Brisseau, Barthes et Monicelli

9 mai 2019 par - DVD

CINÉMA FRANÇAIS
Commençons par CÉLINE de Jean-Claude Brisseau qui, de nouveau, m’a procuré une immense émotion, de par son ton insolite, la manière dont l’histoire est racontée. Cette irruption du fantastique dans un quotidien quasi-bressonien ne ressemble à rien de ce qui se faisait à l’époque (et encore aujourd’hui). Le style des dialogues, la diction, les brusques ellipses vous entraînent peu à peu dans un monde insolite, décalé où l’on perd ses repères. Je ne serai pas fichu de vous dire si Isabelle Pasco joue bien ou mal contrairement à Lisa Heredia qui est épatante comme toujours. On est ailleurs et la grâce peu à peu envahit l’œuvre, comme à son insu.
Et signalons la sortie si souvent réclamée en DVD d’ANGÈLE et de REGAIN, ces deux chefs d’œuvre. Editions chères, hélas, mais Nicolas Pagnol me dit que la Région ne l’aide pas et que ces films ne sont plus achetés, en dehors d’Arte, par le service public.

  

LIVRES
ROLAND BARTHES – GROTESQUE DE NOTRE TEMPS, GROTESQUE DE TOUS LES TEMPS (Kimé) est un pamphlet réjouissant qui démonte avec méticulosité les revirements, simplifications, les absurdités pompeuses et jargonnantes auxquelles Barthes s’adonna après MYTHOLOGIES qui était un beau livre, tout comme FRAGMENT D’UN DISCOURS AMOUREUX. J’ai aussi aimé certains articles de THEATRE POPULAIRE. Mais son livre sur Racine fut impitoyablement démonté par Picard et à nouveau ici par Pommier qui montre que Barthes omet les quatre vers qui contrediraient ses oiseuses analyses. C’est une lecture revigorante où Pommier montre que Barthes après avoir décrété la mort de l’auteur (ce qui entraîna de multiples déclinaisons chez ses disciples, notamment dans la critique de cinéma), le fait renaître (« un auteur c’est une suite d’amabilités discontinues », définition aussi ébouriffante qu’un « scénario, c’est une suite de dispatchings syntagmatiques ») puis déclare que l’auteur au cinéma, c’est le metteur en scène. Ce pamphlet sans doute injuste et peu politiquement correct mais gondolant par l’auteur d’ASSEZ DÉCODÉ, jette une lumière lucide sur certains propos de Barthes sur Sade qui feraient rugir les féministes et le mouvement #MeToo.
Un petit extrait de sa destruction du SUR RACINE de Barthes : « Qu’on l’admire ou qu’on ne l’admire pas, il est difficile d’écrire sur Roland Barthes. Si on l’admire, on ne sait pas trop que dire et, si on ne l’admire pas, on n’a que trop à dire. On ne peut, en effet, l’admirer qu’à la condition de ne jamais s’interroger, de ne jamais se demander ce qu’il a vraiment voulu dire, et encore bien moins s’il a eu raison de le dire.
Quand on commence, en revanche, à lire Roland Barthes d’un œil critique, quand on entreprend de relever toutes les contradictions que l’on rencontre dans ses écrits, de réfuter toutes les contrevérités qu’on y trouve, d’en sonder toutes les sottises, très vite on ne sait plus où donner de la tête. Qui voudrait vraiment passer au crible toutes les fariboles que Roland Barthes a débitées, risquerait fort d’y consacrer une bonne partie de son existence. Si grand que fût mon désir de mettre à nu l’étonnante nullité intellectuelle de celui qui passe pour l’une des principales lumières de notre temps, je ne me suis pas senti le courage de me lancer dans une aussi longue et fastidieuse entreprise. Il me restait donc à choisir entre deux méthodes opposées : ou bien survoler rapidement l’ensemble des écrits de Roland Barthes, en faisant un sort aux sornettes les plus notables, et proposer ainsi aux lecteurs une espèce de florilège de la faribole barthésienne; ou bien, au contraire, s’en tenir à un seul ouvrage et le soumettre à un examen aussi serré, aussi minutieux et aussi exhaustif que possible. Chacune de ces deux méthodes a, bien sûr, ses avantages et ses inconvénients. La première méthode est, sans doute plus facile et, surtout, plus divertissante. Dans la mesure où elle donne une beaucoup plus grande possibilité de choix, elle permet de ne retenir que les sottises les plus ridicules, que les foutaises les plus grotesques, et il y a assurément de quoi constituer, avec tous les écrits de Roland Barthes, une anthologie de balivernes tout à fait désopilante. Mais, bien qu’on ait logiquement toutes les raisons de ne plus faire crédit à un auteur chez qui ont été relevées un nombre important d’âneries monumentales, cette méthode, qui est celle du pamphlet, ne convainc, d’ordinaire, que ceux qui sont déjà convaincus. Les autres, surtout s’ils sont des admirateurs de cet auteur, resteront le plus souvent persuadés qu’on a fait preuve à son égard d’une insigne mauvaise foi et qu’on n’a jamais cherché vraiment à comprendre sa démarche et à entrer dans sa pensée. Si l’on veut essayer de les convaincre, il vaut donc mieux adopter la seconde méthode et choisir de n’étudier qu’un seul livre, afin de pouvoir le faire de la manière la plus patiente et la plus attentive, en s’efforçant de suivre pas à pas la démarche de l’auteur. C’est pourquoi, malgré l’envie que j’ai eue parfois de suivre la première méthode, j’ai finalement décidé de m’en tenir à la seconde et de n’étudier, en essayant de le passer au crible, que le Sur Racine.
Si j’ai choisi le Sur Racine plutôt qu’un autre livre de Roland Barthes, c’est, outre des raisons d’ordre personnel et professionnel, parce que, de tous les livres de Roland Barthes, il est celui qui, par ses ambitions, ressemble le plus à un livre de critique universitaire. De ce fait, il est aussi, sans doute, celui qui permet le mieux de mesurer à quel degré, tout à fait extraordinaire pour qui prend la peine d’y regarder de près, son auteur est dépourvu de toutes les qualités logiques les plus élémentaires. Faute de nous apprendre quoi que ce soit sur la tragédie racinienne, le Sur Racine nous apporte d’innombrables et d’inappréciables renseignements sur les très étranges démarches de la pensée barthésienne, c’est-à-dire d’une pensée dont le principal caractère est que tous les mécanismes de contrôle semblent totalement abolis et qui va continuellement de contradiction en contradiction et d’absurdité en absurdité, sans jamais s’en apercevoir. »

POUR L’AMOUR DES LIVRES de Michel Le Bris (qui me conseilla le texte de Pommier) est une vibrante défense de la lecture. Le Bris évoque avec chaleur ses découvertes depuis l’enfance et j’ai retrouvé bien des noms et des titres, Jules Verne, Stevenson, James Oliver Curwood, ce pilier de la Bibliothèque Verte, par exemple et ses CHASSEURS DE LOUPS et autres CHASSEURS D’OR sans oublier le GRIZZLY. Je ne savais pas que nous dévorions un auteur écologique qui influença Hugo Pratt et fut réhabilité par Francis Lacassin dans un volume de la collection Bouquins. Il y a des pages fastueuses dans ce livre à la gloire des auteurs – l’éblouissement ressenti devant LA GUERRE DU FEU qui m’a donné envie de relire ce roman – et des citations magistrales – « Toute vocation commence par l’admiration » (Michel Tournier) – à commencer par celle-ci, percutante : « Les méchants envient et haïssent : c’est leur manière d’admirer. » (VICTOR HUGO). J’adore les chapitres sur les bibliothèques : les paragraphes sur le mauvais accueil à la Bibliothèque Nationale sont hilarants et la perplexité de Le Bris partagée par Alberto Manguel nous vaut cette remarque : « Les bibliothèques rendent fous à commencer, parfois, par les bibliothécaires. » Ne pas manquer ce livre.

Et enfin, pour compléter cette trilogie, LA LITTÉRATURE EN PÉRIL, petit opuscule brillant et incisif de Tzvetan Todorov qui revient sur les ravages provoqués par le structuralisme (dont il épousa un moment les combats avant de s’en dissocier) notamment en détournant ce que devrait être l’enseignement de la littérature. « On n’apprend plus de quoi parlent les œuvres mais de quoi parlent les critiques… Non seulement on étudie mal le sens d’un texte si l’on s’en tient à une stricte approche interne, alors que les œuvres existent toujours au sein d’un contexte et en dialogue avec lui ; non seulement les moyens ne doivent pas devenir fin, ni la technique nous faire oublier la finalité de l’exercice… Autrement dit, on représente désormais l’œuvre littéraire comme un objet langagier clos, autosuffisant, absolu. En 2006, à l’université française, ces généralités abusives sont toujours présentées comme des postulats sacrés. Sans surprise, les élèves du lycée apprennent le dogme selon lequel la littérature est sans rapport avec le reste du monde et étudient les seules relations des éléments de l’œuvre entre eux. » Voilà qui peut s’appliquer à la critique de cinéma.

Les POLAROÏDS d’Eric Neuhoff (Editions du Rocher) sont une collection de petits textes incisifs, mordants. Des croquis finement écrits où l’influence des hussards, de Nimier, revendiquée jusque dans les allusions littéraire se teinte de mélancolie et où apparaissent des actrices comme Jean Seberg. Plusieurs de ces nouvelles sont poignantes jusque dans leur légèreté.

  

Philippe Roger qui aime tant Grémillon et Ophuls vient d’écrire le remarquable L’ATTRAIT DU PIANO consacré à la place du piano dans l’œuvre de certains metteurs en scène (Ophuls, Sirk, Grémillon, Borzage, Hitchcock), le choix, parfois récurrent, des morceaux qu’ils utilisent, airs classiques ou chansons populaires. Roger pointe la fascination de ces réalisateurs pour certains thèmes qu’il a tous identifiés, ce qui sera précieux pour nombre des habitués de ce blog. L’analyse d’une longue séquence de CINQUIÈME COLONNE et la manière dont le piano nous révèle un Hitchcock inattendu est un des exemples les plus réussis de cette approche très originale.

AU BONHEUR DES FAUTES (Points) par Muriel Gilbert est un petit ouvrage extrêmement amusant écrit par une correctrice. On y découvre que « ressasser » est le plus long palindrome de la langue française (autre exemple : élu par cette crapule), que « oiseaux » est le seul mot qui contienne toutes les voyelles et dont on ne prononce aucune lettre, que le plus célèbre pangramme (phrase qui utilise toutes les lettres de l’alphabet ) est « portez ce vieux whisky au juge blond qui fume », que la manière d’écrire « chef-d’œuvre » au pluriel a changé 6 fois entre 1694 et 1835 et surtout que l’accent sur la cime est tombé dans l’abîme, moyen mnémotechnique pour savoir où placer l’accent circonflexe.
Et je rappelle la parution chez Actes Sud de LUNE PÂLE de W.R. Burnett qui suit LE VENT DE LA PLAINE d’Alan Le May. Aucune réaction sur ces deux magnifiques romans, dont l’un donna lieu à un grand film de John Huston.

MICHEL LEGRAND
L’incontournable, l’indispensable Stéphane Lerouge vient de compiler un coffret fabuleux de 20 CD consacré à Michel Legrand où j’ai pu retrouver ses incursions dans le jazz avec Miles Davis, ses albums avec Stan Getz, Phil Woods, Stéphane Grappelli (une découverte), ses musiques de films pour Demy, Rappeneau, Delon (y compris la partition rejetée du CERCLE ROUGE), ses chansons interprétées par des artistes français – de Claude Nougaro à Nathalie Dessay en passant par Christiane Legrand – et américains, de Streisand à Louis Armstrong. J’ai enfin pu entendre MONTE CRISTO drame musical d’après Dumas écrit par Jean Cosmos (lyrics d’Eddy Marnay), la musique sublime du MESSAGER et mille curiosités. Des heures de délice.

ITALIE
Il faut saluer très fort TF1 qui vient de faire ressortir dans des copies sublimes plusieurs films très importants, à commencer par ce chef d’œuvre qu’est LES CAMARADES de Mario Monicelli. Cette fresque bouleversante retrace l’histoire d’une grève à Turin en 1905 dans une fabrique textile où l’on travaille 14 heures par jour, où les accidents ne sont jamais pris en charge, grève qui se heurte à la dureté d’une direction âpre au gain, arc-boutée sur ses privilèges, sûre de ses droits. On voit bien là que le marché ne s’auto-régule pas et que si on n’impose pas des limites aux possédants, ils vous écraseront encore plus. Comme l’écrit le programme du Festival Lumière de Lyon : « Filmant en noir & blanc comme pour mieux rendre compte d’une époque passée, Mario Monicelli dépeint justement la vie quotidienne des ouvriers, leurs conditions de travail et de vie. Les décors, costumes et faits historiques sont reconstitués de façon exemplaire. Le cinéaste emploie un langage hors du temps, non daté, et analyse une période charnière de l’évolution sociale, rendant hommage aux premiers mouvements sociaux et aux intellectuels socialistes.
Le véritable sujet, universel, est l’éveil de la conscience de classe, et c’est en cela que, même si le film se déroule au tout début du XXe, LES CAMARADES est contemporain. « Ce que je voulais dire, c’est que, comme celles d’aujourd’hui, les luttes ouvrières de cette époque avaient des motivations élémentaires ; je voulais dire aussi que la défaite n’est jamais totale, qu’elle sert à cimenter, à faire comprendre ce que veut dire lutter ensemble. » (Mario Monicelli, Positif n°185, septembre 1976) »
J’ajoute que la première apparition de Mastroianni qui reçoit pratiquement une boule de neige est une des plus formidables introductions d’un personnage dans un récit. Filmé dans un noir et blanc somptueux, le film est truffé de petits détails bouleversants ou savoureux, glissés en fond de plan : ces enfants qui subtilisent des boulets de charbon ou ces deux ouvriers qui se castagnent en pleine manifestation.

  

LA CIOCIARA mérite aussi d’être revue et plusieurs séquences témoignent d’une force, d’un engagement humain considérables. On aurait envie de dire que c’est le plus grand rôle de Sophia Loren mais on pense à L’OR DE NAPLES et à HIER, AUJOURD’HUI ET DEMAIN. Le film est inégal et certains défauts proviennent du roman de Moravia mais il faut saluer l’audace de certaines scènes qu’on hésiterait à tourner de nos jours : le viol des deux femmes dans une église par des soldats de couleur censés les « libérer » du fascisme est une séquence forte qui contredit la vision d’un Spike Lee par exemple. Certains analystes parlent de soldats noirs mais le critique italien qui émet beaucoup de banalités dans les bonus, parle de « Maroquinades ».
On vient de ressortir ROMA de Fellini que je ne me lasse pas de revoir. Que de séquences éblouissantes, virtuoses, euphorisantes mais aussi bouleversantes.

  

THE YOUNG POPE est une série de Paolo Sorrentino dont on retrouve le ton sarcastique, l’ironie parfois mordante (le chapitre 5 et le discours du Pape aux Cardinaux, très provocateur, est un régal) envers la pédophilie, le lobby gay de même que les préciosités visuelles. Très belle utilisation des décors naturels. Jude Law est convaincant et Ludivine Sagnier possède une grâce infinie de même que Cécile de France.
Je crois n’avoir jamais parlé du très émouvant ÉTÉ VIOLENT de Zurlini, cinéaste qu’il faut sans cesse redécouvrir.

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Commentaires (94)

 

  1. Yves Rouxel dit :

    Avec la disparition du pilote autrichien Niki Lauda,je vais revoir »Rush »réalisé par Ron Howard.Daniel Brühl campe le pilote avec maestria et Ron Howard nous offre un film haletant avec des plans incroyables(cameras embarquées près du cockpit).Tensions nerveuses lors de la pole position,puis on voit l’envers du décor avec les équipes techniques qui accomplissent un travail de fourmie lors des arrêts aux stands.Du bel ouvrage.

  2. MB dit :

    Avez-vous vu un long de Laurel & Hardy: UN JOUR UNE BERGERE ou en vo BABES IN TOYLAND alias MARCH OF THE WOODEN SOLDIERS?
    un avis?

    • Denis Fargeat dit :

      A MB
      Oui, il y a longtemps, donc souvenir lointain… je m’en souviens moins comme d’un Laurel et Hardy que comme d’un gros gâteau à la crème, avec chansons interminables et farandoles de frauleins tournoyantes… je crois que c’est au départ un musical de Broadway qui a connu une autre adaptation en 1961 par les soins des établissements Disney, où Henry Calvin ( le sergent Garcia !)joue un méchant idiot dans des décors expressionnistes en technicolor.

    • Denis Fargeat dit :

      … et j’oubliais Gene Sheldon, autre transfuge de Zorro -Bernardo cette fois.

      • MB dit :

        à DF merci, WK Everson dit que en effet L&H disparaissent parfois sous les n°s chantés mais que contrairement à d’autres L&H chantés (le très éprouvant LES MONTAGNARDS SONT LA!) ces chansons sont bien intégrées et font avancer l’histoire. Mais j’aime mieux L&H dans le cadre urbain américain.
        je demandais vu quil y a un dvd Eureka sur lequel je louchais un peu.

    • Mathieu dit :

      A MB:
      J’ai revu récemment BABES IN TOYLAND (de même que tous les longs métrages jusqu’à SAPS AT SEA (1940)sauf SWISS MISS dont vous parlez). Ce n’est pas le meilleur L&H, mais il vaut quand même le coup. Dans le style de THE BOHEMIAN GIRL ou de THE DEVIL’S BROTHER (et je crois aussi SWISS MISS) c’est l’adaptation d’une opérette, mais très modifiée pour laisser un grande place à L&H, et c’est plutôt une opérette pour enfants. Le couple d’amoureux est particulièrement pénible, mais ça ne fait que deux ou trois chansonnettes à supporter ou à zapper. Il y a un côté fantastique enfantin avec une espèce d’enfer plein de « bogeymen » avec des scènes comico-horrifiques. Et ce n’est pas bien sûr un film en technicolor mais bien en N&B qui a été colorisé. Mon dvd (Opening) présente les deux versions et le transfert est de meilleure qualité que ceux des DVD Universal, équivalent aux coffret Warner où l’on trouve THE DEVIL’S BROTHER et BONNIE SCOTLAND (épuisé je crois).

      • MB dit :

        à Mathieu: BABES/ merci pour l’info, je vais me le trouver. Je fais une recension des films de L&H avec mise au point sur les titres dispos en video que je mettrai en ligne, ça en intéressera peut-être certains.
        Certains sont je crois perdus dans les années 20: les cms: HATS OFF/1927 HOOSEGOW/1929 LIBERTY/1929 LOVE THEM AN’ WEEP/1927 SAILORS BEWARE/1927 SHOULD MARRIED MEN…/1928 SLIPPING WIVES/1927 TWO TARS/1928 WHY GIRLS… et WITH LOVE AND HISSES/1927.
        Les lm manquent souvent aussi, les 2 cités par vous mais sont-ils à voir vraiment ceux de la fin de carrière?: AIR-RAID WARDENS ou A-HAUNTING WE WILL GO de 42 43. je crois qu’à partir de 39 ça commence à se gâter.
        Toutes les infos de dispo en dvd-br sont bienvenue.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A MB
      C’est un bel article même si je n’aime guère qu’on attaque Polanski pour défendre Brisseau et qu’on fasse mine de minimiser ce pourquoi on l’a condamné. Il avait tort (licencier une actrice qu’on a fait travailler un an), il a payé et on tire l’échelle. On ne parle plus que des films qui sont magnifiques

  3. Damien D. dit :

    Puisque Cannes démarre, un petit billet d’agacement de Xavier Leherpeur que je relaye ici. Apparemment des projections de films ont lieu pour quelques journalistes et attachés de presse en off dont seraient exclus certains… La volonté de Thierry Frémaux de mettre journalistes et public à égalité de la découverte ne semble donc pas suffire à certains. Drôle de milieu… Dans les années 60 Bertrand les attachés de presse devaient être moins filous entre eux non ?

    http://www.laseptiemeobsession.com/bloc-notes-cannois-de-xavier-leherpeur.html?fbclid=IwAR1G5uRlsnS0Km33frKUefTBDlCGNgxZs8mFad8PYdB5OM1CVAEMLk2MbTk

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Damien D
      Vous savez, déjà à l’époque, selon les films, il y avait des critiques à qui on ne montrait pas certains films pour retarder l’éreintement planifié (on se trompait rarement)

      • Alexandre Angel dit :

        Mon premier film de Cannes, le dernier Jarmusch, a été une déception. Je m’en faisais un monde par avance mais c’est une petite chose assez anecdotique et totalement indécise, entre pose « auteurisante » et suivisme (Jarmusch n’apporte rien, ou pas grand chose, à la saga zombiesque sur grand ou petit écran).
        Cela fait l’effet d’un vin sec pas désagréable sur le moment mais vaguement emmerdant.
        Et moi qui attendais un film bourré d’humour, d’invention, de foisonnement à la GHOST DOG, et bien que pouic…

        • Yves Rouxel dit :

          A Alexandre.Pas d’accord avec vous sur le dernier Jarmush qui est une pochade pleine d’humour noir et de causticité.C’est surtout un film hommage à Romero,Hitchcock et à Samuel Fuller dont on voit la plaque au cimetière.Ensuite le film est bourré de détails contre la société de consommation et les gadgets de communication tels les portables qui sont brandis par des morts-vivants et le duo Bille Murray et Adam Driver fonctionne à merveille ainsi que les apparitions furtives de Tom Waits ou Iggy Pop qui donnent à l’ensemble un coté trash-punk.

        • Alexandre Angel dit :

          A Yves,
          Vous allez éventuellement me faire aller le revoir.
          Après tout, je n’étais peut-être pas dans les bonnes conditions : j’en attendais trop après deux déceptions, LIMITS OF CONTROL et ONLY LOVERS LEFT ALIVE, et le retour en grâce de PATERSON.
          Mais il m’a quand même semblé qu’il n’y avait rien de trop, et surtout,que tout était éventé, déjà éprouvé, vu (j’ai trouvé plus d’idées de cinéma dans des Carpenter alors qu’à priori Jarmusch est un cinéaste qui compte plus pour moi). L’hommage à Romero est facile et évident. Rendre hommage à Fuller parce que son nom est inscrit sur une tombe, c’est un peu court.
          Après, il est possible que tel quel, en le redécouvrant avec moins d’empressement, le film distille son charme.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Alexandre Angel
          Il me semble que votre impression ait été corroborée par un grand nombre de personnes et le critique de Variety l’a décrit comme un film auto satisfait, imbu de lui même

        • Denis Fargeat dit :

          A A A
          Vu ce Jarmusch. ( Demander « 2 dead don’t die » à la caisse, c’est déjà un poème.) C’est quand même pas mal de voir le film d’ouverture de Cannes sans avoir à s’y rendre.
          Le film ressemble beaucoup à un film de zombies qui aurait été réalisé par Jarmusch, ce qui tombe bien parce que c’est précisément ce que j’avais été voir… globalement, donc, un film conforme aux attentes, et je suppose que le propos de Jarmusch était de faire ce qu’on attendait de lui : une trame de film de genre, avec un Mc Guffin 2019 ( environnemental, une petite claque à Trump et la communication gouvernementale au passage.) Donc pas de surprises, quelques mises en abyme potaches et lourdingues, mais pour autant pas déçu. Il y a la nonchalance, les digressions habituelles ( donc 30 minutes de trop pour les tenants du film d’action.) Mais aussi de magnifiques cadres, des mouvements d’appareil subtils , au bord de la coquetterie – j’ai repensé à « Pas à pas dans la brume électrique », si je me souviens bien la mise en place d’un travelling n’est pas chose anodine en extérieurs. Belle distribution bien employée, Tom Waits en témoin et surtout Tilda Swinton qui me donne envie de m’inscrire au même club de sabre japonais qu’elle – mais c’est peut-être encore plus loin que Cannes.

    • Yves Rouxel dit :

      A Damien d.Merci pour ce lien du blog de Xavier Leherpeur.Je ne commenterais pas les potins sur Cannes car cela ne m’interesse pas.Par contre Leherpeur évoque le prix des places de cinéma alors que lui même et beaucoup d’autres ne savent pas le prix plein tarif d’une place de cinéma et encore moins l’abonnement chez Gaumont ou ugc.Sans rapport avec Cannes,je vous conseille un film de Bruno Lopez et Emmanuel Vieilly sorti sans publicité « Des gens bien »aborde le braquage d’une banque par deux bras cassés dans le sud ouest et vont se retrouver avec une gamine de 8 ans Paloma qui était à l’arrière du véhicule.Emotions intenses sur l’enfance maltraitée si rare au cinéma.Un film à petit budget qui dégage une grande force humaine.

      • MB dit :

        mais ils ont des problèmes de budget à Cannes, ils sont toujours avec ce foutu escalier que les gens sont tellement fatigués de le monter qu’ils s’arrêtent tout le temps pour souffler (du coup ils croient cacher leur gêne en regardant la foule avec un sourire niais) ? pourtant un bon vieux escalator c’est pratique…
        je vais en toucher un mot à TF.

        (et quand je pense que je dois déposer un commentaire intelligent sur DAÏNAH LA METISSE et qu’au lieu de ça…)

        • Yves Rouxel dit :

          A MB.Voir Delon s’autocongratuler et de parler de sa personne à la 3ème ça me sidère à un point.Entendu ce matin sur les ondes de la voix de l’ancienne directrice de la cinémathèque de toulouse,Natacha Laurent que la version muette des »Misérables »avec Gabrio sortira en dvd d’ici la fin 2019.Bonne nouvelle car je n’ai jamais vu cette version qui reste une des meilleures.D’autre part sachez que netflix à mis en ligne le film inachevé d’Orson Welles dont Bertrand avait parler il y a quelques mois déjà. »The other side of the sea »en est le titre il me semble bien.bonne vision à tous.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Moi j’ai vu Delon pleurer devant les images d’Annie Girardot et les applaudissements qu’il a reçu, saluer tous les acteurs avec qui il a travaillé et sangloter en évoquant sur un murmure Romy et Mireille, je l’ai vu ébranlé, secoué par les applaudissements. J’ai vu ce vieux misanthrope craquer et parler de ce qu’il devait à Clement, Visconti Merville et Losey. Certes, il a été mégalopole et parlait de lui à la troisième personne mais je trouve plus important qu’il ait permis à Joseph Losey de diriger un de ses plus grands films, MONSIEUR KLEIN revu avec enthousiasme. D’autre part, je m’étonne que vous disiez que la version muette des MISERABLES est la meilleure avant de l’avoir vu. Enfin ,e n’ai JAMAIS parlé de THE OTHER SIDE OF THE WIND que j’ai refusé de voir

        • MB dit :

          « Je n’ai JAMAIS parlé de THE OTHER SIDE OF THE WIND que j’ai refusé de voir »
          à Bertrand: avez-vous dit pourquoi (dans un commentaire impossible à retrouver)?
          est-ce un coup de producteur ce OTHER SIDE?
          un truc du genre du 1er Kubrick FEAR AND DESIRE?

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MB
          Je sentais, ce qui a été confirmé par de nombreux critiques comme Michel Ciment – que c’était une opération suicidaire. Welles n’avait jamais terminé le film aussi parce qu’il ne terminait jamais rien en partie parce qu’il avait perdu l’énergie (ce que l’on voit de Don Quchotte est médiocre), la stimulation. J’avais été témoin de la perplexité de Michel Legrand face à ce qu’on lui avait montré. Déjà, Pierre Rissient qui avait vu; il y a dix ans, trois séquences les avait jugées catastrophiques. De plus, comment savoir si Welles aurait monté le film ainsi lui qui changeait tout à la dernière minute parfois

        • Damien D. dit :

          Oui il aurait fallu dire Yves que cette version muette des MISERABLES est « réputée » une des meilleures. Revoyez donc celle de Raymond Bernard avec Harry Baur que j’ai vu et qui est bien meilleure à celles réalisées par la suite. Quand au film de Welles inachevé, Bertrand ne l’a jamais conseillé, au contraire, il en avait certes déjà parlé mais pour dire déjà qu’il ne souhaitait pas le voir ! Ce qui peut se comprendre : il faut dire que c’est plutôt un film de Bogdanovitch qu’un film de Welles : avec des ruches on pourrait ainsi sortir des dizaines de films ce qui est artistiquement contestable (une exception que j’ai en tête QUE VIVA MEXICO réalisé par Grigori Alexandrov en 1979 sur la base d’images tournées par Eiseinstein en 1930. la différence c’est que Grigori Alexandrov était le monteur du film et a donc plus de légitimité qu’un Bogdanovitch par rapport à Welles il me semble…)

        • MB dit :

          à Bertrand: merci c’est un peu ce dont je me pouvais me douter…

          Autre chose: je crois que l’edition la + récente de OTHELLO de Welles est contestée je ne sais plus pourquoi à cause du son refait je crois, pourtant c’est Carlotta, qu’en pensent les blogeurs? pas de test dvdclassik curieux.

    • Henri Patta dit :

      Autant l ‘article sur Brisseau dans Libèration est magnifique , autant celui de 7e obsèssion est pitoyable.
      Le critique nous fait une crise d ‘urticaire parcequ ‘il a ètè « puni ».
      Il n ‘a pas eut les invitations que nombre de ses collègues ont reçues, et il en fait un article du tout a l’ègo.
      Mais c ‘est bien dans la lignèe du personnage qui lors de ses multiples interventions (hèlas) dans le masque et la plume nous assomme avec son politiquement correct . Si par malheur un film montre un homosexuel, un noir, un etranger sous un mauvais jour ( nous sommes portant il me semble dans la fiction ) le pauvre rèalisateur est vouè a ètre au mieux un fasciste èhontè , au pire un descendant de famille nazi.

      • Yves Rouxel dit :

        A Henri.C’est le cœur gros,les yeux rougis de larmes et la gorge sérrée que j’ai revu »Noce blanche »de Brisseau.Oeuvre sensible et forte en émotions qui rappelle évidemment »Mourir d’aimer »de Cayatte.Ici on est confronter entre un professeur de philosophie d’age mur(Cremer toujours aussi juste)et une adolecente perdue entre une mère suicidaire et un père abscent du foyer.Elle vit dans une grande demeure seule et accueille de temps en temps des marginaux qui viennent boire et fumer des pétards.Brisseau nous brosse un portrait sensible et touchant sur les interdits de la société du conformisme.Pourquoi un homme de 50 ans ne pourrait-il pas aimer une adolescente de 17 ans?Le réciproque est aussi valable pour cette jeune femme abandonnée et solitaire qui à un réel besoin d’amours et d’affection.Vanessa Paradis illumine de sa jeunesse cette œuvre et Bruno Cremer avec son corps rugueux sait ètre tendre et délicat face à cette rencontre improbable.Les derniers plans face à l’océan sont magnifiques de beauté et nous prouvent que Brisseau avait l’art de dire des choses en les filmant avec finesse et douceur.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Tout à fait d’accord

        • MB dit :

          à Yves Rouxel: et Crémer lui-même sous estime l’amour qu’elle lui porte, engoncé (qui ne le serait?) dans les conventions, et ne peut que recevoir comme un choc l’inscription que la jeune fille a tracée sur le mur avant de mourir. C’est un film un peu à part, qui aurait quasi pu être signé Truffaut, le plus romantique de JCB.

        • Henri Patta dit :

          Ça donne sacrèment envie de voir ce film. Sorti en dvd ?

        • MB dit :

          à H Patta: NOCE BLANCHE? il y a 36 éditions, on le trouve d’occase.

      • Damien D. dit :

        A Henri : je relayai l’article de Leherpeur plutôt comme un état des lieux des relations critiques/attachés de presse (est-ce le seul à avoir été exclu de certaines projections qui devraient de toute façon être limitées : Frémaux voulait que les journalistes découvrent EN MEME TEMPS que le public de Cannes les films présentés…). Vous en profitez pour faire une charge contre Leherpeur ce qui n’était pas vraiment le propos : à sa défense je dirai qu’il a le mérite de faire vivre une certaine forme de cinéphilie et ses interventions ou présentations de films(je l’avais vu à Angers) étaient plutôt sympas et communicatives avec le public.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Damien D
          Je défends Le helpeur pas sur ce dossier là mais sur le reste. Un film qui représente souvent un pari pouvant être abimé très facilement par la critique (certaines réceptions ont annihilé toutes les ventes et compromis la future exploitation), je comprends qu’on prenne des précautions (on le faisait avec Pierre Rissient). D’autant que la presse a parfois failli couler des films : l’accueil de MONSIEUR KLEIN à Cannes a été tellement condescendant que Delon a refusé de venir, que la sortie a été repoussée et c’est Jean Claude Missiaen qui a récupéré la situation, arrachant des articles contraires à ceux de Cannes

  4. Denis Fargeat dit :

    France Culture, quand ils s’y mettent, mes cousins! A voix nue, toute une semaine d’entretiens avec Pierre William Glenn. de beaux portraits, uniques et inattendus.

    • Bertrand Tavernier dit :

      a Denis Fargeat
      Mais chez Arnaud La porte, il y avait un type qui n’avait jamais entendu parler du GOUFFRE AUX CHIMÈRES de Wilder

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.Par contre je reproche à »Mauvais genres »qui est une bonne émission au demeurant de mettre toujours en avant des expositions,conférences ou débats se déroulant à Paris ou quelquefois en province mais c’est assez rare.L’information et l’analyse politique et la ligne éditiorale de la rédaction à pris un virage vers la droite et met en avant la politique de Macron et de son gouvernement.On est loin de l’époque ou on écoutait Daniel Mermet et sa fine équipe sur Inter.J’ai lu que Giv Anquetil dégage fin juin car elle dérange le pouvoir en place!!!

      • Denis Fargeat dit :

        A Bertrand
        Bien d’accord, hélas… je ne suis pas assez pervers pour relever systématiquement les perles qu’on entend dans cette émission, mais le dossier est lourd, il apparaît clairement qu’on demande beaucoup plus de compétences aux artistes qu’aux critiques ou journalistes. Pourtant Arnaud Laporte est, je trouve, un très bon interviewer… et ce qu’on entend dans « La dispute » est souvent ahurissant de bêtise ou d’ignorance. Sincèrement, je ne comprends pas.
        Quand même, positivons , dans quel média entend-on de nos jours des cours du collège de France, ou 150 minutes d’entretien avec un chef op? Comme disait Jean, faut trier.

        • ballantrae dit :

          Permettez moi de formuler une forte nostalgie envers feu Projection privée de Michel Ciment, émission autrement plus rigoureuse et bien menée. Ciment bossait se sujets et ne cherchait pas à tout prix le « cool » ou le côté « djeune »:il savait ce dont il parlait, amenait ses interlocuteurs vers des terrains réellement inédits et précis, savait prendre le contrepied des modes en mettant en avant telle filmo méconnue, tel auteur maltraité.
          France culture demeure la radio que j’écoute le plus avec France Musique mais je n’ai pas avalé quelques évictions de ces dernières années sur Radio France ( Michel Ciment mais aussi Philippe Meyer et Daniel Mermet) et je trouve qu’uene part de l’âme a déménagé avec eux.
          Place aux jeunes de Mac Carey est un film que j’adore pour sa manière d’interroger certains a priori cruels sur l’âge.L’âge n’est pas un critère suffisant: à tout âge on trouve des animateurs passionnants ou creux.

        • MB dit :

          à Ballantrae: 100% d’accord la nouvelle émission remplaçant PP est bien en-dessous.

        • Denis Fargeat dit :

          A MB
          Comme vous y allez! Je n’ai rien contre le jeunisme, mais traiter Michel Ciment de PP ! C’était mieux avant,c’est entendu, mais AG fait de son mieux avec PL*, je me suis fait au format de l’émission. Le titre Plan large est peut-être un programme**, une façon délicate de dire que MC étant insurpassable dans le GP, on élargit donc le format des encyclopédiques entretiens à celui d’un magazine pluriel. Bon, les interventions sont de qualité variable, j’aime moins CG assez pontifiante, que NTB qui dit parfois des choses inexactes… et c’est vrai que le phrasé d’AG est assez déconcertant , le ton de bonimenteur qu’il affecte est moins convainquant que celui de FA dans MG, parfaitement en situation comme montreur d’ombres.
          *Petit lexique d’abréviations pour ceux qui auraient du mal à suivre, et ce serait sans doute mon cas si je n’étais pas le rédacteur du post. PP : pas un pépé, ah non, mais Projection Privée. AG : pas Assemblée Générale , quels que soient les souvenirs que l’abréviation peut éveiller, mais Antoine Guillot. PL : ne désigne pas Poids Lourd, mais Plan Large, nom de la nouvelle émission cinéma de FC… MC : non le maître de Cérémonie, quoique… mais notre bien aimé Michel Ciment, qui est parfois, comme chroniqueur, d’une touchante mauvaise foi. GP = Gros Plan bien sûr. CG = Charlotte Garçon. NTB = NT Binh, qui ne nous aide guère en matière d’abréviations. FA= François Angelier, MG= Mauvais Genre
          **Il y aurait sans doute bien des pages inutiles qu’on pourrait écrire sur les titres d’émissions, mais je ne sais pas si ce serait très utile.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Denis Fargeat
          Bravo sauf que je ne crois pas que AG pense que MC était insurpassable

        • MB dit :

          à DF: TAFD’A!
          MC ne suivait pas forcément l’actu mais invitait des dirs de photo ou des monteurs pour faire un tour d’horizon de leur carrière, or, cette branche de la profession est rarement intviwée, ils ont pourtant plein de choses à nous apprendre, j’ai gardé sur mon dd des peaux de castes à réécouter: Marc Ferro, PW Glenn, C Champetier. On risque de regretter de ne pas les avoir pas plus intvwés!
          Ca me rappele que l’émission du Club qui sévissait sur le câble avec JO Laprune et d’autres mériterait d’être dvdéisée, on en voit certains extraits dans le VATLCF de BT, qui avait pensé avant eux à intvwer A Wademant (j’ai pas osé le « AW » trop familier pour une dame) entre autres?

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.Que pensez vous Bertrand de la censure à la tv qui fait son retour depuis de longs mois.Lundi soir France 2 à censurer les intermittents du spectacle qui ont brandit une banderole sur scène et on remis le molière du déshonneur à Franck Riester nouveau ministre de la culture.Les téléspectateurs n’ont rien vu car l’émission était en léger differé,histoire de montrer que tout va bien en France pour le théatre,les cinémas qui ferment dans l’indifference génerale.Bravo à Blanche Gardin l’humoriste qui s’est levée de son siège afin de soutenir la profession des intermittents.Elle à affirmé: »Dans cette période sinistre,l’humour relève plus de la medecine d’urgence que du divertissement ».Delphine ernotte est restée impassible plongée dans ses pensées d’ailleurs.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Je trouve cette censure scandaleuse et Delphine Ernotte touche le fond

      • Mathieu dit :

        Je ne sais pas qui est cette personne qui n’a jamais entendu parler du GOUFFRE AUX CHIMERES de Wilder, mais il faut dire à sa décharge qu’à ma connaissance le film n’a jamais été édité en DVD en France, et je me demande bien pourquoi… Il y a un très beau Blu-Ray édité en Angleterre par Eureka, qui m’a permis de revoir ce chef-d’oeuvre toujours aussi décapant et d’actualité. Je ne l’avais pas revu depuis mon enfance. A cette époque lointaine, je n’étais pas autorisé à veiller tard et à regarder les films qui passaient à 20h30. LE GOUFFRE AUX CHIMERES fut le premier film que je pus voir à cette heure tardive (!), il m’a beaucoup marqué et j’en ai gardé un souvenir plus vif que pour des films vus il y a trois ou quatre ans…

        • Bertrand Tavernier dit :

          A MATHIEU
          Et c’est un des très grands films qui s’en prennent au populisme….Il y a aussi UN HOMME DANS LA FOULE

        • ballantrae dit :

          Je ne pense pas judicieux de décharger un invité qui viendrait afin de disserter sur Wilder.Je n’ai pas écouté l’émission mais est-ce celle de janvier intitulé W comme Wilder? Si c’est celle -là , je ne vois que trois possibilités au vu de la page de garde du site: l’essayiste qui a écrit sur Wilder et la musique, Macheret de la Cinémathèque et enfin A Guillot qui a été qulifié sur l’antenne de « M Cinéma de France culture ».
          Du coup, aucun des trois n’est excusable:nous sommes dans un cadre spécifique avec 3 invités qui nous éclairent sur Wilder.
          A l’évidence, E Burdeau lui a bel et bien vu et revu les films de Wilder compte tenu de la précision qu’il déploie dans son essai Gravité que je recommande encore une fois aux blogueurs.
          Et il parle assez bien de ce que signifie ce film-clé qu’est Le gouffre aux chimères que moi aussi je découvris sur le petit écran avant de le voir sur le grand à la Cinémathèque.Un critique professionnel , un universitaire ou M Cinéma peuvent fairel’effort de combler leurs lacunes sinon via un DVD Z1!
          Effectivement un grand film sur les medias à placer aux côtés de Sweet smell of success. Et la question de la réception de l’information, de l’émotion de masse est magistralement développée, comme vous le rappelez fort bien Bertrand, tout comme dans Un homme dans la foule que je n’ai vu depuis des lustres.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A ballante
          Mais ce n’est pas chez Guillot mais chez Arnaud Laporte où ils ont encensé LES MÉTÉORITES, descendu LOURDES (dont je me méfie à les entendre)

        • Ballantrae dit :

          Plus d’une fois leurs enthousiasmes m’ont laissé de marbre et leurs lynchages m’ont au contraire séduit.
          Une jauge inversée en somme.

        • Denis Fargeat dit :

          J’en remets une louche sur « La dispute », France Culture e tutti quanti. Actuellement , « La fabrique de l’histoire » évoque entre autres l’exposition « Rouge » au Grand Palais. Je crois me souvenir que LD (La Dispute) l’avait évoquée en termes peu flatteurs ; argumentaire et positionnement flous , avec un peu de recul il me semble qu’il s’agit d’être pour ou contre, de liker ou disliker – qu’on me pardonne l’anglicisme, il me paraît bien convenir ici dans son côté caricatural ; je crois hélas que le dispositif, le titre même de La Dispute n’autorise guère plus de subtilité, sauf dans la mesure où les intervenants sont capables de nuance, ce qui n’arrive pas toujours. Je crois qu’ils confondent souvent flou et nuances.
          Dans « La fabrique de l’histoire », rien de commun. Je n’en dirai pas beaucoup plus , faut pas abuser, mais les intervenants donnent l’impression de vraiment savoir de quoi ils parlent ; en tous cas leur positionnement est clair , et on apprend des choses!
          Un dernier truc sur France Culture , hier au début des Nuits un hommage ému à Stroheim, peu de temps après sa disparition. Spaak raconte en scénariste les funérailles, avec son parler particulier ; Autant Lara, éternel révolté, en profite pour s’en prendre à un voyou qu’on imagine être Truffaut ; Fresnay raconte, d’une belle voix grave, son collègue de « La grande illusion ». Et tout le monde a l’air cueilli par la nouvelle. En tous cas, un beau témoignage , en 1957 , de la ferveur des gens de cinéma, et à un point aigu le côté troublant qu’ont les archives, quand elles superposent le passé à notre présent.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Denis Fargeat
          La Fabrique de l’Histoire est une émission irremplaçable, tout le contraire du parisianisme tout comme Culture Monde et l’émission de jean Noel jeanneney le samedi à 10 heures, de même que celle d’Alain Finkelkraut qui réussit à faire co exister et débattre des gens qui ne sont pas d’accord. J’ai appris beaucoup de choses sur Le Caravage et on aurait tort de réduire AF à un réac dépassé. Il fait preuve de curiosité et s’intéresse aux sujets les plus divers même s’il lui arrive de se planter. J’aime aussi sur France Musique Etonne moi Benoit de Benoit Duteurtre

        • MB dit :

          à DF merci pour la mention de l’émission de 1957 sur Stroheim, j’ai été immédiatement la pêcher, c’est là:
          https://is.gd/f5Ez0e

  5. Brigitte Loret dit :

    Bonjour,

    c’est drôle, ces allers et retours dans la critique, littéraire ou cinématographique. il fut un temps où René Pommier était mis au pilori par les bartholâtres, la pensée dominante à une époque. J’ai une question qui me turlupine : les articles de Truffaut dans Arts viennent d’être réédités, et c’est l’occasion de quelques poussées d’adrénaline (la Nuit du chasseur, la prisonnière du désert et bien d’autres). Truffaut prétend que « La flèche brisée » de Delmer Daves est le remake de « La maison des étrangers » de Mankiewicz, et là, j’ai un gros doute… Pourriez-vous me dire ce que vous en pensez ?
    Merci par avance

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Brigitte Lioret
      Mais Simon Lets fut longtemps la cible de »Sollersâtres » et il ne put jamais s’exprimer dans une université française bien qu’il ait été le premier à dénoncer les crimes du maoïstes que soutenaient Tel Quel. Sur Truffaut, êtes vous sur qu’il parle de la FLÈCHE BRISÉE et non pas de la LANCE BRISÉE qui est, en effet, un remake westernien de LA MAISON DES ETRANGERS qui valut un Oscar à Philip Yordan bien que Mankiewicz ait dit qu’il n’avait pas écrit un mot de la première version

      • brigitte Loret dit :

        Peut-être Truffaut a-t-il commis un lapsus, mais c’est bien « La flèche brisée » qui est citée p. 141, dans « Chroniques d’Arts-spectacles 1954-1958 », Gallimard 2019. Je me disais bien que je ne voyais pas le rapport entre les 2…mais c’est drôle car c’est précisément dans un article concernant l’ignorance de ses collègues critiques

  6. Damien D. dit :

    Vous parlez de « l’attrait du piano » de Philippe Roger que je n’ai pas mais que je vais m’empresser de l’acheter. Je conseille également l’ensemble des titres de cette collection éditée par l’éditeur Yellow Now : un petit format, une maquette sobre et attrayante, des photogrammes illustrant le propos (comme cela devra être le cas dans tout livre d’analyse sur le cinéma !), une approche thématique originale. J’avais fait l’acquisition de « l’attrait du flou », « l’attrait des miroirs », « l’attrait de la neige » ou un plus récent « l’attrait des cafés » de Clélia et Eric Zernik. Je me suis commandé aussi « l’attrait du vent » et « l’attrait du téléphone ». Certains premiers titres sont malheureusement épuisés…
    Dans le même ordre d’idée mais de manière audiovisuelle cette fois on peut conseiller également les approches thématiques de Luc Lagier dans ses « Blow up » tous disponibles sur le site internet d’arte.

    • Bertrand Tavernier dit :

      A Damien D
      Merci

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.Sans rapport avec le post précedent.J’ai appris par la radio que la ville d’Angoulême organise en novembre prochain le 1er festival de Cannes de 1939 qui n’a pas eu lieu à l’époque.Avez vous des renseignements sur la programmation et la projection des films de l’époque?Pour l’année prochaine il projette le festival de mai 68 qui fut lui aussi annulé.ETONNANT,NON!!!

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Oui, cela avait été annoncé plusieurs fois dans la presse et un jury a même décerné des prix. La sélection américaine, prestigieuse, comprenait 11 films dont plusieurs exceptionnels

        • Denis Fargeat dit :

          A Yves
          Gougueule m’a, je crois, un peu pris pour un crétin quand j’ai fait une recherche à cet intriguant sujet . C’est parce que c’est à Orléans, ville natale de Jean Zay , que ça se passe, et pas à Angoulême…
          https://www.festivalcannes1939.com/

        • MB dit :

          « A Yves
          Gougueule m’a, je crois, un peu pris pour un crétin quand j’ai fait une recherche à cet intriguant sujet . C’est parce que c’est à Orléans, ville natale de Jean Zay , que ça se passe, et pas à Angoulême… »
          ouaaahhh Yves faites gaffe quand même!… Orléans pas Angoulême voyons…. rhaa la la!… ces djeuns!…

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.Demain dimanche 19 mai(c’est ma fète en plus)France 5 programme à 22h35 dans « La case du siècle »un documentaire sur »1940,main basse sur le cinéma français ».Très bon papier dans le Canard de la semaine.A voir à la tv ou en podcast.bonne vision à tous.

  7. Yves Rouxel dit :

    A Bertrand.Merci pour votre réponse sur « Les nanards »du cinéma français.En revanche hier j’ai découvert un film de Pierre Comombier qui m’a bien plu pour son coté drole et sans prétentions. »Quartier latin »est une comédie vive et joyeuse grace à la présence de Blanchette Brunoy,Juny astor,Sylvie Bataille,Bernard Lancret,puis aussi le lymphatique Jean Tissier dans le role du majordome.Yves Deniaud est pharmacien et donne des leçons de billard à des clients fortunés dans un petit bar du quartier latin.Dommage que la copie sortie chez rené château soit de mauvaise qualité coté sons.

  8. michèle dit :

    On a appris le décès de Jean-Claude Brisseau. Triste coïncidence.

    • Yves Rouxel dit :

      A Michèle.Oui effectivement il y a des choses comme ça que l’on peut expliquer.Pour ma part on m’a appris le décés de ma mère le jour de mon anniversaire en 2005.Elles nous as quittée à 6h32 du matin heure à laquelle je suis né??????

      • MB dit :

        « il y a des choses comme ça que l’on peut expliquer. »
        et on les explique comment si on peut les expliquer?
        d’autre part dans le cas où on ne pourrait pas les expliquer c’est qu’il y a absence d’explication possible et donc seule conclusion: la présence de coïncidences pis voilà.
        Par exemple moi, je suis né un 2 août, eh ben ce jour-là, d’autres personnes sont nées! Coïncidence!

  9. Alexandre Angel dit :

    Triste coïncidence que CELINE soit évoqué dans cette chronique et que j’apprenne à l’instant le décès de Jean-Claude Brisseau.
    J’avais aimé tous ses premiers films jusqu’à celui-ci inclus puis ai perdu le contact avec son cinéma.
    Que faut-il (re)découvrir de lui après CELINE?
    Pour l’anecdote, un hommage lui avait été rendu au festival EntreVues de Belfort en 2011 en même temps qu’une programmation westernienne et il avait présenté LES AVENTURES DU CAPITAINE WYATT ainsi que QUAND LES TAMBOURS S’ARRETERONT.
    J’avais vu à ce même festival, en 2012, et en avant-première, LA FILLE DE NULLE PART, qui comprenait le « jump scare » le plus terrifiant du cinéma français.
    Une personnalité fort singulière.

    • Bertrand Tavernier dit :

      C’est une nouvelle qui m’attriste énormément même si on s’était perdu de vue et j’avais trouvé certains de ses derniers films qu’il avait arraché au système toujours aussi personnels, avec tous ses fantasmes, ses obsessions, son gout pour le surnaturel, les scènes saphiques, une mystique new age. Il adorait LES AVENTURES DU CAPITAINE WYATT, LE REVEIL DE LA SORCIERE ROUGE, les films d’Hitchcock qu’il analysait admirablement. Il était injuste envers le cinéma français et vivait dans une certaine paranoïa qui s’était exacerbé lors de l’affaire de la Cinémathèque et des manifestations que son hommage avait provoqué.

      • ballantrae dit :

        Oui c’est bien triste qu’il soit parti sur le rendez-vous manqué de la Cinémathèque en pleine hystérie.
        Son cinéma valait mieux que cette agitation vaine et l’ayant entendu en entretien, il parlait aussi fort bien de cinéma.
        Je vais revoir Céline effectivement très singulier.Mais mon préféré demeure De bruit et de fureur assez impressionnant et visionnaire dans sa peinture de territoires en déshérence.

        • Yves Rouxel dit :

          A Ballantrae.Une fois de plus les médias papiers s’en sont donner à cœur joie en mettant en avant les démélées judiciaires de Brisseau ,en occultant son travail d’enseignant et de cinéaste qui déranger le milieu des professionnels de la profession.C’était avant tout un homme au fort caractère,imposant par sa carrure et qui n’avait de langue de bois comme beaucoup de réalisateurs français d’aujourd’hui qui ont peur de mettre en avant et ne s’engagent plus en politique.Quelle tristesse.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Arrêtez cher Yves de penser que « les professionnels de la profession » (des noms comme dirait Chabrol) étaient « dérangés » par le travail de boisseaux. Il a été soutenu lors de son procès par des dizaines de cinéastes alors que ce qu’on lui reprochait – selon les critères de Mee Too mais aussi selon ceux des lois du travail, ce qui devrait vous concerner – étaient importants. Et d’ailleurs il n’a pas fait appel. Et la Cinémathèque a voulu lui rendre hommage ce qui a été malheureusement bloqué par des dogmatiques. Certes, il n’avait pas sa langue dans sa poche mais il s’est aussi coupé de certaines personnes en voyant des complots partout (avec une insistance sur le role des juifs). Il pensait que Lionel Jospin avait jeté un anathème contre lui, ce qui n’était pas dans la nature de Jospin qui ne savait pas qui il était. J’avais organisé une rencontre entre les deux. Il s’était brouillé avec Daniel Toscan Du Plantier pour des raisons imbéciles. Il n’empêche que ses films restent uniques, je pense à CHOSES SECRETES, à A L’AVENTURE, À LA FILLE DE NULLE PART. Et regardez le bel hommage que lui rend la SRF ( venant de professionnels de la profession comme Jacques Audiard, Laurent Cantet, Catherine Corsini, Cedric Klapish)

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          Mais, cher Yves, arrêtez de ressassez cette scie sur les « professionnels de la profession » (des noms dirait Chabrol) qui seraient soi disant dérangés. Boisseaux a eu une bel hommage de la SRF (ce ne serait pas des professionnels de la profession que Jacques Audiard, Catherine Corsini, Laurent Cantet) et a reçu le soutien de dizaines de cinéastes lors de son procès qui touchait des points sérieux et difficilement défendables notamment par rapport au droit du travail, ce qui devrait vous concerner. Ce qui dérangeait chez ce formidable cinéaste cinéphile, c’était sa paranoia : il voyait des complots partout (généralement judéo maçonniques), pensait que Lionel Jospin lui avait jeté un anathème, ce qui était absurde et j’ai organisé une rencontre entre eux. Il s’était brouillé avec daniel Toscan du Plantier pour des raisons idiotes et les producteurs avaient peur d’être entraînés dans des procès pour des questions sexuelles lors des essais alors qu’il était d’une grande délicatesse sur les tournages. Et Dominique besnehard avait renoncé à le protéger. Reste un cinéaste étonnant dont j’adore même les derniers films où un ton libertaire à la Léo Ferré se mêle à des obsessions érotiques, un goût pour le fantastiques de A L’AVENTURE, CHOSES SECRETES à LA FILLE DE NULLE PART

    • Henri Patta dit :

      Jump scare ??????

      • Alexandre Angel dit :

        Oui, j’avais fait un bond…

        • MB dit :

          à AA: ah vous vouliez dire un « popup-scare »? évidemment si vous usez d’expressions à la mode on comprend pas…

        • Alexandre Angel dit :

          Vous riez, vous riez…
          N’empêche, lors de ce moment de la FILLE DE NULLE PART, personne ne faisait le malin dans la salle (votre serviteur a pris quelque cheveux blancs en une soirée de clôture).

  10. MB dit :

    Bertrand nous fait revoir 3H10 POUR YUMA

    https://www.arte.tv/sites/olivierpere/?p=22274

  11. SERVANT Jean-Pierre dit :

    A tous : REGAIN/ANGELE. J’ai personnellement « sauté dessus » (tout comme pour LA FEMME DU BOULANGER), parce que réellement attendus sur galette (y avait -il eu des éditions VHS à une époque ?) et j’avoue que bien qu’étant parfois regardant sur le prix de vente, il y a des sorties où je ne réfléchi pas trop. C’est le cas ici.
    De plus les éditions de l’oeuvre de Marcel Pagnol sont de grande qualité sur le plan technique. Juste un bémol pour les bonus. Quelques extraits d’entretiens avec Marcel Pagnol par exemple, auraient été les bienvenus.

    LES CAMARADES. Revu en salle dans cette version restaurée avec un immense plaisir, juste avant cette sortie vidéo. J’avais renoncé à l’achat de la précédente édition française, parce que le film n’était pas proposé en version originale.
    Je n’avais qu’un souvenir confus de I COMPAGNI,(vu une fois à la télévision il y a bien longtemps) oeuvre âpre sur la condition ouvrière au début du XXe siècle en Italie. J’avais surtout oublié que malgré la gravité du sujet, le film de MONICELLI est aussi traversé de moments d’humour qui jamais ne déstabilisent l’ensemble.

    • ballantrae dit :

      Je vais faire comme vous car ce sont des films que je prise particulièrement et ce sera un moyen de mieux appréhender les volets de la série Voyage à travers le cinéma français.
      J’ai commencé à revoir quelques Guitry pour ce volet, reste à revoir des Pagnol dans de bonnes conditions.
      Vous parlez de prix élevés mais mieux vaut privilégier qualité au lieu de quantité!
      Au moins le descendant de Pagnol fait l’effort de diffuser les films alors que par exemple on attend toujours les DVD des films d’Eustache que j’aimerais tant avoir dans ma DVDothèque.

  12. D. H. dit :

    Votre note sur CÉLINE de Brisseau m’évoque ce que j’avais écrit sur LA FILLE DE NULLE PART en 2013. Le cinéma de Jean-Claude Brisseau est en lisière. Au bout du naturalisme, à l’orée du fantastique. Ou peut-être, nous ouvre-t-il les yeux sur l’étrange étrangeté du réel. On y croise des anges au fond d’un couloir dans un appartement hlm, des fantômes tapis dans un placard à balai, des oiseaux plus éloquents que certains hommes, des filles tombées de nulle part, des histoires d’amour singulières, des appartements haussmanniens où on lévite aussi naturellement que l’on passerait l’aspirateur. Et on y parle aussi. la fille de nulle part, subtile Virginie Legeay, devise avec un professeur de mathématiques à la retraite qui, pour se désennuyer un peu, rédige une thèse consacrée aux croyances et illusions humaines. Lorsque le prof, interprété par Brisseau, recueille la fille tombée sur son palier, s’engage une conversation d’égal à égal où il n’y a pas place pour l’ascendant factice supposément apporté par l’âge ou la position sociale.
    À l’instar d’un Hong Sang-soo, l’économie de moyens matériels enrichit le film. Dépouillé de toute fioriture ou effet pyrotechnique fumeux (les quelques effets spéciaux sont certes spartiates mais suffisants), se montre l’évolution d’une relation entre deux êtres a priori différents, suite à une rencontre inopinée. Et si l’on s’attache, au fil de leurs échanges strictement platoniques, voire platoniciens, aux personnages de Brisseau, c’est sans doute parce qu’ils nous ressemblent et que l’essentiel de l’intrigue se décrirait comme une vie tout ce qu’il y a de plus ordinaire, où le fantastique surgit sans dépasser cette crête et s’inscrit tout naturellement dans le décor. Chez Brisseau, pas de verre de soju ou de promenade sur la plage, mais, comme chez le cinéaste coréen, on échange en buvant un thé ou en lisant la quatrième de couverture d’un livre, et, entre étreintes pudiques, séances de spiritisme et partages de sandwichs se nouent des sentiments. Tout en retenue. A la façon des impressionnistes, par légères touches, les corps et les pensées qu’ils véhiculent s’incarnent par de subtiles nuances de couleurs, chair sur les joues de la fille, blanc de saturne sur les draps de fantômes plus juvéniles que mortifères
    A 70 ans, Jean-Claude Brisseau est, peut-être, le plus libre de nos jeunes cinéastes.

  13. D. H. dit :

    Votre note sur CÉLINE de Brisseau m’évoque ce que j’avais écrit à la sortie de LA FILLE DE NULLE PART en 2013. Le cinéma de Jean-Claude Brisseau est en lisière. Au bout du naturalisme, à l’orée du fantastique. Ou peut-être, nous ouvre-t-il les yeux sur l’étrange étrangeté du réel. On y croise des anges au fond d’un couloir dans un appartement HLM, des fantômes tapis dans un placard à balai, des oiseaux plus éloquents que certains hommes, des filles tombées de nulle part, des histoires d’amour singulières, des appartements haussmanniens où on lévite aussi naturellement que l’on passerait l’aspirateur. Et on y parle aussi. la fille de nulle part, subtile Virginie Legeay, devise avec un professeur de mathématiques à la retraite qui, pour se désennuyer un peu, rédige une thèse consacrée aux croyances et illusions humaines. Lorsque le prof, interprété par Brisseau, recueille la fille tombée sur son palier, s’engage une conversation d’égal à égal où il n’y a pas place pour l’ascendant factice supposément apporté par l’âge ou la position sociale.
    À l’instar d’un Hong Sang-soo, l’économie de moyens matériels enrichit le film. Dépouillé de toute fioriture ou effet pyrotechnique fumeux (les quelques effets spéciaux sont certes spartiates mais suffisants), se montre l’évolution d’une relation entre deux êtres a priori différents, suite à une rencontre inopinée. Et si l’on s’attache, au fil de leurs échanges strictement platoniques, voire platoniciens, aux personnages de Brisseau, c’est sans doute parce qu’ils nous ressemblent et que l’essentiel de l’intrigue se décrirait comme une vie tout ce qu’il y a de plus ordinaire, où le fantastique surgit sans dépasser cette crête et s’inscrit tout naturellement dans le décor. Chez Brisseau, pas de verre de soju ou de promenade sur la plage, mais, comme chez le cinéaste coréen, on échange en buvant un thé ou en lisant la quatrième de couverture d’un livre, et, entre étreintes pudiques, séances de spiritisme et partages de sandwichs se nouent des sentiments. Tout en retenue. A la façon des impressionnistes, par légères touches, les corps et les pensées qu’ils véhiculent s’incarnent par de subtiles nuances de couleurs, chair sur les joues de la fille, blanc de saturne sur les draps de fantômes plus juvéniles que mortifères
    A 70 ans, Jean-Claude Brisseau est, peut-être, le plus libre de nos jeunes cinéastes.

  14. Denis Fargeat dit :

    Vu « Les camarades » il y a quelque temps, hélas dans la collection « Les films du collectionneur » . Image pas fameuse, et on a le choix de la version à condition que ce soit la VF… voir le bon côté des choses, ainsi on entend la voix de François Périer, Bernard Blier, Annie Girardot.
    Ce que je trouve remarquable, c’est la façon qu’a Monicelli de caractériser ses personnages en peu de traits, sans les caricaturer, sans faire de concession. C’est un art digne d’un grand dessinateur. Et si le propos est dru, il n’épargne pas au spectateur sa part de réflexion – ça repose.
    Le personnage de Mastroianni est curieux, pas vraiment sympathique ; à revoir quelques images , il a des regards qui font douter de sa sincérité, de son degré d’engagement. C’est délicat à dire mais on se demande s’il est machiavélique ou stupide. Sans doute une sorte d’idiot à la Dostoïevsky, mais pris entre l’idéalisme et les réalités. ( Cette drôle de scène où il s’apprête à manger un casse-croûte oublié, qu’il rend à regret à son propriétaire ; on dirait une scène de la vie de Jésus avec Charlot dans le rôle-titre.). Une notation m’a marqué : ce petit baluchon où il transporte tout ce qu’il possède…

  15. ballantrae dit :

    Quelle belle récolte!Et je suis une fois de plus ravi de vous voir,Bertrand, démontrer que le cinéphile doit aussi conjointement lire dans tous les domaines ( essais, romans…).
    La collection L’attrait de est souvent remarquable et je la suis de près. J’avais particulièrement aimé l’attrait des ruines ( A Habib), des miroirs (D Paini directeur de la collection par ailleurs), de Van Gogh (H Gauville) ou de l’oubli ( J Aumont).Le motif devient un moyen de circuler d’un film à l’autre et permet de constituer une poétique digne de Bachelard.
    J’ai adoré Pour l’amour des livres effectivement vibrant éloge de la manière dont la découverte de la lecture peut nourrir toute une vie et constituer un élan, une consolation, un jardin secret inaltérable.Et ce que j’aime chez Le Bris et qui me touche à titre personnel c’est la mise en évidence que la lecture peut apporter une lumière dans de jeunes esprits surtout s’il n’y a pas de livres à la maison quand on est enfant. Vraiment un écrivain généreux et réjouissant.
    Neuhoff est je l’espère plus convaincant comme écrivain ici que dans ses papiers ou interventions sur le cinéma qui sont un condensé de fiel et de condescendance un peu trop souvent.
    Je reviendrai sur le cinéma plus tard mais la mise en avant du génie de Fellini dans Roma tout comme celle du superbe et toujours si prenant, juste, actuel Les camarades me réjouissent.
    Sans faire mon Yves Rouxel, deux petits conseils liés mon actualité de spectateur et de lecteur:
    -El reino de R Sorogoyen est un remarquable thriller politique espagnol qui n’a rien à envier à Lumet ou Pollack nous attachant aux basques d’un membre du système qu’on pourrait nommer fusible.Mais un fusible qui refuserait tout net de tomber seul. Le spectateur est dans une position incroyable d’adhésion /distance tout du long.Et question mise en scène comme écriture, R Sorogoyen s’affirme après Que Dios nos perdone comme un auteur de premier plan.
    -Crépuscule de J Branco que je viens juste de dévorer se lit lui aussi comme un polar politique dans son analyse étayée du système politique qui mena Macron au pouvoir. Les zones d’ombre, la place du storytelling inoui que nous dûmes endurer sont éclairées avec précision et clarté.Je ne connaissais que vaguement ce jeune homme mais il a , à l’évidence, fait oeuvre d’utilité publique et fournit des armes intellectuelles pour prolonger l’objectif de l’essai de La Boétie La servitude volontaire.
    Je garantis du plaisir et de l’intérêt dans les deux cas!

    • Bertrand Tavernier dit :

      a ballante
      Je vous suis sur tout sauf sur Juan branco que j’ai côtoyé toute une soirée quand il évoluait dans l’entourage d’Aurélie Filipetti. Il était partisan du piratage à tout crins, piétinait les droits d’auteurs. Depuis Aurélie Filipetti l’a qualifié de grand manipulateur. Je pense que c’est un marilou sans conscience, d’un narcissisme me disait, Philippe meyer qui fait que Lalanne ressemble à Raymon Aron à coté. Et lors d’une émission à France Culture, un ou deux commentateurs ont montré que une bonne partie du livre n’était pas source et reposait sur des bases truquées. Je ne l’ai pas lu mais je me méfie de ce personnage comme de la peste

      • Ballantrae dit :

        Vous m’intriguez concernant branco.
        Il est tout de même préfacé par Denis Robert qui est loin d’être un perdreau de l’année.
        Apparemment il a dit n’importe quoi autour d’hadopi effectivement mais à l’inverse il a défendu assange qui me semble un lanceur d’alerte des plus utiles.
        De quel lalanne parlait philippe Meyer? Francis? S’il le dépasse il est effectivement costaud!
        Après la question des collusions politique/ économie n’est pas une découverte. Ni la question de la présence d’un niel ou d’un Lagardère dans les groupes médias.
        Le truc que j’ai découvert en revanche c’est la fameuse mimi dont le poids sidérant m’avait échappé.
        Je vais essayer de trouver l’info dont vous parlez sur france culture. Vous rappelez vous la date approximative?

        • Denis Fargeat dit :

          Je ne voudrais pas me mêler de ce qui ne me regarde pas , mais j’ai entendu bien malgré moi votre conversation…*
          https://www.franceculture.fr/recherche?q=juan+branco
          (*A quoi Bernard Blier répondrait : « Des faux-culs j’en ai rencontré, mais vous êtes une synthèse… »)
          Et, je profite , cher Ballantrae, si l’homme qui rit vous dit toujours, denis point fargeat arobase club tiretdu6 internet point fr….

        • ballantrae dit :

          Merci Denis pour ces deux liens effectivement éclairants quant au discernement nécessaire à l’endroit de J Branco.
          Dans le second lien, le journaliste de Médiapart dit assez finement que les faits dénoncés dans le bouquin doivent l’être mais pas de cette manière car ils vident le problème de sa substance idéologique dangereuse, le limitant à de l’entre soi.
          Du coup,je lirai aussi les essais conseillés dans l’émission Le néant et le politique puis Il faut s’adapter…outre Mimi sur le personnage plutôt curieux de Mimi Marchand (qu’on pourrait retrouver dans la faune de tel film noir).
          Sinon, oui, je vous contacte sous peu pour L’homme sitôt qqs échéances professionnelles passées.
          Et pour Bertrand, j’entends lire l’essai sur Barthes ayant subi en tant qu’étudiant de lettres Su Racine, tentant de dire à mon enseignant que je trouvais cela fumeux mais me faisant rabrouer systématiquement. Comme vous j’aime bien Mythologies ou Fragments mais pas ce Sur Racine ou S/Z ( sur la nouvelle de Balzac Sarrazine).

      • Yves Rouxel dit :

        A Bertrand.Sans rapport avec le post précédent.Connaissez vous les films suivants achetés par hasard dans une trocante: »De l’or dans la vallée »de Antonio Santillan, »La vallée de la terreur »de Michael Wood, »Les vagabonds du rève »de Charles Tavano, »La femme à l’orchidée »de Raymond Leboursier puis « La loi des rues »de Ralph Habib et enfin « Quelle drole de nuits »dont je ne sais pas le réalisateur?Je vous remercit de votre réponse.

        • Bertrand Tavernier dit :

          A Yves Rouxel
          C’est la grande collecte des nanards. Je ne connais que LA LOI DES RUES que j’avais trouvé terne, dépourvu de vie, d’étincelle (De Fumes bon dans un petit rôle). Raymond Leboursier n’a guère brillé et certains titres fleurent leur coproductionQUELLES DROLES DE NUIT est un film italien du à deux metteurs en scène, je crois. Les VAGABONDS DU REVE est écrit par Jean Faurez mais il y a André Claveau. EN somme vous avez acheté le volume 2 des INVISIBLES DU CINEMA

  16. Alain dit :

    Cher Bertrand,

    Je viens d’acquérir la biographie qu’Eric Antoine Lebon à consacrée à la grande Annabella, légende des deux côtés de l’Atlantique. L’avez-vous lue ? Vos impressions sont toujours nourrissantes.

    Bien à vous,

    Alain

    • Bertrand Tavernier dit :

      Alain
      Elle n’est pas mal même si la mise en scène des films est survolée. Mais c’est un vrai hommage, souvent touchant notamment sur l’engagement gaulliste de la comédienne qui devient plus conservatrice avec l’age

    • Demachy dit :

      Pour ma part je recommande chaudement le livre sur Annabella, d’autant plus que l’édition française (au contraire de l’américaine) est quand même assez pauvre en biographies d’acteurs qui soient basées sur des recherches un peu sérieuses et rigoureuses. Comme le dit Bertrand, c’est un bel hommage à cette actrice pour laquelle l’auteur a visiblement beaucoup d’attachement, mais cela ne l’empêche pas de rester objectif sur l’inégalité de ses interprétations, merveilleuse par exemple chez René Clair ou Raymond Bernard, mais « mal distribuée » écrit Lebon, dans THE BARONESS AND THÉ BUTLER. On y apprend beaucoup de choses sur la vie d’Annabella, ses liaisons amoureuses surprenantes (d’Albert Dieudonné à Jules Roy en passant par le toréador Dominguin), sa carrière américaine (entravée semble-t-il par Zanuck), son activité de visiteuse de prison dans les années 60 et 70… En outre, le livre contient beaucoup de photos rares, ce qui ajoute à son intérêt.

  17. DUMONTEIL dit :

    On aurait envie de dire que c’est le plus grand rôle de Sophia Loren mais on pense à L’OR DE NAPLES et à HIER, AUJOURD’HUI ET DEMAIN.

    Même s’il n’est pas de De Sica ,comment oublier « une journée particulière » ?

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