Un Bogdanovich, des westerns de Sherman et des raretés Ealing

2 décembre 2015 par - DVD

CINÉMA ITALIEN
procesdesdogesJ’ai enfin vu LE PROCÈS DES DOGES de Ducio Tessari (Gaumont, collection rouge) qui est un très agréable drame policier et judiciaire se déroulant dans la Venise des doges. Une histoire criminelle dans un contexte historique. Décors et costumes très soignés, avec des recherches visuelles (mélange de couleurs chaudes avec des dominantes plus froides et bleutées à l’arrière-plan). Ducio Tessari tente de dynamiser le procès avec des travellings s’enchainant sur des panoramiques et un montage elliptique, un peu comme André de Toth dans LA MISSION DU COMMANDANT LEX et donne un contenu critique au film (apologie du peuple contre les patriciens) qui reste un peu abstrait. Les flashbacks sont introduits de manière un peu lourde. Le film est plus soigné que certains Freda mais moins inspiré, mais le résultat final est plaisant. Enrico Maria Salerno et Jacques Perrin sont très bons, Michelle Morgan aussi même si elle paraît un peu âgée pour le personnage. Bonne utilisation de Venise en hiver (y a-t-il eu un film tourné en été à Venise ?).

FILMS AMÉRICAINS
BROADWAY THERAPY : quelle idée intelligente de traduire SHE IS FUNNY THAT WAY par un titre anglais, même si le personnage de la psy irascible permet à Jennifer Aniston de se défouler avec bonheur et jubilation. Il faut l’entendre dire : « Prenez un grand chien » à sa patiente stupéfaite après avoir rabroué un malade. Peter Bogdanovich s’est lancé, entreprise audacieuse, dans un vaudeville à l’ancienne, avec quiproquos (tout le monde se retrouve dans le même restaurant ou le même hôtel) sauf qu’à la place des amants dans le placard, on a des maîtresses dans la salle de douche. La force du film tient dans les acteurs et certains sont très bien choisis : Owen Wilson, bien sûr, la surprenante et délicieuse Imogen Potts qui m’a fait craquer. Certaines péripéties, certaines répliques sont hilarantes (le chauffeur de taxi épuisé par les disputes de ses passagers qui plaque son véhicule pour prendre un taxi). On peut regretter le personnage du juge trop appuyé et l’arrivée inutile et lourdingue des parents dans les dernières scènes qu’ils plombent.

broadwaytherapy

deadwoodJ’ai vu la saison 1 de DEADWOOD qui avait créé un choc à l’époque dès le pilote tourné par Walter Hill qui mélangeait astucieusement des recherches vraiment réalistes (saleté des décors, rues boueuses), un ton très cru où l’on évoque aussi bien les maladies vénériennes que la manière de se débarrasser des cadavres en les donnant à manger aux cochons du restaurateur chinois, héritées des meilleurs westerns révisionnistes et le mélange des tons initié par Leone et Corbucci. Certains personnages sont démystifiés de manière assez émouvante comme Calamity Jane, une alcoolique, amoureuse de Wild Bill Hicock, qui rate presque tout ce qu’elle entreprend. Les épisodes suivants sont moins démonstratifs, plus fluides et imposent des personnages fort réussis dont un ou deux méchants de grande envolée. Il y a aussi une grande attention aux personnages féminins.

WESTERNS
eldoradoA la suite de diverses interventions, j’ai décidé de revoir LA REINE DE LA PRAIRIE et EL DORADO. Je n’avais pas gardé un bon souvenir du premier et cette nouvelle vision n’arrange rien sinon qu’on peut créditer Dwan de quelques plans de repos nocturnes, apaisés qui témoignent d’une vraie douceur. Sinon le scénario et les dialogues sont ridicules, à la limite de la parodie et les Indiens m’ont paru toujours aussi ineptes.
EL DORADO est très supérieur et Mitchum apporte beaucoup surtout dans le premier tiers du film, de loin le meilleur. Mais l’ensemble paraît quand même fatigué même si Hawks fait preuve d’un certain rythme qu’il conjugue avec sa décontraction légendaire. Le scénario semble fait de bric et de broc (la découverte de Mitchum devenu ivrogne est traitée avec une désinvolture peu payante) pour en arriver obligatoirement à une resucée de RIO BRAVO que le premier tiers n’annonce pas du tout. Il est d’ailleurs intéressant de noter que la meilleure scène du film est la seule qui soit tirée du beau roman de Harry Brown : quand Wayne tire sur le jeune qui était censé le surveiller et prévenir de son arrivée et le tue par erreur. Dans le livre, la scène était beaucoup plus forte. Elle arrivait plus tard dans l’intrigue et donc on connaissait le jeune qui allait mourir, on l’avait aimé et on ressentait plus fortement sa perte. La séquence dans la famille était plus forte avec une série de réactions complexes. Leigh Brackett fut furieuse d’écrire ce qu’elle appelait « le fils de RIO BRAVO » et cela se sent. James Caan est pas mal dirigé avec son sourire mais les divers trajets et allers et retours dans la dernière partie semblent fastidieux et bâclés quant au traitement de l’espace. Même la photographie de Harold Rosson qui joue exclusivement sur le jaune des fenêtres paraît moins intéressante que celle de RIO BRAVO.

LE DIABLE DANS LA PEAU de George Sherman commence très bien même si l’on fait un sort un peu appuyé au fusil qui va faire prendre Audie Murphy pour le tueur que recherche un marshal. Personnage intéressant que ce policier qui veut tellement arrêter un coupable qu’il est prêt à falsifier la vérité, à tuer un faux coupable. Situation forte et originale (on pense un peu au marshal de QUATRE ÉTRANGES CAVALIERS). Hélas après une première partie ou Sherman utilise très adroitement le Scope et les paysages de rochers arides et dépouillés, le scénario dérape, accumule les rebondissements prévisibles, les invraisemblances (une crête infranchissable semble un petit obstacle pour Audie Murphy et Felicia Farr). Les personnages se délitent notamment celui de Stephen McNally qui reste sur la même note ou paraissent inutiles (Robert Middleton). Et l’affrontement final est ridicule, mal écrit et mal filmé. On a l’impression que le film a été entrepris avec une moitié de scénario.

diabbledanslapeau

bigjakeBIG JAKE. Pour ce film, John Wayne qui le produisait avec la BATJAC fit appel à George Sherman qui l’avait dirigé au début de sa carrière dans une dizaine d’épisodes des THREE MESQUITEERS. Wayne avait apprécié son efficacité, son sens de l’espace, du rythme et Sherman étant mis à l’écart, n’ayant plus dirigé de films depuis 1966, il en fit le producteur des COMANCHEROS que Michael Curtiz commença avant que sa santé force Wayne à reprendre le film dont il dirigea plus de la moitié. Sherman aussi était en mauvaise santé et Wayne refit certaines scènes et re-chorégraphia le règlement de comptes final qui est assez violent. Puis il dirigea la majeure partie de ce qui restait à tourner, laissant pourtant tout le crédit à Sherman. Le début du film est assez réussi, l’attaque sur le ranch McCandles. Le ton est plus violent que d’habitude et BIG JAKE fut coté PG-13, fait rare pour un western de Wayne (le script était du à Harry Julian et Rita Fink, les scénaristes de DIRTY HARRY). Mais après l’ouverture, le récit se perd dans de fastidieuses scènes de comédie. Le personnage de Wayne devient assez déplaisant à force d’humilier ses fils, de leur taper dessus et de faire la morale à tout le monde. Interprétation médiocre de Christopher Mitchum et Patrick Wayne. Bruce Cabot est un peu meilleur. Seul Richard Boone s’en tire même si son personnage reste ultra sommaire. Mais sa dégaine, son visage compensent beaucoup de choses.
J’en profite pour signaler l’excellente biographie de Wayne par Scott Eyman qui trace un portrait très complexe de l’acteur, de son implication dans les films, de sa générosité avec ses partenaires mais aussi de ses obsessions politiques, de son machisme que nuancent une réelle générosité et une grande culture. Passionné des écrits de Winston Churchill, il faisait des concours de citations de poème avec Roscoe Lee Browne sur THE COWBOYS.

VENGEANCE À L’AUBE est un des meilleurs Sherman, tendu, épuré, sombre. Magnifique photographie de Carl Guthrie qui privilégie les clairs obscurs à Lordsburg et les couleurs vives à Sorroco. Interprétation rêveuse et mélancolique de Rory Calhoun qui a des faux airs de Clooney. Bon dialogue de George Zuckerman, scénariste de Sirk. Piper Laurie dégage une gravité inattendue et Alex Nicol et Edgard Buchanan campent des personnages qui cassent les clichés du genre.

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LITVAK (SUITE)
thejourneyTHE JOURNEY est une relative surprise. C’est un des seuls films américains qui prend ouvertement parti, lors des évènements de 1956, pour les révoltés hongrois, même si c’est de manière périphérique. Le scénariste George Tabori (SECRET CEREMONY, la pièce dont s’inspire LEO THE LAST) a toujours préféré une approche oblique. Un des personnages au début dit que ce peuple donne des leçons de courage au monde entier et on lui répond « qui va écouter ». Litvak dans les 30 premières minutes montre les rues dévastées avec la présence obsédante des tanks russes, des civils qui portent des cercueils, une atmosphère de désolation et de résistance passive, filmée avec intelligence. Mais ensuite le récit s’attache aux destins individuels.  Même si on peut dire que la majorité des réfugiés étrangers (syriens, américains, français, allemands et Litvak les fait parler dans leur langue) qui ont été stoppés dans leur voyage par le major Surov (Yul Brynner dont c’est peut-être le meilleur rôle) et cantonnés dans un hôtel, représentent de manière allégorique toutes les dissensions, les rivalités, les lâchetés, les compromissions de la communauté internationale qui laissa massacrer les Hongrois sans vraiment réagir. La plupart n’ont d’ailleurs aucune information réelle sur le contexte historique ou politique, sauf peut être le journaliste britannique que joue sans aucun histrionisme un Robert Morley mesuré, intelligent, loin de toute caricature, et Fleming (un Hongrois qui essaie de fuir avec un passeport anglais aidé par Deborah Kerr) interprété par Jason Robards Jr dont c’est le premier rôle et aucun des deux n’a envie d’étaler ses connaissance. Morley est contre les prises de position de Deborah Kerr mais refuse de la condamner. Il y a d’ailleurs dans ce petit groupe plusieurs individus décents qui refusent de dénoncer Fleming ou se déchirent à ce sujet comme ce couple d’Américains moyens, remarquablement joués par EG Marshall et Ann Jackson, qui évite la plupart des clichés. Le plaidoyer d’Ann Jackson (ma famille passe avant la collectivité) est traitée avec respect.  La principale force du film, son moteur dramaturgique (qui devient étroit à la fin) repose sur le jeu du chat et de la souris que Brynner  joue avec  Kerr. Surov est un personnage complexe, torturé, changeant constamment d’humeur, très inhabituel dans le cinéma américain de l’époque. Et bien sûr l’alchimie entre lui et une Deborah Kerr frémissante, sensuelle,  fonctionne encore mieux que dans THE KING AND I.
Certains internautes reprochent le manque de romantisme dans leurs rapports alors que c’est le sujet du film. De même il me paraît absurde de faire ce reproche aux séquences entre Kerr et Jason Robards Jr alors qu’ils font l’impossible pour cacher, ne pas extérioriser, leurs sentiments Malheureusement le personnage de Brynner s’amollit à la fin, Tabori lui donne des réactions trop prévisible et il écrit une tirade héroïque pour Jason Robards totalement invraisemblable. On peut regretter ce surplus de péripéties lourdement humanistes dans les 25 dernières minutes (lors d’une tentative d’évasion, Deborah Kerr, brusquement accumule les sottises) et le film perd de sa vigueur. Débuts de Ron Howard (un des gamins du couple américain) et apparition spectaculaire d’Anouk Aimée en partisane hongroise.
THE SISTERS (Warner archive). Je peux reprendre tous les compliments qu’on lui décernait dans 50 ANS quant au ton du film, à l’interprétation très convaincante de Flynn et à l’étonnante scène du tremblement de terre qui démarre de manière presque intime.

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FILMS ANGLAIS
On découvre de petites perles dans THE EALING STUDIOS RARITIES COLLECTION (pas de sous-titres hélas)
Le volume 1 ne mérite d’être signalé que pour WEST OF ZANZIBAR de Harry Watt.
Le volume 2, très supérieur, nous offre le premier Carol Reed, MIDSHIPMAN EASY, un film détendu et joyeux salué par Graham Greene et un petit bijou, BRIEF ECSTASY d’Edmond T. Gréville  qui fut lui aussi encensé par Greene. Un homme a une très brève relation sexuelle avec une jeune fille et la retrouve 5 ans plus tard mariée à Paul Lukas. Ce film très sensuel, est riche en idées visuelles, en notations subtiles. Gréville maintient une tension érotique que Greene attribuait à ses origines françaises. THE BIG BLOCKADE est un semi-documentaire de propagande impressionnant selon Philip French du Guardian, dirigé par Charles Frend (LA MER CRUELLE). Et le dernier est une histoire de « vigilantes » démasquant un parlementaire corrompu et traître.

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Dans le volume 5, en dehors du VAGABOND BIEN AIMÉ de Kurt Berhardt qu’on trouve en France chez Lobster, THE SHIRALEE constitue une découverte passionnante. Cette réalisation écrite et dirigée par Leslie Norman, plus en forme qu’à l’ordinaire, fait parti de ce corpus de films australien produits par Balcon que j’ai vanté ici même dans l’indifférence générale. Les paysages et les décors sont pour beaucoup dans la réussite de ce film devenu culte et dont on me parlait depuis des années. Et il y a aussi Peter Finch, extraordinaire en ouvrier itinérant, incapable de se fixer quelque part et du coup répudié par sa femme qu’il a abandonnée. Il préférence l’errance, les boulots occasionnels, les cuites, les bagarres mais là il va devoir les affronter avec une petite fille de 4 ans. Le ton est âpre pour l’époque, dépouillé : il la traite très durement malgré les remontrances de ses amis. On sait qu’il va s’amadouer mais cela prend du temps. Norman évite la mièvrerie et l’attendrissement. Une œuvre attachante.
Le volume 13 nous offre THE DICTATOR, la première version de A ROYAL AFFAIR, et surtout SECRET LIVES toujours de Gréville qu’on considérait comme perdu. C’est un drame d’espionnage avec la sculpturale Brigitte Horney et le très moyen Neil Hamilton. Et c’est surtout l’occasion pour Gréville de se livrer à une débauche d’idées de mise en scène, de recherches visuelles, rendant hommage à Sternberg au passage. Ce film flamboyant offre une vision très noire du monde de l’espionnage
Je n’ai pas eu le temps d’explorer les autres volumes qui contiennent des Basil Dearden comme FRIEDA au sujet audacieux, un Harry Watt réputé.

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J’ai aussi acheté tous les premiers Jack Lee Thompson notamment YIELD TO THE NIGHT (sous-titres anglais je crois), plaidoyer contre la peine de mort écrit par sa femme de l’époque qui connaissait bien la prison. Tout le début est un festival assez marrant de plans à effet (avec amorces, cadrages insolites), Lee Thompson voulant s’affirmer de manière touchante comme un vrai metteur en scène, désireux de trancher sur la grisaille réelle ou non du cinéma britannique. La suite est plus intéressante : le film décrit minutieusement les derniers jours d’une femme condamnée à mort (Diana Dors impressionnante) : c’est une suite de petits faits durs, qui sonnent juste et décrit un système qui se veut humain mais qui est en fait impitoyable. La prisonnière doit dormir avec deux femmes qui la surveillent, sans pouvoir éteindre (on lui donne un bandeau pour les yeux et des calmants) et ces rituels, malgré l’humanité d’une des geôlières, se révèlent oppressants.

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J’ai aussi à voir les deux autres qu’on dit très bons : THE WEAK AND THE WICKED et THE WOMAN IN THE DRESSING GOWN dont il écrit le scénario.
Signalons aussi la sortie de l’excellent  THE RAKE’S PROGRESS de Sydney Gilliatt, l’un des co-scénaristes d’UNE FEMME DISPARAÎT et l’excellent auteur de WATERLOO ROAD et de GREEN FOR DANGER. C’est un film anglais dont Truffaut dit du bien à Hitchcock (hélas pas de sous-titres).

therakesprogress

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Commentaires (506)

 

  1. Alexandre Angel dit :

    Stimulé par les échanges sur ce blog il y a un peu plus d’un an au sujet d’Anatole Litvak et du TRAITRE en particulier, je me suis piqué de visionner THE JOURNEY en replay.
    Ce film, pas même cité dans 50 ANS, fait partie de ces titres qu’une revision de votre part, Bertrand, réhabilite et prémunit de tout empoussièrement pour peu que le jeu en vaille la chandelle.
    C’est le cas avec cette œuvre de 1961 qui se laisse voir parce qu’elle divertit à la manière de ces films d’aventure ou d’espionnage, plutôt romanesques, que l’on trouvait dans le cinéma français des années 30 (tiens, KOENIGSMARK, par exemple). Et de fait, bons nombres de séquences (l’évasion de Deborah Kerr et de Jason Robards en barque, de nuit, au milieu des roseaux)retrouvent la saveur d’une imagerie d’un autre temps. Ce n’est pas le moindre des charmes de THE JOURNEY que de distiller, en 61, les apprêts délicieusement datés d’un cinéma nettement plus ancien car comme expliqué dans la chronique plus haut, le contexte est ici celui de l’écrasement de la Hongrie par les Soviétiques en 1956, contexte qui confère à tout le début du film l' »exotisme » froid d’un décorum qui sera aussi celui du RIDEAU DECHIRE d’Hitchcock. Mais dès que les personnages (et les spectateurs) se retrouvent confinés dans l’auberge tenue par Kurt Kasznar, on ne sait plus trop à quelle époque se vouer, d’autant qu’il y a des chevaux, que la musique se fait tzigane, et qu’on pense, de par l’échantillonnage représenté, à BOULE DE SUIF. Ce confinement plastique définit les contours, les coutures et les limites d’un tel film (voir la présence grossière des partisans, toujours embusqués à moins de dix mètres de l’action) mais garantit son élégance atemporelle.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Alexandre Angel
      Sans parler d’une prise de position pour le soulèvement hongrois sur lequel le gouvernement américain qui les a laissés aller au massacre jetait un immense rideau de fumée

  2. Rouxel dit :

    Avec »Les derniers jours d’Yithzac Rabin »Amin Gitai revient sur l’assassinat par un étudiant juif de 26 ans membre d’un organisation d’extreme droite du premier ministre israélien le 4 novembre 95 sur la place des rois d’Israel.Le film est interessant sur plusieurs points.Il met en parralèle , la reconstitution mélés d’images d’archives de la tv publique israèlienne,mais s’appuie aussi sur des résultats d’enquètes classifiés par l’état après l’assassinat.Les differents témoignages du chef de la sécurité rapprochée,d’un des deux chauffeurs du ministre puis du directeur de la police de Tel Aviv les failles au niveau sécuritaire le soir de la tragédie.Plusieurs points de passage ou Shimon Pérez et Rabin ont parcouru n’étaient pas garder par des cordons de policiers.Le tueur révèle meme qu’il était à un moment précis à un mètre de Rabin et aurait pu lui tirer dans la tète.Grace aux actualités d’archives on voit Rabin invectiver puis siffler à la Knesset par les députés du Likkoud ,on lui crache meme dessus dans la rue et on le montre sur des pancartes en uniforme nazi en le traitant de traitre au peuple juif.20 ans ont passé et l’état Israélien continue de spolier des terres palestiennes en détruisant des maisons ou en arrachant des champs d’oliviers afin d’installer des colonies ainsi que des zones militaires.Ici en France comme partout en Europe quel sont les médias en dehors d’Arte qui nous détaille cette situation qui bafoue la convention d’Oslo signée entre Rabin et Arrafat(là aussi sa mort reste un mystère seul le Mossad connait la vérité).Rabin était un humaniste qui pronait une veritable paix avec le peuple palestinien.On finit toujours par tuer des hommes au nom des religions alors que celles ci n’ont pas à intervenir sur le plan politique .

    • MB dit :

      à Rouxel: exact, c’est le scandale des colonies et étant donné l’attitude politique majoritaire des dirigeants israéliens, il est pas fini. C’est une honte et Israël n’a pas fini de traîner cette misère pour son malheur à lui aussi, jusqu’à ce qu’un chef de gouvernement à la hauteur, raisonnable tt simplement, n’arrive à la tête du pays. C’est pas gagné et pendant ce temps, les Palestiniens souffrent mais les Israéliens ne sont pas tranquilles et ne voient pas leur propre intérêt à un accord sérieux.
      C’est AMOS Gitaï Rouxel! et LE DERNIER jour d’I Rabin….

  3. Rouxel dit :

    Elephant films dont on m’a dit que la société avait fait faillite à sorti 3 films de science fiction et fantastique.J’ai vu « La nuit des extra-terrestre »réalisé par Richard C.Colla venu de la tv et à qui l’on doit « Zig zag »puis « Les poulets »polar avec Yul Brynner et Burt Reynolds tourné dans les années 70. »La nuit des extra-terrestre »est tirée d’une histoire qu’a vécu un couple d’americain en 1963.Un soir qu’ils rentrent chez eux,Betty apperçoit de la voiture un engin fonçer à vive allure dans leur direction.Le lendemain,le couple qui n’a pas d’enfants va commencer à avoir des hallucinations et le mari Berny se questionnera sur lui meme.L’interet de ce tv-film de 75 c’est que l’on voit aucun ovni,à part la silhouette d’une entité étrange.Ils sont interrogés par un policier incrédule qui à dut mal à accepter cette histoire.Signalons le très bon bonus de Christophe Lemaire sur les phénomènes Ufologie aux Etats-unis qui sont une manne financière pour des escrocs qui organisent des conventions et des conférences sur le sujet.

    • MinettePascal dit :

      A ROUXEL et à tous les autres : Je ne sais pas si vous avez déjà mis le nez là-dedans mais les témoignages OVNI méritent le détour, au minimum. Un certain nombre de cas pris au sérieux dépassent l’entendement et surclassent les imaginations de scénaristes professionnels. Entre autres Hopskinville, Le sergent Zamora, Maurice Masse, Betty Cash, Mothman…
      On parlait ici du mystère Jeanne d’Arc, celui de Bernadette Soubirou.
      Ces cas sont les mêmes. Si on ne croit ni en Dieu ni aux extraterrestres, il faut envisager quelque chose d’encore plus exotique et totalement inédit.
      Pardon pour la digression.

  4. Rouxel dit :

    A tort on à souvent classer Claude Sautet comme un cinéaste qui décrivait la bourgeoisie bien pensante et malveillante.Pourtant on doit revoir »Max et les ferrailleurs »qui est un film finement réaliser avec une tension parmi les personnages.Piccoli qui incarne cet ancien juge devenu flic est machiavélique à un point inimaginable.On retrouve les ambiances de bars,de restaurant,de joies de vivre mais là Sautet nous dépeint une petite bande de férrailleurs de banlieue(Boby Lapointe déjà malade sur le tournage campe une grosse brute idiote prèt à tuer,Creton est le fils de la tenancière du bar ou se retrouve Abel et sa bande).Puis Romy Schneider que vous avez diriger dans »La mort en direct »est éblouissante de beauté et juste dans les dialogues qui frappent fort.Quand à François Périer le personnage est un peu ambigue,lui un type de 50 ans qui est commissaire en banlieue et traine un peu la patte.La musique nerveuse et inspirée de Philippe Sarde nous donne un polar de haute facture.Un film à revoir.

  5. MB dit :

    à A Angel: et une série hyper-louée comme MAD MEN n’évite pas la routine ou le plan-plan avec les scènes de dialogue à plusieurs du type: plan sur X: une ligne de dialogue, plan sur Y: une autre ligne, plans sur Z: etc, chacun cadré exactement pareil sans dramatisation spéciale pour tel ou tel. Lassant. Ce qui me surprend aussi, c’est le nombre de réalisateurs ce ne sont jamais les mêmes et du coup comment peuvent-ils avoir un sentiment de continuité, je suppose que leur motivation est faible?! C’est le producteur qui a le regard d’ensemble, la maîtrise de la continuité pas les réalisateurs dans les séries, souvent (surtout quand elles sont prolongées par le succès au-delà de ce qui était prévu au départ). Je crois que BORGEN échappe à cette critique, 3 saisons et on ferme malgré le succès hop.

    • Alexandre Angel dit :

      A MB
      Je vais commencer THE KNICK, qu’on vient de me prêter. Et là, pour rebondir sur ce que vous dîtes, TOUS les épisodes sont réalisés par Steven Soderbergh. Ça a l’air puissant.

  6. Rouxel dit :

    On sait depuis longtemps que Bruno Dumont est un cinéaste inclassable proche de l’univers de Pialat ou du Hongrois Tarr.Là une fois de plus il m’a surpris après sa série « Petit quiquin »diffusée sur Arte. »Ma loute »tape fort ou ça fait mal.En effet tout le monde y passe:les pauvres avec leurs gueules burinés par le vent et le soleil,les bourgeois guindés dans leurs oisivetés malhabile,les gendarmes avec le commissaire Machin(copie conforme de Laurel et Hardy),la religion avec un curé carrément transparent.Il y à plein de réferences cinématographique dans ce film (l’auberge rouge »avec Fernandel, »Tomboy »…).Je pense sans etre à Cannes et sans avoir vu les autres films en compétition que Georges Miller et le jury ne seront pas insensible à cette ode pleine d’humour et de malice ou Fabrice Luchini est au sommet de son art et arrive à nous bluffer littéralement ainsi que Juliette Binoche qui joue une espèce de castafiore formidable.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Rouxel
      Binoche ??? Pas convaincu Personne ne parle de Valeria Bruni Tedeschio qui est elle super inventive. Lucchini est très marrant mais il était aussi épatant dans un registre épuré dans l’HERMINE

    • ballantrae dit :

      Film absolument formidable sur lequel je reviendrai et comme Rouxel j’admire les trois acteurs professionnels qui se sont laissés « tordre » par Dumont sur un mode peu pratiqué en France: le grotesque qui lorgne vers le slapstick.
      Binoche est excessive et interprète un personnage à la Ionesco ( à la fin sa loghorrée a un côté Cantatrice chauve non?).
      A l’évidence, Dumont est un grand auteur qui pour l’instant m’a constamment surpris et ravi y compris, à la revoyure car sur le moment j’étais dubitatif, pour ses opus les plus controversés à savoir 29 palms et Hadjewich.

      • Bertrand Tavernier dit :

        a Ballantrae
        Il faut parler de la beauté visuelle du film, de la manière dont il filme les extérieurs. Je suis plus réservé sur Binoche

        • Eric Flouraud dit :

          A Bertrand
          Bonjour,

          Dites vous ne pensez qu’au de Ma Loute… film que je trouve très largement surévalué par une certaine politique d’auteur… Que Jean Pierre Mocky a fait beaucoup mieux sur ces cinquante derniere années que Bruno Dumont… sur le cotés outrancier (beaucoup trop dans Ma Loute) et critique de la bourgeoisie…

          Eric

        • MB dit :

          à Eric Flouraud: Mocky n’est jamais arrivé au centième de ce qu’a fait Dumont question conception du film, originalité, je m’en foutisme par rapport au courant général du cinéma, individualisme, volonté, abnégation, refus de la convention, technique, personnalité, vision d’ensemble, faut pas charrier on parle entre grandes personnes ce Mocky est un j**n-f****e. Regardez HORS SATAN dont ne serait-ce que le côté voyant de l’étrangeté des personnages, et lui seul, balaie toute la prétendue loufoquerie poétique dont prétend faire preuve Mocky, qui est un grand copain de tous les grands cinéastes selon lui (il a tenu la main de Fellini quand il est mort dit-il mais Federico ne lui a rien transmis à ce qu’on voit) mais qui n’est jamais arrivé au talon de leur talent. Regardez l’apparition du diable (si c’est bien lui d’ailleurs) dans HORS SATAN et oubliez Mocky qui n’a jamais fait un bon film sauf paraît-il L IBIS ROUGE. et je vois votre question maintenant, moi…
          Si je dois me faire engueuler qu’on me dise en quoi je me trompe. Dumont n’a loupé partiellement que PTIT QUINQUIN. J’ai revu FLANDRES qui est un chef d’oeuvre total d’amour fou, et l’un des plus grands films antimilitaristes depuis le muet. Mocky sans blague…!

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Pour Mocky, je citerai LA CITÉ DE L’INDICIBLE PEUR, LES DRAGUEURS, UN COUPLE (scénario de Queneau), L’IBIS ROUGE, LES COMPAGNONS DE LA MARGUERITE et un ou deux moments de A MORT L’ARBITRE mais il y en a plein qui sont bâclés et d’une verve poujadiste qui veut se faire passer pour libertaire

        • MB dit :

          à Bertrand: MOCKY: j’ai sans doute exagéré piqué au vif par la tournure de style qui consistait ici à le juger plus singulier et original que Dumont, qui est pour moi avec Farhadi les deux grands évènements de cinéastes « jeunes » ayant fait irruption depuis fin 90-2000.
          A MORT L ARBITRE « un ou deux moments » c’est peu, ça m’avait semblé mieux! je vais revoir ou voir ceux que vous citez
          surtout LES COMPAGNONS.

        • Alexandre Angel dit :

          Il me semble qu’il y a de bons moments dans UN LINCEUL N’A PAS DE POCHES (une bonne scène avec Michael Lonsdale, notamment).

      • Rouxel dit :

        « Hors satan »et »L’humanité »sont mes deux films préférés de ce cinéaste qui aiment les acteurs professionnels ou non.C’est ça qui fait la difference avec quantités de tacherons qui ne font rien passer à l’image.

        • MB dit :

          à Rouxel: L HUMANITE compte tenu de son côté gênant ou malsain, est l’exemple même d’une vraie originalité (celle qu’on attribue les yeux bandés à JPM un peu vite à mon avis).

    • Eric Flouraud dit :

      A Bertrand et Yves
      Bonjour,

      Dites vous ne pensez qu’au de Ma Loute… film que je trouve très largement surévalué par une certaine politique d’auteur… Que Jean Pierre Mocky a fait beaucoup mieux sur ces cinquante derniere années que Bruno Dumont… sur le cotés outrancier (beaucoup trop dans Ma Loute) et critique de la bourgeoisie…

      Eric

      • Bertrand Tavernier dit :

        A Eric Flouraud
        C’est vrai que parfois il y a un coté Mocky quand Mocky soignait ses films mais question beauté visuelle et utilisation des paysages il n’y a pas phot

  7. Rouxel dit :

    On savait Steven Spielberg inspiré par des mise en scènes alertes et fort bien construite dans la narration mais avec »Le pont des espions »je retrouve son estime car il s’est souvent égaré avec des films aux scénarios enfantins.Tout d’abord il y à longtemps que je n’avais pas vu Tom Hancks aussi bien diriger dans le role d’un avocat américain qui va etre envoyez en Allemagne afin d’échanger un espion russe contre un pilote américain.Par contre ce qui me gène toujours c’est que le cinéma Hollywoodien à toujours montrer pendant la guerre froide que les méchants de l’histoire étaient toujours « les rouges »alors qu’eux représentent à tort l’empire du bien,de la solidarité et du pacifisme marchand d’armes au demeurant.D’autre part Spielberg nous montre en 1960 une ville de Berlin est complètement dévastée par les bombardements de la seconde guerre.C’est un peu exagerer comme cette incohérence dans le scénario dans une scène précise.En effet,à un moment donné James Donovan l’avocat décide d’appeler sa femme aux Etats-unis et demande de la monnaie à un agent de la CIA en poste en Allemagne.Il rentre dans la cabine puis demande à l’opératrice une communication pour les USA.Puis il parle à sa femme en lui disant que tout se passait bien en dehors du temps maussade à Londres.Hors en 1960 quand on voulait téléphoner aux USA,on demandait le numero à une opératrice dans le pays d’appel puis le correspondant à l’étranger était informer qu’on l’appelait de Berlin,Londres ou Paris.Quand Donovan rentre chez lui et tend à sa femme un pot de marmelade,elle s’aperçoit que le pot à été acheter au bas de la rue.Il prétextera n’avoir pas eu le temps d’aller dans une boutique Londonienne.Sinon le film reste de haute facture sur la tension psychologique des personnages mais laisse un petit gout amer pour la caricature des agents du KGB ou de la STASI!!!!

    • Bertrand Tavernier dit :

      Cher Rouxel
      Inversons les termes d’une de vos phrases. Ce n’est pas vous qui retrouvez l’estime de Spielberg, c’est le contraire. D’autre part, Spielberg montre son pays ravagé par le racisme un anti communisme qui frôle l’hystérie. Ajoutons aussi que que les « Rouges » que vous le vouliez ou non étaient des méchants, quels que soient les errements et les crimes commis aux USA où il n’y avait pas de goulags, d’exécutions sommaires, pas de dictature comme dans l’Allemagne de l’Est (la stasi ce n’est pas une invention de la CIA). Comme ces deux puissances s’étaient partagés le monde, les USA commettaient leurs forfaits en Amérique du Sud et les Russes dans l’Europe de l’Est. Lisez le magnifique livre de Robert Littel

      • Rouxel dit :

        A Bertrand.Je vous remercie de m’avoir répondu et vous souhaite bonne chance pour votre film »Regard sur le cinéma français »qui sera projeté dans quelle catégorie?Quand sortira t-il en salles?

      • Rouxel dit :

        Au moment de la sortie du film d’Inarittu « The revenant »,on à crier au génie de ce cinéaste.Je voulais ici citer un réalisateur atypique et singulier venu de la tv ou il à signer plusieurs épisodes de séries western(Gunsmoke,police des plaine,Cimarron,Bonanza,Le cheval de fer…)c’est Richard C Sarafian à qui l’on doit un très bon western »Le convoi sauvage »sorti en 71 ou le genre commençait à décliner aux Etats-unis.L’attaque du trappeur Zachary Bass par un grizzly laissé pour mort dans un trou puis l’énergie que va déployer le personnage afin de retrouver son fils est d’une force visuelle rare au cinéma.Les différentes éllipses nous montrent Zachary avec sa femme enceinte,heureux de vivre.Un des points interessant est la scène ou Bass brule des pages de la bible afin de se réchauffer les mains et le corps meurtris par les blessures et le vent glacial de l’hiver.Il y à aussi la séquence de l’indienne qui va accoucher seule:elle s’accroupit et tiens fermement les racines d’un arbre pour donner naissance à son enfant.Comme le souligne Bertrand et Jean pierre on repense à « Fitzcaraldo »d’Herzog ou l’on retrouve un bateau tiré par 28 mules dans le nord de l’Amérique .Le capitaine Henry est incarné par John Huston vieux capitaine qui rève de remettre sur les flots son rafiot.Par la suite Sarafian réalisera un bon western avec Burt Reynolds(surement son meilleur role au cinéma)ainsi qu’un film boycotter par les producteurs sur le conflit israélo-palestinien avec Sean Connery(dvd jamais sorti chez nous).En tout cas découvrez l’oeuvre onirique de ce réalisateur injustement oublié.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Rouxel
          Je crtois avoir vanté ce film sur ce blog. L’edition WILD SIDE est superbe avec aussi THE MAN WHO LOVED CAT DANCING que je trouve élégant mais décevant sur un scénario relativement banal malgré quelques touches audacieuses et manquant de tension

      • Edward dit :

        A Bertrand Tavernier; à quel livre de Robert Littel faîtes-vous référence ?

  8. MB dit :

    J’ai rigolé en voyant la saison 1 de DEADWOOD en entendant qqn jurer en disant « JESUS cHRIST! » et le sous-titre de « traduire » par « Bordel de m…! ». Le Vatican pourrait porter plainte. Ceci dit ce juron était répandu je crois, par contre les autres jurons qui font florès dans la série sont complètement anachroniques avec la palme à « cocksucker » les « fucking » aussi nombreux que dans un polar actuel. Le créateur, A Milch, a dit que c’était volontaire car les jurons authentiques d’époque auraient fait rire et été jugés un peu trop boy-scout (avec cet exception plus haut que le traducteur a dû juger inacceptable!). Il paraît que « fuck » est prononcé 2980 fois dans les trois saisons). J’adore le personnage de Calamity Jane, je regrette un peu l’abondance de scènes ultra courtes pour les intrigues parallèles. Je ne comprends pas l’abandon de l’histoire de la petite fille hollandaise qui était sensée représenter un danger et qui finalement est à peine surveillée par le méchant patron de saloon (excellent et souvent drôle personnage joué par Ian McShane) alors qu’elle peut dire la vérité d’un moment à l’autre. Je ne suis pas sûr de poursuivre après la 1ère saison. Cette 1ère saison de 6 dvds m’a coûté 5€ tt compris! pas belle la vie?

    • Bertrand Tavernier dit :

      A MB
      J’aime bien la manière de recycler les cadavres chez le restaurateur chinois

      • MB dit :

        écologique!

      • Rouxel dit :

        Concernant les séries tv,il faut d’abord etre équipés d’une bonne tv puis débourser pas mal d’euro pour des abonnements assez cher.J’ai suivi en dvd »Walking dead »qui se détache des vulgaires films de zombies classique,voire des nanards de série B.Au niveau scénario c’est bien écrit avec des rebondissements à la pelle mais il y à quelques imperfections concernant les figurants-zombies qui se font tuer puis réapparaissent deux épisodes après.Sinon les maquillages sont assez réalistes.Autre série à voir pour la qualité générale,c’est « Le trone de fer »calqué sur « Les rois maudits »feuilleton français des années 70.Rivalités,jalousies,meurtres,infaticides,corruption,vanités,cupidité et méchanté forme la trame de cette fresque épique digne de sortir un jour en salles.En revanche coté français j’aime bien une série lançée l’an dernier sur France 3 avec Corinne Masiero dans le role du capitaine Marleau.Il incarne de façon désinvolte une capitaine de police avec une chapka sur la tete qui lui donne un coté ahuri mais qui arrive à retrouver les coupables.Il faut signaler que Corinne fait partie des comédiennes rares dans le cinéma à annoncer la couleur et s’afficher au coté des intermittents du spectacle et à investir des théatres ou des festivals.Je l’avait adorer dans »Louise Wimmer »chronique sociale amère sur une salariée de 50 piges qui est obliger de dormir dans sa voiture car les loyers sont trop cher pour elle.Film réaliste de notre société malade.

        • MB dit :

          à Rouxel: SERIES TV: il n’y en a pas que sur les chaînes payantes. Voyez BORGEN, de tte façon la meilleure façon d’en voir est d’attendre les dvds.
          Il y a un piège avec les séries c’est que je suis sûr qu’on est beaucoup plus indulgent avec elles qu’avec un film: le plaisir de retrouver le même générique, les mêmes personnages… Si elles sortaient au cinéma, ce qui est peut-être pour bientôt, serait-on aussi accro? Autre chose: si on prend une série comme MAD MEN, 7 saisons donc 6 heures ou quasiment, c’est trop, la durée de vie de la série si elle est prolongée par son succès pousse la production (dans une série, le producteur c’est l’auteur) à inventer de nouveaux prolongements incohérents ou à ressusciter des personnages morts ou au début prévus pour en sortir. Les bonnes séries en général durent trois saisons (je n’ai pas vu BOARDWALK EMPIRE qui en fait 5). En fait, comme un film, la série devrait être conçue jusqu’à sa conclusion finale pour s’arrêter définitivement au bout d’un certain temps. MAD MEN a été prolongé au-delà du raisonnable, et l’illustration historique avec son évolution au fil des épisodes qui pourrait justifier cette durée, n’est pas tout à fait convaincante (sauf pour la place de la femme, très bien vue, et un peu l’émergence du problème noir, la question de l’homosexualité est vue superficiellement). Sur la place de la femme, le plus réussi dans MAD MEN, je note qu’une femme arrive enfin à un poste élevé dans la saison 6 (magnifique Christina Hendricks) mais lorsqu’il faut virer le héros c’est les hommes, debout, qui le lui annoncent alors qu’elle reste assise et muette dans un fauteuil. De même la séquence de la bière Heineken et aussi celle du couple pourtant soudé et dont on voit le mari interrompre constamment sa femme devant leur invité sans réaliser qu’il la vexe, est admirable de finesse.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Il faut dire aussi que les séries, à leurs manières, sont formatées. Maintenant, je me lasse assez vite, car je repère les astuces narratives pour gagner du temps, éviter une révolution.Procédés hérités des feuilletonistes, de Ponson du Terrail. J’éprouve une lassitude après 4 épisodes même dans une série formidablement talentueuse et inventive comme FARGO, qui est bourrée de trouvailles

        • MB dit :

          à Bertrand: les séquences ou scènes sont trop courtes, je l’ai dit mais chaque scène est centrée sur un bout d’intrigue parallèle à l’autre. Dans DEADWOOD un bout d’intrigue est abandonné, la petite fille est un témoin qui peut incriminer Al et elle inquiète celui-ci et on suppose qu’il veut l’éliminer à juste raison puis il ne s’en inquiète plus sans qu’on sache pourquoi se contentant vaguement de la faire surveiller mais elle peut parler d’un moment à l’autre et il y aurait bien un Hollandais qui pourrait traduire ses paroles! bon désolé c’est une redite de ma part tant pis.

        • MB dit :

          « je repère les astuces narratives pour gagner du temps, éviter une révolution.Procédés hérités des feuilletonistes, de Ponson du Terrail.  »
          pourriez-vous donner des exemples de ces ficelles?

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Pas le temps je pars pour Cannes. Et c’est visible

        • Sullivan dit :

          J’ai découvert la série HOMELAND par la saison 5, sans me trouver perdu dans un univers qui nécessiterait de connaître le parcours des personnages, des intrigues antérieures. Bref, on peut visionner cette cinquième saison sans avoir vu un seul épisode des quatre premières, ça ne pose aucun problème. C’est une série d’espionnage formidablement bien écrite, proposant des personnages riches, attachants, tous plus ou moins incohérents, lot de chaque être humain dans la vraie vie… les intrigues sont hyper prenantes, c’est filmé avec beaucoup d’inventivité. Ce n’est peut-être pas un argument, mais moi qui regarde souvent ma montre durant le visionnage d’une série, j’ai été bluffé une fois arrivé à la fin de chacun des 12 épisodes : je ne les ai pas vu passé. C’est une série hyper addictive, qui met donc dans un état de transe, ou d’état de conscience modifiée si vous préférez. C’est l’histoire d’une ex-agent de la CIA qui tente de reconstruire sa vie à Berlin. Elle a offert ses services pour la branche sécurité d’une Fondation dont le patron, petit-fils de Nazi, cherche à expier la faute de son grand-père, de son pays, en versant des dizaines de millions de dollars pour aider des camps de réfugiés. Tout y est : L’EI, Daesh, la Syrie, les relations complexes de l’échiquier géo-politique, les écoutes illégales, l’action de la CIA en mode « polemos » tout autant que « stasis ». Le personnage principal, l’agent Carrie Mathison, souffre en secret de trouble bipolaire, ce qui permet aux scénaristes d’écrire de très beaux passages. On a même droit au thème de l’agent double, présenté dans cette saison 5 avec une telle maestria, qu’on repense à NINOTCHKA, AGENT X-27… une Mata Hari superbe et terrifiante. HOMELAND s’inspire de la série israélienne HATUFIM.

        • Alexandre Angel dit :

          A MB
          Sur les « astuces narratives », je crois savoir ce qu’entend Bertrand (j’ai bien dit « je crois »): c’est peut-être cette façon de donner au téléspectateur une impression de densité scénaristique (même si cette dernière n’est pas exclue) là où il y a en fait hasards qui font bien les choses, coïncidences bien ajustées.. Dans une série, on a souvent le sentiment que tout le monde se croise comme dans un moulin, que des personnages cruciaux vont se retrouver tous -là à un instant T pour mieux en dégager certains, etc…Ce qui tend à bien plus raccrocher la série à son ancêtre, effectivement le feuilleton, qu’à la tragédie (le cas échéant, évidemment, si on parle de comédies, c’est encore autre chose).C’est aussi ce que vous dîtes, à savoir cette manière de jouer les prolongations au delà du raisonnable.
          Après, ces défauts sont plus ou moins habilement camouflés. Dans le cas de BREAKING BAD, qui m’a scotché, le suspens est crescendo sur 5 saisons (dont la dernière particulièrement fournie)de manière époustouflante à tel point qu’on a parfois envie de crier grâce (et les acteurs sont superbes: Bryan « Trumbo » Cranston en tête, bien sûr, mais aussi tous les autres Aaron Paul, Anna Gunn, Jonathan Banks et le beau-frère Dean Norris, et Bob Odenkirk). Mais BB est aussi un nid fourmillant d’astuces feuilletonesques.
          Sinon, oui FARGO, c’est bon et mon pote pourvoyeur en séries va me prêter la saison 2.
          Quant à HOMELAND, Sullivan, le dit-poto doit l’avoir.

    • Alexandre Angel dit :

      A MB
      Pas encore essayé DEADWOOD (si, en fait, un ou deux épisodes par hasard)mais HBO pour HBO, j’ai beaucoup de plaisir à suivre BOARDWALK EMPIRE, la série produite par Scorsese et écrite par Terence Winter. Je pense que c’est la plus belle reconstitution des années « Prohibition » (et au delà) de tous les temps.

      • MB dit :

        hein? encore une série à ne pas louper?! mais vous vous rendez compte le temps qu’on y passe? Bon, noté.

        • Alexandre Angel dit :

          Oui, le temps qu’on y passe. C’est bien pour ça que je ne suis pas « sériephage » (et aussi pour des raisons esthétiques parceque sinon, l’argument du temps n’y suffirait pas). Je trouve que BOARDWALK EMPIRE se pose d’autant plus là que l’accueil fut, il me semble, froidement poli. Alors que c’est faussement académique, riche, parfois somptueux, terriblement lucide, très noir, shakespearien et traversé par moment d’une vraie folie. Sentiment d’un grand roman noir, quelque part entre Doctorow et LE LOUP DE WALL STREET. Une des quelques séries contemporaines triées sur le volet que je me paierai en BR.

        • MB dit :

          à AA: le br est vraiment nécessaire? la saison 1 br est en vente vous me direz à à peu près 7€! (en Angleterre).

        • Alexandre Angel dit :

          A MB
          Bah disons que j’ai vu des défauts sur dvd (c’est un copain qui me prête)que j’imagine être réparés en haute déf. De plus, c’est une série très visuelle du point de vue des décors, des costumes et du soin apporté à la photo. Les sons d’ambiance sont formidables aussi..

  9. Rouxel dit :

    J’ai enfin vu le film de Jay Roach(incroyable que ce soit lui le réalisateur des films »Austin Power)consacré à Dalton Trumbo.La mise en scène est alerte dans le déroulement de ces sombres années qu’a vécu les Etats-unis dès 1950.En revanche le choix des acteurs est assez limite.En effet quand Kirk Douglas tourne en partie sous la direction de Kubrick »Spartacus »il à plus de 40 ans alors que l’acteur qu’il incarne est plus jeune quand à John Wayne ils ont choisit un acteur massif et grand mais un peu éteint(Wayne était assez colérique voire autoritaire avec certains techniciens de cinéma).Pourquoi les distributeurs français ont attendu pas loin de 6 mois pour sortir ce film en pleine vacances scolaires,sans renfort de promotion coté médias?Le point faible quand meme c’est le coté propre et clinquant des costumes,voitures,rues et les hommes toujours rasés de près!!!!

  10. Rouxel dit :

    Enfin,je terminerais en rendant un hommage à l’actrice et réalisatrice Ronit Elkabetz qui partageait son temps entre la France et Israel qui l’a vu naitre.Avec son regard intense,sa frèle silhouette et ses cheveux de jais elle à sut porter des roles singuliers:chez Téchiné dans »La fille du RER »,chez Pascal Elbé,chez Jean Louis Martinelli ou dans »Cendres et sang »réalisée par Fanny Ardant.Puis dans sa trilogie qu’elle à signée »Prendre femme »ou elle nous montrait le coté sombre de la guerre et la haine qu’elle engendrait entre les etres.Elle à été emportée par un cancer à l’age de 51 ans.

  11. Rouxel dit :

    En complément du post sur Karel Zéman puis dans la meme veine,je vous conseille de voir »Les malheurs de Sophie »revisité par Christophe Honoré qui à co-écrit le scénario avec Gilles Taurant.Le réalisateur à mis en scène de façon légère et drole deux romans de la comtesse de Ségur: »Les malheurs de Sophie »et »Les petites filles modèles »sur une musique pleine de douceur composée par Alex Beaupain.Du bel ouvrage pour un cinéaste qui arrive à nous surprendre à chacun de ses films.Muriel Robin dans le role de la maratre est juste comme il faut tandis que les enfants jouent de façon naturelle.Coup de chapeau au costumiers,habilleurs et coiffeurs à qui l’on doit de l’audace.

  12. Rouxel dit :

    Digne héritier de Georges Mélies,Karen Zeman fut le chef de film du cinéma d’animation en Tchécoslovaquie durant une quarantaine d’années.En effet son premier film fut meme primé à Cannes en 46.Beaucoup de réalisateurs français ou étrangers se sont inspirés des oeuvres oniriques et emplit d’enchantement de ce génie pas souvent citer.Arretons nous sur « Le dirigeable volé »qui peut etre vu autant par les enfants que les adultes car Zeman revisite l’univers de Jules Verne dans cette histoire magique.On va suivre cinq garnements dans un ballon dirigeable qu’ils ont volé lors de l’inauguration.Ils vont croiser le fameux capitaine Nemo,faire réference à Dumas avec « Les trois mousquetaires »et meme « L’ile au trésor »chère à Stevenson est évoquer.C’est un film qui vous marquera car on est tous plus ou moins attaché à l’enfance et au temps qui file à vive allure.Découvrez aussi »Les aventures fantastiques »ou celle de »Simbad,le marin »oeuvres surement visionner par Spielberg ou Burton.25 ans après la chute du mur de Berlin et l’éclatement des pays de l’est,que reste t-il du cinéma d’animation de la Tchécoscovaquie,de la Pologne,Bulgarie,Roumanie,ou de l’URSS?Pratiquement rien car la plupard des studios ont fermés et sont devenues des sqatts ou survivent des gens misérables.Ces pays étaient privés de « libertés »de voyager et d’expressions mais les consciences s’affirmés quand meme dans des oeuvres d’animation.Il n’existe pas à ma connaissance d’ouvrage consacré à Zéman,lui qui à commencer en filmant des petites poupées-marionnettes dès 1943 dans un esprit ludique et léger.

  13. Rouxel dit :

    Comme c’est les vacances scolaires pour la zone de Midi Pyrénées,si vous avez l’occasion de venir sur Toulouse,la cinémathèque propose une retrospective autour des films de Marco Bellochio,cinéaste italien engagé.Il sera dans la ville rose samedi 23 afin de présenter son film »Les mains dans les poches ».Qu’on se le dise dans les chaumières!!!!

  14. Rouxel dit :

    Un réalisateur américain de la fin des années 80 qui n’a jamais été aborder ici est John Dahl.Pour résumer la carrière du bonhomme il fait un cinéma proche de Friedkin et Walter Hill,des roads-movies qui sentent le sable chaud du sud des Etats-unis avec une photographie assez interessante. »Red rock west »est peut etre avec « Sailor et Lula »le meilleur film du neveu de Coppola:Nicolas Cage.Tout commence au Texas ou un ancien marine quitte son bled afin de chercher du travail dans le Wyoming puis l’histoire va partir dans tous les sens avec des rebondissements,courses poursuites,escros à la pelle,sherif pourri,tueur psychopate,enfin c’est un véritable feu d’artifice assez bien écrit.Je conseille à tous également »Last séduction »avec Linda Fiorentino dans le role d’une vamp sortie des films noirs des années 50.Bill Pullman jeune débutant avant de tourner pour Lynch compose un personnage complètement halluciné dans le role du mari trompé.Il me reste à voir »Kill me again »avec Val Kilmer qui rencontra sa femme sur le tournage.Ici on est dans une réserve indienne ou un policier doit enquéter sur une série de meurtres assez étranges.

  15. Rouxel dit :

    A Bertrand:Une question qui me taraude depuis quelques jours concernant l’unique film tourné par l’acteur Burgess Meredith »L’homme de la tour Eiffel »avec Charles Laugthon et Franchot Tone.Est ce que ce film à été tourné en noir et blanc car à plusieurs reprises on voit de la couleur(les ballons près de la tour Eiffel)?Bien sur on voit bien qu’il y à un travail effectué de reconstitution des boutiques,des rues,des monuments parisiens mais ensuite on peut penser que ce sont des images tournées réellement à Paris.Laugthon n’est pas mauvais dans le role de Maigret mais il à un jeu un peu empaté et lent.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Rouxel
      Le film fut tourné à Paris, en couleurs avec un procédé horrible et du coup il est impossible de juger le travail de Stanley Cortez. La réalisation est très plate surtout quand on pense au film original, LA TETE D’UN HOMME

      • Rouxel dit :

        A Bertrand:Connaissez vous un film réalisé par Henri Diamands-Berger »Paris la nuit »qui date de 1930,sorti chez LCJ.Sur la jaquette est mentionné le premier film parlant français qui décrit le milieu « des apaches »des années 20 avec une kyrielle de comédiens inconnus:Marguerite Moreno,Marcel Vallée ou Mona Mais…Le son et les images sautent souvent et les cadrages sont assez médiocres.Enfin une curiosité que j’aurais vu.A propos actuellement se tient à Arnès(65)la 18ème édition du festival du film muet accompagné par un groupe qui agrémente ces perles du septième art,invisible à la tv ou en salles classique.

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