé avec « Creature from the black lagoon »: j’avais acheté les lunettes pour admirer le film présenté par Eddy Mitchell, mais sur le vieux Teleavia en noir et blanc, hein… des copains plus avancés technologiquement en avaient été quittes pour une bonne migraine…). Quand j’ai pu voir des films dans de meilleures conditions, je n’en ai retenu que quelques effets de baraque foraine.
    Il m’a toujours semblé que le relief au cinéma n’existait pas vraiment, qu’on voyait plutôt une enfilade de plans plats (pardon pour la minable alitération), rappelant le charme des dioramas de carton mais ne laissant au bout du compte que le goût de l’inconfort -encombrantes lunettes. En pleine vague de 3D au cinéma, dans les années 2000, j’avais revu « La règle du jeu » de Renoir avec le sentiment de voir un véritable film en relief. Ces plans construits dans la profondeur, avec un mouvement continuel, sollicitaient l’oeil d’une façon beaucoup plus agréable, mobile, intelligente. Je crois avoir été rendu sensible à cette dimension (!) grâce à cette « Révolution technologique », qui pour le spectateur n’apportait rien de nouveau depuis 1953 ; peut-être en a-t-il été de même pour les réalisateurs confrontés au procédé, et poussés à creuser l’espace de l’écran, à des fins plastiques ou dramatiques, ou toutes les combinaisons de ces deux aspects.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Denis Fargeât
      Vous avez en partie raison. Cependant le MÉTÉORE DE LA NUIT (meilleur nettement que LA CRATURE) utilise habilement la 3D en jouant sur le vide, les ravins, les gouffres et JIVARO film vraiment plaisant l’utilise bien pour dilater l’espace en dehors de deux ou trois effets maison (une réduite que met devant la caméra). Le site de 3D Archive donne des analyses passionnantes des films, de leur exploitation et de leur restoration. Et reste l’énigmatique CEASE FIRE ou je vois pas d’effets 3D. Mais vous avez raison pour la REGLE DU JEU

      • Denis Fargeat dit :

        A Bertrand Tavernier
        Merci beaucoup. Il faut vraiment que je voie ce « Météore »…
        Effectivement, 3D archive est une mine : http://www.3dfilmarchive.com
        (Je mets le lien , parce que bizarrement les mots-clés 3D archive donnent quelques zillions d’autres résultats…)

    • MB dit :

      en tout cas le relief sur bray avec tv et lecteur adéquates jusqu’ici c’est pas concluant, j’ai revu MAD MAX FURY ROAD en 2d c’est mieux, quant à la tentative de retrouver sur même support le relief de CRIME ETAIT PRESQUE PARFAIT catastrophe.

      • Alexandre Angel dit :

        A MB
        Et pour couronner le tout (en sus du fait que je fais partie des peu convaincus par la 3D comme vecteur d’émotions dramaturgiques), ce qui m’a définitivement découragé, c’est la perte de luminosité de l’image du fait des lunettes. Que l’image perde de son éclat (déjà que les lampes des projecteurs ne sont pas toujours au top) a été pour moi rédhibitoire.

        • MB dit :

          à AA RELIEF
          mais au cinoche c’est mieux non? la technique est mieux maîtrisée?

        • MB dit :

          en tout cas je vous conseille d’offrir le bray 3D du CRIME ETAIT PRESQUE PARFAIT à votre beauf style Cabu, et plus tard: « alors tu l’as vu? C’est chouette hein en relief? hein? hein? »

        • Alexandre Angel dit :

          La technique, j’en sais rien mais la déperdition en luminosité, je l’ai constatée au ciné (je ne connais pas le relief à la télé de toute manière : la séance de monsieur Eddy exceptée, mais c’était en 82).

        • MB dit :

          à AA
          « la déperdition en luminosité, je l’ai constatée au ciné »
          donc, la technique n’est pas bien maîtrisée! pas près de voir un film en 3d au ciné, moi!

        • Jacques Maltais dit :

          Films 3D
          Assez d’accord avec tout ce qui a été dit sur la 3D, le résultat est généralement navrant et fatigant. Cependant, au festival 3D à Bercy, j’avais été époustouflé par un film survival assez unique, INFERNO, réalisé en 1953 par Roy Ward Baker, avec Robert Ryan abandonné en plein désert avec une jambe cassée. Il doit affronter chaque obstacle de cet univers hostile et chaque cadrage est judicieusement composé en 3D. Il faut dire que le directeur photo n’est autre que Lucien Ballard, que l’on retrouve chez Peckimpah (WILD BUNCH). Je n’ai pas encore testé le bray, il semblerait que la copie soit excellente.
          Autre excellent film en 3D mais plus proche de nous, HUGO CABRET, de Martin.

        • MB dit :

          à AA: c’est technique car étant donné la perte les exploitants pouvaient bien pallier à ça en augmentant la luminosité à la projection mais ça coûterait bien plus cher, à la tv je n’ai pas remarqué la perte mais l’effet relief est là sans que ça soit crédible pourquoi? Parce qu’on est pas habitués? je n’ai pas l’impression de voir beaucoup de brays 3d depuis AVATAR, pas le dernier Spielberg déjà (tiens il nous fait un remake de WEST SIDE STORY!).
          « la séance de monsieur Eddy exceptée, mais c’était en 82). »
          la célèbrité de cette émission spéciale est incroyable: mais le relief ne pouvait PAS marcher sur un poste de tv à tube de l’époque, on était juste curieux, ça ne marcherait pas non plus sur une tv actuelle non 3d. Ah ils étaient gonflés msieur Brion et msieur Eddy!

        • Alexandre Angel dit :

          A MB
          Oui, ce sont les lunettes qui sont à incriminer au cinéma. Comment cela se passe-t-il sur des téléviseurs équipés?
          Même HUGO CABRET ou GRAVITY qui doivent être les deux films contemporains les plus travaillés en terme de 3D, je les trouve plus agréables à l’œil chez moi que lorsque je les ai vus en 3D en salle.

        • Denis Fargeat dit :

          3D, suite….
          A MB, « la creature » diffusée chez ce cher mr Eddy était bien visible sur un poste à tube, à condition que celui-ci soit en couleurs : c’était en anaglyphes, une image bleue et l’autre rouge superposées ; il fallait juste les lunettes de couleur correspondante, fournies par le partenaire presse Télé 7 jours – et 1 ou 2 aspro(http://www.mitchell-city.com/insolite1980/lunettes.gif). Le film était en noir et blanc, pour la couleur il fallait des filtres et lunettes polarisées, inenvisageables avec les 625 lignes de nos bons vieux Grundig….
          A Jacques Maltais, d’accord pour Hugo Cabret, mais je reste dans ma ligne : à mon sens, la merveille de ce film, c’est l’évocation des tournages de Méliès, et les toiles peintes qu’on voit s’animer sont une enfilade de plans (toujours) plats ; ici la 3D est à mon avis pleinement en situation, et rend palpable la jubilation de Scorcese à reconstituer l’enfance du cinéma. Il y a là une parfaite mise en abyme, un monde parfait qui est celui du souvenir, de l’innocence préservée.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Denis forgeât
          Tout à fait exact

        • MB dit :

          « Oui, ce sont les lunettes qui sont à incriminer au cinéma. Comment cela se passe-t-il sur des téléviseurs équipés? »
          ya des lunettes à mettre mais je n’ai pas remarqué de perte de luminosité

        • SERVANT Jean-Pierre dit :

          INFERNO (3D ou pas) (Je réponds à Alexandre n’ayant pas trouvé d’onglet « répondre » au texte de Jacques Maltais)

          Curieusement je l’ai découvert sur un DVD ou il est proposé en « version plate ». C’est effectivement un très bon film et ce qui m’a bluffé c’est que même sans les effets 3D on repère immédiatement ou ils sont exploités (roches qui tombent, cailloux,objets divers lancés vers la caméra) et le résultat de cette « non 3D », dont les effets semblent indélébiles sont vraiment surprenants.

        • MB dit :

          « A MB, « la creature » diffusée chez ce cher mr Eddy était bien visible sur un poste à tube, à condition que celui-ci soit en couleurs : c’était en anaglyphes, une image bleue et l’autre rouge superposées ; il fallait juste les lunettes de couleur correspondante, fournies par le partenaire presse Télé 7 jours – et 1 ou 2 aspro(http://www.mitchell-city.com/insolite1980/lunettes.gif).  »
          visible mais pas en relief? enfin pas pour moi

        • DIXON STEELE dit :

          Puisqu’on parle de Créature (du Lac noir, en l’occurrence) , une petite question sur 50 ans de cinéma américain – j’ai été surpris de l’absence de James Whale, un réalisateur pourtant passionnant, qui a marqué son époque et dont beaucoup de films semblent aujourd’hui encore épargnés par les ravages du temps, de par la qualité de la mise en scène, le rythme, la fluidité des mouvements, les changements de tonalités, la direction d’acteur, le découpage, la somptuosité visuelle, la poésie qui s’en dégage, la compassion pour « la différence ». Outre une poignée de chef-d’œuvre (Les Frankenstein, L’Homme invisible, Show Boat, Waterloo Bridge), il a réalisé quelques très bons films (The old dark house, les anges de l’enfer, remember last night ? The kiss before the mirror) et deux ou trois ratages (L’homme au masque de fer, Green Hell). Mais le bilan est globalement très positif. Et sa vie est passionnante. Est-ce le fait qu’il soit anglais, mais il ne l’est pas plus que Chaplin, Alan Parker, Boorman ou Ridley Scott qui figurent pourtant dans cinquante ans ? J’avoue que cela m’intrigue. (Même chose pour Tod Browning, d’ailleurs). Seront-ils dans 100 ans?

        • Bertrand Tavernier dit :

          A DIXON STEELE
          Dans 50 ANS (40/90 plus deux trois ans), on n’ait pas mi de réalisateurs s’étant arrêtés dans les années 40. Whale et Browning seront rajoutés de façon différente dans CENT ANS. J’ai fait le texte sur Whale et pour Browning, je crois qu’on écrit une douzaine de textes dans la chronologie. En dehors des muets et de Freaks, je n’ai pas grand chose à dire sur lui. Et vous avez raison pour Whale dont le chef d’oeuvre est sans doute SHOW BOAT. Beaucoup de ses derniers films sont loupés ou massacrés par la production mais on vient de réhabiliter l’épisode jamais distribué de FACE TO FACE, d’après Saroyan

        • yves rouxel dit :

          Mais au fait Alexandre.Est ce que les serpents à lunettes ont besoin d’ètre équipés pour voir les films en 3 dimensions?Ouh la la je crois que c’est cette grosse chaleur de fin de printemps qui me tape un peu sur la tète.

        • MB dit :

          « Est ce que les serpents à lunettes »…
          je vous remercie pour cette plaisanterie qui signale que c’est pas moi qui fais les plus mauvaises.

  35. Gilles dit :

    Il y a de drôles de coïncidences. Alors que ciné classic programme votre film avec Piccoli suivi d’un portrait, voilà qu’on apprend sa disparition. Un comédien pour qui le mot « génial » n’est pas surfait. Une filmographie exemplaire sans aucun déchet, du magistrat névrosé du Saut dans le vide, au peintre introverti de La belle noiseuse, du brave innocent de Milou en mai à l’animateur télé délirant du Prix du danger, du flic rigoureux de Max et les ferrailleurs au pervers narcissique d’Une étrange affaire, un aventurier escroc dans La poudre d’escampette, ou un escroc cynique dans Le sucre… Piccoli aura été savoureux jusqu’à la dernière goutte, et on n’a pas fini de trouver des merveilles dans sa carrière d’une richesse inouïe.

    • yves rouxel dit :

      Thierry Jousse sur France musiques rend hommage à Michel Piccoli durant 3 émissions indispensables à écouter.Il faut savoir que la mère de Michel était pianiste .Dans l’émission du 23 on entend Michel jouer quelques notes au piano.

      • Denis Fargeat dit :

        A Yves et tous
        Les « A voix nue » de Piccoli sont quant à eux rediffusés sur France Culture cette semaine.

    • yves rouxel dit :

      Les coincidences sont de circonstance de nos jours avec les disparitions de Jean loup Dabadie qui n’était pas qu’un auteur de chansons puis Guy Bedos découvert chez Claude Berri dans « Le pistonné .Bedos m’a toujours fait penser à un caméléon avec ses prises de position sages à l’époque ou tonton tenait le navire France mais qui avait un sacré caractère contre la montée en flèche du FHaine(mouvement politique qui faisait à peine 3% durant la décennie 70).On a vu ce que la fameuse « gauche »à fait après 83 ,l’austérité d’avant nous attend dans les mois et les années qui arrivent.

      • Denis Fargeat dit :

        A Yves
        Merci d’en parler. Tristesse… Bedos était apparu avant « Le pistonné » dans « Dragées au poivre », qui n’est sans doute qu’une pochade, mais touchante et très bien fréquentée, de l’étrange et méconnu Jacques Baratier.
        Drôle, j’ai enfin revu « L’appât » de Bertrand, et Bruno Putzulu dans ce film m’a vraiment fait penser à Bedos jeune (est-ce une intention?) ; une option de représentation de la bêtise, qui faisait partie de la galerie de personnages de ses sketchs des années 60.
        Mais dans l' »Appât » on ne rit plus ; c’est comme un distillat de comédie, dans lequel ne reste que le plus obscur de la bêtise humaine.

  36. yves rouxel dit :

    C’est avec une grande tristesse et le corps emplit de larmes que j’écris ces quelques lignes sur ce clavier d’ordinateur.Oui je tiens à saluer ici un grand acteur en la personne de Michel Piccoli,homme discret et pourtant si engagé.J’ai eu la chance par le plus grand des hasard de participer au défilé du 1er mai en 2017 dans les rues de la ville rose.Michel Piccoli était de passage ou il jouait au théatre.J’ai croiser son regard si déterminé et nous avons converser sur la vie et sur les combats que nous devons mener sans cesse afin de ne pas ètre écraser par la machine du capitalisme.Il était fortement amer sur cette télévision qui était selon lui « un deversoir sans fondement »lui qui avait interpréter Don juan sous la direction de Marcel Bluwal à l’époque ou la télévision était un objet de création avec Stellio Lorenzi,Claude Barma ou Jean christophe Averty.La musique du groupe Zebda résonnait dans les haut-parleurs du camion de la cgt Et Michel serra des mains et accepta des selfies.il était content d’etre là parmi ses camarades de vie et d’idéal de justice.

  37. Aigle Bleu dit :

    Cher Bertrand,pour donner une suite a votre article de mars 2017 sur le coffret l’Amerique en guerre,je ne saurai trop recommander sur Netflix (oui,je sais) un documentaire Five came back,sur l’histoire de la genese de la serie Why we fight ou l’on en suit la difficile gestation avec les problemes relationnels entre le gouvernement l’armee,la censure, l’ego de certains (Zanuck),Hollywood et le courage qu’ont eu Franck Capra, John Ford,John Huston, William Wyler et George Stevens.Beaucoup de faits inedits et qui font ressortir, du moins pour moi une profonde admiration pour Wyler et Stevens et donne envie de revoir La vie est belle et Les plus belles annees de notre vie.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Aigle Bleu
      Je crois en avoir parlé. C’est un travail exceptionnel même s’ils ont oublié Litvak dont le rôle fut tout aussi important

  38. Pierre dit :

    CONFESSION D UN COMMISSAIRE DE POLICE… est un excellent film policier italien. Je voulais juste dire un mot sur l’influence qu’avait eu ce film, car – et c’est une des spécificités des films italiens de l’époque – ceux-ci travaillaient souvent les mêmes archétypes, les mêmes scènes, que l’on retrouve de film en film, d’un réalisateur à un autre.

    Ainsi, l’opposition entre le flic désabusé et le procureur rigoureux, de même que leur séquence mémorable d’engueulade à laquelle MB faisait référence, se retrouve dans d’autres films de l’époque.

    Le plus mémorable me parait être LA POLIZIA INCRIMINA LA LEGGE ASSOLVE, ou TEMOIN A ABATTRE en français, d’Enzo Castellari, dans lequel l’opposition France Nero / Martin Balsam devient celle entre James Withmore et Franco Nero (qui soutient alors la doctrine inverse de celle qu’il avait dans CONFESSION : vous suivez ?).

    LA POLIZIA INCRIMINA… n’est pas seulement une déclinaison de CONFESSION ; c’est un film qui doit beaucoup également à FRENCH CONNECTION (à qui il reprend Fernando Rey) et à un autre succès italien de l’époque, ROMA VIOLENTA avec Maurizio Merli. L’ensemble est une synthèse de ce que le policier italien a fait de mieux à mon sens, et que je recommande vivement. Le policier italien est un genre ou l’on trouve tout et son contraire, y compris parfois le meilleur.

  39. JMD dit :

    Vous imaginez bien… !
    Les Allemands considéraient les Russes comme des Untermenschen, des sous-hommes donc, à peine au dessus des Juifs… Plus de trois millions de prisonniers de guerre de l’Armée rouge sont morts en captivité. Sous tendue par l’idéologie nazie, l’offensive puis l’occupation allemande à l’est avait pour but de détruire l’URSS pour faire de la place au Lebensraum en vue de la colonisation germanique.
    Les commissaires politiques et les officiers étaient systématiquement exécutés, la Wehrmacht collaborait étroitement avec les Einsatzgruppen des S.S. chargés d’exterminer les Juifs, partisans et autres « dégénérés » comme les tsiganes. L’occupant devait exploiter le pays conquis au profit du Reich et vivre sur la bête sans se soucier des civils, asservis, expulsés, affamés et juste destinés à disparaître.
    L’armée allemande a totalement adhéré à cette « politique », ayant une énorme part de responsabilité dans les atrocités commises et l’application de la solution finale, pas seulement l’apanage des SS comme on l’affirme trop souvent.
    Si les Soviétiques se sont montrés TRES violents vis-à-vis de la population allemande, ils n’appliquaient pas eux une politique génocidaire.

  40. JMD dit :

    Bonjour,

    A propos de Brando, Missouri Breaks est un autre exemple où il n’en fait qu’à sa tête, au grand dam d’Arthur Penn, parvenant presque à faire passer Nicholson pour un disciple de Bergman…

    Milagro était effectivement un petit « miracle », une parabole écologique tournée autour de Truchas sur la superbe High Road entre Taos et Santa Fe, une région toute empreinte du double mysticisme indiano-catho latino; et Walken était assez savoureux en méchant de service.

    Redford réalisateur a en commun avec Redford acteur, sa retenue classique, héritée de son expérience à la télé et au théâtre, et son regard acéré sur les hommes et l’Amérique, ressemblant en cela comme un frère à Clint Eastwood, même si leurs opinions paraissent opposées…

    Cordialement

  41. MB dit :

    Excellent doc sur Cannes le festival (CANNES LE FESTIVAL LIBRE), bouleversé par la 2ème guerre qui a perturbé cruellement ses concepteurs Jean Zay et P Erlanger, texte de qualité excellemment écrit et dit par une dame dont j’attendais de découvrir le nom au générique: Charlotte Rampling.
    demander Mr Replay sur Arte.

    • Damien D. dit :

      J’ajouterai juste que le comble est que le festival de 1939 a pu finalement se faire l’an dernier à Orléans avec les films prévus initialement en compétition. 2019 aura donc vu deux festival dans l’année : l’habituel de l’année en mai (et quel grand cru !) et le rattrapé de 1939 en novembre ; l’année 2020 finalement n’en verra aucun… Peut-être que dans moins de 80 ans les films sélectionnés de 2020 se retrouveront ainsi pour une compétition plus joyeuse et dans le souvenir historique de cette édition qui n’a pas eu lieu (reste également 1968 à célébrer : peut-être aussi un jour…)

  42. Michel Etcheverry dit :

    A Bertrand Tavernier

    Votre billet donne envie de se replonger dans le travail de Redford réalisateur, que je n’ai suivi que par intermittence (mais avec néanmoins une certaine régularité : disons que j’ai été régulier dans l’intermittence).

    La mise en scène un peu trop sage de The Conspirator m’avait peu enthousiasmé de prime abord comme si Redford s’était retrouvé engoncé dans la reconstitution d’une époque – à laquelle le spectateur hexagonal sera sans doute moins sensible que le public américain compte tenu de la place considérable qu’occupe encore la guerre civile aux Etats-Unis, que ce soit dans la mémoire collective, le récit national ou les débats contemporains. Mais le film mérite visiblement une seconde chance : ce sera l’un des dividendes de la crise sanitaire.

    Je n’ai pas revu Quizz Show depuis sa sortie au siècle dernier mais j’en avais gardé un bon souvenir en dépit d’une sensation de relatif essoufflement dans sa deuxième partie, qui aurait à mon sens mérité un montage un peu plus resserré (du moins dans le souvenir que j’en garde : il faudrait une deuxième vision pour confirmer ou infirmer cette impression).

    Lions for Lambs/Lions et agneaux, que j’avais raté à sa sortie, commence du coup à me tenter en dépit – ou peut-être à cause – de sa réputation de film-tract un peu trop didactique. Et malgré un intérêt pour le golf proche du zéro tendant vers moins l’infini, je me sens soudainement curieux de The Legend of Bagger Vance, dont je ne connais que la musique de Rachel Portman au lyrisme un peu pompier mais néanmoins fort séduisant.

    Je vous rejoins complètement sur le goût redfordien pour la pastorale, qui n’est guère surprenant : il fallait bien que toutes ces années passées à vivre dans l’Utah soient mises à profit.

    • Ballantrae dit :

      Robert Redford est effectivement un bon cinéaste qui sait aller vers des recits étonnants révélateurs de visages peu connus de l’Amérique avec une attention fine et sensible.
      Vous mettez Et au milieu… en avant à juste titre, Bertrand. Film au sujet a priori curieux mais profond, révélant une vision du monde qui devient vision de la vie. La photo de Philippe Rousselot est un enchantement dans mon souvenir.
      Milagro m’avait beaucoup plu avec son côté picaresque et facetieux qui nous intégrait dans une communauté haute en couleurs.Il y avait une tranquille fantaisie très sud americaine – un réalisme magique en miniature- dans un récit qui n’a rien à voir avec les élucubrations de Magny qui regrette de ne pas trouver du Genet?ou du Bataille???dans un film qui m’en semble bien éloigné Je ne l’ai revu qu’ une fois en k7 mais en garde un souvenir joyeux.
      Quizz show est une réflexion amère sur le jeu des apparences et la société du spectacle qui réussit de manière metonymique à refléter par une simple anecdote tout un fonctionnement problématique.
      Ordinary people est aussi une réussite qui mérite le détour, une petite musique apparemment modeste mais qui sait interroger de manière juste et finalement incisive un sujet américain et universel: la famille et sa (de)construction.
      Je me rappelle mal le film sur l’assassinat de Lincoln mais n’ai pas oublié la prestation de Robin Wright assez magistrale. Cette actrice a fait un sacré parcours et je l’ai revue tout à fait par hasard dans un polar oublié mais remarquable de 1990 State of grace de Phil Joanou aux côtés de Sean Penn ( ils se sont sûrement connus là) Ed Harris et un extraordinaire Gary Oldman. Elle est déjà très émouvante dans un film précurseur univers de James Gray comme un chainon manquant entre le grand polar des 70′ et Little Odessa, The yards, La nuit nous appartient.

      • Ballantrae dit :

        Et quel acteur que Redford!
        Carrière riche depuis ses débuts notamment chez Pollack ou A Penn jusqu’au récent All is lost qu’il porte sur ses épaules entièrement.
        Et on devine un homme intelligent et intègre derrière toutes ses activités autres que ce soit avec Sundance ou ses engagements environnementaux de longue date.
        En fait peut on ne pas aimer R Redford qui serait un formidable invité pour le festival Lumière?

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Ballantrae
          Il se déplace rarement pour des raisons de santé et a déjà été honoré plusieurs fois.

        • Pascal MINETTE dit :

          Oui, je pense qu’on peut ne pas aimer son personnage, qui joue beaucoup sur son sourire.
          Moi, là où je le préfère, c’est dans ce film qui s’appelle LE MEILLEUR en français.

        • MB dit :

          REDFORD
          Mon 1er souvenir de RR c’est dans LA DESCENTE INFERNALE, il bégaie à un moment ou se coupe comme on le fait dans la vie mais jusque là pas souvent dans un film, et il joue un personnage froid et égoïste bien que 1er rôle, fin 60 qqch était en train de changer!…
          Son sourire est un charme mais il ne l’utilise pas de trop.

        • Alexandre Angel dit :

          Vous suscitez en moi une interrogation hyper-cruciale : quel est le premier film avec Robert Redford que j’ai vu?
          Réponse : je crois que c’était, non pas LA DESCENTE INFERNALE (ça aurait pu) mais LES QUATRE MALFRATS, de Peter Yates.
          Ça , c’était à la télé.
          Au cinéma, ça a du être UN PONT TROP LOIN en 77.
          Puis après, JEREMIAH JOHNSON en 1980 à Paris. Ce n’était même pas une reprise : plutôt la 8ème année d’exploitation! La copie était tellement bouffée aux mites que la projection devait gagner 10 minutes sur la durée réelle du film.
          Ensuite, je pense que je suis passé directement à BRUBAKER car à ce moment-là, les films dont il était la vedette étaient encore trop récents, dans l’ensemble, pour passer à la télé (à part les premiers cités, PROPRIETE INTERDITE, peut-être).

      • DIXON STEELE dit :

        Oui, fort bon film que ce State of Grace – la carrière de Phil Joanou a hélas tourné court – tout comme celle, à la même époque de James Foley, qui après Comme un Chien enragé (avec Sean Penn, encore) et Glengarry Glen Ross n’a jamais vraiment retrouvé la grâce de ses débuts….

        • Ballantrae dit :

          Oui At close range est un très bon film un peu oublié d’un cinéaste prometteur. De lui il faut aussi voir le noir After dark my sweet avec J Patric outre Glengarry glenn ross d’après Mamet avec son casting fabuleux. Excellente adaptation théâtrale à ranger auprès de La ménagerie de verre de Newman ou Mort d’un commis voyageur de V Schlondorff pour ne prendre que du théâtre américain contemporain.
          Il y en eut des cinéastes qui ont eu ainsi du mal à s’inscrire dans la durée ( Jim Mac Bride, Carl Franklin etc..) mais ce serait injuste de nier leurs réussites initiales.

        • Ballantrae dit :

          J’ai oublié de préciser que After dark…est une adaptation de Jim Thompson quasi contemporaine de The grifters de S Frears autre joyau un peu oublié.
          Années du retour au film noir donc si on se souvient des sorties de Hot spot de D Hopper ( bien moins réussi), One false move ou Kill me again entre autres.
          Je pense que Blue velvet ( qui sera je l’espere réhabilité dans 100 ans … car je vous avais trouvé dur dans 50 ans ) avait ouvert la voie à ces récits directement connectés sur des problématiques des 40′ ou 50′.

        • MB dit :

          J’ai revu GLENGARRY GLENN ROSS récemment et je me suis demandé si les assauts mutuels d’insultes que les agents immobiliers se balancent dans les dents, carrément ordurières, sont un truc de cinéma ou correspondent à une réalité? Le discours aussi que Baldwyn assène pour remotiver l’équipe est truffé d’insultes impossibles à imaginer ici. C’est un peu insistant: Lemmon, formidable à part ça, ensevelit Kevin Spacey sous des tombereaux d’injures répétitives plus qu’au-dessus du niveau « imbécile » ou « espèce d’idiot » et ça dure dix bonnes minutes! Il y a un rapport au fric qui relève de l’avidité et de la position sociale que l’on connaît et est justifié, mais se parlent-t’ils vraiment comme ça dans les bureaux?

        • MB dit :

          à Ballantrae/ tous les films que vous citez ici sont des bons films noirs sorte de résurgence des 90, j’ajoute les films outre KILL ME de John Dahl qui semble être passé à la Tv: LES JOUEURS, LAST SEDUCTION où Linda Fiorentino est LA femme vénale et RED ROCK WEST où Nicolas Cage traverse le film complètement abruti pour se faire rouler dans la farine du début à la quasi fin, assez rigolo la résurgence du panneau de la ville du titre qui réapparaît trois fois dans le film dans les phares de la voiture de Cage alors qu’il ne cherche que de s’extirper du sac de noeuds dans lequel il s’y est retrouvé mais à chaque fois qqch l’y ramène comme aimenté! Le côté comique voulu ou pas, vient aussi de ce qu’on s’attend, Dahl respectant tous les clichés du noir, à ce qui va se passer car l’inattendu peut être plaisant mais le contraire aussi! HOT SPOT pourrait d’ailleurs être signé du même Dahl. Comme dans les comédies de boulevard le quiproquo est une figure récurrente du récit.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Je vous trouve un peu indulgent notamment pour les John Dahl. Plusieurs de ces films ressemblent à des décalques, des copies carbones qui ne fonctionnent que sur les pires clichés, des films sans sincérité qui recopient des recettes. J’vais détesté LAST SEDUCTION et d’ailleurs Dahl s’est écroulé très vite. Le renouvellement est venu des Coen, de Tarentino. Le Joannou m’avait plu mais je me souviens que mon copain Rissient détestait viscéralement les films de Foley notamment son adaptation de Thompson qu’il jugeait idote et beaucoup moins bonne que THE KILL OFF. Peut être était il excessif mais il avait prédit tout de suite que ce type n’avait rien dans le ventre et qu’il disparaitrait contrairement à d’autres qui débutaient Caen même temps. Je n’ai jamais vu ses autres films

        • Ballantrae dit :

          La nouvelle vague du noir était inégale je vous le concède et je ferais une différence entre John Dahl que je trouvais caricatural ou Hot spot assez surligné et la beauté âpre de State of grace ou At close range ( qui a un côté Kazan et pour cause c’est son fils qui était au scénario)très tenus et inspirés et dans l’écriture et dans la mise en scène.
          Pour Jim Thompson je trouve que plusieurs films ont rendu justice à son univers à commencer par les excellents Coup de torchon puis The grifters qui me semblent tous deux respecter et transposer fort bien les romans d’origine.
          After dark me semblait bien mais ne l’ayant vu qu’une fois il y a longtemps une vérification s’imposerait.

        • MB dit :

          à Bertrand/THOMPSON les adaptations américaines plutôt récentes de JT ont été catastrophiques je n’ai pas vu THE KILL OFF ni celle de Burt Kennedy de KILLER INSIDE ME mais elle est sûrement mieux que celle avec Casey Affleck qui a massacré (lui ou le scénario ou les deux) le personnage de Lou Ford pour qu’il ait autant de rapport avec Lou Ford qu’avec Mary Poppins. Le film de Stephen Frears résiste mais tout juste.
          Personne n’a jamais réussi à transmettre sur l’écran un personnage aussi génial et paradoxalement aussi, a priori fait pour l’écran, un régal pour un acteur que ce sherif qui prend en otage avec gourmandise quiconque se sent obligé de l’écouter par complaisance (c’est quand même le sherif!), et du coup obligé d’écouter des lourdeurs comme « l’homme est en germe dans l’enfant savez-vous… », débitées de la voix la plus grave et nonchalente possible, et si jamais la victime fait semblant de s’intéresser à ces âneries: « ah je savais que vous étiez d’accord avec ça et bien écoutez-moi savez-vous ce que je pense… » et c’est reparti pour un tour pour l’autre, décomposé par l’ennui. Dans ces films de la redécouverte de JT dans les 90, aucun n’a voulu répercuter l’amertume, le tragique (entre autre le tragique de l’ennui), le désespoir de Lou Ford qui a dû renoncer à une carrière de médecin qui l’attirait pour remplacer son père sherif… Avez-vous lu un roman court de JT qui s’appele Le Criminel? magistral.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          THE KILL OFF était pas mal du tout et le Burt Kennedy catastrophique. La version récente est plus fidèles, moins édulcorée mais le réalisateur commet une erreur impardonnable. Il suit à la lettre, dans la voix off et le comportement, tout ce qu’affirme le héros puisque le livre est écrit à la première personne. EN OUBLIANT QUE C’EST LE RÉCIT D’UN SOCIOPATHE, D’UN PSYCHOPATHE. Et qu’il faut donc prendre des distances, la caméra amenant une objectivité. Ce que j’ai fait dans COUP DE TORCHON en réécrivant tous les personnages des femmes vus dans le livre avec une vraie misogynie, supprimé beaucoup de rapports à l’argent. J’ai décalé la vision, pris du recul et Donald Westlake avait écrit que c’était la meilleure adaptation de Thompson, meilleure que la sienne qui est pourtant pas mal

        • MB dit :

          au fait ONE FALSE MOVE est sûrement bien au-dessus des autres polars cités je le revois de temps en temps. Carl Franklin a aussi disparu à la tv dommage, Bill Paxton a aussi disparu mais pour de bon, son meilleur rôle.

        • MB dit :

          à Bertrand: j’avais perçu le changement de point de vue DE Pop 1280 à COUP DE tORCHON ou du moins comment vous aviez rattrapé ça pour l’adaptation, les récits à la 1ère personne chez JT sont ce que je trouve le + attrayant, car si c’est subjectif et que le narrateur voit tout à travers son miroir déformant, c’est passionnant pour le lecteur de faire la part des choses, au cinéma le point de vue subjectif n’a pas donné les plus grandes réussites, le cinéma tiendra toujours un peu du documentaire et ce n’est pas péjoratif.
          Le roman « Le Criminel » additionne les points de vue subjectifs car chaque chapitre est un récit d’un personnage différent, le titre de chapitre est le nom du narrateur, c’est comme l’aboutissement du romancier sauf que publié en 53, c’était loin d’être le dernier.
          Tant pis pour le Kennedy, Stacey Keach m’avait l’air d’être LE Lou Ford! Pour la version avec Affleck, j’étais irrité par le jeu de celui-ci, pétulant et gai, ce qui est absurde!
          Vous souvenez-vous de la source du propos de Westlake sur COUP DE TORCHON ou était-ce privé?

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          C’était un article ou une interview. Mefiez vous, Casay Affleck n’était pas si loin du personnage. C’est quelqu’un qui doit apparaitre comme une sorte de plouc bienveillant et truculent. Mais là, ils avaient voulu être trop fidèle…Enfin, enfin aisant aussi des coupes. La voix off, reprenant le livre, disait : « Chez Nous, on est sympa, gentil, on aide une vieille dame, on dit Bonjour madame, merci m’sieur à tout le monde » et dans le livre, JT ajoutait, « s’ils sont blancs bien sur », ce qu’ils coupent.

        • Ballantrae dit :

          Coup de torchon est formidable , inépuisable visionnement après visionnement et le malaise comme le rire restent toujours étroitement liés.
          L’un de vos chefs d’oeuvre Bertrand mais aussi l’un de ceux de Philippe Noiret tant sa force est intimement liée à la manière dont il a construit le personnage.
          Aviez vous eu l’occasion de parler de Thompson avec S Frears concernant The grifters que je m’evertue à juger à la hauteur du materiau d’origine?

        • MB dit :

          à ok, je le reverrai pour peut-être corriger le jugement merci

        • dixon steele dit :

          Il y a un Peckinpah qui, à chaque fois que je le revois, me fait songer à Jim Thompson, non, ce n’est pas Guet Apens, mais Apportez moi la tête d’Alfredo Garcia. Je ne sais pas jusqu’ou l’influence est réelle et volontaire mais Warren Oates pourrait vraiment être issu d’un livre de J.T!

        • Pascal MINETTE dit :

          Tiens, je viens de voir Warren Oates dans un épisode de la géniale série TALES OF THE UNEXPECTED. Il n’y laisse pas beaucoup de place pour les autres !
          Je ne sais pas si cette série a déjà été évoquée ici mais c’est un exercice de cinéma formidable ! En quelques minutes, scénariste, compositeur, acteurs, réalisateur etc doivent convaincre ou discréditer le concept.
          Voilà le genre d’exercice qu’on devrait demander chaque semaine aux étudiants de BTS audiovisuel au lieu de les saoûler avec des heures de physique ( j’ai mon fiston prêt à lâcher ses études à Villefontaine ).

        • MB dit :

          à M Pascal
          TALES OF THE UNEXPECTED
          ça vaut le coup pour l’ensemble alors?

        • Denis Fargeat dit :

          A Minette Pascal
          Je garde un souvenir mitigé de ces « Tales of the unexpected »; les histoires de Roald Dahl sont géniales et la musique de Ron Grainer affreusement entêtante – je vous remercie BEAUCOUP de me l’avoir remis en tête. Mais il y a aussi toute la laideur des séries britonnes des années 70/80: cette vidéo suréclairée, avec quelquefois des extérieurs en 16 mm qui jurent avec les intérieurs, et des stockshots vite repérés ; histoires en béton, acteurs solides, mais visuellement décourageant – je trouve.
          Curieusement, on trouve sous le même titre 8 épisodes patronnés par un des manitous de la TV américaine, Quinn Martin ; mais Warren Oates, c’est bien dans la série anglaise qu’on le trouve en 1985, « Nothin’ Short of Highway Robbery », joli titre.

        • Pascal MINETTE dit :

          A MB : Oui, ça vaut le coup, même si certaines histoires sont décevantes. Et ça fait progresser en anglais, voyager aussi, dans le monde anglosaxon des années 70, les vieux manoirs, les ptites dames à chapeau, les papiers peints invraisemblables assortis aux robes et chemises….

        • Pascal MINETTE dit :

          A DENIS : moi non plus je n’ai pas compris ce que Quinn Martin foutait dans là-dedans. Une co-production sans doute.
          C’est vrai, le thème de Ron Grainer dont on ne se lasse pas et qu’on est content de réentendre à la fin pour nous aider à nous réveiller du cauchemar.
          Mais il y a aussi la musique accompagnant chaque épisode, qui paraît écrite d’une main toujours différente.
          Par exemple, le beau motif de guitare dans la Landlady qui semble regarder ailleurs.
          Certains épisodes sont à la limite du choquant et ne seraient plus diffusés aujourd’hui, ce qui leur confère une qualité inestimable !

        • MB dit :

          TALES alors à ce que j’ai vu il y a une série américaine (Quinn Martin) de 77, une anglaise de 79 à 88, et enfin une australienne à partir de 2014 mais je crois que c’est juste un titre homonyme, le nom de Dahl n’apparaît pas, voili voilou.

        • Dixon steele dit :

          Warren Oates est remarquable également_ comme souvent_ dans un épisode de la série Run for your life de la toute fin des année 60, où il joue un shérif péquenaud du Middle West opposé à un avocat libéral interprété par Ben Gazzara (également à la mise en scène). Trés belle série produite et souvent écrite par Roy Huggins que j’aimerais bien revoir. Je me souviens de trés bons épisodes réalisés par Michael Ritchie ou Stuart Rosenberg. Qui aura un jour la bonne idée de consacrer un ouvrage cinéphile spécifique aux séries (et aux téléfilms) des années 40 aux années 80? La plupart sont aujourd’hui accessibles. On y trouve souvent de trés grands metteurs en scène qui y font leurs classes, certains à un moment ou un autre de leur carrière (comme Altman ou Joseph H Lewis ou encore Jacques Tourneur dans Barbara Stanwick show ) y font des choses insensées dans le contexte de production et pas mal d’ épisodes mériteraient d’être mieux signalés aux amateurs.

        • Pascal MINETTE dit :

          A MB : C’est quand même bizarre (le cas de le dire) d’avoir repris ce titre…Sur Dahl, il présente quelques épisodes, au coin du feu, en triturant un stylo. Modeste, il dit que ses histoires courtes sont un cauchemar à écrire, qu’il met des mois à trouver la mécanique de certaines…

      • yves rouxel dit :

        J’ai revu avec un réel plaisir »Milagro »qui est une oeuvre poétique teintée d’un humour jouissif.Picturallement ce film est un veritable tableau de maitre ou les couleurs du soleil couchant se mèlent à la poussière ocre des paysages terreux.Le duo que forme le vieux avec sa truie est une pure réussite mais aussi l’ange gardien au large sombrero qui joue le gentil petit diable.La musique composée par Dave Grusin apporte une joie et une espèce d’espoir et démontre que l’unité d’un peuple et la solidarité finit toujours par payer un jour ou l’autre.Un peuple unit ne serra jamais vaincu »Milagro »en est la preuve irréfutable et mérite une resortie en version BR.

      • Michel Etcheverry dit :

        Je plussoie en ce qui concerne State of Grace/Les anges de la nuit : sa côte cinéphilique est quasi-nulle en France, davantage sans doute par indifférence ou ignorance que par hostilité, et s’il s’en sort un peu moins mal outre-Atlantique, on ne peut pas dire que ses thuriféraires soient légion.

        C’est dommage car au-delà de l’aspect policier proprement dit, le film possède une remarquable force dramatique reposant sur la sensation d’un fatum aussi implacable qu’inéluctable, avec en contrepoint une mélancolie sous-jacente que souligne parfaitement la musique de Morricone. Je crois que ce qui m’a le plus touché dans l’histoire, c’est la manière dont les trois personnages principaux cherchent leur salut dans un passé dont ils espèrent qu’il leur permettra de renouer avec leur innocence perdue, alors même que ce passé portait déjà en lui les germes des drames du présent et condamnait les protaginistes à la tragédie. Et Ed Harris était effectivement remarquable en second couteau qui n’a pas la carrure du rôle de caïd de premier plan auquel il aspire.

        J’avais présenté State of Grace au Forum des Images il y a fort longtemps de cela en double programme avec Nos Funérailles de Ferrara et je me souviens que le film de Phil Joanou avait été une découverte pour beaucoup.

        • dixon steele dit :

          Glenngarry est aussi un film à réhabiliter – sa peinture des effets désastreux du capitalisme sur l’humain est assez unique et d’une puissance réelle – que ce soit Lemmon, Pacino, Alan Arkin ou Spacey, tous y sont remarquables. Mamet était d’ailleurs aussi, à la même époque, un « espoir » du Neo-Noir avec Engrenages et Homicide, deux films dont j’ai plutôt un bon souvenir.

        • MB dit :

          Mamet était un très grand espoir des 90 avec ENGRENAGES, HOMICIDE, LA PRISONNIERE ESPAGNOLE (qui triche un peu avec le spectateur) HEIST était amusant, tous ces films jouaient sur l’arnaque, la surarnaque et la contre-arnaque au 5ème degré: l’attrapeur-attrapé-réattrapant etc., c’était parfois facile mais j’admirais ses dialogues avec les tics du personnage qui répète la phrase entendue par son interlocuteur.
          Je devrais voir sa série THE UNIT.

        • Ballantrae dit :

          Et aussi Things change( Parrain d’un jour) avec Don Ameche en sosie de maffieux pas si naïf. Vu à sa sortie et jamais revu. Bon souvenir très lointain.

        • MB dit :

          STATE OF GRACE je viens de le découvrir grâce aux blogeurs, le film est très séduisant mais traîne en longueur avec la scène de l’église, conventionnelle, et une scène d’épanchement de Sean Penn auprès de Robin Wright qui verse dans le sentiment un peu excessif. Mais je trouve que décrire le film comme étant soutenu par une assise thèmatique qui serait donc la perte de l’innocence et le désir de la retrouver est un peu abstrait, ça n’apparaît pas vraiment chez les acteurs sauf un peu chez Penn, mais grâce au discours interminable qu’il est chargé de fournir comme un pensum attendu et bien pensant auprès de R Wright comme dit + haut. Certaine invraisemblance qui choque dans un film noir, comme celle de Sean Penn révélant son identité au truand Ed Harris est absurde, et est relié d’ailleurs au casse-pipes final tt aussi invraisemblable: Penn seul contre trois pros de la gâchette arrive à les descendre? Ed Harris arrivant juste à point en dernier pour se faire descendre à son tour? A la rigueur peu importe, les films noirs doivent-ils vraiment être réalistes? J’aurais tendance à le croire mais ai-je raison? Et STATE est plutôt un mélodrame sentimental, dans ce cas admettons…
          Bien sûr le film est dans son ensemble très convaincant car si je pointe des défauts c’est qu’il y a un plus grand nombre de qualités!
          Bertrand, rôdant de nuit sur les vieilles pages du blog, j’ai découvert aussi les Levinson: BANDITS très rigolo, et LIBERTY HEIGHTS, film intelligent et bien pensé mais il me semble que Levinson y cherche un poil trop l’assentiment du spectateur, DINER est un chef d’oeuvre et Ellen Barkin promettait beaucoup hélas… Il me reste à découvrir enfin TIN MEN et surtout AVALON mais je crois celui-ci introuvable.
          Vu aussi CACCIA ALLA VOLPE/AFTER THE FOX de De Sica mais je crois que vous l’avez vu ya très longtemps, car c’est quand même un peu faible!

        • MB dit :

          STATE OF GRACE relisant mon apport (!) je me trouve trop sévère, je ne renie pas les deux faiblesses (la confession de S Penn + le canardage final) mais la vision générale de la ville est vraiment séduisante, il ne s’agit pas de faire un polar urbain, il faut que la ville respire autour et c’est le cas. Je suis plus sensible qu’avant à certaines conventions liées à des idées de décor mais la production s’impose aussi dans la mise en scène quand il s’agit d’un réalisateur débutant: c’est un détail mais Joanou aurait-il tourné telle quelle la 1ère scène, et les deux autres citées? mais je ne chipote pas, le film tient le coup sans faiblir assez pendant ses deux heures.

    • yves rouxel dit :

      A Michel. »Lions et agneaux »n’est pas le meilleur de Redford réalisateur.Le film est segmenter en trois parties bien distinctes.La confrontation entre Meryl Streep et Tom Cruise est quelquefois pesante car Redford met surtout en avant le personnage du sénateur.

  43. MB dit :

    « QUIZZ SHOW, l’une de ses meilleures réussites (hélas uniquement trouvable en zone 1)  »
    non non en vérifiant j’ai vu qu’on le trouvait en zone 2.

    • yves rouxel dit :

      Je n’ai pas revu « Quizz show »depuis sa sortie mais je voulais revenir une nouvelle fois sur »Des gens comme les autres »que j’avais chroniquer en 2014 lorsque mon fils Sébastien à décider de quitter ce monde.La perte d’un enfant dans une famille est la chose la plus terrible que l’on puisse vivre dans une existence de père ou de mère.Ce n’est pas dans la logique des choses qui arrivent et qui nous marquent à jamais.Le film est une ode psychologique faite de tendresse et d’amour mais également de déchirement et d’explosion de la cellule familiale suite à un décés.Donald Sutherland est d’une grande justesse dans ses retranchements,ses rancoeurs et ses remords de père qui est conscient que la page doit se tourner et la vie doit continuer malgré tout.A revoir d’urgence.

  44. Damien D. dit :

    Sur Milestone, ne pas oublier non plus son beau film A L’OUEST RIEN DE NOUVEAU (1930) qui avait été magnifiquement restauré et sorti en blu ray pour les 100 ans du studio Universal. Et aussi le film RAIN (1932) avec Joan Croawford sorti lui en dvd en son temps chez Wildside…

    J’ai en blu ray et dvd ses 3 derniers films LA GLOIRE ET LA PEUR, L’INCONNU DE LAS VEGAS et LES ReVOLTES DU BOUNTY avec Brando mais pas encore eu le temps de m’y pencher…

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Damien D
      Je crois avoir parlé de A L’OUEST, de LA GLOIRE ET LA PEUR et aussi de sa version de FRONT PAGE, remarquable disponible chez Criterion.. Les deux autres titres que vous citez sont très faibles

      • Alexandre Angel dit :

        LES REVOLTES DU BOUNTY, si faible que cela, vraiment?

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Alexandre Angel
          C’est un film détruit par Brando, son accent, sa mégalomanie et Milestone, fatigué, a jeté l’éponge face à cet autocrate

        • Pascal MINETTE dit :

          En version originale, c’est vrai que les intonations et le faux accent de Brando nuisent au réalisme et donc à la narration.
          Même Trevor Howard pêche un peu par emphatisme.
          En évacuant ces réserves, la version française donne un sacré bon film, selon moi, que je revois régulièrement; surtout pour les scènes avec Trevor Howard .

        • MB dit :

          à P Minette
          BRANDO
          mais en version originale son élocution terriblement précise est séduisante, en connaissant moyennement l’anglais on se passe quasiment des sstitres. Maintenant, vous parlez de l’accent du Bounty je sais pas. Il a parfois des manièrismes vocaux à la limite du cabotinage, de la vraisemblance, mais on s’attache plus à les apprécier comme une musique, qu’à saisir le fond de ce qu’il dit: son monologue de APOCALYPSE je ne me souviens de quasi rien de ce qu’il peut détailler en considérations philosophiques de bazar mais ça passe comme un enchantement à cause du son de sa voix! (je ne me souviens que de l’anecdote des bras coupés des enfants vaccinés).
          Et le discours de Marc Antoine, hein? là, chapeau!
          (faut-il préciser JULES CESAR?)

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Dans Marc Antoine, d’accord, il est magnifique et fait son miel du texte shakespearien qu’il avait appris. Dans APOCALYPSE, il n’avait lu ni le scénario ni le livre de Conrad et ses silences pesants étaient pour lui une façon de se souvenir d’une réplique, d’en inventer une, souvent fumeuse. Je trouve qu’il fait un numéro de diva qui est au rebours de ce que cherche le film

        • MB dit :

          à Bertrand
          BRANDO
          Pour APOCALYPSE on en avait parlé en effet et aussi du fait que Storaro s’était démené génialement pour éviter l’endormissement du spectateur, le crâne de Brando quasiment découpé par la lumière (ça c’est mon souvenir de 78 à la revision le crâne est rarement vu partiellement, curieux les souvenirs, la lumière reste étonnante) . C’est le seul moment du film à la frontière vers le moins bien car le final cut de APOCALYPSE est totalement justifié (ce qui revigore cette expression qui en a bien besoin).

        • Pascal MINETTE dit :

          A MB: De toutes façons, Trevor Howard en fait trop aussi avec ses intonations d’acteur shakespearien d’autrefois. Ceci dit, le plus important, ce sont les personnages. Celui de Bligh , surtout, qui paraît caricatural mais qui pointe le problème des chefs qui n’ont pas ce qu’il faut, humainement parlant, pour tenir cette fonction.
          Il y en a partout dans notre société. Des types qui n’aiment pas assez les gens pour diriger, pour se faire à la fois aimer et faire tourner les choses.
          C’est même une tare de notre monde, je trouve, que la plupart des directeurs ou chefs, à tous les échelons de la société, soient des erreurs de casting.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Pascal Minette
          Vous venez de cerner la thématique moteur de Robert Aldrich

        • Alexandre Angel dit :

          A Bertrand,
          Vous pensez à Eddie Albert dans ATTACK?

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Alexandre Angel
          A tous les hommes de pouvoir qui sont dictatoriaux, corrompus, incapables à de très ares exceptions près : Rod Steiger dans le Grand couteau, les généraux qui décident de la déportation des Apaches, Maximilien, les officiers supérieurs de FUREUR APACHE qui se défilent pour envoyer un lieutenant sans expérience, Eddie Albert dans HUSTLE, THE LONGEST YARD et la liste n’est pas close. Sauvons le président de TWILIGHT LAST GLEAMOING mais qui découvre que la guerre du Vietnam a été entreprise en sachant qu’elle serait perdue

        • MB dit :

          à MC’est même une tare de notre monde, je trouve, que la plupart des directeurs ou chefs, à tous les échelons de la société, soient des erreurs de casting.
          à Pascal M « C’est même une tare de notre monde, je trouve, que la plupart des directeurs ou chefs, à tous les échelons de la société, soient des erreurs de casting. »
          hein?! mais c’est ce que je pense depuis des siècles mais j’ose pas le dire en me disant que c’est parce que j’aime pas être commandé ou que je suis jaloux! le secret c’est de mixer plaisir du travail et encadrement, bon on développera une autre fois mais il y a peut-être un principe qui fait que quiconque veut s’élever dans la hiérarchie le veut par désintérêt pour le travail! ah, il faut pas généraliser certes…

        • Pascal MINETTE dit :

          A MB : On nomme chefs des gens dénués de charisme et de prédispositions pour la relation humaine. Les conséquences au quotidien sont terribles.
          Même un petit prof de quoi que ce soit ne sera pas bon et épanoui s’il n’aime pas plus les enfants que sa propre discipline.
          Il faudrait un Aldrish français pour foutre le pavé dans la mare ici.

        • Damien D. dit :

          A Alexandre et Bertrand : j’ai finalement vu le week end dernier LES REVOLTES DU BOUNTY de Milestone. Quand vous dites Bertrand « Brando détruit le film » vous y allez très très fort et j’ai cherché en vain les conséquences sur le produit fini ! Alors on pourra effectivement moquer l’accent anglais pris par Brando en vo mais en dehors de cela et en oubliant toute considération préconçue sur l’acteur je l’ai trouvé pas si mal que ça. Trévor Howard en capitaine revêche est également un bon casting. L’ensemble qui dure 3h ne m’a pas ennuyé une seconde et ce qui est marquant sur le blu ray warner : c’est la beauté des décors naturels et la très belle photo de Robert Surtees. Peut-être pourrez vous le revoir Bertrand car j’ai trouvé le film très distrayant dans l’ensemble et plastiquement superbe.

          Un de mes messages (que j’avais écris dans le billet où Bertrand parlait du film) est tombé dans les oubliettes concernant LA DERNIERE CHASSE de Brooks . Je ne le réécrirai pas entièrement. J’ajouterai juste que comme Bertrand j’ai été assez déçu par le film. Brooks n’y va pas avec le dos de la cuillère et le massacre des bisons (réellement filmé) devient vite écœurant malgré le propos pro indien et écologique (on touche là aux limites qu’il faut apporter ou non pour dénoncer des actions : on pourrait citer aussi dans le même esprit REVEIL DANS LA TERREUR de Ted Kotcheff et le massacre des kangourous ). J’ajouterai que les personnages paraissent tous antipathiques (Robert Taylor évidemment mais aussi Stewart Granger qui traîne durant tout le film une mine désespérée et désespérante). Brion porte le film au statut de chef d’oeuvre : si les ambitions sont réelles, les situations et les décors bien filmés par Brooks, l’ensemble ne m’a pas convaincu…

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Damien D
          Brando l’a détruit en rendant la vie impossible aux metteurs en scène, en accumulant les retard. C’est Milestone qui le dit et je crois qu’il y avait quelqu’un avant lui. Il a littéralement anesthésié certains tournages avec ses caprices. J’avais trouvé le film mon guet et dépourvu de toute personnalité, de toute vision nouvelle. J’ai aussi revu le Brooks et les intentions sont assénées avec souvent dans ce film une maladresse dans la manière de filmer les extérieurs et les raccorder avec le studio. Debra Paget est inconsistante.Et certains épisodes sont bâclés, faute de temps sans doute : le convoyage du bétail pour les Indiens affamés est expédié en deux plans médiocres. Mais Taylor et Granger ne sont pas mal. Les deux belles scènes sont urbaines : dans le saloon. Celle avec Constance Ford et la bagarre triste de Granger avec son cigare. Quand on voit LES PROFESSIONNELS , on se rend compte des progrès de Brooks. On peut louer l’audace du sujet mais le traitement reste superficiel et sans âme. Mais c’est un film MGM et pour Brion…

        • Damien D. dit :

          A Bertrand, je comprend mieux votre remarque sur Brando et le film de Milestone. Quand on connait l’acteur cela ne m’étonne guère et on en a déjà parlé sur APOCALYPSE NOW… Reste que sur le produit fini, je trouve que l’ensemble se tient assez bien et les personnages sont intéressants : Milestone s’en sort pas mal je trouve. La restauration du film et la beauté des images y est sans doute pour beaucoup dans la perception du film. C’est certes long mais en faisant sauter l’interlude et l’entracte lors du visionnage on gagne 10 minutes ! Il me faut revoir la version de Franck Lloyd.

          Sinon hier vu coup sur coup deux westerns d’André de Toth dont vous parliez dans une des chroniques précédentes : LA TRAHISON DU CAPITAINE PORTER et LE CAVALIER TRAQUE. Si l’origine de la série B de chez Warner est bien présente on ne peut effectivement que louer le travail de De Toth dans les recherches visuelles pour dynamiser le récit et c’est un régal. Dans le premier la préparation de l’attaque de la ferme où se sont réfugiés les sudistes est par exemple très bien mis en scène : on découvre la maison perdue au milieux des herbes sèches par des mouvements d’appareils peu communs dans ce genre de production des années 50 et finalement très modernes (on pourrait être dans un film d’horreur 20 ou 30 ans plus tard !). Ou, dans le deuxième film, des petites scènes magiques (Randolph Scott éteignant la bougie qui éclaire la pièce en tirant dessus avec son colt) et ce que vous en dites Bertrand est très juste. Voyez ces films qui durent 1h10-1h20.

          La série B recèle en effets de très bonnes surprises dans les films sortis chez Sidonis : Broderick Crawford dans LA DERNIERE CHEVAUCHEE et deux films dont on a peu parlé je crois et que j’ai trouvé pas mal du tout : 24 HEURES DE TERREUR d’Harmon Jones et LA PROIE DES HOMMES de John Sherwood dont la première partie est assez originale et la bagarre finale au revolver dans le salon d’une maison vaut le détour (le film a été très injustement dézingué par Erik Maurel sur dvdclassik).

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Damien D
          Je ne comprends rien aux gouts d’Erik Maurel qui sait parfois saisir ce qui fait le prix d’un western et tout cas faire preuve de cécité. Il raisonne trop comme les cinéphiles qui partent d’un nom de producteur ou de scénariste pour déduire toute une série de manques ou de qualités alors que leur appréhension déjà de l’importance et du rôle exact de ces personnes n’est pas toujours juste. Par exemple, beaucoup de gens nous ont dit que Aaron Rosenberg qui avait une réputation parce qu’il avait produit Mann, n’était qu’un yes man

        • Alexandre Angel dit :

          A Damien D.
          J’ai le dvd Warner des REVOLTES (dvd collector) et, comme souvent avec Warner (pas toujours), la copie m’avait paru capiteuse.
          Ensuite, c’est un sujet fort, prenant. Brando ne m’avait pas gêné et Trevor Howard était bon.
          Pour résumer mon sentiment général (à charge de le rejuger), le film me parait peu inventif, un peu lourd mais non dénué d’une certaine ampleur romanesque.
          Je dirais qu’il est moins bien que la version Frank Lloyd mais supérieur à celle de Roger Donaldson.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Alexandre Angel
          Sidney Buchman dans AMIS AMERICAINS, je crois, dit que la première version doit tout à Albert Lewin et rien à Lloyd

        • Alexandre Angel dit :

          A Damien,
          J’ai un peu de mal avec 24 HEURES DE TERREUR : Dale Robertson, dans le rôle de Jagade, bombe le torse du début à la fin et le petit jeune qui le suit partout(l’acteur est décédé il y a peu)arbore un sourire idiot pendant tout le film.
          Il y a une belle photo de Russell Metty et un postulat intrigant mais tout cela m’a paru d’une raideur, comme si le réalisateur, qui est, cela dit sans méchanceté, un tâcheron ce me semble, était inhibé par le sujet qu’il doit mettre en image.

        • Damien D. dit :

          A Alexandre absolument pas d’accord sur 24 HEURES DE TERREUR : j’ai trouvé très bon Dale Robertson dans ce rôle de brute un peu épaisse (dans la limite évidemment que lui donne le rôle) qui malmène la petite ville où il débarque, endormie dans la torpeur du dimanche et qu’il va réveiller pendant 24h (il démarre par tirer sur la cloche de l’église, idée reprise par Leone dans ET POUR QUELQUES DOLLARS) : les rapports qu’il entretient avec la belle Mara Corday (qu’on trouve aussi dans LA PROIE DES HOMMES de Sherwood au côté d’Yvonne de Carlo), la manière dont il malmène l’institutrice bigote qui finira par se pendre (image très forte avec le rappel de sa robe jaune) et son antagonisme avec le plus frêle shérif joué par Jock Mahoney dont il a sauvé la vie au début du film… Et la photo est effectivement intéressante aux tons très chauds (jaunes et ocres) qui n’est pas de Metty mais de Ellis W. Carter. Une belle découverte sortant de l’ordinaire : Brion mentionne en exemple justement les 5-10 premières minutes modèle de construction où tous les enjeux entre les deux personnages sont exposés en quelques plans. Erik Maurel lui met cette fois 8/10 ce qui sans aller jusque là donne une perception de ce petit film intéressant où Harmon Jones se hisse tout de même au-delà du qualificatif de « tâcheron ». J’ai par exemple à titre de comparaison eu beaucoup plus de mal avec un Nathan Juran, Kurt Neumann ou Alfred Green dans des films avec Audie Murphy qui sont pas loin d’être des purges (c’est d’ailleurs le film SIERRA de Green qui est photographié par Metty mais ça ne sauve pas le film)

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Damien D
          D’accord sur les derniers titres. très médiocres. Le Harmon Jones est intéressant mais le seul que j’ai vu de lui qui se hausse à ce niveau. Les reste est terne jusqu’à en être affligeant comme Paul Landres

        • Alexandre Angel dit :

          A Damien,
          Désolé, je tiens absolument que ce soit Russell Metty qui fasse la photo de A DAY OF FURY car ce n’est pas la première fois que je me gourre.
          Bon bah OK, je vais le réessayer.

      • MB dit :

        « Je crois avoir parlé de A L’OUEST, de LA GLOIRE ET LA PEUR et aussi de sa version de FRONT PAGE »
        et de RAIN, mais ce film mériterait une restauration et j’ai peur d’en avoir été gêné

      • Damien D. dit :

        Merci pour votre avis Bertrand sur quelques titres que je n’ai pas encore visionné : j’avais par ailleurs acheté RAIN à la suite de votre chronique de 2012 où vous en disiez beaucoup de bien : https://www.tavernier.blog.sacd.fr/documentaires-et-fictions/

    • Mathieu dit :

      A Damien:
      Ne pas oublier non plus THE STRANGE LOVE OF MARTHA IVERS, très bon film noir avec Barbara Stanwyck, Van Heflin, Lizabeth Scott et Kirk Douglas dans son premier rôle au cinéma, et aussi Judith Anderson, la Mrs Danvers de REBECCA. Film écrit par Robert Rossen où on retrouve sa sensibilité romantique et anarchiste.
      On trouve le film en dvd en édition polonaise chez Paramount mais il y a des sous titres français, en polonais ça s’appelle DZIWNA MILOSC MARTY IVERS.

      • MB dit :

        « On trouve le film en dvd en édition polonaise chez Paramount mais il y a des sous titres français, en polonais ça s’appelle DZIWNA MILOSC MARTY IVERS. »
        exact, qqn en avait parlé ici et c’est d’ailleurs pour ça que je l’ai acheté, vostf en effet et image excellente.

    • Denis Fargeat dit :

      Je crois que c’est bien connu, mais de Paul Landres le « Retour de Dracula » est vraiment pas mal ; peut-être Francis Lederer, rôle-titre et scénariste d’origine tchèque, s’est-il particulièrement investi dans ce Dracula immigrant, se faisant passer pour un membre d’une famille immigrée ; variation originale sur le mythe, et bien dans la ligne de la paranoïa des années 50. Travail soigné, belle musique de Gerald Fried.

  45. Didier Dumonteil dit :

    CAGLIOSTRO de Ratoff

    Prenant,comme toujours chez Dumas ,les plus grandes libertés avec l’histoire ,le film vaut ,à défaut de touche dans la mise en scène ,pour l’interprétation de Welles qui pourrait même hypnotiser l’audience ,notamment dans la scène des soi-disants malades dans le palais de Versailles ;déplaçant l’affaire du collier de dix ans dans le temps (où Cagliostro joua un rôle)et remplaçant les autres personnages de l’affaire La Motte -ce n’est pas pire que la version fantaisiste avec Hilary Swank,en revanche celle de L’Herbier se revoit avec plaisir- le film est un pur divertissement et il faut le prendre comme tel.

    L’ouverture est particulièrement cruelle:dans le lointain ,on aperçoit les gibets où les parents du héros ont été pendus;le bourreau se prépare à arracher les yeux de leur fils.La scène où Cagliostro déterre Lorenza est carrément poesque.

  46. MB dit :

    CONFESSION D UN COMMISSAIRE DE POLICE… Quand j’avais découvert ce film à 18 ans, je le revoyais et je guettais le moment où Nero et Balsam s’engueulent en rase campagne et rejoignent leur voiture mais emportés par leur différend, chacun se plante et veut prendre la voiture de l’autre, ils voient leur erreur claquent la portière retrouvent chacun leur voiture tout en s’engueulant de plus belle! Je méprisais cordialement les gens qui ne s’extasiaient pas devant ce détail! C’est peut-être le 1er film que j’ai revu.

  47. JSB dit :

    CONFESSION D’UN COMMISSAIRE DE POLICE AU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE est un très bon film politique, quoique très sec comme souvent chez les italiens à cette époque (y compris dans le giallo d’ailleurs). A noter que dans cette édition (qui semble avoir changé de visuel), il y a un documentaire assez intéressant sur le réalisateur. Et puis il y a franco nero….

  48. Alexandre Angel dit :

    A Bertrand,
    Dans les Redford, il y en a un qui m’avait immédiatement charmé dès sa découverte en salle à sa sortie, c’est THE MILAGRO BEANFIELD WAR.
    Je lui trouvais une ambiance à la fois sérieuse et décontractée qui en faisait le prix. Je l’ai revu une fois ou deux à la télé puis l’ai perdu de vue, sans doute lassé.
    J’aimerais bien maintenant le redécouvrir.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Alexandre Angel
      Jamais pu le revoir

      • DIXON STEELE dit :

        Il y a, me semble-t-il eu un véritable malentendu critique lors de la sortie de Milagro. On a beaucoup reproché à Redford de n’avoir pas fait un véritable manifeste en faveur des exploités. D’être passé à côté d’un message qu’on lui supposait vouloir délivrer. Le délire est allé assez loin, Joel Magny lui reprochant dans les cahiers du cinéma « d’être plus proche de Spielberg et de Disney que de Genet et de Bataille » (Genet et Bataille pour illustrer la lutte sociale, drôle d’idée, mais passons… ), et de faire ainsi le jeu de Reagan. On connaît la pente parfois délirante des Cahiers mais en l’occurrence cette critique est assez représentative de l’ensemble. Le metteur en scène était accusé d’en faire trop ou bien pas assez, que ce soit dans la lutte sociale, la comédie ou l’onirisme. Ce genre de critique m’a toujours paru stupide, qui consiste à reprocher à un metteur en scène de n’avoir pas fait le film que l’on aurait envie qu’il fasse, mais de s’être contenter de faire celui qu’il avait envie de faire. Si Redford avait eu envie, à la fin des années 80, de réaliser un brûlot anti-reaganien, ou anti-libéral, je pense qu’il n’aurait pas manqué de matière ni de financement pour le faire. Si son choix s’est arrêté sur le très beau roman de John Nichols, c’est certainement qu’il en avait envie. Et pour le coup, son adaptation est à la fois très belle et très fidèle. Il faut je crois davantage lui reconnaître d’avoir conservé toute la richesse et la singularité du roman, qui n’a rien de furieusement gauchiste, mais qui évoque à sa façon, en mineur, un certain mode de vie traditionnelle en perdition et ses valeurs de solidarité, avec un humour et une décontraction constante et un arrière-plan légèrement teinté de fantastique, fait de fantômes et anges-gardiens. Le deuxième livre de la trilogie de Nichols, The Magic Journey est beaucoup plus politique (Louis Malle a tenté de l’adapter), le troisième, The Nirvana Blues, plus onirique. La demi-teinte de ce premier volume me semble tout à fait convenir au tempérament de metteur en scène de Redford et au caractère de l’homme, qui n’a rien de très rugueux ni de très polémique. Et il nous livre au final une comédie de très bonne tenue, une sorte de Jean de Florette Chicanos, faisant vivre une bonne vingtaine de personnages pittoresques, leur donnant à tous une véritable matière humaine et, pour ce qui est bad guys, utlisant un sens de la caricature qui n’est pas sans rappeler les frères Coen avant l’heure. Le défi de la fable et de l’onirisme mesuré est toujours casse gueule, il le relève tranquillement, avec simplicité. Bien sûr la mise en scène est avant tout fonctionnelle, mais le côté décontracté du film est contagieux. Certes, le héros n’est pas un foudre de guerre mais juste un type qui veut planter les haricots, l’avocat gauchiste n’est pas un leader enflammé qui se jette sur une cause, mais un type un peu fatigué, qui prend toute l’affaire avec le sourire, et c’est justement ce qui fait tout le charme du film. Et pour ce qui est du message, que l’on veut absolument y trouver, il me semble que les scènes où les bulldozers détruisent cette nature si magnifiquement mise en valeur par Robbie Greenberg parlent d’elles-mêmes. Et faire un film de cette nature singulière quand il s’agit de dénoncer les dangers de l’homogénéité me semble d’une pertinence suffisante.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A DIXON STEELE
          Vous donnez drôlement envie de le revoir. Le genre de critique que vous citez est ce qu’il y a de plus détestable

        • DIXON STEELE dit :

          Il y a une seule édition dvd en France, chez Universal, elle a plus de quinze ans et, curieusement, il n’est pas sur les plateformes françaises – mais on peut l’acheter ou le louer, avec sous titres en anglais, sur la plupart des platerformes US.

        • Alexandre Angel dit :

          A Dixon Steele
          J’avais complètement oublié que le méchant était Christopher Walken et l’actrice principale la belle Sonia Braga, héroïne d’AQUARIUS.
          Attention toutefois à l’injustice : le texte de Joel Magny, un peu con, prend place dans un compte rendu cannois de Juin 1988.
          Un mois plus tôt, alors que sortait le film en salle, Thierry Clech, dans les Cahiers du Cinéma donc, disait beaucoup de bien de MILAGRO. Je cite :

          « C’est en cela que THE MILAGRO BEANFIELD WAR est un film étrange, sans cesse travaillé par l’oscillation fantomatique de l’ombre et de la lumière, par le corps à corps entre une terre tourmentée (celle d’une région montagneuse du Nouveau-Mexique) et un ciel brillant, reposé et limpide qui fait espérer en la vie. »

          ..ou plus loin :

          « L’attachement à la terre, les rapports complexes et violents entre dominants et dominés, les minorités opprimées, la citoyenneté, l’intégration, le brassage des nationalités, les contradictions du peuple américain sont autant de ( beaux) sujets que la progression narrative du film croise, oppose et met en écho, presqu’en abîme. Dire que tous ces sujets jalonnent le film, c’est avant tout témoigner de son immense richesse, de son épaisseur et de sa capacité à les intégrer dans le linéarité du récit, en évitant tout effet de superposition. »

          Il me semblait bien que c’était un article des Cahiers qui m’avait donné envie de le voir.

        • Edward dit :

          Il est aussi aisé de le trouver en Z1 ss-ttr français

        • MB dit :

           » Le genre de critique que vous citez est ce qu’il y a de plus détestable »
          c’est le syndrôme Libé-Cahiers, on est toujours plus malin que les autres, on guette en haletant les signes de complaisance dans un film, c’est pas nouveau. En même temps on s’extasie devant le musical américain le plus nunuche, dépourvu de toute complaisance c’est bien connu (je ne cite pas d’exemple restons discret…).

          ceci est signé par le mec qui ne lit plus aucune critique de pro parce que son cardiologue lui a conseillé le calme

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          C’est une critique soumise à l’idéologie de la suspicion dénoncée par Danielle sallenave qui notait que dans un exercice on demandait en premier lieu aux élèves de noter, pour un texte célèbre et magnifique, les points qui vous faisaient douter de la justesse des notations au lieu d’analyser la beauté de l’écriture et de l’inspiration

        • MB dit :

          « Un mois plus tôt, alors que sortait le film en salle, Thierry Clech, dans les Cahiers du Cinéma donc, disait beaucoup de bien de MILAGRO »
          à AA
          je m’en sortirai en disant qu’il y a des exceptions au syndrome Libé-Cahiers…

        • MB dit :

          à Bertrand merci j’ai un peu exagéré dans ma critique d’une certaine critique, mais je savais qu’il y avait du vrai!

  49. Didier Dumonteil dit :

    THEY WON’T FORGET de Mervyn Le Roy:

    IL y a ce groupe de six vieux confédérés qui joue le rôle du choeur antique , ouvrant le bal et réapparaissant la tragédie consommée….

    Il y a ce professeur yankee , qui comme Paul Muni dans « I ‘m a fugitive … » est un paria dans cette ville du sud

    Il y a Elisha Cook Jr,hurlant son innocence à la soeur de la victime ,scène si intense qu’on voit ses postillons sur l’écran .

    Il y a l’arrivée de la mère du bouc émissaire à la gare envahie par la populace ,avide d’assister à cette fête qu’est le procès d’un de ces yankees qui représente une vengeance aveugle sur leur défaite .

    Il y a le quatrième pouvoir , alliée d’un politicien sans scrupules ,qui prépare un grand cirque qui rappelle l’ultérieur « ace in the hole » de Wilder.

    Il y a cette scène émouvante entre le gouverneur et sa femme, la seule où l’ont croit fugacement en l’humanité.

    Il y a ce train où l’on sent une menace imminente

    Il y a la malédiction finale de Sybil ,femme de l’enseignant ,qui stigmatise toute la ville ,du D.A. aux journalistes , du coiffeur lâche à l’odieux principal et tous les vengeurs anonymes.

    IL y a tout cela ..et plus encore !

    • Thomas Silvestri from LA dit :

      They Won’t Forget and afterward:

      I haven’t seen They Won’t Forget in many, many years. Its central themes of justice and injustice, power and the abuse of power, and the manner in which such forces manifest in society are not only redolent and representative of key aspects of the American cultural landscape during the Depression years, they foreshadowed even more explosive examinations of such themes in American movies after World War II like, say, Ace in the Hole, High Noon, and Sweet Smell of Success.

      Historically, it’s fair to say that They Won’t Forget came out of the socially aware strain of Hollywood filmmaking that, in the early sound era, gave rise to major motion pictures like The Public Enemy (1931) and I Am a Fugitive from a Chain Gang (1932); continued through the 1930s, 1940s, and the World War II era with, say, Dead End, Angels with Dirty Faces, The Grapes of Wrath, The Ox-Box Incident, Crossfire, and All My Sons; and, despite the brutal interruption of the anti-Communist Hollywood blacklist of the early 1950s, thrived anew later in the ‘50s by way of the “kitchen-sink realism” of movies like Marty and 12 Angry Men, both of which were based on TV plays.

      That era of TV theatre was the training ground, of course, for directors such as Delbert Mann, Sidney Lumet, and John Frankenheimer, whose later theatrical films often emphasized social issues in America. Which in turn ushered in, in the late 1960s, much more cinematically, psychologically, socially, and even sexually sophisticated American studio pictures like The Graduate, Two for the Road, Bonnie and Clyde, Petulia, Bob & Carol & Ted & Alice, and Midnight Cowboy. And thus began, in the early ‘70s, what many today consider to have been the modern “Golden Age” of American studio filmmaking for adult audiences by way of movies like Getting Straight, McCabe and Mrs. Miller, The French Connection, The Godfather, Chinatown, Shampoo, Dog Day Afternoon, and One Flew Over the Cuckoo’s Nest.

    • Denis Fargeat dit :

      A Didier Dumonteil
      Vous m’avez piqué… alors je l’ai vu, cet étonnant « They won’t forget ». Mais vous l’avez si bien décrit que je ne vois guère quoi ajouter…. si, puisque vous dites « et bien d’autres choses encore », je note que le journaliste complice de Griffin a parfois des airs de Kirk Douglas, ce qui est raccord avec « Ace in the hole »… et que Griffin, c’est aussi le nom de Claude Rains dans le premier film qui le révéla au grand jour, si on peut dire : « L’homme invisible  » de Whale*
      Une rime en amont, une rime en aval, c’est bien, le cinéma.
      *(Il y a aussi Johnny Griffin, hallucinant sax ténor, mais ceci est une autre histoire dans laquelle Claude Rains ne joua aucun rôle.)

      • D.DUMONTEIL dit :

        Merci ,Denis,de votre intervention , pertinente comme toujours !
        Quand j’ai cité tous vos noms hier ,je ne m’attendais pas à ce que tout le monde écrivît dessus ,mais j’espérais qu’il y en eût au moins un!

        Martin,ne vous hérissez pas! et surtout ,surtout ,ne perdez pas votre sens de l’humour si précieux allié à votre érudition!(personne ne m’a autant fait rire de bon coeur plus que vous sur le site)

        • MB dit :

          « personne ne m’a autant fait rire de bon coeur plus que vous sur le site »

          yeah? What d’you mean?… You mean I’m a clown?

        • Alexandre Angel dit :

          Ouais, c’est ça, ça veut dire quoi que MB vous fait rire, comment ça il vous fait rire!!
          C’est le clown de service, c’est ça ? Il est là pour vous faire taper le cul par terre , hein??? hein ???

        • D DUMONTEIL dit :

          Martin ,

          voici le lien pour « rue des cascades;ayant participé à la discussion ,je m’en souviens:

          https://www.tavernier.blog.sacd.fr/cinema-americain-ford-demille-aldrich-russell

          bon film !

          Un clown?loin de moi cette idée !un usager qui allie l’érudition à l’humour !c’est rare !

        • D. DUMONTEIL dit :

          je voulais simplement dire qu’il est un érudit doublé d’un personnage spirituel ,qui sait ne pas toujours se prendre au sérieux !loin de moi l’idée du clown !

        • MB dit :

          … HEIN??? HEIN???

          (on va pas le lâcher!)

        • MB dit :

          à Dumonteil: bon, bon, je me calme allez… on est copains.

        • MB dit :

          à D Dumonteil: euh.. un doute… vous avez vu LES AFFRANCHIS?

        • D DUMONTEIL dit :

          A MB

          Oui mais il y a très longtemps !
          quel rapport avec ce qui précède?Eclairez ma lanterne !

          A yves:erreur sur mon message sur « rue des cascades ;ce M.Dalloz n’existe pas ,c’est M.Delbez qu’il faut lire.

        • MB dit :

          à Dumonteil: je m’en doutais vous avez dû oublier dans LES AFFRANCHIS une scène entre Pesci et Liotta qui évoque cette histoire de clown quand Pesci fait rire toute la bande en racontant l’interrogatoire policier qu’il a subi. Voilà voilà.

        • Denis Fargeat dit :

          A D.Dumonteil
          Merci , très touché.
          Je profite, – même si ça rajoute une rumeur de plus au grand café accueillant qu’est ce blog- retombant sur une adaptation radiophonique du « Mannequin assassiné » de Steeman , mon fils me signale qu’il existe un film… « S’il existe, il est sûrement commenté par Dumonteil sur IMDB » me dis-je… et bien sûr j’ai trouvé le commentaire….
          Sur le papier, c’est excitant : belle affiche, Daniel Gélin, Caussimon, Carette, Jacques Castelot, et Steeman lui-même dans un rôle pas mineur… musique de Jean Hubeau, qui allait bientôt mettre en veilleuse ses activités de compositeur pour se consacrer à une belle carrière de pianiste et pédagogue…
          Petit mystère: vous annoncez une durée de 75 minutes, ce qui paraît effectivement bien peu pour une intrigue développant de sombres rapports entre de nombreux personnages. Sans compter l’atmosphère qui a besoin de temps pour exercer son emprise. Je trouve mentionnée une durée de 82 minutes, sept de plus qui expliquent peut-être la frustration que vous exprimez…
          Des mystères attirants, qui font encore résonner les mots de la préface de Jean Ray à Malpertuis , évoquant le roman de Steeman: ( cité de mémoire, je trouve plus le livre)  » Il faudrait détruire cette maison: ces mots, cher Steeman, me hantent ». Et nous donc!

        • D Dumonteil dit :

          A denis

          » Il faudrait détruire cette maison: ces mots, cher Steeman, me hantent ».
          Moi aussi cette phrase m’a marqué ;mais c’est celle d’introduction du « mannequin « ,pas de « malpertuis » dans mon souvenir;l’auteur compare la maison à un éteignoir et j’ai dû à l’époque consulter un dico ,car je ne savais pas ce que c’était!
          la dernière adaptation de Steeman qui vaut la peine est le fait d’Henri Decoin avec « dortoir des grandes »

          et je n ai quand même pas chroniqué tout le patrimoine français sur imdb ;deux films importants (puisque BT les cite souvent) manquent cruellement : « ma tante de Honfleur » et « le tampon du capiston »!

        • Bertrand Tavernier dit :

          A D Dumonteil
          Et aussi Mystère à Shanghai de Roger Blanc

        • MB dit :

          à Didier: alors c’est bon pour le clown des AFFRANCHIS?
          ou je vous explique par mail Bertrand peut vous filer mon adresse?

        • D DUMONTEIL dit :

          A M.TAVERNIER

          Je ne connais pas ce Wens .
          Puisque je parlais de Decoin ,je voudrais vous demander si vous avez lu le livre de Didier Decoin « HENRI OU HENRY ,LE ROMAN DE MON PERE  »
          dans l’affirmative , le conseilleriez-vous?

        • Bertrand Tavernier dit :

          A D Dumonteil
          Ce Wens, se passant à Shanghai fut entièrement tourné à Paris. Oui vous devez lire ce livre que j’ai beaucoup défendu ici et dans l’épisode de ma série consacré à Henry Decoin

        • Denis Fargeat dit :

          … drôle, je vois que les deux films mentionnés, « Le mannequin assassiné » et « Mystère à Shangai » ( que j’ai d’abord cru faire partie de la catégorie Nanar, c’était plutôt la case Wens!) sont les deux où Steeman a fait l’acteur… ce devait être curieux pour les réalisateurs de diriger l’auteur du roman.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Denis Forgeât
          Mystère à Shanghai est en dessous du nanar. La Cinémato vantait la qualité des extérieurs chinois entièrement filmés à Paris, c’est pourquoi j’avais voulu voir les films où les acteurs sont plantés devant une facade de pagode vers la rue de Courcelles, sans bouger car à gauche et à droite ce sont des immeubles

        • Denis Fargeat dit :

          A Bertrand Tavernier
          Merci
          Et bravo au cadreur de ce « Mystère », un centimètre de travers et Shangai était par terre. (Il ira pas plus bas, comme on dit par chez moi.)

        • D DUMONTEIL dit :

          ce devait être curieux pour les réalisateurs de diriger l’auteur du roman.
          A Denis :
          il y a d’autres exemples:
          Douglas Sirk dirigea E.M.Remarque (un rôle secondaire ) dans « a time to love and a time to die »

          plus modestement ,on l’a déjà évoqué ,André Berthomieu dirigea l’auteur de la pièce (Paul Vanderberghe ) dans le rôle principal de la version filmée de « Gringalet  »

          Et je suis sûr que nos habitués vont en trouver d’autres!

        • MB dit :

          à D Fargeat: Kurosawa a tourné RAN en faisant attention dans les mouvements à pas tomber sur l’aéroport ou l’autoroute!

        • DIXON STEELE dit :

          « Ce devait être curieux pour les réalisateurs de diriger l’auteur du roman ». De Charles Willeford dans Cockfighter en passant par Mickey Spilane dans Solo pour une blonde ou James Dickey dans Deliverance, la liste est longue ! Sans parler des simples apparitions, de Bukowski dans Barfly à Chandler dans Assurances sur la mort, Dorothy Parker dans Cinquième colonne ou Jim Thompson dans Adieu ma jolie de Dick Richards (sauf que là, il n’est ni adapté, ni scénariste).

      • Denis Fargeat dit :

        A D.Dumonteil
        Pardon du rebond, mais si, c’est en exergue de « Malpertuis »… je n’ai pas le livre à portée de main, mais un argument massue: j’ai lu Jean Ray et pas Steeman.
        Ils sont forts ces belges, avec une écriture riche d’images. Jean Ray a sabré la moitié d’un roman dont il était fier, pour complaire à son éditeur qui le trouvait trop long ; tel quel le livre est parfois sublime, parfois boîteux. Et le film d’Harry Kumel est un peu décevant aussi…
        Dommage pour Jean Ray, dommage pour Steeman.

        • D DUMONTEIL dit :

          N’ayant pas lu « malpertuis  » je ne peux pas dire;mais c’est certain que la citation se trouve aussi avant le début du roman de Steeman ;autrement ,comment aurais-je pu la connaître?et apprendre le sens de ce mot désuet « éteignoir »?
          Pour rester chez les Belges ,le meilleur Tintin (« l’homme de Rio » )n’est pas un Tintin.Idem pour Ray : »un soir ,un train » n’est pas de Jean RAY mais il y est cité et son esprit souffle sur ce chef d’oeuvre (allusion à Harry Dickson :tiens ça ferait un beau pseudo).

          à BT

          Je vais commander le livre de Decoin .En effet vous en parlez à propos de « bonnes à tuer » dans lequel le personnage d’Auclair dit qu’il « a eu faim  » (comme le metteur en scène)

        • Denis Fargeat dit :

          … pour en finir avec Jean Ray…
          J’aimerai toujours « La cité de l’indicible peur » de Mocky, adaptation paradoxale, trahison du roman mais atmosphère inoubliable – peut-être la quintessence du style Mocky à son meilleur . Et le grand tombeau de Jean Ray, c’est justement « Harry Dickson » que Resnais ne parvint jamais à monter, un de ses grands regrets. Le scénario de Torvanicki a été édité, et on peut rêver à ce film qui aurait dû être passionnant. ( Une des idées de Resnais, outre la superposition de temps différents, était de faire progresser la photographie du film de couleurs éclatantes à la grisaille… intrigante idée en 1965… et bon courage aux labos de l’époque!)

  50. Ballantrae dit :

    Encore une belle livraison et c’est par la fin que j’ai envie d’entamer mon rebond.
    Elem Klimov serait déjà un immense cinéaste s’il n’avait réalisé que Requiem pour un massacre ( je préfère définitivement le titre originel qui donnerait « viens et vois »). Dire que cette plongée dans l’horreur des exactions nazies relève de l’inédit, de l’indicible est trop vague et je pense que c’est l’un de ces films dont on sort différent comme si l’on avait partagé le récit d’un survivant en entrant véritablement dans sa mémoire. La mise en scène est impressionnante pas parce qu’elle est virtuose en soi ( et elle l’est: je pense aussi bien à plusieurs plans séquence qu’à ce plan sur l’oeil de la vache) mais parce que Klimov trouve constamment l’approche juste pour empêcher le spectateur de se réfugier dans quelque distanciation. Seule compte la justesse du regard immersif et analytique à la fois, justesse qui est aussi justice pour sauvegarder la mémoire de ceux qui ont vécu l’horreur (sur)vivants ou morts.
    Lorsque le film sortit en 1987, j’avais 17 ans et c’est à la revue Starfix plus précisément à Nicolas Boukhrief qui signa un beau papier enthousiaste que je dus cette découverte dans une salle toulousaine assez déserte. Mais je sus intimement que j’avais découvert un film immense et terrible que je devrais digérer et revoir malgré son caractère éprouvant. Positif, les Cahiers, etc… furent assez bigleux et passèrent leur chemin devant le film de Klimov mais ce n’est pas grave: son chef d’oeuvre reste au point de recevoir l’admiration de maints cinéastes dont Bertrand mais aussi Albert Dupontel, Arnaud des Pallieres( qui me le confia lors d’une rencontre) ou encore L Nemes qui y trouva la force d’entreprendre Le fils de Saul avec la réussite qu’on sait.
    Requiem pour un massacre rejoint l’expérience de films tels que Nuit et brouillard avec la même force terrible, prouvant que la fiction n’est pas condamnée à travestir le réel même quand celui-ci est aussi difficile.
    Je disais donc que Klimov serait déjà un immense cinéaste tel Charles Laughton mais il se trouve qu’il a fait d’autres films. On trouve 3 autres films de Klimov dans le très beau coffret paru chez Potemkine:
    -Bienvenue est un film très différent de Requiem… et cousin éloigné plutôt des premiers Forman ou Menzel une comédie satirique enlevée
    -Raspoutine l’agonie me séduit plus que vous par son baroque étrange qui flirte parfois avec le grotesque mais créé un tissu étrange de fiction et d’images d’archives. C’est un pendant de la culture russe que jouer sur ce type d’excès et on peut le retrouver par exemple chez le Sokourov de Moloch ou de Faust. Je rapprocherais cela du grotesque hugolien dans la préface de Cromwell.
    -Les adieux à Matiora est une oeuvre hybride, projet inachevé par Larissa Cheptiko ( disparue dans un accident d’auto) et mené à son terme par Elem Klimov. C’est un film elegiaque à la fois apologue et univers incarné qui narre la résistance des habitants d’un petit village censés laisser la terre de leurs ancêtres à cause de la construction d’une centrale hydroélectrique. C’est d’autant plus émouvant que l’on connaît la place du film dans l’histoire du couple.
    Le coffret permet de mesurer l’immense talent de L Chepitko à travers deux films Les ailes et L’ascension tous deux à voir. Le premier est un portrait de femme sensible, le second un film de guerre âpre et très fort qui trouve sa place aux côtés des plus lyriques Quand passent les cigognes et L’enfance d’Ivan. A mon sens, ses questionnements et son expressivite ont fortement inspiré le très beau Dans la brume de S Losnitza.
    Et il faut acquérir le coffret Requiem pour un massacre chez Potemkine toujours éditeur courageux à soutenir absolument.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Ballantrae
      Entièrement d’accord

      • yves rouxel dit :

        A Bertrand.Une nouvelle fois vous ne me ratez pas au passage.Enfin je suis content de lire mon nom à chaque billet.Un conseil de livre,un album à écouter ou un dvd à acheter,il me tarde que vous veniez à Toulouse afin d’avoir une franche et honnète explication en toute amitié accompagné d’une bouteille de Sauterne(car le vin adoucit les moeurs et les esprits).Savez vous au passage qu’une de mes nièces Diane est actrice et à tournée au coté de Lambert Wilson.

    • MB dit :

      à Ballantrae: belle synthèse sur le cinéaste! je fonce.

    • Alexandre Angel dit :

      REQUIEM POUR UN MASSACRE, que je n’ai vu qu’une fois, ne fut, pour moi, réellement éprouvant, que pendant une séquence située au début où le garçon erre, complètement sonné, dans une espèce de marécage (je décris de mémoire). C’est un moment de folie sensorielle complètement dingue et peu aimable, dans la mesure où l’on ne se dit pas « cette une séquence que j’aimerais revoir ». La vache que vous mentionnez se prend une balle traçante, sauf erreur : image hallucinante pas forcément dans les clous édictés par les associations de protection des animaux.
      La scène fameuse qui donne son titre français au film n’est pas dénué de ce grotesque que vous évoquez à propos de RASPOUTINE. Elle est tout à fait tétanisante mais se pare d’une ou deux touches décalées comme ce lémurien que se trimbale l’officier SS : manière russe, klimovienne à tout le moins, de filmer la folie de la guerre, comme pouvait le faire Coppola dans APOCALYPSE NOW.
      On nous montre aussi des soldats allemands complètement alcoolisés, alors qu’ils enferment les gens dans l’église (ou l’énorme grange) à laquelle ils mettent le feu. Ce qui doit correspondre à quelque chose de vrai.

      • Didier Dumonteil dit :

        A AA

        On nous montre aussi des soldats allemands complètement alcoolisés, alors qu’ils enferment les gens dans l’église (ou l’énorme grange) à laquelle ils mettent le feu. Ce qui doit correspondre à quelque chose de vrai.

        Vous connaissez ,comme nous tous,l’horrible tragédie d’Oradour sur Glane en France.

        • Alexandre Angel dit :

          A DD
          Je parlais de l’extrême alcoolisation des Allemands, pas des exactions!

        • Damien D. dit :

          A Alexandre : sur l’alcoolisation, là encore la vérité est déjà pour Oradour, les ss après le massacre ont bu toute la nuit (témoignages de certains bourreaux). Rien ne dit pour autant qu’ils on bu avant et pendant comme dans le film de Klimov (ou dans LE VIEUX FUSIL d’Enrico)… Mais de toute façon tout est malheureusement crédible dans REQUIEM POUR UN MASSACRE…

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Damien D
          Cet alcoolisme joue aussi un grand rôle dans le massacre de Lawrence perpétué par Quantril tel qu’il est raconté dans le très beau roman de Daniel Woodrell CHEVAUCHÉE AVEC LE DIABLE et dans la magnifique adaptation de Ang Lee qui élimine toutefois la boisson.

        • Alexandre Angel dit :

          Vos réponses sont intéressantes et je me doute que quelque soit l’époque ou le lieu de ce type de massacre, pillages, cruautés et beuveries peuvent facilement faire bon ménage.
          Mais j’imaginais qu’il y avait peut-être une spécificité du comportement des soldats allemands sur le front russe.

        • Pascal MINETTE dit :

          Moi, je pense que l’alcool n’est pas ce qui fait de l’homme un salaud.
          Les miliciens français, la gestapo marchaient-ils systématiquement à la bibine ?
          Je pense que , dans toutes les nations du monde, vous trouverez des hommes capables de tuer simplement parce qu’on leur en a donné le droit. Vous ne trouverez pas une bouteille sur chaque crime de guerre ignoble. Donnez l’impunité et il y aura des hommes pour flinguer des gosses à la chaîne.
          Pardon pour le pessimisme, mais les faits ne montrent pas que l’alcool peut faire d’un homme un salaud. Ils montrent que l’homme est un salaud.

Laisser un commentaire

(Seuls les messages ayant attrait aux DVD - thème de ce blog - seront publiés.)