oct
01

UN HOMME QUI DORTSortie dans un DVD collector de de Bernard Queysanne d’après le beau livre de Georges Perec. Parlant de ce film, Gilles Jacob, alors critique à l’Express en parlait comme du « cri d’un poète. De ceux qu’on n’étouffe pas ».Deux coffrets essentiels consacrés à Ernst Lubitsch viennent de sortir. Celui de MK2 recense quelques films muets de la période allemande, notamment la géniale et désopilante PRINCESSE AUX HUITRES (déjà sorti aux USA chez Kino), une des très grandes comédies du cinéaste. Criterion (www.criterion.com) distribue dans la déjà célèbre collection Eclipse, les premières comédies musicales (LUBITSCH MUSICALS) 3 avec Maurice Chevalier dont 2 avec Jeannette MacDonald : ONE HOUR WITH YOU, THE LOVE PARADE, THE SMILING LIEUTENANT (avec Claudette Colbert), et MONTE CARLO, plus faible où Chevalier est hélas remplacé par Jack Buchanan que l’on retrouvera des années plus tard dans TOUS EN SCENES.

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sept
11

Blade RunnerLe prix du syndicat de la critique est allé, et c’est justice, aux magnifiques coffrets sur BLADE RUNNER qui comprend 5 montages différents, 5 versions du film et sur Douglas Sirk. Ce dernier, édité par Carlotta, est une merveille : copies magnifiques (celle du TEMPS D’AIMER ET DU TEMPS DE MOURIR, œuvre magnifique à peine desservie par John Gavin, est vraiment splendide) et suppléments incroyables. À ce stade, on ne peut même plus parler de bonus. Carlotta nous offre en effet en plus d’un entretien avec Sirk, d’un décryptage des conversations avec Jon Hallyday (qui éclairent LE TEMPS D’AIMER d’une couleur très autobiographique) les premières versions, dues à John Stahl, de MAGNIFICENT OBSESSION (LE SECRET MAGNIFIQUE) et d’IMITATION OF LIFE (MIRAGE DE LA VIE). Je dois dire d’ailleurs qu’en ce qui concerne IMITATION, le Stahl me paraît supérieur à son remake. Il est certes moins lyrique, moins flamboyant et sa fin est moins bouleversante, mais il est plus réaliste, plus vraisemblable. Et surtout le traitement des rapports raciaux me semble plus audacieux, plus libéral. Comme nous l’écrivions dans 50 ans de cinéma américain (dans la première version) : « la domestique noire, détentrice d’une recette secrète, s’associe à sa patronne pour créer ce qui deviendra « un empire de la crêpe » et fait fortune, ce qui lui permettra au moins de se payer un bel enterrement au lieu de le devoir à la charité de son employeur ». Il est intéressant de comparer la Béatrice incarnée par Claudette Colbert, femme sensible, énergique, pleine d’humour, vivante à la Lola du Sirk qui en fait une actrice médiocre (du moins on le suppose), dévorée par l’ambition, et par ailleurs, complètement superficielle et insipide. C’est peut-être le seul angle qu’a trouvé Sirk pour pallier aux limites de Turner et jouer sur son image.

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sept
03

Dans la célèbre collection bleue consacrée à la RKO et présentée avec clarté et intelligence par Serge Bromberg, les EDITIONS MONTPARNASSE sortant une série EXCEPTIONNELLE de films qui sont pratiquement tous passionnants. Et qui reflètent tout ce qui rendit la RKO unique :
producteurs novateurs (Val Lewton), metteurs en scènes de grand ou très grand talent (Jacques Tourneur, John Berry, Gregory La Cava, Nicholas Ray). L’absence de très grosse vedette sous contrat donnait plus d’importance aux scénaristes et aux réalisateurs. C’est eux qui portaient les films, qui leur donnaient une richesse visuelle, un style qui compensait les stars manquantes. la RKO avait pris sous contrat un nombre considérable de chef opérateurs formidablement inventifs (Nicolas Musuraca, Russel Metty, Harry Wild) et de grands décorateurs (Van Nest Polglass).

Voyons un peu plus en détail cette série :

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